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Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ?

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MessageSujet: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Ven 28 Aoû - 22:07

Alyss Báthory «Me trouveras-tu si je me cache ? Et m'en voudras-tu si je t'attache ? J'en ai marre de jouer, avec ma pourpée....»
Sexe : féminin
Âge : 18 ans
Date de naissance : 18 Novembre
Lieu de naissance :Csjete (Hongrie )
Orientation sexuelle : .Hétérosexuelle (en théorie )
Alignement : Neutre mauvais.
Groupe : Noé
Pouvoir : Voracité de Noé.
ft. Célestia Ludenberg de Danganronpa


P h y s i q u e
Elle n'est pas bien grande la descendante de la terreur d'Hongrie. De son mètre 60, elle vous sourit, comme si elle avait l'air ravie de vous voir et sautille plus qu'elle ne marche... Elle n'a pas l'air effrayante avec ses longs cheveux noirs bouclés attachés en couette de chaque côté de son visage, ainsi que sa frange qui cache son front et les deux courtes mèches laissées libres et lisses qui encadrent son visage, sa coiffe de maid blanche toute en dentelle lui attachant les cheveux et dont deux rubans cascadent de chaque côté de sa tête. Elle est même plutôt jolie avec sa peau d'albâtre blanche, sa cravate rouge vif, perlée de dessins noirs représentant des motifs de papillon pour celui qui regarderait attentivement, sa courte veste noire d'équitation nouée simplement en son centre sur la cravate avec des lacets s’entrelaçant sur ses bras dedans. Le tout sur une chemise plissée blanche aux manches ourlées par de la dentelle et dont les boutons la fermant eux-même entourés de dentelle et arborant au col un ruban blanc noué avec une courte jupe bouffante plissée et s'étageant en volants sertie d'une dentelle blanche là où la jupe offre toute sa noirceur. Le tout accompagné de très hautes chaussettes noires, ornées en haut de dentelle blanches avec des chaussures à talons d'un rouge sang tranchant avec le noir et le blanc ambiant. Elle serait même charmante cette jeune fille....S'il n'y avait pas ses grands yeux rouges de démon qui vous suivent du regard un peu comme un chat traque sa proie. Elle le serait aussi si elle ne portait pas constamment cette paire de gants rouges comme du sang frais. Qu'elle envoie balader subitement, révélant des mains légèrement bleuies car privées petit à petit d'oxygène comme sa fumée en prive les membres de ceux quelle touche. Puis elle jette en l'air un jeu de cartes qu'elle a touché, le changeant en fumée qu'elle envoie à présent pour vous tuer.....


C a r a c t è r e
Enfantine. C'est la première chose qui vous viendra à l'esprit quand vous entendrez son rire cristallin étouffé à moitié par sa main devant la bouche en lady parfaite. Qu'elle vous taquinera toujours sans voir le mal dans ses propos. Que vous la verrez s'extasier de la moindre chose qu'elle trouvera comme si elle n'était pas sortie depuis longtemps.Ce qui est tout à fait le cas. Du monde, elle ne connaît que le Cheltenham Ladies College en Angleterre,ses terres en Hongrie et le chemin entre eux. Et cet aspect reste en se couplant à une grande curiosité ainsi qu'une grande ouverture d'esprit à toute expérience et tout type de personne, ayant tendance à rejeter tous les préjugés de son époque. Elle aime souvent regarder les humains s'agiter car pour elle cela a quelque chose de fascinant tout comme le désordre quand elle paraît en société. Car s'inclure à leur société, elle a essayé. Mais ses yeux rouges, sa fumée, ses mains en train de s'asphyxier, la famille dont elle descend, l'ont fait rejeter et ont poussé l'humanité à lui prendre ce qu'elle avait de plus cher. Alors elle a décidé de rejeter elle-même le monde, préférant subir quelque chose qu'elle a choisi que subir. Même si cela relève plutôt de la persuasion.

Alyss est aussi quelqu'un de sincère (sauf en mission où elle n'a pas le droit de se trahir quant aux objectifs de sa mission) et donc n'hésitera pas à dire tout ce qu'elle pense, même si parfois elle devrait se taire.... Ceci offrant un aspect pour s'opposer aux ladies sucrées, sans conversation et jouant les idiotes à minauder des choses qu'elles ne pensent pas dont elle a reçu l'éducation. Car tout ce  qu'elle déteste est le conformisme. Féministe avant l'heure, ayant apprécié le fait que l'on éduque les filles à Cheltenham College, elle refusera toujours d'être enfermée dans le rôle de la future épouse et prendra un plaisir sadique à faire souffrir toute personne qui pensera ainsi. Son féminisme la poussera à prendre toujours la défense de ce qu'elle appelle ses consœurs face aux hommes.
Et du coup, à cause de celui-ci elle aura toujours un (léger) scrupule à se débarrasser d'une femme, surtout si celle-ci a un fort caractère (alors que face aux hommes mis  part un certain type elle est impitoyable ). Devant celles à plus faibles caractère, il ne sera pas rare de la voir prendre un air désolé et amener des fleurs sur leur tombe en se disant qu'elles n'étaient qu'une victime de la société... Mais pour les femmes à fort caractère et certains homme que la société a rejeté et qui sont du coup épris de vengeance envers le monde ou n'apprécient guère ce monde et ceux rejetant les conventions (le bien, le mal, ce qu'il faut dire, ne pas faire, les mensonges à professer en oubliant la sincérité) , elle aura tendance à essayer de les fléchir dans son propre camp. Elle a aussi pris quelques valeurs comme l'honneur, mais version masculine qui lui est adaptée. Se suicider pour ne pas tomber,dette contractées, respecter une parole donnée (elle ne vous promettra jamais de vous épargner sauf en cas d'obligation, elle sera plus subtile, du genre « vous ne souffrirez pas trop » et enverra sa fumée directement dans vos organes vitaux comme le cœur ou le cerveau. Ça ira de suite plus vite que vous faire suffoquer en asphyxiant vos poumons.....Puis ça fera moins mal aussi... Enfin si vous évitez le mot sorcière et ce sera à la fin du jeu....)
Et si vous attendez d'elle qu'elle soit comme tout bon méchant qui se respecte très sûre de ces capacités, se voyant comme étant la meilleure, là encore vous vous trompez. Alyss ne s'est jamais considéré comme la meilleure, et depuis qu'elle connaît Dietrich, cette tendance a tendance à gagner de l'ampleur. En effet, pour elle, la perfection n'existe tout simplement PAS. Ce n'est pas quelque chose que l'humain peut atteindre à ses yeux. Il peut y tendre, mais jamais l'atteindre. Et l'humain a intérêt à tendre vers la perfection surtout s'il a un but précis. Car s'arrêter à un niveau sans plus jamais cesser d'évoluer pour elle, ne ferait que mener à sa perte, car si l'on a pu atteindre ce chemin, d'autres le pourraient aussi voire, dépasser. Signifiant la fin du jeu. Alors pour elle, il  faudra toujours avancer toujours progresser pour ne pas être écrasé. Pour elle, tous ceux qui se prétendent les meilleurs sans chercher plus loin ne sont que fous qui ont condamné leur avenir. Si c'est ses ennemis, tant mieux, si c'est ses alliés, elle essayera de faire ce qu'elle peut pour faire réaliser à ce proche gentiment le péril où il se met.
Elle aime aussi profiter des simples joies de la vie et être libre de ses mouvements même si servir le Comte est pour elle plutôt une joie, le tout  sans se soucier de ce qu'elle a le droit ou pas.
De son éducation, elle a conservé les bonnes manières, les connaissances, le calme, un éternel sourire aux lèvres pouvant se parer de nuances sadiques, ou tristes ne se dissipant que lors de ses pleurs et de sa colère, et la politesse avec les étrangers... Conditionnement quand tu nous tiens....
C'est aussi quelqu'un d'assez joyeux, aimant bien plaisanter légèrement avec ces gens, leur trouver des surnoms un peu stupides et est aussi quelqu'un de tactile avec les gens qui savent l'accepter et ces personnes deviennent alors hors du commun à ses yeux .Pour ces gens, elle serait capable de tout et est d'une loyauté sans faille, n'hésitant jamais ni à les protéger, ni à leur tirer les cartes pour connaître leur avenir.

Mais pour les autres....Vous découvrirez à quel point son côté enfantin peut être à double tranchant. Vous découvrirez comment, son sourire, ses rires, ses commentaires, parfois sa joie se tournant vers eux de manière à déstabiliser mais surtout à embêter, car la demoiselle aime à taquiner, ces ennemis comme ses alliés mais jamais sans méchanceté ni ne pensant à mal comme les enfants peuvent le faire  (mis à part si son but est de vous blesser mentalement ) et son calme, se tournent aussi vers ses ennemis avant d'appeler ses pouvoirs et que son côté enfantin prenne sa dimension mauvaise. En particulier quand elle rira aux éclats en vous voyant terrifié en train de suffoquer. Votre peur la ravira, voyez vous. Pour elle, c'est le moyen d'entretenir le rôle qu'elle devait jouer et la confirmation qu'on peut la craindre, qu'elle n'est plus la gamine faible qu'on craignait alors qu'elle vivait recluse. « Écraser pour ne pas être écrasée », « User du pouvoir sur ceux qui ne l'ont pas puisque de toute manière rien ne les apaise », voilà ce que sont ses leitmotiv.  Qu'elle applique à la lettre.
Elle prendra toujours plaisir à jouer avec vous longtemps comme un chat joue avec une souris avant de la tuer en n'écoutant pas vos imprécations à la pitié. A t-on eu de la pitié pour elle ? Non. Alors pourquoi en aurait-elle ?  Surtout qu'elle vous hait presque tous.  Elle s'amusera à vous faire souffrir, vous faire sombrer petit à petit  dans le désespoir et la déchéance corporelle, attaquant votre corps, mais aussi votre esprit, mettant en doute vos convictions, vous offrant tout ce qu'elle peut pour vous faire souffrir mentalement.... Et si vous vous enfuyez ? Grand bien vous fasse. Elle n'est pas du genre à hurler de rage et trépigner. Elle laisse ça à d'autres ennemis plus démonstratifs. Elle se contentera de sourire et s'exclamera : « Reviens jouer quand tu veux.» Car pour elle c'est comme un long jeu d'horreur... Par contre la fois suivante, vous êtes sûr qu'elle vous sautera dessus avec un surnom stupide qu'elle aura inventé et tentera de rejouer avec vous.
Et lorsque elle joue, elle préfère et de loin, frapper au moment où on ne l'attend pas, au moment où l'espoir sûr pour sa victime rend imprudent car pour elle détruire le tout est encore plus amusant en même temps qu'il eut été gênant s'il était resté. Elle aime aussi laisser croire à un salut possible pour mieux écraser.... Et oui, en quelque sorte, elle reproduit son propre chemin de vie.. Mais cette fois-ci VOUS en êtes la victime...
Vous voilà prévenu....
Au départ, elle sera gentille, vous sourira, sera polie, se fera passer pour une gentille cartomancienne, en première étape de son jeu puis elle ôtera ses gants et vous tuera.  Ou elle restera gentille et compatissante pour mieux vous livrer au Comte. Tout dépend de ses ordres, de qui vous êtes, votre degrés de proximité.. ou de son humeur.

Si vous la regardez avec horreur, la traitez de sorcière, elle se fera une joie de vous faire souffrir, en rajoutera même dans son rôle de sorcière, histoire d'offrir à la personne en face d'elle ce qu'elle attend.. et lui faire payer l'insulte. Car c'est  bien ses regards, ses mots qui l'ont amené à détester l'humanité, à la voir privée des personnes qu'elle aimait. Elle en est venue à penser que cette humanité intolérante et remplie de vices poussant les hommes à tromper, voler, tuer, cette société qui rejette toute personne différente devait s'abîmer et renaître et elle veut tout faire en ce sens . Y compris offrir son corps à un akuma lorsque son pouvoir lui aura entièrement paralysé les mains faute d'oxygène et qu'elle sera devenue inutile. Elle hait aussi plus que tout les mauvais jugements des autres même envers ses ennemis et aura tendance à rappeler plus ou moins violemment (en fonction du lien de proximité avec l'agresseur et de la violence du mauvais jugement)  à son agresseur que cela ne se fait pas et n'est pas digne de lui.
C'est une personne qui suit scrupuleusement les ordres de ce qu'elle voit comme un dieu qui lui permet de se venger de ce monde.. Mais il n'est pas exclu qu'elle puisse dépasser les limites si le mot maudit entre en ligne de compte.Trop de traumatisme....
Et puis elle entretient le mythe aussi avec son air de gothic lolita, sa manie de jouer à tirer les cartes, ses connaissances des poisons mais aussi des plantes qui guérissent dues aux membre de sa famille, sa connaissance d'histoires qui font peur et sa complaisance à raconter l'histoire de son ancêtre, Elizabeth Báthory... Après tout, elle aurait du jouer le rôle de la sorcière pour éviter
le soulèvement des populations contre l'empire Autrichien, favorable à la Hongrie, mais pas  aux populations slovaques, coin où ou se trouve Csejte et qui aspirent, eux aussi à une reconnaissance d’autonomie, même limitée et dont la famille Báthory servait ainsi de bouc émissaire de cette colère. Et puisque les gens n'ont jamais pu la détacher de cette image, alors autant la reprendre....Et puis le fait que ce soit des hommes et des femmes descendant de la sorcière qui prenait des bains dans le sang de vierge pour conserver sa jeunesse et sa beauté et qu'au 19 ème siècle, les femmes de sa famille cherchaient à avoir une certaine culture, pas comme les autres femmes n'aident pas non plus à apaiser ces craintes de sorcellerie, dans un coin reculé comme l'est leur manoir de Csejte et les enfermaient déjà dans un rôle prédéterminé.

A présent, vous vous posez la question de sa folie, n'est ce pas ? Pourtant tout à chacun, nous sommes un peu changeants comme la lune. Et il suffit de tout ôter à quelqu'un, lui faire miroiter une possibilité de garder quelque chose puis les lui retirer cruellement pour que cette personne en veuille au monde entier. Et c'est ce qui est arrivé. Plutôt que continuer à souffrir passivement et garder sa rancœur, elle a choisi d'au moins se rendre responsable de sa souffrance et faire payer ce monde, l'annihiler puisque refusant la différence, pour le transformer. Agir tout simplement. Est-ce bien, est-ce mal ? A vous d'en juger. Mais la véritable question est est ce que le manichéisme a droit d'intervenir là dedans alors qu'il a déjà assez fait de mal comme cela dans sa vie? Je vous laisse seul juge...

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
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MessageSujet: Re: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Ven 28 Aoû - 22:29




H i s t o i r e
La destinée des Parques part 1

Chapitre 1 : Blanc comme son âme


Il domine une colline au dessus de la ville. Offre son architecture gothique et son air sombre aux passants de la cité hongroise en contrebas. Il a l'air de les menacer, là haut. Les guetter. D'être privé de vie. Respirer la mort, lui ancien lieu d'horreur,d'une orgie de sang de jeunes vierges pour une beauté et une jeunesse et éternelle et qui a vu enfermée vivante sa coupable puis le lieu détruit car étant théâtre de cette horreur que l'on voulait oublier.Puis reconstruits par des descendants peu résolus à abandonner leurs terres et reconnus par le pouvoir en place, dans l'unique but de maîtriser la population et sauter à sa place, s'il le faut... Et dont une coutume mène tous les quatre ans les villageois, pour éviter le courroux des sorcières à leur offrit des sacrifices.Et même le toit adouci de neige ne change rien à la vision du lieu. De toute manière, ils ne le voient pas. Comme ils ne voient pas les pas alertes de la vie qui s'élance pieds nus en chemise de nuit sur le dallage de marbre blanc sous les lustres rehaussés de cristaux pendant représentants des gouttes d'eau. Ils ne voient pas la peluche de renard de neiges serrée à deux bras contre son cœur de la petite aux cheveux longs, noirs ondulés et complètement détachés et aux yeux rouges. Petite qui ouvre toute les portes, saute sur tous les lits, en câline tous les occupants puis repart en courant, messagère de la bonne nouvelle « C'est Noël, debout ! ». Les gens dehors ne voient pas son sourire radieux comme toutes les petites filles impatientes d'ouvrir leurs cadeaux le jour de Noël. Il ne voient pas pas sa course dans les couloirs tout comme les sourires attendris de ceux qui reçoivent ses câlins. Tous comprennent, tous ont été mais tous savent aussi que la tradition du lieu sera respectée et appréhendent la réaction de 'enfant si sincère et encore si innocente. Car c'est aussi le jour du « sacrifice ».

Mais la petite Alyss l'ignore en courant. Elle l'ignore du haut de ses quatre ans lorsque elle entrevoit dans le hall d'entrée du manoir auprès des escaliers un garçon. Il tremble, il a l'air d'avoir froid vu à quel point il est replié sur lui-même laissant juste voir ses cheveux noirs. Elle ne le connaît pas, ne sait rien de lui, mais le voir avoir froid lui fait mal surtout le jour de Noël, en plus du fait que ses parents ne lui ont pas appris à se méfier des étrangers vu qu'ils ne sortent jamais,. Alors elle s'exclame sans peur :
« Tu as froid ? »
Surpris, le garçon se redresse, recule, effrayé,craignant le moment où il va être tué, guettant la sorcière qui va le tuer.. Et avisant une toute petite, plus jeune avec un renard des neiges dans les bras, des cheveux ondulés.. en chemise de nuit, pieds nus et aux yeux rouges mais aussi une paire de gants, même en tenue de nuit pour une mystérieuse raison... Une sorcière...Une vraie....Avec des yeux rouges comme le sang qu'elle va verser....Des gants pour cacher ses mains sûrement déjà tachées de précédentes orgies... Mains gantées qui s'empare subitement de l'une des siennes le faisant tressaillir, reporter son attention vers la gamine pour comprendre ce qu'elle va essayer de faire et l'amenant à essayer de déceler ses traits sur ses traits l'annonce de la future agonie. Pour ne voir qu'un joli sourire avant que la petite doucement ne l'entraîne avec elle. Et il la suit, terrorisé. Le mieux est d'aller vite, de ne pas prolonger son agonie. De toute manière, aucun des sacrifices n'a jamais été revu, alors il sont sûrement morts...Enfin, de toute manière, il ne manquera à personne vu que ses parents viennent de mourir par accident dans l'incendie de leur maison et dont il avait réchappé, étant allant alors parti chercher des œufs que leur voisine leur avait promis alors que sa mère allait préparer le repas...Et ici, un orphelin s'impose vite comme sacrifice pour éviter la mort de tout autre.. Donc le village ne doit point tenir à lui pour le sacrifier.. Il s'attend à être mené dans une pièce où on le saignera... Pas à être amené dans une chambre où o jette sur ses épaules diverses couvertures en le menant à s'asseoir sur le lit à baldaquin gigantesque en accompagnant ce geste d'un sourire et d'un babillage enfantin :

« Comme cela, tu n'auras plus froid ! Et comment tu t'appelles ? Moi c'est Alyss. Tu es venu fêter Noël avec nous ? Si c'est le cas,bienvenue. Tu verras, papa, maman, mes oncles et mes tantes sont gentils tout plein. Je sais pas pourquoi, on voit jamais personne ici.... T'es le premier alors tu risques d'être encore mieux accueilli...»
Il reste stupéfait. Une sorcière comme elle est sûrement, ne devrait pas prendre la peine d'être si gentille, si attentionnée....et surtout si ignorante des raisons pour lesquelles les Báthory vivent seuls à l'écart. Alors pourquoi ? Elle n'a pas l'intention de le tuer ?  Ce n'est pas normal.. Mais il doit en avoir le cœur net. Alors il s'exclame  hésitant car craignant la réponse :
« Tu.. Tu ne va pas me tuer ?
La petite reste surprise, un instant. Avant de demander du haut de ses quatre ans à l'enfant de dix ans qu'il est avec un air très étonnée d'une enfant qui découvre un mot :
-C'est quoi « tuer » ? »
A moins qu'elle simule.. Mais il en doute très sincèrement. Elle a l'air bien trop perdue pour. Cela décrédibilise subitement ces rumeurs de sorcière dès l'enfance. Car en fait elle a tout de l'enfant innocente.. Le sourire, la gentillesse, la non peur face à un étranger... Elle est radicalement différente de l'idée qu'il se faisait des sorcières... Mais ce n'est parce qu'une personne est ainsi qu''ils le sont tous... Il le sait déjà du haut de ses dix ans marqués par la mort... Ses parents étaient gentils et n'auraient jamais consenti à le sacrifier mais le village, lui, l'a fait....Il doit donc rester sur ses gardes. D'autant qu'ils auraient pu demander à l'enfant innocente de rester telle qu'elle est et abusant ainsi de sa crédulité....Crédulité qu'il n'aurait jamais pensé trouver ici.  Et briser son innocence sur cela ne le tente pas. Elle est encore trop petite.. Et il a craint une enfant de six ans sa cadette avec comme choses étranges le fait qu'elle ait des gants en chemise de nuit et des yeux rouges, elle qui serre contre son cœur, la tête inclinée et l'air plein de curiosité, sa peluche de renard des neiges avant de voir son regard et s'exclamer pensant qu'il se demande son nom :
« Il s'appelle Ren... »

Avant de rapprocher la peluche de son oreille comme pour écouter ce que la peluche lui dirait avant de s'exclamer en se redressant et lui souriant,tendant la peluche vers lui :
« Et d'ailleurs il veut un câlin ! »
Il reste surpris et la petite lui tend la peluche des deux bras avec l'air de supplier de câliner sa peluche. Mais il a peur subitement. Peur de savoir ce qui se passera s'il touchera sa peluche. Car si elle porte des gants, c'est pour une bonne raison sûrement.. Peut être que la peluche est dangereuses et le blessera peut être. A présent, la petite le regarde avec un regard légèrement larmoyant à présent :
« Ste plaît ! »
Et ce regard.. Ce regard de petite fille éplorée... C'est trop. Il a peur, il sait qu'il va en mourir mais un regard pareil... Il ne saurait y résister...Il tend timidement les bras vers elle pour saisir la peluche et elle lui remet avec un grand sourire. Entre ses mains, la peluche est douce. Il la ramène à lui et c'est un parfum de verveine qui l'envahit.. Étrange poison alors... Pourtant rien ne vient, aucune suffocation, pas la moindre douleur.. Juste une peluche toute douce avec une odeur de fille...Et il avait cru qu'il allait être tué par sa peluche.... Il sourit doucement prêt à rire de sa stupidité et se rappelle que la petite attend toujours son nom....Nom qu'il ne lui a pas encore donné... Et qu'il peut bien donner à « Alyss »
« Julian... Je m'appelle Julian.... »
A ces mots la petite fille s'arrête surprise. Puis sourit, d'un air rayonnant... et lui saute dessus, pour un câlin en s'exclamant :
« Joyeux Noël Juli ! »

Et il a beau tenter de lui expliquer qu'il s'appelle Julian, tenter de se dépêtrer de l'étreinte de la petite, qui le bloque à présent qu'elle câline à la fois Ren et lui-même, rien n'y fait. Et puis la petite a l'air tellement ravie. Il n'en a pas le cœur à lui refuser l'attention.Alors tant pis s'il devient Juli pour cette toute petite fille.Tant pis pour tout le reste. Et entre ses bras elle est toute petite, toute frêle, avec ses gants et sa chemise de nuit. Rien à voir avec les femmes puissantes décrites, les sorcières.C'est une petite fille pure et ordinaire. Spontanée . Malgré ses yeux rouges et sa réputation.Et tout cela n'a aucune importance, en fait. Non aucune. En fait, ne cet instant, il a envie de...
Subitement une voix se fait entendre derrière eux :
« Alors Alyss, on réveille tout le monde pour Noël et on s'enfuit ensuite ? »
La voix n'est pas dépourvue d'affection et sonne connue à la petite qui se redresse avec un cri de ravissement, sautant à bas du lit, se jetant dans les jupes d''une femme aux longs cheveux bruns décoiffés élégamment et que l'on dit incoiffables comme envoûtés. Femme qui sourit ébouriffant les cheveux de la petite avec affection alors que l'enfant s'écrie :
« Maman ! »
Maman.. Lady Báthory....La sorcière, elle peut être... Qui n'a pas encore eu le temps de faire de sa fille une sorcière. Il se fige, à nouveau effrayé, craignant le pire...Mais la jeune femme lui sourit avec chaleur, sans aucune animosité. Étonnamment. Et suivant le regarde de sa maman, la petite s'exclame en prenant la main de sa maman et le désignant 'l'air ravie :
« Regarde Maman, c'est Juli ! Il vient passer Noël avec nous.... ! »

Un doux rire naît aux lèvres de Lady Báthory. Un doux rire qu'elle couvre élégamment de sa main. Un rire sans malice, ni méchanceté. Un simple rire. Délicat. Raffiné. Avant que la jeune femme ne s'exclame, le regard tourné vers l'enfant mais la voix étonnamment forte :
« Il va rester avec nous bien plus longtemps, sais-tu ? »
Il se fige, paniqué. Il ne verra pas pas plus loin que Noël.. Et elle tente de le faire comprendre...Malgré ses airs aussi doux que sa fille. Mais sa fille ne perçoit pas la menace, elle. Elle ne perçoit que le fait qu'il va rester. Aussi se tourne t-elle ravie vers Julian cherchant confirmation dans son regard.  Et il rencontre le regard bienveillant de Lady Báthory qui acquiesce silencieusement pour lui. Lui dictant une réponse. Alors il hoche la tête, étrangement raide. Ce qui fait pousser à la petite un cri extatique avant qu'elle ne revienne le câliner, inconsciente de ce qui vient de se jouer. Mais à présent, il en est sûr, la durée de sa vie est réduite. Mais au moins, il n'aura pas irrité la sorcière... Qui d'ailleurs se fait cacher les yeux par un homme aux cheveux bleus et aux yeux gris avec un air de gentlemen....Mais ce visage lui ait familier... Étrangement. Tout comme ce geste l'est à la femme qui sourit alors que l'homme embrasse sa joue puis dépose un baiser à la commissure de ses lèvres. Son époux assurément. Mais il a l'impression de l'avoir déjà vu quelque part....Et subitement, comme un éclair traversant le ciel de sa mémoire, il se souvient...Le visage de cet homme faisait partie de la longue série de portraits que l'on affichait en hommage aux sacrifiés sur un des murs de la mairie. C'est donc un des sacrifiés.. Mais vivant...Alors peut être...Qu'il vivra ? Que la mort de tous les sacrifiés est une rumeur ?

Et l'homme lui sourit,sentant son regard avant de s'exclamer à son épouse :
« Lena... Tu ferais mieux d'accompagner notre petite pour se préparer... »
Ce qui entraîne un sourire de son épouse qui dépose un baiser à la commissure de ses lèvres avant d'appeler sa fille qui le quitte à regret toute triste et lui fait un dernier câlin avant de prendre la main que lui tend sa maman  et qu'elle s'éloigne le laissant avec l'homme qui lui sourit et s'exclame :
« Tu verras les femmes de cette famille ne sont contrairement aux rumeurs, aucunement des meurtrières....Ce sont justes des femmes avec quelques capacités et connaissances inhabituelles, descendantes d'une femme atroce... »
Hein ? Pas des meurtrières ? Mais alors.. Tous les sacrifices....Ne seraient pas...Réalise t-il incertain ne s'y attendant pas. Il regarde l'homme face à lui qui achève pour lui, formulant ses pensées :
« Oui ce sont des rumeurs.. De simples rumeurs... acheva l'homme pour lui en souriant. Alors que l'enfant est encore plus stupéfait.. Et pourquoi.... Et pourquoi donc alors-ne disent-ils rien ? Il va pour poser la question mais l'homme le devance en souriant tristement :
« Tu verras plus tard... »
Avant de reprendre plus souriant à son intention :
« Et si on allait toi aussi te préparer pour la fête ? »
Plus tard ? Pourquoi plus tard ! Il veut savoir maintenant. Mais il n'ose pas le formuler, pas encore totalement rassuré non plus même si ce sont des rumeurs. Papa disait toujours que toute rumeur avait part de fondement, après tout....Et puis quoi, lui ?  Mais il n'est qu'un pauvre petit garçon .. Pas comme eux tous...Et malgré ses dires il y a peut être des sorcières dans le lot et on lui mentirait pour gagner sa confiance...Il se recule effrayé à cette idée.Mais l'homme semblant deviner ses pensées rit et s'exclame :

« Si tu veux, le premier soir, on peut rester ensemble le temps de te rassurer. »
Il le regarde surpris,de nouveau alors qu'il lui tend la main en lui souriant, l'incitant à venir avec lui. Il a peur, dehors c'est l'inconnu, mais le voir vivant est déjà rassurant en soi. Il ne connaît aucun des membres de cette famille, il y a peut être bien dans le lot des sorcières, ce qui expliquerait leur réputation mais.. Ce n'est pas en restant ici qu'il le saura. Et si tout cela n'est que des rumeurs, il veut en avoir le cœur net.Et si un précédent sacrifice n'est pas mort alors il y a de grandes chances qu'il ne meure pas non plus. Il a peur mais le sourire de la petite a été là pour lui indiquer déjà un doute et lui a ouvert la voie que l'homme veut continuer de tracer. Alors il sourit, timidement, se lève et prend la main de l'homme . Effaçant sans le savoir à jamais l'ancien Julian.

Chapitre 2 : Bleu comme ses mains.

Des mains gantées aplatissent sauvagement le journal qu'il est en train de lire . Il frémit agacé et s'exclame :
« Lissa ! Je veux lire ! »
Mais sa colère fond comme neige au soleil alors que la petite de six ans lui adresse un sourire contrit. Il est impossible de rester fâché face à une telle expression.... Alors que la petite fille vient à peine de se remettre de ce que sa famille appelle l’affaiblissement traditionnel de la petite, ayant une étrange tendance à être malade facilement qui font l'enfant isolée du monde, de ses cousines comme Julian pour il ne sait quelle raison. Alors il sourit, esquisse un sourire du haut de ses douze ans en ébouriffant ses cheveux avec un :
« Ah toi alors ! »
Mais son attitude ne plaît pas à la petite qui prend un air boudeur avant de s'exclamer :
« Pourquoi t'agis toujours comme une grande personne ? »
Comme une grande personne ? Il reste surpris au constat de la petite. Il n'avait jamais vu cela de la sorte. Pour lui, cela lui avait toujours semblé un comportement normal.Et la lecture quelque chose dont il avait toujours eu envie  et que l'on lui avait enseigné. Et puis elle était tellement adorable... C'est difficile de ne pas le remarquer. Mais vu de l'extérieur.. Cela donne l'impression de faire de lui un adulte ? Étrange. Inquiétant même. Mais il doit avoir l'avis de quelqu'un. Il se tourne vers le père d'Alyss, occupé dans la pièce de la bibliothèque dans laquelle ils se trouvent,lui et les cousines d'Alyss, étudiantes comme lui sous la houlette du père d'Alyss à lire un livre laissant ses élèves à qui il enseigne ce qu'il sait, se reposer un peu, lui qui enseigne aussi à Alyss avec sa mère mais séparément, la petite ayant tendance à se dissiper plus facilement si Julian et ses cousin sont là. Puis il s'exclame, usant de son prénom comme il lui a demandé depuis les premiers jours :
« Dites, Dimitri, j'ai l'air d'une grande personne ? »

Cette idée l'effraye. Parce que cela voudrait dire qu'elle l'éloigne de Lissa. Et cela c'est hors de question. Il l'aime, il l'adore cette petite avec ses questions curieuses et sa soif de vivre... Et il ne veut pas devenir morne et voir son attitude uniquement comme une attitude d'enfance révolue..Comme les adultes qu'il a eu l'occasion de contempler, bien que cette famille ne soit pas morne...Mais il voit l'attitude qu'ils ont avec Lissa, la distance amusée face à ses jeux qui leur rappellent leurs enfances et il n'en veut pas. Ça l'effraye même. Plus que tout. Il veut pourvoir rire avec elle, partager ses jeux sans avoir à faire semblant . Il veut garder son âme d'enfant. Et elle serait déjà morte ? Ce qu'il faisait était donc inutile ? A présent son salut se tient en Dimitri, qui esquisse un sourire et se lève, venant entre eux et ébouriffant les cheveux de ce qu'il avait toujours vu comme « ses enfants ». Le geste est rassurant, mais ne répond pas à la question alors qu'il tourne son regard désespéré de sa réponse vers lui. Ce qui lui attire une réponse d'une voix apaisante :
« Non. Tu es juste plus mature que notre adorable petite fille. Mais tu es toujours un enfant. Tu as toujours cette fraîcheur d'âme et il y a fort à parier que tu la conserveras longtemps avec Lissa. Pour Lissa, cela donne cette impression car pour elle, tu es trop sérieux tout simplement. C'est sa manière enfantine de te le montrer. »

Il esquisse un sourire qui entraîne un sourire de la part de Julian.Le côté condescendant en moins. Il l'admire, sincèrement. Lyss a tant de chance de l'avoir pour père. Et ainsi Lissa le voit comme un peu trop sérieux ? Alors il lui faut effacer cette image. Il demande l'accord du regard à Dimitri qui comprend où il veut en venir et sourit en assentiment alors que Julian prend la main de la petite incrédule sous l'échange :
« Tu viens jouer, Lyss ? »
Et la petite de la regarder,cligner des yeux surprise puis avec un grand sourire acquiescer puis le toucher en s'écriant :
« C'est toi le chat ! »
Avant de s'enfuir en courant comme une fumée que le vent disperse élégamment sous le regard envieux des cousines d'Alyss qui voudraient aussi jouer mais que Dimitri rappelle à l'ordre, leur expliquant avec douceur que tout deux ont un lien spécial et qu'il seraient mieux qu'ellesj n'interviennent pas. Mais si elle croit qu'il va la laisser fuir sans rien faire, il se trompe. Il part à sa poursuite désireux de rattraper la malicieuse en riant. Si on lui avait dit, deux ans auparavant qu'il deviendrait membre à part entière de leur cénacle, il ne l'aurait pas cru. Pas cru qu'il pourrait rire encore en poursuivant cette petite.. Pourtant... Cela avait pris du temps pour apprivoiser et rassurer totalement le garçon sur cette famille. Il avait passé de longs mois à redouter un meurtre, un rituel de magie mais rien de tout cela. Juste des réunions entre les membres de sa famille où l'on e racontait des histoires pour faire peur, en vue d'apprendre à être courageux et jouer un rôle apparemment, mais c'est pas encore très clair ça et il n'a pas tout compris. Réunions où l'on s'échange les vertus de telles plantes. Et chacun des membres de la famille l'avait traité avec gentillesse,respect et une douceur inattendue. Alors petit à petit, il s'est laissé aller,doucement, mais sûrement,a commencé à avoir confiance en eux. Et pendant tout ce temps Lissa avait été là, avec son sourire, sa joie, son affection... Et il s'était attaché à elle sans aucun regret.

Ce lieu était devenu sa maison. Mais avait gardé trois de ses secrets. Étrangement. La raison du mensonge sur ce qu'ils étaient, cette notion de rôle, les crises qui faisaient que la petite était parfois isolée et les gants de Lissa. Personne n'en parlait jamais , du moins devant lui.Et Lissa ne se séparait jamais de ses gants. Jamais. Pour il ne savait quelle raison. Il lui avait posé la question, une fois. Elle en avait tremblé des pieds à la tête et pris la fuite et il s'était juré de ne jamais reposer la question. Il ne voulait pas l'effrayer, jamais même s'il ne comprenait pas. Tout plutôt que lui faire du mal.Y compris ne pas savoir. Et rester enfermé comme elle le devait pour ne pas la rendre jalouse, même si en réalité il doute avoir le droit de sortir lui-même. La aussi elle n'a pas le droit de sortir pour une raison étrange même s'il comprend  que son apparence et ses gants pourraient prêter à confusion avec des adultes, qui eux, n'étaient pas prêts à changer d'opinion, il le savait bien, aussi facilement qu'un enfant...
Et c'est injuste au fond. Très injuste qu'elle ne puisse sortir mais  il ne voit en aucun cas un moyen de contourner l'interdit....Et cet interdit doit avoir une bonne raison d'exister qu'il ignore. Mais réfléchir n'a pas le moindre intérêt en jeu. Oh non.....Il court guettant les rires de la petite qui non discrète rit révélant sa présence. Probablement délibérément. Ce qui le fait sourire. La compétition chez Lissa s'accompagne d'un fair play à toute épreuve, il le sait bien... Donc rien d'étonnant qu'elle se signale. Et subitement, perçant les rires et les tuant... Un cri. Puis des pleurs. Qui le font se figer horrifié, craignant pour elle et le faisant courir plus vite encore, en criant le nom d'Alyss. Que s'est-il passé ? Qu'a t-elle ? Va t-elle bien ?

Il se précipite et finit par la voir au sol, tournant à son arrivée un visage en larmes vers lui. Le genou saignant un peu. Alors il comprend. Chute. Mais peut-être s'est-elle blessée ailleurs ? Cette pensée l'inquiète. Il se précipite vers elle en s'exclamant :
« Où as-tu mal ?  Et t'en fais pas Lena te soignera.. Tu n'auras plus mal...» Mais la petite n'écoute pas la moitié de ce qu'il lui dit et tend ses bras pour un câlin de consolation.Qu'il lui accorde en caressant ses cheveux :
« Là ma belle, là....C'est fini....
-J'ai mal Juli, j'ai mal....pleurniche la petite. Très mal... »
Et chacun de ses pleurs sont une déchirure pour son cœur qui ne voudrait jamais la voir pleurer. Il la serre plus fort contre lui, caressant son dos pour l'apaiser en murmurant :
« Ça va aller, tu verras.... »
Et tout doucement la petite s'apaise entre ses bras,cesse de pleurer bien que la douleur brille encore en son regard. Et en voyant cela il lui demande gentiment un peu inquiet néanmoins :
« Où as-tu mal ?
-Le genou et la main, Juli.
-Fais voir ta main ma belle lui répond t-il doucement alors. En cet instant, il a oublié totalement la peur qu'a Alyss de montrer ses mains nues. Aussi est-il totalement déconcerté quand elle s'écarte en frissonnant horrifiée :
« Non !
-Mais enfin Lissa, laisse-moi regarder ce qui est arrivé à ta main voir si c'est grave....Commente t-il avec douceur ne songeant en aucune façon à cette manie de garder ses gants. Mais la petite secoue frénétiquement la tête, terrorisée  il ne sait quelle idée. Aussi avec douceur il reprend :
« Qu'y a t-il Lyss ?
-Je vais te faire peur Murmure la petite. Et je veux pas....
-Pourquoi tu me ferais peur ma puce ? Murmure t-il en retour, attendri et ne comprenant pas quel est son problème. Ne comprenant pas pourquoi il aurait peur de cette adorable puce qui est si gentille...

Et il doit lui faire comprendre. Pour pouvoir évaluer dans quel état la chute l'a mis. Aussi reprend t-il avec douceur :
« Tu ne me fais pas peur. Plus depuis que je te connais et sais que tu es adorable...Alors montre-moi ta blessure ma puce.. Ça ne changera rien à mes sentiments....
-T'es sûr ?  Maman dit pourtant que les non-habitués, ça pourrait leur faire peur... » Hésite la petite
avec un air gêné et craignant plus que tout sa réaction.
A tort, il le sait bien, car ce n'est pas ainsi qu'elle le perdra...Oh que non...Alors il lui sourit avec douceur voulant l'apaiser...Et il doit un peu réussir car elle lui adresse un sourire hésitant avant de retirer lentement ses gants. Mais...Ses mains légèrement bleutées.. Comme asphyxiées....Avec en plus des éraflures.. Mais comment cela se peut-il ? Une chute n'a pu causer autant de dégâts. Alors pourquoi ? Que s'est-il passé ? Qui lui a coupé la circulation sanguine à cet endroit ? Qui est l'infâme ? Il porte la main à sa bouche horrifié et révolté. Personne, non personne n'a le droit de blesser Lissa...Même apparenté à ce petit ange...Il en crispe les poings de rage à cette pensée à cette pensée et s'exclame :
« Qui t'a fait ça Alyss ? »
Il a 12 ans mais est prêt à partir en croisade contre des adultes plus âgés pour cette petite. Et son attitude déconcerte et effraye la petite. Elle ne l'a jamais vu ainsi. Et cela la terrorise, cette étrange émotion qui a l'air d'être tourné vers elle ne sait qui....Peut être elle...

A cette pensée, elle hurle ses excuses et se relève en boitant un peu pour aller se cacher derrière un rideau oubliant un aspect important....Et qui forcément se réalise. Le rideau se change en fumée et la fumée erre librement autour d'Alyss sous les regards interloqués voire horrifiés de Julian et entraîne le repliement de la petite en pleurant sur elle-même remettant promptement ses gants . Elle va le perdre à présent. Elle va le perdre à présent...... C'est là la pensée qui la hante et l'effraye.
Et lui reste médusé, horrifié, comprenant subitement le pourquoi des gants....Cela pourrait être un rêve  mais il a beau se pincer il ne se dissout pas. Le toucher de la petite change en fumée alors...Et dire qu'il craignait des sorcières  et en réalité la seule qu'il avait à craindre était la petite même...Elle est une vraie sorcière. Elle pourrait le tuer par son toucher...Il recule effrayé à ce constat. Puis se rappelle. Son innocence, sa pureté, sa douceur....Sa volonté farouche de le protéger de cela, sa volonté de le protéger de cela sans cesse....Et cette promesse qu'il venait de lui faire que rien ne changerait même le secret révélé. Car au fond, c'est toujours la même Lissa. Toujours la même adorable Lissa qui ne lui a jamais fait le moindre mal, qui ne l'a jamais souhaité, qui a toujours tenté  de le protéger. S'il l'avait appris avant de la connaître, il l'aurait craint à tout jamais mais à présent.. Il a toujours un peu peur, mais il sait que cette peur cessera une fois habitué et surtout en la connaissant. Alors il marche jusqu'à elle, et avec douceur, il s'agenouille à ses côtés et l'attire contre lui la serrant le plus fort qu'il peut en murmurant :
« Je serai toujours là ma belle....Toujours. Tant que je vivrai, tu n'auras pas à craindre de moi que je te rejette...Car tu es toujours mon adorable Lyss.... »
Il s'écarte un peu et lui caresse la joue avec toute l'affection qu'il éprouve pour elle. Et elle de lui sourire d'un ai incertain plein de doutes comme craignant quand même de l'avoir effrayé. Mais il lui sourit avec douceur, histoire de dissiper ses doutes. Et elle lui sourit en retour totalement rassurée à présent et lui saute dessus exigeant un câlin  et qu'il lui accorde en riant et souriant. En se jurant de toujours être à ses côtés,ne plus jamais douter d'elle . Mais il y a des serments que l'on brise parfois en partie, en fonction des circonstances....

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
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MessageSujet: Re: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Ven 28 Aoû - 23:39



H i s t o i r e
La destinée des Parques part 2

Chapitre 3 : Pastel comme ses rêves d'évasion.

Le claquement d'un livre qu'on referme résonne. Il prend de l'ampleur,enfle puis décrut. Amenant avec lui la déception d'une histoire terminée. De la voix de Julian qui ne vibrera plus de la vie de ces personnages, ne les jouera plus jusqu'à la prochaine fois. Elle en soupire de dépit du haut de ses 11 ans. Elle pourrait lire seule, son père lui ayant appris, mais ce n'est pas la même chose que l'entendre de sa voix. L'entendre lire du haut de ses dix sept ans n'a pas de prix..Au point qu'elle s'exclame :
« Encore, Julian, s'il te plaît ! »
Elle a grandi. Un peu. Ses manières se sont un peu affinées. Mais elle reste toujours enfant en elle. Enfant curieuse qui passe de plus en plus de temps et de fois à s'interroger sur le monde extérieur, fugueuse voulant découvrir le monde mais toujours ramenée. Car les gens auraient peur d'elle ici. Parce que sa famille n'est pas appréciée, elle ne sait pourquoi...Et si Julian a pu apprendre, peut être aussi que les autres le pourraient..Alors.... Il faudrait lui laisser sa chance .. Et donc à défaut de pouvoir le faire pour le moment, elle s'évade dans les livres et sa voix. Et Julian l'a toujours bien compris. Toujours aimé, toujours aidé. Il sourit de plus en plus a t-elle aussi remarqué.Semble chercher sa compagnie souvent comme elle même le fait mais il semble aussi un peu plus gêné quand elle lui fait un câlin. Selon son père souriant quand elle lui dit cela, « c'est l'adolescence ». Vague mot. Et elle ne comprend pas le rapport. Lui reste plus qu'à attendre « d'être grande ». Pff. Dans combien de temps sera t-elle assez grande ? Elle espère que cela viendra rapidement car elle hait l'idée que Juli soit un mystère pour elle. Juli qui d'ailleurs, laisse échapper un petit rire à ses mots et s'exclame tendant une main pour ébouriffer ses cheveux sous ses rires à elle et sa tentative de lui échapper :

« Ma parole tu adores ce livre !
-C'est ta voix quand tu lis que j'adore » Répond du tac au tac Alyss sans éprouver la moindre gêne. Depuis ce jour où son pouvoir s'est révélé, elle s'est juré d'être toujours sincère à son égard,encouragée d'ailleurs par Julian en cela, qui pas qu'elle avec lui, n'aime qu'elle se dissimule. Et d'ailleurs Julian a une réaction surprenante. Il ferme la bouche et rougit en détournant le regard. Il a même l'air un peu étrange. Un peu malade, même, comme rougissant sous l'effet d'une fièvre. Aussi s'exclame t-elle  inquiète:
« Ça ne va pas Juli ? »
Et lui de réagir vivement comme piqué par une guêpe en tournant le regard vers elle, agitant les mains en négation avec un sourire voulu pour la rassurer mais un peu nerveux :
« Ne t'en fais pas, pourquoi ça n'irait pas, ha, ha ha ? »
Mais elle n'est pas dupe. Pas du tout et suppose que c'est de sa faute. Alors elle s'excuse, tout simplement. Stupéfiant une fois de plus Julian qui s'exclame :
« Pas ta faute, ma puce.... C'est moi qui suis étrange...
-Pourquoi ? S'exclame Alyss, réalisant qu'il en a conscience lui-même et pourrait peut être répondre d'emblée à sa question lui faisant gagner du temps. Mais lui élude la question en s'exclamant :
-C'est ton homonyme que tu aimes autant pour vouloir entendre sans cesse ses aventures ? »

Il fuit. Elle n'aime pas cela.Mais, peut être à sa manière d'agir,, qu'il ne connaît pas lui-même la réponse...Alors elle laisse tomber pour le moment. Même si ça l'agace un peu. D'autant qu'il introduit ici quelque chose de  passablement agaçant comme croyance. Et elle refuse de laisser passer cela. Alors elle s'exclame un peu boudeuse qu'il croit cela :
« Non, à elle, j'ai envie de lui donner des baffes. Elle a la chance d'être dans un monde fou qui tolérerait tout et elle, elle tente  de le changer avec sa norme..Non moi c'est l'univers.. Et en être sa souveraine doit avoir un côté sympa... »
Elle sourit extatique à ses pensées, en songeant à ce monde fantaisiste où elle aime s'évader à la place de sa triste réalité, oiseau enfermé dans sa cage...Tout est meilleur que cela... Un petit rire subitement l'arrache à ce monde de pensées. Un petit rire émanant de Julian. Qui la surprend et lui fait ramener le regard vers lui alors qu'il s'exclame :
« Pas si sympa....Rappelle-toi que cette Reine est mauvaise...
-Elle ne l'a peut être pas toujours été.... Et d'abord elle est peut être mauvaise, simplement parce que le monde la voit ainsi...Ou elle l'est devenu à force d'être vu ainsi... » Réplique Alyss en retour d'un ton sans appel d'une personne qui y a déjà réfléchi une centaine de fois. Et c'est le cas,en s'interrogeant sur elle, sur comment elle a pu devenir ainsi,sur tout le passé d'avant le passage d'Alice et en faisant  un léger parallèle avec sa situation, même si elle pense pouvoir fléchir le monde et se montrer telle qu'elle est dans un monde rationnel et si Julian a pu l'accepter, cela lui semble encore moins impossible. Et Julian doit aussi se rendre compte du parallèle car il esquisse un sourire et s'exclame :

« La question vaut peut être la peine d'être remise en question en effet.. Maintenant que tu le soulignes.... »
A son tour elle sourit,ravie que Julian comprenne son point de vue. Mais en même temps elle n'en est pas surprise. Il est si tolérant.. Et le monde doit l'être aussi, pour que cela lui fut facile... Et subitement Julian tend sa main pour caresser gentiment sa joue en souriant et rougissant :
« Avec toi, la question de la méchanceté et du mal est toujours remise en question....Fort heureusement....Car le manichéisme des contes, on s'en lasse...
-Manichéisme ? Ça veut dire quoi ? » S'exclame t-elle déconcertée par ce mot inconnu tout comme ses étranges rougeurs inexpliquées sur les joues de Julian. Mais Julian a un sourire attendri aux lèvres devant son ignorance comme résolu à faire oublier rapidement ses rougeurs et va pour éclairer lorsque subitement.....
« Julian ! Alyss ! »
La voix de son père. Qui les fait tressaillir en chœur et se tourner vers lui. Ce qui amène l'objet de leur attention à leur sourire avant de s'exclamer :
« Lena et moi voudrions vous parler... Venez avec moi... »
Étonnant. Que peuvent donc leur vouloir leurs parents ?  Elle suit son père après un regard vers Julian qui la regarde tout aussi interrogateur qu'elle. Lui aussi ignore donc tout....Mais ils n'ont guère le temps de s'interroger plus car déjà ils arrivent dans le salon où à leur arrivée sa mère se lève de la causeuse où elle a pris place, avec à côté d'elle une jupe à carreau bleus, un sous pull enfilé sur une chemise dont on entrevoit le col, avec une veste bleue courte et à double rangée de boutons comme une redingote. Des vêtements étranges et semblant plutôt petits. Un peu près à sa taille, en fait. Mais pourquoi ? Elle ne comprend pas. Ne comprend pas non plus  l’intérêt de tels vêtements. Et à ses côtés Julian semble se poser les mêmes questions alors que sa mère parvient à leur hauteur et leur sourit avec affection en s'exclamant :
« Je dois vous parler de quelque chose d'important »
Important ? De quel genre ? Elle ne comprend pas. Tout comme Julian ne comprend pas comme lui apprend un regard à son encontre. Et sa mère doit voir leur incompréhension car elle esquisse un sourire et s'exclame :
« Mais asseyez-vous, nous allons tout vous expliquer, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas grave du tout... »

Elle se doute que cette phrase est pour apaiser Julian, d'un naturel à s'inquiéter facilement. Julian qui d'ailleurs se détend. Mais très légèrement. Sentant d'instinct une mauvaise nouvelle pour lui. A raison. Mais cela, Alyss et Julian l'ignorent encore tout deux, alors qu'obéissants, ils s’assoient sur un canapé faisant face à celui où se tiennent leurs parents alors que Dimitri s'assoit aux côtés de son épouse, lui prenant la main et s'exclamant :
« Nous tenions à vous faire part de notre décision concernant l'avenir d'Alyss. »
Elle sursaute surprise et se fait plus attentive encore.C'est la première fois qu'une telle question se pose à son égard. Et elle ne passerait donc pas toute sa vie enfermée ici ? Cela ne peut que l'intéresser....A ses côtés, Julian se tend.Craignant quelque chose. Empli d'angoisse subitement. Mais déjà Dimitri reprend avec un léger sourire en regardant sa fille :
« Alyss, ta mère et moi avons décidé qu'à la rentrée tu intégrerai le Cheltenham Ladies College en Angleterre. Ce sera l'occasion de découvrir un autre pays, recevoir une éducation plus importante qu'ici l'établissement étant spécialisé dans l'enseignement envers les jeunes fille de beaucoup plus de domaines qu'un simple pensionnat,le Cheltenham Ladies college étant la seule institution au monde à ambition de plus former les jeunes filles, voir d'autres personnes que tes cousines, oncles et tantes, améliorer ton anglais... »Il n''a pas le temps d'achever sa phrase car sa fille pousse un cri de ravissement et se jette sur lui pour le câliner. Sa prison s'efface. Elle va voir un peu le monde. Enfin..Enfin libre....Elle est heureuse au delà des mots.Heureuse que ses parents aient compris son envie d'évasion. Et elle doit les en remercier :

Aussi s'exclame t-elle extatique sous le rire de ses parents, amusés de son air ravi :
« Merci, merci,merci ! »
Mais tous alentour ne le sont pas.Pas du tout.L'un d'eux tremble et murmure avant de crier, se levant :
« Pourquoi ? Pourquoi vous l'éloignez ? VOUS VOULEZ QU' ELLE FUIT ? »
Cette voix.. Julian....Elle se tourne vers lui étonnée. Il n'a toujours voulu que son bien.Alors pourquoi donc ne peut-il se réjouir pour elle ? C'est une des meilleures choses qui puissent lui arriver et il assimile cela à une fuite ? Pourquoi a t-il l'air aussi en colère et souffrant ? Et pourquoi ses parents les regardent-ils avec tristesse et impression d'être découverts ?Son regard va des uns aux autres, cherchant une bribe d'explication qui ne vient pas alors qu'ils regardent avant que sa mère ne s'exclame :
« Nous voulons lui offrir la possibilité d'un autre monde, Julian. Un monde où elle ne sera pas recluse à cause de la peur des gens.Un monde où elle n'aura pas besoin de jouer le rôle de la méchante comme nous devons le faire pour que la population reporte sa haine du pouvoir sur des gens concrets et n'aillent pas attaquer le pouvoir en place au risque d'y perdre la vie. En tant que mère, je veux ce qu'il y a de meilleur pour ma fille, même s'il s'agit d'une fuite à proprement parlé. Tu peux comprendre,n'est-ce pas ? »

Elle regarde sa mère désorientée et perdue. Elle l'ignorait. Elle ignorait tout tout à fait que sa mère était un peu pour la population , elle pourtant adorable,comme sa version de la Reine Rouge. Et selon les mots de sa mère elle aussi n'était destinée qu'à leur haine ? Pour le bien de tous ? Et elle pensait que l'éloigner pouvait diminuer ses crises.... ? Elle aurait un début d'explication à ses crises et un début de solution ? Oh qu'elle est heureuse que sa mère voulut changer son destin alors....
Et Julian qui avait toujours voulu son bien ne pourrait que vouloir cela. Pourtant Julian a l'air paralysé,horrifié par la nouvelle murmurant :
« Alors c'est pour cela...Pour cela que la peur est entretenue... »
Puis des larmes paraissant dans son regard. Son regard ne devint qu'une plaie vivante et soudain il murmure :
« Désolé, Lys, mais je peux pas.... »
Et subitement, il s'enfuit en courant.Mais elle a le temps de voir des larmes scintiller en l'air. Ses larmes à lui. Sa souffrance. Montrée. Gelant tout sentiment d'indignation qu'elle pourrait avoir pour son étrange refus. Il souffre trop pour qu'elle ne doutât un instant qu'il y ait une raison  et elle l'a assez vu pour savoir qu'il ne pleure presque jamais. Elle ne l'a jamais vu montrer sa souffrance. Et pourtant, il avait du y avoir des moments où elle était ressortie.. Et à présent elle lui fait face et offre ses stigmates. Et c'est en elle comme une lance en plein cœur. Elle porte la main à son cœur comme souffrant elle ce martyr qu'il a et qu'elle ne comprend. Mais elle refuse qu'il souffre.Alors, elle s'élance à sa suite, le poursuit, elle, cette fois dans les couloirs. Elle le cherche,le cherche. Elle veut apaiser son cœur, elle veut apaiser sa douleur et fera ce qu'elle peut pour. Elle se le promet et l'appelle à tout hasard en espérant le trouver.

Et finalement, au détour d'un couloir, il apparaît, en boule sur le bord de la fenêtre semblant être de souffrance même refait. Et le voir ainsi la blesse même si sa douleur lui reste encore inconnue. Elle ne peut que souffrir pour lui et refuse cette souffrance qu'il éprouve en le même temps. Elle ne comprend certes pas cette douleur, mais elle refuse qu'il souffre. Alors elle s'approche de lui et enlace son dos en soutien murmurant :
« Pourquoi tu souffres, Juli ? »
Le surnom qu'elle lui donne depuis l'enfance vint naturellement à ses lèvres. Julian n'a besoin à son avis que de proximité pour soigner sa douleur et elle est toute prête à lui offrir, comme toujours. Pas de cris ; il est inutile d'attirer l'attention des gens de la maison comme des éventuels esprits. Julian, toujours solide, riant peu, toujours sérieux n'apprécierait peu, à son avis, qu'on montre sa faiblesse. D'ailleurs en sentant la jeune fille il se raidit déjà et murmure :
« Tu devrais m'en vouloir.. Pas tenter de me consoler. Après tout c'est génial pour toi et te permet d'enfin voyager. Pas tenter de me consoler... »
Elle devine un léger rire et sourire mais ils ne sont que de façade. Pour la rassurer pour qu'elle cesse de s'inquiéter. Il est déjà en train de se replier sur lui-même et tenter de lui rappeler qu'elle devrait être sa position.Mais elle connaît trop Julian pour savoir que réagir de la sorte venant de lui n'est pas anodin.Alors elle refuse de se laisser prendre et renforce son étreinte, murmurant :
« T'en vouloir ? Alors que tu es la gentillesse même ? »
Mais il se dégage brusquement, offrant à sa vue, son visage baigné de pleurs  et d'une expression désespérée à fendre l'âme en s'écriant :
« Je ne suis pas gentil ! Je suis ignoble.. Ignoble ! Tu vas être libre, voire le monde extérieur et tout ce à quoi je pense c'est que tu vas t'éloigner de moi, que je vais te perdre, que tu vas m'oublier, voire me mépriser, que pour toi je ne deviendrais que le pauvre paysan imbécile et.... »

Ses lèvres se déposent sur son front. Tendrement. Gentiment. Et le font tressaillir en sentant ses joues chauffer, étrangement mais aussi se figer. Ce qui la fait sourire et l'amène à l'enlacer et le serrer contre elle alors qu'il murmure son nom surpris, perdu. Ne comprenant rien. A son inverse, à présent... Sa douleur prend tout son sens. Et elle va l'apaiser, libérer une pensée qu'elle a toujours eu, jamais exprimé, de peur de l'embarasser, mais qui ici lui semble la solution....Aussi murmure t-elle en souriant :
« Tu es l'être qui m'est le plus cher au monde, Juli...Et personne, non personne ne pourra jamais changer cela. Pour que tu me perdes, il faudrait que je meurs. Je serai loin,oui, mais toi tu seras en mon cœur, toujours. Tu m'es trop précieux pour qu'il en soit autrement. » A ces mots, il se détache d'elle et la regarde, yeux brouillés de larmes à la recherche d'un indicible espoir, osant à peine y croire Alors elle lui sourit de son plus beau sourire avant de lui ouvrir les bras, comme autrefois lorsqu'elle était enfant avec ce même « steuplaît ». Et il regarde silencieux, larmes coulant sur ses joues avant d'esquisser un sourire, un doux et tendre sourire avant de se blottir contre elle, étrangement rougissant, murmurant :
« Merci...
Elle sourit en retour, sa main guidée d'instinct pour caresser ses longs et étranges cheveux bleus d'un geste apaisant et murmure en retour :
- De rien....
Avant d'ajouter doucement, tendrement réalisant qu'elle ne lui dit pas assez souvent :
-Je t'adore, Juli...
-Moi aussi je t'aime » Répond presque de suite Julian avant de se figer légèrement dans son étreinte, réalisant pour la première fois ce qu'il en est de ses sentiments....Au contraire d'Alyss qui ne sait encore rien des tourments de son ami, riant simplement du mot employé à la place du sien, en jeune fille innocente.....


Chapitre 4 : Rouge comme ses yeux


« Et bien il ne t'a pas manqué », Siffle Julian touchant du bout des doigts la marque écarlate qui teinte la jour d'Alyss, craignant de lui faire mal par son toucher. A raison, la jeune fille gémissant au simple toucher du bout des doigts du jeune homme et tentant de s'y dérober. Mais l'étroitesse du fiacre où ils se tiennent ne permet pas de tels mouvements Aussi heurte t-elle sa paroi, laissant échapper un léger cri de douleur, alors que Julian se confond en excuses qu'elle balaye de la main, en jeune lady et n'acceptant pas de la bouche de son meilleur ami des conventions qu'elle entend à longueur de journée en Angleterre du haut de ses quinze ans.Ses manières continuent leur affinement. Son parler devient mesuré,ses actes moins exubérants. Mais pas pour ceux qu'elle aime. Pour elle, toutes ces conventions , relève du jeu social, du masque, des conventions et elle se refuse à mentir à ses proches sur ce qu'elle est.Et prendre au quotidien une telle attitude l'étouffe en plus de lui sembler inutile. Et sa famille, par sa manière d'être avec elle l'encourage en ce sens. Et c'est bien assez d'étouffer neuf mois durant à Cheltenham. Ce n'est pas que les cours l'ennuient, au contraire, ils la passionnent. Ce n'est pas les professeurs qui sont un soucis , elle excelle en leurs matières et ceux-ci en gens éclairés ne la craignent guère. Peut être se moquent-ils d'elle dans son dos, peut être ont-ils peur et se dissimulent-ils, peut être l'argent versé pour qu'elle puisse entrer les fait-il taire ; en tous les cas, de ces professeurs seuls elle obtient la compagnie mis à part les lettres de ceux qu'elle aime et quelques bals organisés où sont invités les familles et auxquels sa famille ne peut prendre part vivant trop loin, mais des bals où elle y rencontrait un jeune garçon, cousin d'une des jeunes filles de l'établissement et qui n'avait pas peur d'elle et avec lequel elle s'entendait à  merveille. Mais ce ne sont que des amitiés passagères car seul le bal les remettant en présence l'un de l'autre ou pas de véritables amitiés dans le cas de ses professeurs ; cela ne vaut pas une franche amitié entre camarades de collège,mais c'est déjà ça....Car de ses camarades et, ce depuis le jour où a débuté sa scolarité, nulle amitié. Des regards effrayés et des fuites, un rejet constant. Ses yeux rouges,ses mains gantées, pas plus n'en a fallu pour éveiller des rumeurs de « sorcière ». Mais elle n'a jamais cessé, depuis lors, de se montrer telle qu'elle est. Trop de lecture montrant qu'un jour le bien triomphait et l'enfant méprisée finissait aimée.Alors elle sourit enjouée, se rend serviable à tous, sans grand résultat. Mais elle ne désespère. Jamais. Elle n'a pas encore assez souffert pour. Pas assez découvert combien les livres ne sont qu'idéalisation. Alors elle s'accroche à ses idéaux encore et encore. Mais pour l'heure,ce n'est plus le moment. C'est le retour chez soi de l'enfant prodige, l'enfant devenant jeune femme que Julian a été chercher tout exprès du Havre, suivant le cocher du fiacre envoyé chaque année par sa famille dans son périple par terre qu'elle connaît depuis toute petite, un cocher qui les a souvent guidé, elle, ses cousines et Julian et qui l'apprécie comme elle l'apprécie. C'est l'heure du retour, blessée avec cette marque rouge sur la joue, souvenir d'Angleterre. La regrette-elle ? Non. Jamais. Et elle tient à le faire remarquer face au regard contrit et désolé de Julian. Aussi s'exclame t-elle en souriant :
« Défendre une consœur valait le coup de ne prendre qu'une gifle. Commentaire qui entraîne un commentaire de Julian qui se fend d'un triste sourire :

« Mais te blesser n'en demeure pas moins un acte impardonnable....
-Qu'importe si je suis blessée ! S'exclame, transportée, Alyss. Je ferai toujours ce que je peux pour protéger mes consoeurs victimes de ce sale machisme ! Et tant pis si tu condamnes mes ambitions ! »
Depuis Cheltenham,depuis ce qu'elle a vu lors des bals organisés par l'école, ces galas de charité,avec la manière dont sont traités les femmes de sa famille, de plus en plus elle s'oppose à cette manière de traiter les femmes comme des inférieures, des poupées sans culture. Elle refuse cette place qu'on veut lui donner, se marginalise par ce procédé. Elle ne comprend pas, alors qu'elle sait pour l'avoir vu, son éducation restant plus forte que tout et ne lui semblant pas une chose incroyable. Elle voudrait que cette manière de voir s'étende et voudrait étendre son influence là dessus. Elle sait que cela prendra du temps Mais elle ne désespère. Jamais. Ce n'est pas dans sa nature. Pas encore. Et elle est prête à défendre ses positions. Bec et ongles. Même contre Julian. Mais c'est à tort, totalement à tort qu'elle se braque... Totalement, alors qu'il lui sourit avec sa tendresse et sa gentillesse habituelle..... Avant de caresser sa joue brièvement la faisant sursauter face à cet geste inattendu avant qu'il ne déclare :
« Non tu te méprends. Je comprends tout à fait ce que tu fais et partage ton opinion. Non le crime impardonnable est que l'on te blesse. Si cet homme avait paru face à moi, je l'eus tué sans aucune autre forme de procès. Personne, non personne n'a le droit et de te blesser et celui qui y prétend aura affaire à moi. »

Son ton est étrange. Empressé, passionné, sérieux.Ses yeux ardents et dévoués. Il ressemble, subitement aux chevaliers servants qu'elle trouve fréquemment dans les romans courtois mis à disposition des étudiants, ses romans pastoraux aussi. Elle remarque, subitement, qu'il en a pris les manières, un je ne sais quoi d'altier dans le maintien avec ses longs cheveux qu'il attache en queue de cheval basse. Une ombre de douceur, de grandeur dans son sourire. Une aura de « gentlemen » comme dirait les anglais qu'elle n'avait jamais jusqu'alors remarqué chez lui. Tout comme son sourire, étrangement plus brillant, plus doux. Tout comme les traits de son visage,ses yeux. Tout cela paré d'une étrange grâce qu'elle n'avait jamais regardé, comme s'il avait changé sans qu'elle ne s'en rende compte. Comme si de son ami d'enfance, il s'était changé en homme,sans qu'elle ne vît rien. Étrangement. Et cela a quelque chose de.... perturbant. Voire gênant. Effrayant. Elle se sent subitement un peu étrange en elle-même. Comme si le monde bouillonnait autour d'elle. Pour elle ne sait quelle raison. C'est Julian pourtant, elle le connaît bien... Et comment ces aspects ont-il pu lui échapper ? Elle n'en sait rien. Pourtant ils sont là depuis longtemps, sûrement. Peut-être réalise t-elle est-ce parce qu'elle n'a jamais pris le temps de le remarquer, ne l'a jamais  vu que dans sa dimension d'ami d'enfance jeune, peut être... Oui, peut être....
« A-Alyss ? P...Pourquoi tu me fixes comme ça ? » Bredouilla subitement Julian perturbé par ce regard errant qu'elle a sur lui.
Et qui amène Alyss à revenir à la réalité et lui sourire en s'exclamant :
Oh ce n'est rien, ne t'en fais pas. Je me disais juste que je n'avais jamais remarqué combien tu avais chan...»
Subitement sa voix se tarit. Comme si sa voix refuse de laisser paraître en l'air les raisons de son âme. Comme si dire « changé » pouvait considérablement changer les choses....L'entraînerait beaucoup plus loin....Comme si ses pensées étaient embarrassantes. Pouvaient même la blesser par après coup si....Elle ne sait pas vraiment, en fait...Pas du tout même.Elle sent juste que c'est immense, que cela la dépasse et pourrait la rendre...heureuse comme malheureuse. Elle le SAIT du plus profond d'elle-même. Tout comme elle sent d'instinct que ne pas en parler est mieux. Du moins pour le moment. Et elle sent sur elle le regard de Juli perplexe.Tentant de comprendre ce qu'elle veut dire, essayant de lire son regard. De manière insistante avec ce sourire gentil qu'il a toujours. Il ne comprend sûrement pas que cette fois-ci sa sincérité se tarit.. Et ce regard, ce regard.. Il n'a rien de méchant, mais il est entêtant, presque envoûtant.. Magique,sublime,attirant...Il vaut mieux fuir ce regard. Elle baisse le regard, se sentant subitement honteuse et ses joues la brûlant étrangement. Mais il vaut mieux donner le change, parler de tout et n'importe quoi pour dissiper son air qu'elle ne comprend pas elle-même.N'importe quoi.. Il faut s'emparer du moindre prétexte....

Tiens, par exemple, comme l'odeur plus forte que d'habitude qui parvient jusqu'à ses sens. C'est une bonne idée, une excellente solution.... Reste plus qu'à le présenter correctement . Elle inspire brièvement pour se donner une contenance avant de s'exclamer :
« Tu....Tu ne trouves pas que cela sent plus.. plus fort que d'habitude la fumée, ha ha ? »
Elle a levé le regard, mais sa voix tremble et elle s'ébouriffe nerveusement les cheveux en riant.Elle réalise que cela n'ira pas...Elle le réalise à l'instant où elle prononce ces mots.Elle connaît Julian, elle sait qu'il ne s'en contentera pas.. Elle baisse le regard s'attendant aux questions dont elle n'a pas les réponses quand...Deux bras l'entourent et l’enlacent, la câlinant. Surpris, elle relève le regard et bredouille :
« Ju...Juli ?
-Pardon de t'avoir mis dans l'embarras avec ma curiosité.. Le jour où tu voudras m'en parler, n’hésites pas....»

Elle avait envisagé toute solution... Des regards, des questions... Pas qu'il verrait et comprendrait....Pas qu'il s'excuserait....Pas qu'il la câlinerait... Et encore moins qu'elle remarquerait comme deux battements puissants... et aurait l'étrange impression d'être à sa place, là entre ses bras....Comme si tout était en place....C'est malgré tout un peu gênant mais rassurant. Elle se laisse aller,fermant les yeux bercée par les étrangetés de leurs cœurs, leurs chaleurs entremêlées. Pourtant, il l'a tenu assez souvent en ses bras...Mais ce n'est pas la même chose.. Oh que non, ça n'a rien à voir... Plus du tout...
« A.Alyss... Je... »
Un étrange tremblement dans sa voix. Comme incertaine.Craignant quelque chose. Craignant de dire une vérité. Mais laquelle ? Étrange...Surprise, elle relève son regard, vers Julian qui la regarde silencieux, l'air tergiversant. Avant de prendre une grande inspiration comme s'il voulait dire quelque chose d'important Comme si cette chose pouvait tout faire basculer. Comme si de ses lèvres pouvaient se libérer les mots qui à jamais les changerait. Comme si au fond de Julian vibrait quelque chose, qui comme elle sentait que tout pouvait changer. Et l'appréhension s'empare à son tour de la jeune fille en même temps qu'un sentiment d'attente. Un  étrange sentiment d'espoir. Qu'elle ne comprend pas mais ressent, là. En elle. Au plus profond d'elle. Un sentiment d'attente s'accrochant à ses lèvres alors qu'il reprend une bouffée d'air, commençant à plisser ses lèvres....

« Chantez, pleurez,criez braves gens ! Car ce soir les sorcières vont mourir céans ! Les Báthory vont être anéantis, venez assister à ce spectacle mes amis ! »
Un chant. Joyeux. Venant de derrière eux. Comportant les mots  « morts », « Sorcière » « Bathory ». Comme si.. Comme si...Son sang se glace à cette pensée. Mais non,mais non il n'y a qu'une sorcière dans sa famille... Elle. Les autres ont les y associe sans que ce soit vrai.. Une rumeur.. Mais..Personne..Ne..Le..Sait...Elle tressaille subitement, pousse un cri et tourne son regard vers la fenêtre...Pour voir dehors en rang deux par deux des villageois éclairant la nuit tombante avec leurs torches encadrant une jeune femme aux cheveux bruns ébouriffés vêtue d'une longue chemise de nuit blanche, mains liées et tête basse... Ses cheveux.. Cette douceur dans son maintien...
Son cœur tressaille et s'arrête un instant. Puis elle hurle et ouvre la porte du fiacre,sautant hors de celui-ci, n'entendant même pas les cris stupéfiés de Julian l'appelant puis la suivant. Non..Plus n'a d'importance face au danger qui guetterait Maman... Plus rien. Elle se précipite vers la foule et hurle :
« Pourquoi vous faites ça ? Maman n'a rien fait et n'est pas une sorcière ! C'est... »
Une main se plaque contre sa bouche voulant étouffer ses mots et un bras l'enlace pour la maîtriser. Julian.  Mais elle refuse de rester inerte alors que Maman peut mourir. Elle se débat, essaye d'échapper à son emprise. Alors que la foule porte attention aux jeunes gens. Que le regard de la mère rencontre celui de Julian. Qu'elle comprend ce qu'il fait. Tenter de protéger Alyss. Elle lit en son regard toute son impuissance à la sauver et son doute à pouvoir sauver Alyss. Elle lit aussi qu'il se pense condamné. Mais.. Elle n'est pas prête à les laisser mourir. Et a un atout pour les sauver. Elle ferme les yeux quelques instants pour préparer sa comédie et chasser sa peur d'échouer alors que résonne autour d'elle :
« Sa fille ?
-C'est Julian.. Le petit Julian...
-Sorcier comme les autres maintenant, sûrement....
-Tuons les aussi pour purger le village de ses sorciers ! »

Un rire sans joie vient à ses lèvres. Il est forcé, il est faux. Seul Julian et Alyss peuvent le savoir et la regardent pour l'une paralysée sous le choc n'ayant jamais entendu sa mère rire de la sorte et l'autre réalisant ce qui se joue....Les autres tournent leurs regards effrayés vers elle. Elle sourit. Elle a toute l'attention à présent. Il est temps d'entrer en scène. Elle s'exclame alors :
« Ma pauvre petite, le sortilège que je t'ai lancé te fait encore croire que tu es ma fille... Quant à toi... N'est ce pas amusant de penser que tu vas être sacrifié par tes propres compatriotes ? Oh quel sacrifice ultime, quel sacrifice sublime ! Comme nos ancêtres savaient que les conserver vivants serait génial ! »
Elle y joint un rire en levant les yeux vers le ciel ainsi que les mains jointes alors que les autres ont des airs horrifiés en ayant réalisé qu'ils auraient accompli le souhait des sorcières, Alyss les larmes aux yeux emplis d'une incompréhension et d'une douleur qui la fait frémir et lui donnerait envie de la prendre dans ses bras, lui dire que ce n'est qu'un mensonge mais si elle veut les sauver....Et déjà le mensonge semble prendre car les villageois entourent les deux jeunes gens pour les protéger de la sorcière la foudroyant elle du regard tandis que d'autres s'approchent et s'emparent violemment chacun d'un de ses bras et l'entraîne plus loin violemment. Mais...

« Maman ! » Hurle Alyss venant visiblement de se libérer de l'étreinte de Julian. « Maman ! » Reprend t-elle. L'instant d'après, elle sent deux bras enlaçant sa taille, la jeune fille ayant visiblement échappé à tous ses gardes par une espèce de miracle. Oh qu'elle voudrait se retourner et la prendre dans ses bras. Mais au lieu de cela, elle reste froide et stoïque le temps de la sentir détachée par les autres. Elle ignore les cris de la petite qui l'appelle hurlant « Pourquoi ? ».
Mais elle l'ignore en reprenant sa marche entraînée par ses geôliers. Ignore le regard éploré d'Alyss qui regarde sa mère s'éloigner, froide, dépourvue d'âme. Jouant un rôle. Elle tressaille subitement à cette pensée alors que Julian la rejoint. Elle le regarde, ses questions dans le regard auxquelles il ne fait qu'acquiescer tristement. Et lui la regarde avec les siennes auxquelles elle ne peut qu'adresser un regard pour confirmer cela et qui l'amène lui à murmurer :
« Nous protéger...
-Mais elle, qui la protégera ? Murmure Alyss. Elle sent la douleur de la compréhension emplir son cœur. Faire vaciller son regard et l'emplir de larmes.
Elle connaît la réponse à cette question, mais... mais....Et en retour Alyss sent sa main pressée et voit l'impuissance aussi faire briller le regard de Julian. Et deux mains s'abattent sur leurs épaules subitement :
« Venez avec nous les mômes.... Faut que vous assistiez à votre délivrance....»
Surpris,ils reportent leurs regards aux alentours Pour voir qu'un petit groupe de villageois les a entouré et les enlace leur souriant, presque normalement. Et personne ne semble voir ses yeux rouges...Personne ne semble voir qu'elle est la vraie sorcière... Et ce sacrifice.. Maman.. Et elle ne peut pas la sauver.. Non il doit y avoir un moyen,quelque chose, peut être...
« Et si c'était un complot monté contre elle ? Vous y avez songé ? »  S'exclame t-elle

Elle espère les fléchir, elle espère insinuer le doute....Mais ils lui sourient et tapotent sa tête.
« Pauvre petite....La sorcière t'a bien envoûté...T'en fais pas, tout sera bientôt fini...
-Bientôt tes yeux retrouveront leur vraie couleur.  Rajoute un autre.
-Et nous serons délivrés de cette famille de sorciers ! » Renchérit un dernier, vivat repris par tous les autres.
Cette famille.. de sorciers ? Ils les assimilent à des sorciers ? Mais.. Alors.... Effrayée, subitement, elle se rappelle de cette chanson.. Mentionnant toute la famille...Et réalise.. Que le danger est pour tous, en fait. Alors effrayée, elle cherche une faille pour fuir de de la ronde alentour, fuir à la recherche de sa famille, s'assurer de leur vie ou de leur mort ou les prévenir du péril qui les attend. Mais il n'y a rien à faire. La foule avance et les entraîne sans qu'elle ne puisse se sauver. Et pourtant, elle est là à guetter, espérer, chercher la moindre solution, criant aux ombres alentour de fuir ou prévenir les autres avec l'espoir qu'elles dissimulent un membre de sa famille. Et les autres alentour regardent la jeune fille comme une pauvre envoûtée avec force compassion et frémissement d'horreur en songeant à la force du maléfice qui tient la jeune fille. Que le feu assurément effacera, ils n'en doutent pas.  Et emmènent avec eux les jeunes gens. Ils ont pris du retard, ils doivent vite arriver s'ils veulent assister à l’événement. Voir la fin d'un règne de terreur. Enfin. Enfin. Enfin. Depuis tout ce temps.. Et les enfants en seront témoin, pourront reprendre pied dans un monde sans peur quel doux rêve....

Mais Alyss n'y songe pas. Alyss ne voit pas cela de la sorte. Elle s'épuise à s’époumoner. Mais il n'y a rien à faire....Seul le silence lui répond. Le silence seul l'entoure, seul lui répond.. Et puis subitement une chaleur alentour se fait sentir... La température augmente sensiblement.. Et la fumée se fait dense alentour, comme celle quand elle touche un objet.. La même, elle lui ressemble mais cette fois-ci, elle vient bercer quelqu'un qui lui est cher, va le tuer.... L'emporter avec son complice de toujours le feu.... Elle se blottit contre Julian, refusant de voir ce feu et cette fumée se jeter en le monde. Elle devient sourde aux cris qui l'entourent, aux exclamations de joie, aux chants... Et d'elle jaillit l'eau des douleurs... Elle voudrait crier mais elle sait que personne ne viendra à présent et sa voix est rauque à force d'avoir crier, étant presque épuisée.. Ils sont seuls en ce monde, seuls à l'aimer. Seuls. Et elle est seule... Non. Julian se rappelle à elle en la serrant étroitement. Lui regardant le bûcher en place centrale où ils les ont mené. Regardant le feu commencer à venir lécher la robe de Lena, la regardant sans cesse, lui promettant de veiller sur sa fille tout en regardant la foule d'un air noir, empli d'une colère infinie contre ses gens qui blesse le cœur de son Alyss  avant que les flammes se jettent à l'assaut du corps de Lena. Et son étreinte se resserre autour d'elle ; son visage se fait plus dur. Puis subitement sans aucun mot, il la soulève et l'emmène au loin, la portant comme une princesse qu'elle est à ses yeux. Avant que les premiers cris ne montent et que contre lui Alyss gémit puis hurle d'impuissance et de douleur. Il n'y a pas pire son pour un être vivant, que d'entendre le son de sa mère agonisant... Alors pris de pitié et voulant épargner son coeur, sa main trouve doucement le point qui l’assommera. Et à présent sa princesse orpheline repose entre ses bras inconsciente et endormie. Et lui seul avec elle.  Face  un monde qui leur aura tout pris... Qui ne veut pas d'eux... Et bien soit... Qu'importe...
Il les vengera.


(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
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MessageSujet: Re: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Ven 28 Aoû - 23:41



H i s t o i r e
La destinée des Parques part 3

Chapitre 5 :Vert comme ses espoirs

Au centre d'une prairie infinie au coeur d'une vallée où l'eau chante avec tendresse....une enfant de quinze ans.... A sa droite lui sourit sa mère et son père et ses cousines. Sa mère lui tend la main et l'appelle en souriant. Alors la jeune fille se relève et e précipite vers elle.. Mais subitement le décor s'effrite en fumée et s'efface, disparaissant au loin, avant de se parer de rouge et que sa mère lui sourit, squelette calciné. Elle hurle, elle hurle....

Et se réveille en hurlant, se redressant, haletante, regardant les alentours, tentant de les reconnaître et entrevoyant des murs qui lui sont familiers. Sa chambre.. C'est sa chambre.... Alors peut être, oui, peut être.. Un espoir fou la prend.. Peut être, oui peut être tout cela n'est qu'un rêve....Elle se jette violemment hors du lit, sans prendre la peine d'enfiler une robe de chambre et s'élance dans les couloirs, sans se soucier de son apparence... Mais elle doit s'en assurer et les trouver.. Vite, très vite.. Et dans peu de temps, elle sentira les bras de sa mère l'enlacer, son père venir ébouriffer ses cheveux, Julian lui faire un câlin pour chasse ses heures sombres.. Puis on fêtera tranquillement son retour, comme à chaque fois, dans la salle de réception.. Et elle racontera tout ce qu'elle a étudié, montrera les photos de classe ramenées, parlera encore de son seul ami qui ne soit pas Julian.....Tout ira bien.. Elle débouche dans le salon habituel, où elle trouve souvent les siens, sourire aux lèvres les appelant... Pour ne rencontrer que le vide et le silence... Oooh ils sont donc déjà dans la salle de réception... S'ils croient qu'elle n'a pas compris leur jeu... Son sourire s'agrandit et elle reprend sa course comme autrefois le jour de Noël une enfant courait de pièce en pièce son renard en peluche entre les bras à la recherche de sa famille. Elle avale le manoir en plusieurs minutes, se dirigeant vers le lieu où elle sait qu'elle les trouvera... Elle sourit, arrivée devant les portes closes. Ils font semblant qu'ils ne sont pas là, sûrement, mais elle sait... Oui elle sait... Et elle pousse en grand les portes de l'endroit en s'exclamant :
« Vous avez cru que je ne comprendrais pas, hein, mais si, en fait.....
Et sa famille lui rendit son sourire, allongées sur des tables l'air étrangement pale et les yeux fermés, bordés par un blanc tissu. Le teint pale de personne qui ne se relèveront pas, vêtus de leurs plus beau atours, comme pour fêter son retour... Et elle s'effondre au sol les yeux écarquillés... Non.. Non.. Tout cela n'est qu'un cauchemar.. Elle se réveillera et tous lui souriront comme autrefois.. Tout cela n'est qu'un cauchemar.. Il suffit qu'elle se pince.. Maman disait que pour sortir d'un cauchemar, il fallait se pincer... Alors doucement sa main vient trouver son bras et elle se pince. Mais la vision reste la même. Le silence reste le même et les bougies alentour continuent de briller pour une veillée des morts. Encadrant les sorciers que la mort a emporté loin d'elle.. La vraie sorcière.. Celle qui devrait être morte, plutôt que les autres.. Elle dont les mains changent en fumée..Elle, la vraie cause de la mort de sa famille.. La seule sorcière de toute la famille.. Si elle n'avait pas été là, personne n'aurait pu y trouver preuve que les Báthory étaient des sorciers.. Elle est la cause de tous leurs tourments.. C'est de sa faute, s'ils sont tous morts... Et les larmes jaillissent de son regard alors qu'elle regarde ses mains, responsables de cette tragédie.. Ses mains maudites responsables de tant de malheur tant de morts.... Et elle, elle vit.. Ce n'est pas juste... Et Julian, Julian vit aussi.. Mais pour combien de temps... ? Combien de temps avant que le village ne se rende compte que la vraie sorcière était vivante, combien de temps avant que l'on n'assimile Julian aussi à un sorcier et qu'il meure à son tour ? Cette pensée la terrifie alors qu'elle la frappe.. Et que fera t-elle seule, y survivra t-elle ? Non non.. Elle ne veut pas perdre Juli elle ne veut pas le tuer, elle ne veut pas être la cause de sa mort.. Elle ne veut pas avoir causé la mort de sa famille non plus.... A moins que.... Si elle mourrait peut être que.. Si elle disparaissait en fumée, comme le reste....Peut être que sa famille reviendrait, peut être que Julian serait épargné.... Peut être que le monde n'aurait plus peur d'elle.... Alors elle enlève un de ses gants et dépose la main sur son front, ses yeux troublés par ses larmes.... Bientôt, bientôt tout sera fini.. Le monde n'aura plus à avoir peur d'elle car elle disparaîtra..... Et tout doucement, elle sent sa peau s'engourdir, s'alléger tout doucement, s’effacer, s'évanouir.. C'est si simple de s'évaporer, disparaître et mourir à petit feux....Si simple.... De très loin lui parvient des cris... Un cri de son nom.. Porté par la voix de la personne qui lui ait le plus chère à présent.. Le survivant.. Celui pour qui elle se sacrifie.. Elle esquisse un sourire, lui sourit alors que comme dans un rêve, il se précipite vers elle et arrache sa main de son front faisant battre plus vite un instant son cœur à sa main la touchant.. Mais elle s'évanouit déjà et file, sans savoir où. Partout à la fois, légère et évanescente.. Morte ?  Peut être... Elle ne sait pas.. Le paysage file puis disparaît dans des ténèbres...

OoO

Bercée par des mouvements.... Comme quelqu'un la portant....La ramenant, la portant gentiment sans dégoût... Peut être parce qu'elle a les yeux fermés.. Mais. Elle n'est pas morte ? Pourtant, elle avait l'étrange impression d'avoir été de la fumée... Que signifiait tout cela ? En tous les cas, il ne vaut mieux pas ouvrir les yeux... La personne qui la porte n'aura pas peur d'elle ainsi....C'est mieux ainsi.. des larmes s'échappent coulant le long de ses joues.... Et elle sent des doigts les recueillir, gentiment puis une douce voix de femme murmurer :
« Ne t'en fais pas.. Tout ira bien.. On te protégera.... Personne ne te fera du mal....
On ? Et qui est cette femme ? Et pourquoi tout cela sonne comme une promesse illusoire... Personne ne pourra la protéger.... Elle le sait.... Les larmes redoublent sous ses paupières closes....Et puis un cri. Un cri qui a la voix de Julian....
« Oh mon dieu.... ALYSS ! Elle.. Elle est.... ?
Sa voix tremble. Comme si l'idée de sa mort lui est insupportable....Pourtant, il ne devrait pas être si blessé.. Ainsi, elle le sauverait.. Mais si elle a bien compris, elle n'a pas réussi à mourir... Puisque Julian est toujours là et non loin.... Ou alors il la suivi dans la mort.. Mais cette idée lui est insupportable.. Il n'a rien fait lui, qui mérite la mort.. Il n'a rien fait..... Mais déjà la voix de la femme reprend :
« Vivante. On dirait qu'elle a la possibilité de se changer en fumée pour s'enfuir, si elle le souhaite... »
Qu.Quoi ? Son pouvoir..... Pourrait avoir une utilité ? Au lieu d'être un don qui ternirait sa vie, il y aurait moyen d'en faire quelque chose.... Ah.. Elle ne s'était jamais posé la question jusqu'alors...  Mais utiliser une chose qui détruit... Hors de question....Et alors elle était vivante.... Elle ne pourrait donc pas le sauver... Et sa famille ne lui serait pas rendue....
« Dieu merci..... »

Puis elle sent d'autres bras la prendre et la serrer avec force contre soi en murmurant, faisant tressaillir son cœur et lui donner l'impression de sentir ses joues chauffer:
« Me fait plus jamais ça, ma princesse.. Ne me le fais plus jamais.. Je ne veux pas te perdre.... Pas toi non plus. Tu es la seule personne qui me reste à présent.. Je te protégerai....
Sa voix est pleine de douleur.. Comme si sa perte le blesserait.... Pourtant, si elle partait, elle le sauverait.. Mais à l'entendre, sa perte le blesserait plus. Mais ce n'est pas logique..Et pourtant la touchent... Ses larmes redoublent doucement sous ses paupières closes....
« Mon Alyss , plus personne ne nous fera de mal.. Je te le jure... Reviens moi, s'il te plaît.... »
Sa voix est un appel, pleine de promesses.... Elle voudrait y croire mais il ne pourra pas les tenir.. Pourtant, il l'appelle.. Il l'appelle si désespérément.. Et elle a envie de croire en ses paroles mais....Comment être sûre qu'il puisse la tenir avec ce village infâme qui... Mais est ce le village vraiment d'infâme ? La question se pose.....La question se pose, subitement... N'est ce pas plutôt la faute de ses rumeurs.. Peut être oui... Et si elle faisait en sorte de montrer que ce n'était que des rumeurs.. Oui peut être que Julian serait sauf.. Et peut être qu'elle pourrait vivre en harmonie avec eux.. L'idée effleure son esprit, se fait chemin... Et trace un rêve, un espoir.... Et doucement, elle se laisse à revenir.. Choisissant la vie pour Julian. Pour voir son visage en larmes qui lui sourit, auquel elle sourit en murmurant un « désolé... » avant qu'il la serre fortement contre lui faisant encore plus battre son cœur et qu'elle se laisse aller contre lui.. Avant de réaliser qu'elle a ouvert les yeux face à l'inconnu.. Qui va la juger avoir peur d'elle... Alors elle se cache plus contre Julian pour l'épargner... Mais entend un léger rire puis des mots :
« Tu as de très jolis yeux... Alyss c'est ça?  Moi je m'appelle Ren....
Surprise, elle relève le regard vers la jeune femme aux longs cheveux dorés qui lui sourit comme si ses yeux avaient une couleur normale.. Comme si elle était normale... Comme si elle ne savait pas qu'elle était une sorcière...  Et c'est la première fois qu'en dehors de sa famille et Julian que quelqu'un complimente ses yeux. Et les larmes reviennent à ses yeux.. Peut être, oui peut être ,peut qu'elle pourrait l'accepter comme elle est....Elle tend la main légèrement hésitante vers elle. La main encore gantée, elle s'en est assurée. Et avec un sourire, la dénommée Ren s'en empare en lui souriant avant de s'exclamer :
« Soyons amies, Alyss, si tu veux bien.... »
Et Alyss d'écarquiller les yeux, stupéfaite.. C'est la première fois, oui la première fois qu'on lui demande ça.. Alors elle sourit puis acquiesce, un grand sourire aux lèvres alors que Julian sourit à son tour heureux de la voir ravie.. Sachant bien que la jeune akuma que le Comte lui a confiée saura protéger Alyss comme il le voulait.. Encore plus maintenant qu'à présent se prépare son complot. Sa vengeance sur ceux du village..... En leur nom, eux déjà, et il le sait, en train de préparer un complot pour éliminer les sorciers survivants.....Mais ce n'est pas grave... Le principal comploteur voudrait revoir sa mère..... Et il lui a promis de la ramener ce soi avec sa magie.... Ce soir, quand Alyss dormira, le comploteur mourra....Puis reviendra....

OoO

Elle lui sourit et serre ses mains. Peu importe si elle rougit et a l'étrange impression que son cœur bat plus fort... C'est Juli, son Juli.... Mais aussi celui de Ren à présent, Ren que Julian lui a expliqué être une lointaine cousine dont les parents viennent de mourir d'un village voisin situé aussi sur les terres des Báthory et qui n'a plus que lui comme parent.. Lui qu'un conseil réuni en urgence a désigné comme son tuteur légal jusqu'à sa majorité....Lui qu'elle ne verra plus pendant des mois.. Et cela serre plus encore son cœur, pour elle ne sait quelle raison.. Peut être est ce parce qu'à présent il est la seule personne qui lui reste....Mais il n'est pas temps de penser à cela.... Ça fait trop mal alors qu'elle repart à Cheltenham..... Avec sa nouvelle amie, Ren.... Avec qui elle s'entend bien, trop bien.. Mais elle a peur, au fond.... A Cheltenham, la joyeuse et affectueuse jeune fille qu'elle a découvert sera vite méprisée si elle est amie avec elle.. Et elle ne le mérite pas.....Non et ça la hante.. C'est pour cela qu'elle a pris une décision. Et qu'elle compte lui annoncer dans le fiacre qui les emmènera jusqu'au Havre, quand Julian ne sera plus là.

Et pour ce se faire, elle prend son courage à deux mains. Mais alors que le trajet commence, le moment ne semble jamais propice.. Elle l'entoure de jeux et de chansons et elle se laisse si bien emporter qu'elle en oublie ce qu'elle doit lui dire... Et repousse le moment.. Une part d'elle refusant de perdre sa seule amie.... Et s'en voulant d'agir ainsi avec elle, de jour en jours, son humeur se ternissant petit à petit, devenant de plus en plus triste et coupable.....Jusqu'au jour, où proche de Cheltenham, la jeune fille regarde tristement le paysage, le cœur serré, toutes les chansons et jeux de Ren tombant à l'eau... Elle ne peut pas.. Pas continuer ainsi.. Elle doit lui dire.. Alors elle prend une profonde inspiration puis s'exclame :
« Ren... Je dois te parler...
-Qu'y a t-il Alysschou ? » commente Ren avec un doux sourire plein d'affection et dissimulant l’inquiétude qu'elle éprouve pour elle depuis le début. Et sa détermination faiblit.. Elle ne peut pas, elle ne peut pas....
Et déjà le fiacre entre dans la cour de l'école et elles en descendent.. Au même moment que d'autres personnes arrivent. Elle les reconnaît.. Ce sont des camarades de classe qui en les voyant écarquillent les yeux.. Puis les commentaire pleuvent...
« Revoilà la sorcière....
-Toujours aussi inquiétante.. »
Elle crispe les épaules sous la douleur. Ce n'est rien, c'est habituel... Dans quelques minutes elle aura retrouvé sa bibliothèque chérie et les professeurs auxquels elle parle toujours et cela ne l'atteindra plus, elle essayera à nouveau sans succès de prouver aux autres qu'elle était gentille.. Oui tout va aller, tout va aller. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer.. Mais pourquoi, oui pourquoi ce monde ne fait-il que la voir comme une sorcière ? Elle n'a pourtant jamais rien fait de mal.. Et combien de temps avant qu'on la lapide, qu'on la tue par balle, qu'on  la crame, elle aussi ? Avant qu'elle ne tressaille.. Qu'est ce qui lui prend de songer à de telles choses.. ? Le monde n'est pas aussi mauvais que ça.. Il existe des gens qui ne sont pas prisonniers de préjugés et qui savent réfléchir.. Mais où sont-ils ? Ils semblent vraiment absents, ici comme ailleurs.. Peut être que l'humanité en laquelle elle cherche le bien n'existe pas, en réalité.. Non c'est horrible et injustifié, ce genre de pensées....Et pourtant, à les entendre.. A les entendre..

Elle crispe plus fort les épaules.. Et sent un bras entourer ses épaules.. Tressaillent elle relève le visage. Pour voir Ren lui sourire. Mais elle ne devrait pas.. C'est dangereux, elle va se mettre tout le monde à dos.. Elle ne le mérite pas, elle ne le mérite pas....Et Alentour tous les regardent choqués se déposent sur elles. Comme si voir le monstre traité avec humanité les étonne.. Non elle ne doit pas... Alors elle murmure :
« Elles vont te rejeter.... Ren, tu ne dois pas....
-Elles se rendent pas compte d'à quel point tu es adorable Alysschou mais je vais changer ça S'exclame en retour Ren à voix forte et intelligible par tous. Mais c'est impossible, ça ne marchera pas.... Ils vont tous la rejeter... Pourtant, pourtant.. Les regards alentour sont choqués... Juste choqués. Impressionnés même. Comme admirant le cran de la jeune fille.
Et les regards ne se chargent pas de haine au fil des jours.. Certains, oui, mais les autres.. Les regardent médusés. Regarde Ren rire avec Alyss, sembler s'amuser à la perfection. Et Alyss de regarder les autres anxieuse pour Ren puis petit à petit oublier les autres.. Et devenir ce qu'elle a toujours été avec Ren. La jeune fille souriante et appréciée. Et petit à petit les autres de se rendre compte qu'en fait.. la sorcière.. Semble être une jeune fille normale. Tout à fait normale. Comme elles.
Jusqu'au jour où, assises à la bibliothèque, Alyss lisant le nouvel article d'un journaliste qu'elle appréciait grandement à Ren.. Une voix.. Une timide voix..
« Je.. Je peux me joindre à vous ? »
Alyss sursaute, surprise et tourne son regard rouge vers la jeune fille timide qui vient de parler.. Sous le regard elle crispe les épaules mais se force à se détendre. Elle n'est pas méchante, elle l'a vu, elle n'est pas méchante.....Et Alyss la regarde, émue.. C'est la première fois, oui la première fois qu'on lui demande cela.. Et elle se jette au cou de la jeune fille en s'exclamant :
« Bien sûr ! »

Mais elle n'est pas la dernière, petit à petit attirées par l'aura de joie de Ren qui révèlent son amie, les autres jeunes fille s affluent et vite, très vite, la jeune fille se retrouve entourée, découvre les joies de l'amitié avec d'autres jeunes filles. Et doucement , tout doucement ses tristes pensées d'un monde corrompu s'effacent, son sourire s'étend partout et est enfin reconnu... Et qu'importe les murmures des rares réfractaires, disant que la sorcière est en train de toutes les envoûter....Alyss les oublie....

Mais pas Ren. Elle regarde avec haine ses pestes.... Regarde et chasse avant qu'Alyss ne les trouve les mots disant de rompre le charme de ses amitiés factices.. Personne ne la blessera.... Personne ne la blessera.....Elle l'a juré à Julian et s'est attachée à sa petite maîtresse.... Oh non personne ne la fera souffrir....Et elle a faim.. Très faim et besoin de se développer....

OoO

« Nous accueillons parmi nous deux nouvelles élèves.... J'espère que vous saurez leur faire bon accueil.... »
Alyss regarde d'un air surprise les deux jeunes filles sur l'estrade. Ce n'est pas courant, de voir arriver en cours d'années deux élèves...Est ce à cause du fait que plusieurs de leurs camarades ont tout simplement disparues, sans préavis, ne laissant que leurs vêtements et un tas de cendres et que l'école doit toujours avoir ses effectifs plein et que ce fait a libéré des places pour d'autres étudiantes ? Possible.. Mais insuffisant.. Et surtout stupide avec ce qui se passe en ce moment. Surtout que ces faits inquiètent toutes les filles de l'école y compris elle-même, celles ci se déplaçant en groupes ses derniers temps sous la surveillance de leurs professeurs et que les disparitions ou les crémations comme on suppose  arrivent malgré le fait qu'un couvre feu ait été instauré pour protéger les élèves.. Mais là de suite, la venue est quand même plus intrigante, surtout en sachant que l'école a ce problèmes actuel.. Qui serait assez fou pour envoyer ses enfants à Cheltenham à ce moment ? M'enfin, m'enfin.... Elle aura tout le temps de se poser ses questions.. Elle préfère plutôt s'absorber dans leur contemplation....
Elles les regardent, admirant les longs cheveux blonds de l'une d'elle et son air un peu froid.. Pourtant, elle n'a pas l'impression qu'elle soit méchante, et sa camarade non plus.... Et elle n'est pas fille à se soucier des apparences et des convenances...D'elles, on leur a dit leurs noms et d'où elles venaient.. D'Angleterre.. En tous les cas il y a quelque chose qui la fascine chez ses personnes.... Elles ont l'air adorables et la jeune fille résolu à les aborder dès la fin du cours... Mais à côté d'elle, Ren s'exclame :
« Lysschou... Tu n'envisages pas de devenir amie avec ces filles, hein ?
Surprise, elle la regarde choquée. Ça ne ressemble pas à Ren de rejeter quelqu'un. Et là, sur son visage il y a clairement une grimace....Un rejet clair et net.. Étrange.. Très étrange....
-Ben pourquoi pas Ren ? Murmure étonnée Alyss. Ça ne lui ressemble tellement pas... Ce n'est pas normal.... Tellement pas.... Comme ne l'est pas la réaction de Ren qui lève la main et s'exclame :
« Madame, je ne me sens pas bien.. Je peux aller à l'infirmerie ? »
Puis qui quitte la salle sans aucun préavis accompagnée de l'assistante de la professeur... Mais cela attire le regard bleu acier de la blonde qui suit la silhouette quittant la pièce. Comme si elle même sentait qu'il y avait un problème..... Et étrangement cela l'inquiète.. Comme si quelque chose de mauvais pesait sur la jeune fille..
Et celle-ci ne quitte pas sa mémoire ni ses pensées tout au long du cours.... Elle ne parvient pas à oublier Ren et son visage, ses mots qui n'ont aucun sens.... Puis, l'intercours arrive et elle se dirige vers les deux nouvelles, écartant légèrement de ses pensées Ren pour les saluer.. Avec la peur du rejet face à ses yeux... Mais elle a tort. Les deux jeunes filles lui font un accueil chaleureux. La blonde est plus réservée.. Elle a l'air un peu froide, en fait.. Un peu détachée.. Mais elle lit en son regard que c'est surtout parce qu'elle n'a pas l'habitude de se faire aborder de la sorte.. Ce n'est pas grave.... Elle l'y habituera..... Et un sourire étire ses lèvres.. Et deux jeunes filles se frayent un chemin dans le cœur de la jeune fille....

OoO

Elle leur sourit.... Petit à petit elles se rapprochent.. Des jours ont passé et les jeunes filles se sont liées.. A présent.. Elles ne sont que Alyss, Lydia et Cassandra, du moins par les prénoms qu'elles lui ont donné comme étant les leurs....Et elles ne sont que dans une immense bande riantes et amusées.... Tout semble bien aller.. La seule ombre au tableau est Ren.... Elle est restée auprès d'Alyss mais disparaît de temps à autre et donne parfois l'étrange impression d'être malade.. Comme si elle tentait de retenir un truc et cacher quelque chose à son amie.. Elle essaie d'être aimable avec les filles mais c'est forcé.. Quelque chose ne va pas, et cela transparaît clairement du moins pour Alyss....Et cela l'inquiète au plus haut point....Et elle ne sait quoi en penser... Et à côté d'elle Lydia s'exclame d'un air froid qu'elle a appris n'être en effet qu'être une apparence :
« Alyss ?
Elle se tourne en souriant vers Lydia. Elle ne va pas l’inquiéter, ce serait stupide..
-Ce n'est rien, ne t'en fais pas....
-Tu penses à Ren, ton amie ? Reprend Lydia imperturbable, la faisant tressaillir.
Elle ne sait comment mais à chaque fois la jeune fille semble déceler ce qu'elle veut dire.... Comme si elle avait des yeux inquisiteurs.... Et ne pouvant plus mentir, elle lui sourit, embarrassée...
-Oui.... Je ne comprends pas pourquoi elle agit comme cela.....
-Et tu la connais depuis longtemps.... ? S'exclame subitement Cassandra entrant dans la danse et attirant son regard vers elle. C'est la première fois qu'on lui pose des questions sur Ren... Et elle a l'étrange impression que ses questions ne sont pas anodines.. Et qu'elle devrait ne pas y répondre.. Mais sa trop grande sincérité prend le pas sur ces étranges pensées surtout qu'il s'agit de ses amies.....
« Non.... Quelques mois.... Depuis la mort de mes...... » Et elle ne peut achever.. Les spectres des gens morts reviennent danser devant ses yeux et viennent brouiller son regard... Elle sent dans une demie conscience ses épaules serrées par deux mains de chaque côté.. Cassandra plus assurée, Lydia, plus timidement.... Et elle leur sourit pour les rassurer lorsque....
« VOUS AVEZ OSE LA FAIRE PLEURER ? »

Une voix bien connue. Une voix en colère.. Celle de Ren. Qui les regarde l'air courroucée...Et elle lui sourit avec ses larmes.... Elle n'a pas de raison de s'énerver.. Alors que Lydia et Cassandra n'ont jamais cherché à la blesser.... Et elle va pour l'en assurer.. Mais Ren la prend de cours et s'empare violemment de sa main et l'emmène dans les couloirs la traînant derrière elle sous son air choqué et l'appelant sans fin. Mais Ren ne se retourne pas.... Puis subitement trébuche, manquant d'entraîner Alyss au sol avec elle. Mais Alyss ne peut pas l'abandonner et se précipite vers elle en lui demandant si elle va bien, s'apprêtant à toucher son épaule lorsque....
« Ne me touche pas, Alysschou ! Et fuis.... fuis.. Laisse moi....
-Jamais, Ren.... Je n'abandonne pas mes amies, tu le sais bien.... Murmure Alyss étonnée de ses dires.. Pourquoi donc abandonnerait-elle son amie ? Elle ne le pourrait pas.. C'est au dessus de ses forces....
Mais Ren ne lui répond pas, murmurant un :
« Je ne peux plus me retenir.... Désolée........
-Hein, de quoi ? S'exclame Alyss ne comprenant pas.. Mais subitement le corps de son amie  grandit et se change.. subitement en  un grand renard blanc et noir lui tournant le dos et se retourne en larmes vers elle... Dans ses yeux et son corps une envie de tuer que l'akuma ne peut plus retenir malgré ses efforts pour ne pas se faire remarquer par l'Exorciste et la crow envoyées par la Congrégation....Même si cela signifie qu'elle doit dévorer sa seule amie.... Elle voudrait la voir fuir.. Mais elle la regarde, médusée, pas dégoûtée, effrayée, certes, mais l'appelant toujours, murmurant son nom puis murmurant avec un sourire :
« Ren.... Toi aussi tu étais une sorcière..... ?
Tant d'innocence.. Tant d'innocence.. Sa vue même st douloureuse.. Elle croit encore aux rêves et aux amitiés.. Sa vue est presque insupportable.. Et sa faim trop puissante.. Beaucoup trop.. Elle se rue vers elle et regarde les yeux d'Alyss s'écarquiller, ne pas comprendre, murmurer son nom.. Puis un coup de feu résonne dans le couloir. Et la douleur saisit l'akuma qui plie en retrait.... Face à « Cassandra », qui abaisse son fusil d'innocence alors qu'à ses côté « Lydia » déploie des papiers pour l'immobiliser....

Le tout sous les yeux médusés d'Alyss qui se retourne vers elles, ne comprenant rien, ne sachant rien de tout cela....
« Qu'est ce que vous.... Pourquoi vous faites du mal à Ren ? Elle n'a rien fait.....
-La personne que tu vois, « Ren » comme tu l'appelles.. N'est pas ce que tu crois, Alyss.... Ce n'est pas une humaine..... C'est un akuma... Commente Lydia, imperturbable aux côtés de Cassandra qui tressaille à ses mots.. Ses mots  qui n'ont pas de sens pour Alyss.. Pas une humaine.... C'est faux ! Elle était trop gentille et adorable pour ne pas l'être.... Et pourquoi, pourquoi sous prétexte d'être différent des autres elle serait forcément un monstre ? Ce n'est pas juste.... Et cette fois-ci elle ne laissera pas mourir quelqu'un sous ses yeux sous prétexte qu'il est différent....Et elle s'interpose entre les jeunes filles et Ren en hurlant bras écartés :
« Si vous voulez lui faire du mal, vous devrez me passer sur le corps ! »
Et c'est le moment que choisit l'akuma pour tenter de se libérer de ses papiers, jetant un coup de sa queue qui ébranle le couloir et effondre une part du sol.. Celle où se trouve Alyss qui s'effondre dans le vide avant que le noir ne s'empare d'elle....

OoO

Un murmure....
« Pardonne moi et merci de ton amitié Alysschou.... »
Un effleurement de sa joue... Et elle tente d'attraper sa main la retenir.. Mais elle n'est qu'évanescence.. Elle hurle son nom et se redresse, reconnaissant les murs de l'infirmerie de Cheltenham, appelant Ren....
Mais n'a pour réponse qu'une douce voix :
« Elle n'est plus...
La voix de Cassandra. Son assassin avec cet étrange pistolet.. Les larmes s'emparent de ses yeux et elle se rue sur la jeune fille avec l'intention de la frapper, lui faire payer.. Mais en un rien de temps ses poignets son attrapés et elle est immobilisée. Elle ne peut alors que gémir contre elle :
« Pourquoi ? Pourquoi ? C'était ma première amie.... Elle n'avait rien fait de mal....
-Elle avait tué des gens, Alyss.... Elle t'aurait tué aussi.... Contre elle-même, mais elle l'aurait fait....Et elle était morte depuis longtemps....
-C'EST FAUX ! FAUX ! Hurle t'elle les yeux écarquillés. ELLE ETAIT VIVANTE ! ELLE  N'AURAIT JAMAIS FAIT DE MAL A QUI QUE CE SOIT ! ELLE N ETAIT PAS COMME CA ! ET TU L AS TUE !
Et subitement elle est attirée contre l'Exorciste qui murmure doucement l'histoire des akumas. Et Alyss se débat, essaye d'échapper et aux mots et à l'étreinte.... Puis la jeune Exorciste relie le début du cauchemar à l'attitude de la jeune fille, à son arrivée et l'évidence frappe la jeune fille.. De force, mais ce n'est pas pour autant qu'elle refuse de lui retirer son amitié.. Même si  elle apprend que « Ren » n'a jamais existé en tant que telle.. Qu'elle s'est attachée à la personnalité de l'akuma pas à la vraie Ren....Puis petit à petit la haine se retire envers les jeunes filles.. Elle n'ont fait que leur travail.... Et leur amitié, elle reste sincère.. Et se double d'une dette qu'elle a à présent envers elles pour elle.. Qu'elle se jure de payer.... Alors qu'à présent elles doivent reprendre leur route, mais non sans chuchoter à la jeune fille leurs vrais noms.. Qu'elle grave dans son cœur en se jurant  d'un jour payer sa dette.....

Chapitre 6 : Noir comme son âme

« Et toi, Alyss, tu as un fiancé ?
La jeune fille sursaute à la question émanant de l'une de ses amies. Deux ans de tranquillité se sont écoulés entre les retours à l'école et au manoir avec Julian et la jeune fille. Étrangement, les amies qu'elle s'était fait grâce à Ren ne sont pas évanouies, au contraire.. Elles sont restées et sont devenu des liens tenaces.. Quant au village.. Elle a demandé à Julian de faire en sorte de faire des gestes envers eux, comme par exemple donner de la nourriture en plus....Elle espère qu'ainsi ils pourront tout doucement combler la distance entre eux et que les rumeurs se tariront puisque faire cela pour éviter les révolutions ne sert plus à rien....
Mais la question la surprend.. Elle n'a pour ainsi dire jamais été fiancée... Oh bien sûr, elle connaît le terme, l'a croisé plus d'une fois dans ses lectures mais.. Il ne renvoie à rien de réel dans sa vie.. Aussi regarde t-elle surprise ses amies, toutes rassemblées dans la bibliothèque à ses côtés et évoquant leurs fiancés, certaines le décrivant avec des termes enamourés, d'autres avec indifférence.
Aussi ne sait-elle quoi dire et reste surprise à cette question.... Et s'exclame t-elle avec un sourire :
« Non, jamais...
-Alors tu as déjà été amoureuse, peut être ? Reprend la même camarade de classe avec un doux sourire.
Amoureuse ? Cela n'a pas plus d'échos en elle... Elle les regarde médusée. Certes elle a déjà lu des histoires d'amour mais elle n'a jamais ressenti de telles choses.. Jamais vu de personnes pour qui elle s'était senti directement attirée... A part Juli, mais Juli, ce n'est pas un coup de foudre.... C'est quelqu'un qu'elle a appris à apprécier tout du long.... Et puis, c'est de l'amitié.. Une très forte amitié... Et le jour où elle avait été troublée dans ses bras, et ce qu'elle avait vu de sa beauté.. Ce n'est rien.. Juste le passage de l'aveuglement enfantin à la raison de jeune fille....Enfin? Non..... Bon d'accord ce trouble ne l'a jamais quitté à chaque fois qu'il la touche maintenant qu'elle l'a réalisé et qu'elle adore cela de le sentir contre elle, mais de là à ce que ce soit de l'amour....Non ? Et d'ailleurs.. Elle devrait peut être le demander..... Alors elle se tourne vers ses amies et s'exclame :
« Pour vous.. Vous sentir bien dans les bras de quelqu'un qui ne vous soit pas lié par le sang, que trouvez très joli....
-Et qui vous manque, aussi ? Rajoute une de ses amies.
Et elle sursaute à ses paroles.. Parce que c'est vrai que depuis qu'elle étudie à Cheltenham, et encore plus à présent qu'il est la seule personne qui lui reste, qu'il lui a toujours beaucoup manqué... Mais ça ne peut pas être de l'amour.... Si ? Si ? Alors elle les regarde stupéfaite. Et ses camarades de reprendre, l'une d'entre elle particulièrement étonnée :
« Alors ce Julian dont tu nous parles tout le temps, n'est pas ton fiancé ?
-On pourrait alors le courtiser ? Vu comme il a l'air génial, vu ce que tu nous en dit toujours....
Le courtiser... L'imaginer avec une autre fille.. Lui sourire, le voir tenir son bras.... L'image s'immisce en son esprit.. Et elles est horrible, horrible.. C'est son Juli, son Juli à elle... Elle ne veut pas, non elle ne veut pas le partager.....Il est à elle.... Aussi son visage se crispe et elle s'exclame :
« Non....Non.. JULIAN EST A MOI ! »
Avant que ses yeux ne s'écarquillent.... Comment.. Comment peut-elle dire cela ? C'est injuste.. Julian ne lui appartient pas... Et puis d'abord.... Il a tout à fait le droit d'être heureux avec quelqu'un d'autre.. C'est peut être déjà le cas..... Et cette pensée serre son cœur.. Et la fait fuir la bibliothèque en courant, des questions plein la tête.... Pourquoi éprouve t-elle ce dégoût de le voir avec d'autres et si ce n'est pas une pensée égoïste.....

OoO

Assise, devant la fenêtre, elle contemple le paysage en contrebas. Songeuse.. Elle a fini son avant dernière année à Cheltenham et est retournée dans son manoir. Et contemple à présent le jardin en contrebas, songeuse.. Essayant d'imaginer la future épouse de Julian.. Surtout qu'il est en âge et qu'il est très beau.. Sans compter que par testament, on leur a légué à tous les deux le manoir et les terres, il est riche et un beau parti....Elle essaie de l'imaginer. Mais à nouveau la rage la saisit.. Elle ne veut pas.. Elle ne veut pas et c'est ridicule. Très ridicule....
« Un problème, Alyss  ?
La voix de Julian... Elle tressaille subitement et tourne son attention vers lui en rougissant pris sur le fait. Et rencontre son sourire bienveillant habituel.. Ce petit sourire adorable qui illumine son visage.. Et l'espace d'un instant, elle l'imagine le donner à une étrangère.. Une femme qui ne sait rien d'eux... Et pour qui il l'abandonnerait..... Et elle tremble, tremble à cette idée... Et lui tend gentiment sa main pou effleurer sa joue en murmurant :
«Qu'est ce qui ne va pas Alyss ? Tu es étrange depuis que tu es revenue d'Angleterre...Tu sais que tu peux tout me dire....
Sa voix adorable... Sa voix est juste comme d'habitude, adorable... Mais elle ne veut pas la partager avec une autre.. Elle ne veut pas que sa voix prenne ses accents pour quelqu'un d'autre.... Elle ne veut pas. Elle n'est qu'un monstre, qu'un monstre.. Et les larmes montent à ses yeux alors qu'elle murmure :
« Pardonne moi Juli.... Je ne suis qu'un....monstre....
-FAUX ! Complètement faux ! Si tu n'étais qu'un monstre, je ne serai pas aussi attaché à toi, Alyss....
Encore cette voix douce, trop douce.. Elle ne la mérite pas, elle ne la mérite pas... Elle n'arrive pas à s'empêcher d'être jalouse, elle n'arrive pas non plus à ne pas rougir et apprécier sa caresse.. Que lui arrive t-il ? Pourrait-elle être....amoureuse ? Non ce n'est pas.... Pourtant.. Ça ressemble à ce que décrivent ses amies.. Et ce qu'elle éprouve... Alors... Mais... Et elle n'a pas le droit... Pas le droit ni de l'aimer ni de le retenir... Elle n'est qu'un monstre..... Que dirait les autres s'il la voyait liée à lui ? Ils diraient qu'il était un monstre aussi.. Elle n'a pas le droit, et encore moins vu combien elle est égoïste....Elle n'a pas le droit, non pas le droit et les larmes jaillissent de ses yeux et elle prend la fuite, sans se retourner, vite très vite, malgré la poursuite de Julian, voulant l'aider..
Elle ne le mérite pas.

OoO

Vêtue de ses plus beaux atours pour fêter la fin de l'année qui marque sa dernière année à Cheltenham. Dans la salle de bal luxueuse de l'école. Entourée de musiques et de couples qui évoluent sur une piste de danse.. Ses amies au bras de leurs fiancés et amoureux. Et elle seule, seule dans la pièce assise là. Personne ne l'invitera comme à chaque fois... Et comme toujours elle s'en moquera. Les autres ne l'ont jamais intéressé... Les rares hommes qui l'ont approché, après tout, ne lui ont toujours semblé voir que les jeunes filles comme des poupées ou des sources des revenus possibles.. Elle, elle n'a jamais vu que Julian.. Julian et son sourire.. Julian et sa douceur.. Julian.. Un triste sourire se dessine sur ses lèvres.. Il est loin, Julian.... Il est en Hongrie, Julian... Et elle l'imagine, l'espace d'un instant, vêtu de beaux atours à son tour, la faisant danser elle, parmi les autres, elle, rien qu'elle....Mais ça n'arrivera pas et elle ne peut pas  lui demander cela. Si elle l'aime, et elle l'aime, elle doit le laisser libre.... Elle crispe la main contre son cœur.. A se l'arracher.. Ce soir elle est seule.. Elle a appris de sa cousine que son meilleur ami ne pourra pas venir, retenu par des affaires pressantes...Alors elle est seule, assise à regarder le paysage alentour, bien seule, bien triste... Attendant la fin  de cette triste fête....

Tout ça, à cause de ses maudits yeux.... Ses mains qui changent en fumée.. Si elle n'avait pas eu ses éléments.. Peut être que le monde l'aurait accepté... Peut être, oui peut être.... M'enfin.. Avait-elle vraiment envie de faire partie d'un monde qui rejette les autres de la sorte ? M'enfin, la question ne se posait pas.. Selon sa naissance, elle était comtesse, donc condamnée à jouer un rôle dans ce monde....C'était ainsi.. Elle eut un triste soupir. Et puis c'était injuste de penser à cela... Avec des efforts, on pouvait sûrement changer le monde.... Sûrement.. M'enfin, elle avait beau faire des efforts, ça ne marchait pas tant que cela.... Cela n'avait marché que grâce à Ren....Avant qu'elle ne secoue la tête. C'est faux....Il n'y a qu'à voir avec le village.... Ils n'ont pas essayé de les tuer depuis trois ans.... Alors voilà, oui, il y a un espoir....Voilà à quoi elle doit se raccrocher...
Mais c'est maigre et elle se sent seule, ses amies étant trop occupées à danser avec leurs fiancés pour lui tenir compagnie et trop heureuses... Ou occupées à discuter plus loin entre elles....Peut être y a t-il moyen de quitter la fête avant sa fin.... De toute manière personne ne la remarquera et ce sera tant mieux.. Elle n'a aura pas à affronter les regards plein d'horreur et de mépris des gens....
C'est mieux ainsi.. Le bonheur n'est pas pour les personnes comme elle....


Subitement, une clameur retentit dans la pièce. Une exclamation d'étonnement mais aussi d'admiration. Elle n'y prête pas attention. Ça ne la concerne pas. Encore une personne qui la jugera... Elle n'en a pas besoin... En plus, maintenant, elle va devoir attendre que cette personne ait fini son périple dans la foule jusqu'à la personne qui l'attendrait pour pouvoir sortir discrètement.... Alors voilà.... Cette personne est plus une épine qu'une aide.. Lui donne très peu envie de la regarder.. De toute manière ses yeux rouges lui feront peur.....Alors voilà....alors elle regarde ses genoux, assise sans faire attention aux conventions sur le rebord de la fenêtre en sa place chérie depuis toujours lors des bals.. Et subitement paraît dans son champ de vision une main.. Suivie d'une voix....
« M’accorderiez vous une danse, Mademoiselle ? »
Mais.. C'est impossible.. Cette voix ne peut pas être là.. Il ne peut pas être en Angleterre.. Il est en Hongrie....Il est chez eux.. Il n'est pas.. Et son cœur s’accélère, s'emplit d'un espoir fou.. Qui craint d'être trahi, si elle lève les yeux... Et doucement, elle sent une main gantée relever son menton pour rencontrer le doux regard de Julian qui lui sourit de sa bienveillance habituelle Et subitement le rêve s'incarne, devient réel tangible.. Et ses yeux s'emparent de lumières de joie en reflet liquides avant qu'elle ne lui saute au cou, en oubliant toute convenance et qu'il la fait tournoyer comme une princesse. SA  princesse. Qu'importe le regard des autres. Il est là. Il est là. Il est venu. Pour elle.
Dans ses bras elle sourit et s'exclame :
« Toutes les danses que tu veux.... !
Pour s'attirer un sourire de Julian qui murmure malicieusement :
-Je risque de t'en demander beaucoup....
-M'en moque ! S'exclame t-elle en se blottissant avec un bonheur coupable dans ses bras. Bonheur qui augmente encore quand elle le sent la serrer contre lui.

Avant qu'il ne l'entraîne parmi les autres danseurs, la faisant tournoyer et vibrer son coeur de bonheur et de lumière. Son Julian. Son Julian. Là. En train de la faire danser comme si elle était unique. Comme si elle avait de l'importance.... Mais elle n'a pas le droit.. Non, n'a pas le droit.... Et remarque au milieu de sa danse les regards noirs des gens. Elle devine leurs pensées. Que fait un aussi beau jeune homme avec une jeune fille pareille ? Elle devine les regardes des autres.... Elle réalise qu'elle lui fait du tort... Qu'elle est en train de lui attirer le malheur.. Comme  elle a attiré le malheur sur sa famille.. Le feu et les corps reviennent danser dans sa mémoire. Et elle tressaille et s'échappe, fuyant. Fuyant Julian et le bal. S'arrachant le cœur au passage à l'idée de se séparer de lui... Mais cela vaut mieux. Elle court, court, comme Cendrillon fuyant le bal. Elle court, les larmes brouillant le monde. Elle doit le perdre si elle veut qu'il soit heureux... Et elle, qui la rendra heureuse ? Personne, car un cœur égoïste comme le sien, ne le mérite pas.... Elle n'a pas le droit, pas le droit.. Pourtant son cœur en tremble de douleur en elle.... Elle n'a donc pas le droit au bonheur.. Le droit à rien... Alors...

Et subitement elle sent qu'on lui attrape le bras. Surprise, elle tourne le regarde vers ce bras, offrant un regard plein de larmes à.... Julian qui l'a suivi. Et la regarde médusé. Et essoufflé. Des questions plein le regard. Et elle se sent subitement trembler sous son regard, sent revenir ses larmes.. Il la regarde encore gentiment, encore tendrement... Faisant frémir son cœur alors qu'elle ne le mérite pas... Et c'est trop pour elle.. Elle hurle en pleurant :
« LAISSE MOI JULIAN ! TU NE VOIS DONC PAS ? A CAUSE DE MOI TU VAS TOUT PERDRE ! JE VAIS ETRE TA PERTE ! A CAUSE DE MOI TU NE POURRAS JAMAIS ETRE HEUREUX ! LES AUTRES TE REJETERONT TOUJOURS SI TU ES AVEC MOI ! NE T ECOMBRE PLUS DE MOI ! JE NE TE MERITE PAS ! JE SUIS EGOISTE ! CAR JE TE TATTACHE A MOI ALORS QUE TU POURRAIS ETRE HEUREUX SANS MOI, MOI ET MES ODIEUX YEUX ROUGES ET MES MAINS, MOI ET.....
Subitement... Deux bras se referment sur elle et l'enlacent fortement. La surprenant et arrêtant le flot de mots. La faisant tressaillir. Faisant battre son cœur plus fort encore, faisant écarquiller ses yeux et murmurer son nom, surprise. Que.. Pourquoi.. Et cette étreinte. N'a rien à voir avec celles qu'elle connaît. Elle est possessive.... et passionnée. Forte, très forte. Comme l'est subitement la voix de Julian.
« Je les aimes, tes yeux rouges. Je les aimes tes mains. Je l'aime, ta fumée. Je t'aime, toi. Tu ne peux pas être ma perte. Tu es mon salut. Tu es celle qui me sourit quand je ne vais pas bien. Tu es celle qui m'apporte ma lumière quotidienne. Quand tu n'es pas là, je déprime, seul, en Hongrie. Tu ne m'attaches pas à moi, car je m'attache à toi. Volontairement. Et je me moque de ce que les gens peuvent penser de moi parce que la personne que j'aime, que j'ai toujours aimé, c'est toi. Ils peuvent bien me rejeter... Je n'en ai rien à faire. J'ai déjà été rejeté par ce monde et cela m'a permis de te rencontrer, TOI. Alors ils peuvent me rejeter tant qu'ils veulent, tant que je t'ai TOI, je m'en moque....
Elle tremble de plus belle à ses mots.. Veut-il dire.. Veut-il dire... Non, c'est e l'amour fraternel, sûrement.. Il se trompe.. Il se trompe sûrement... Alors elle murmure, blessée :
-Tu m''aimes comme une sœur....
Et subitement elle sent impérieuse, la main de Julian relever son menton. Puis ses lèvres rencontrer les siennes.
Lui offrant la réponse qu'elle voulait.

OoO

Un dernier baiser sur ses lèvres.
« Je reviens dans la journée.... Une affaire urgente à régler au village....
Et elle lui sourit et lui saute dans les bras. Elle est à moitié nue mais qu'importe... Ils sont fiancés.. Du moins pas encore. Mais elle a l'intention de le demander en mariage., Julian étant décidément trop timide pour la demander lui même.. Et puis.. C'est un sublime moyen d'ennuyer les conventions et faire parler son féminisme... Et en plus, elle aime son visage rougir et aime ses petites attentions.. Et comme de juste la couverture vient entourer ses épaules alors qu'il rougit.
« Couvre toi.. Tu vas attraper froid....
Et elle de lui sourire et s'exclame en toute honnêteté :
-En dormant avec toi, jamais....
Ce qui n'arrange pas le teint de Julian et la fait sourire en l'embrassant.
C'est si simple. Si simple... Si simple... Les mois s'écoulent et se parent d'ambre depuis Cheltenham... Ça fait neuf mois, déjà....Neuf mois que sa main prend la sienne.. Neuf mois que ses lèvres sont à lui.. Neuf mois qu'il la courtise, la couvre d'attentions, de sourires et d'amour. Neuf mois et elle rêve que ce temps s'étende et dure pour toujours. Que ce lien entre eux devienne éternel et pour tous. Elle rêve de parader à son bras comme son épouse. Regarder les autres en se présentant comme son épouse Elle rêve, oui rêve de tout cela. Et elle rêve encore alors qu'il s'éloigne. Elle rêve encore alors qu'elle tournoie, heureuse dans les couloirs, son livre favori entre les mains. La reine rouge est heureuse et amoureuse. Et elle rentre dans sa chambre qu'elle ne côtoie plus depuis un moment. Et là tout doucement, cachée... Luit la robe qu'elle a commencé à faire travailler, profitant des absences de Julian. Immaculée, blanche, longue, serrée à la taille, brodée de dentelles dorée sur le buste et autour de sa taille de motifs végétaux. Un léger voile qui sera retenu par une couronne de fleurs dorées. Le dessin lui tend les bras. Elle n'a pas encore été trouver une couturière pour. Cela viendra. Il faut juste qu'elle le demande en mariage.

Et elle sourit, tout doucement. Lui plaira t-elle ? Et d'ailleurs acceptera t-il qu'elle devienne sa femme ? Voudra t-il d'elle ? Elle tremble subitement.. Il pourrait dire non, après tout.....Après tout, il y a un monde entre aimer une jeune fille comme elle et l'épouser.... Avant qu'elle ne secoue la tête. Non, Julian n'est pas comme ça.. C'est un garçon sérieux, trop sérieux, elle le sait depuis toujours....
C'est bien pour ça qu'il rougit trop alors qu'ils ne font que s'aimer.....Quel mal y a t-il à être heureux ? Et ce même en dehors des liens du mariage ? Et il n'est pas non plus totalement sérieux pour céder au rejet de toute convention.... Alors il ne sera que trop heureux de « réguler la situation » comme il le dirait....
Elle a un pouffement légèrement attendri amenant sa main devant ses lèvres. C'est bien son Julian....
Et d'ailleurs quels mots devrait-elle employer... ? Elle ne sait.. Il serait peut être temps d'y réfléchir....
Et elle se plante devant son miroir perplexe. La méthode directe ? Um, n'a rien de romantique et c'est très laid La méthode subtile ? Si c'est trop subtil, il se pourrait que Julian n'y comprenne rien... Comme tout le monde. La méthode à l'ancienne ? Se mettre à genoux... Euh.. Légèrement dépassé non ? Très très romantique....Mais surtout très conventionnel... Autour d'une tasse de thé ? Trop banal enfin.... Bon l'avantage et qu'elle ne sera pas distraite par le bon goût du thé et des gâteaux puisque elle ne le perçoit pas, hahaha.... Sur la place du village... ? Non. Impossible. Cela réveillerait trop de mauvais souvenirs.  En Angleterre... ? Ils ne vont pas retourner en Angleterre, pour enfin ! Dans l'escalier où elle l'a vu pour la première fois. ? Mais elle n'a que des idées étranges, ma parole.. Et en plus sous le choc, son futur époux était capable de tomber.... D'autres étaient après tout morts pour bien moins que ça.. Certains même alors qu'ils sortaient de l'autel.. M'enin, c'était bien le moment de se rappeler de ce roman, là.... Dans une carriole en se baladant sur leurs terres, en souvenir du jour où elle avait commencé à réaliser son trouble ? Bon, on dirait que son esprit ne rime à rien....Dans un champs de fleur ? Très joli..... Mais euh...Où ?  Et le jardin, ça comptait comme ? Allez, on dira que oui.
Mais ça ne lui donne pas la manière de le faire enfin >< ! Et elle s'agace, grande fille de dix huit ans contre un esprit fantasque et décoré, avide de la fantaisie d'un monde qui n'existe pas, qu'elle tient enfermé entre les pages d'un livre de certain Caroll. Elle s'agace de la fantaisie d'une douce folie comme les pages contre son cœur en referme, donnant peut être plus loin, qui sait naissance à un autre monde empli de cette œuvre....

Elle cherche, elle rêve, elle se perd, elle s'endort.. Puis elle lit, elle rit, joue à l'orgue l'air nuptial. Occupe les heures qui la sépare de son bien aimé. Finit par renoncer à trouver les mots. Ils lui viendront quand elle le verra. Elle l’emmènera dans leur jardin et puis à cet instant, on verra bien.... Plus simple, tout est plus simple... Et elle rit, s'amuse, sort dans le jardin, ses pas dansant.. Elle va l'attendre dehors, dans le jardin.. Elle laisse l'air frais du soir l'entourer, lui faire une cape... Le supplie de rester avec elle au moment opportun pour venir soulever les larmes éventuelles, agiter leurs cheveux.. rendre la scène parfaitement romantique et mignonne....
Et puis un pas se fait entendre sur sa droite, alors toute sourire elle se tourne vers les pas et s'exclame, lui ouvrant les bras :
« Bienvenue à la maison, Julian  !
Pour voir Julian s'effondrer dans ses bras. Alors elle tressaille, surprise, murmurant son nom. Il doit être épuisé, il a du avoir une dure journée.. Elle caresse ses cheveux et murmure :
« Ne t'en fais pas, tu es à la maison tu vas te reposer....
Et subitemment elle remarque une étrange odeur... De la fumée plus forte. Puis un rire, un rire fou.
« J AI TUE LE SORCIER ! J AI TUE LE SORCIER ! »
Son sang se glace. Le sorcier.. Mais non, Julian est vivant dans ses bras.. N'est ce pas ? Elle l'écarte de contre elle pour voir son visage.. Et remarque une immense tache rouge perçant ses vêtements et venant maculer les siens.. Rouge.. Comme ses yeux. Comme ce feu qui a pris sa mère.. Qui va lui prendre son Julian.. Mais non c'est impossible, il ne peut pas.. On ne peut pas.. Elle n'avait que lui.. On ne peut pas lui pendre son bonheur de la sorte.. Ce n'est pas juste.. Il n'est pas mort.. Il va se relever.. Ce n'est qu'un trucage.....Qu'une mauvaise blague....Elle l'appelle,elle l'appelle, le supplie d'ouvrir les yeux, que la plaisanterie est mauvaise.... Mais....

Et subitement proche, la voix de cet homme reprend aussi folle :
« Et la sorcière.. Celle que le sorcier protège depuis trois ans.. Trois ans qu'on veut te faire la peau.. On dirait que l'on pourra enfin....Bonsoir ma jolie....
Trois ans.. Trois ans qu'on...Alors... Cet espoir en lequel, elle n'avait jamais fait que croire.... Alors pendant tout ce temps.. Julian l'avait protégé.... Et elle, elle qui n'avait voulu que la paix et l'entraide..... Avait été rejetée, et jugée malgré tout ? On l'avait rejeté à ce point, et on l'avait pris pour une sorcière.. On avait fait ça.. Et on lui avait pris son bien aimé.... ? Alors.. Pourquoi croire en un mode parfait ? Pourquoi croire en un monde qui pouvait s'amender si on rejetait tous les efforts.. Pourquoi s'est-elle battu jusqu'ici ? Est ce que cela a un sens ? Elle n'a rien fait de mal, elle n'a rien fait de mal. Jamais.. Et pourtant.. Pourtant...
Alors peut être.. Si ce monde n'est pas capable de l'accepter.. Lui donner le visage qu'ils veulent.C'est peut être ça, la solution, hahahahahahahah... Oui c'est peut être ça.. Un sourire tordu vint éclairer ses lèvres alors qu'elle allonge doucement son fiancé au sol et se redresse faisant face au visage de l'homme qui recule effrayé face au sourire de l'enfant. Vois, vois.. Il tremble à présent, c'est ce qu'il voulait.... L'assassin, le voleur.....
Et lui revint doucement aux lèvres la chanson de la Reine de cœur alors qu'elle s'avance doucement, enfant tordue et brisée :
« La Reine de cœurs fit des tartes, par un beau jour d'été. Le valet de cœur lui vola ses tartes, les voilà envolées. »

Et lui recule encore, gémit la pitié.. La pitié ? C'est ridicule, pourquoi en aurait-elle ? Il lui a tout pris... Elle ne se sent pas enlever son gant. Ni saisir les herbes alentour.... Elle regarde la fumée fuir vers la tête de l'homme en face, l'enserrer... Regarde sa peau bleuir, s'en délecte, même... C'est si simple, si simple.. Faire payer toute cette souffrance accumulée. Le monstre.. Ce n'est pas elle, en fin de compte, le monstre, c'est ce monde, ce monde tout entier....Ce monde tout entier corrompu jusqu'à la racine... Il faut le détruire, l'annihiler....Pour le reconstruire, voilà la solution, la grande et sublime solution. Elle tord ses lèvres en un rire qui s'étend. Et regarde le village en contrebas rejetant d'un coup de pied dédaigneux le cadavre bleu à présent, mort par suffocation. Elle le regarde et sent ses lèvres se tordre.. Vous avez voulu une sorcière ? Et bien, me voilà...
Autour d'elle des formes jaillissent de la fumée. Quatre renards. Comme sa peluche d'enfance qu'elle tendait à Julian. Comme l'akuma qui partagea son sourire.
Son nom vient naturellement à ses lèvres.
« Ren. Tues les. »

Et elle rit, rit alors que les cris d'agonie et les appels à la pitié montent, elle rie encore alors que le monde se brouille et s'emplit de chaleur. Elle rie encore quand des bras l’enlacent et la récupère murmurant d'une voix tendre et gentille :
« Je t'ai trouvé, petite Fiddler... »
Elle rit encore quand les ténèbres l'enlacent.

OoO

La douleur la tord... C'est horrible, ça la tue.. La vengeance de ce monde ? Possible....Ça la transperce et la fait gémir. Un bruit, subitement. Une silhouette entre. Dia. C'est Dia. Sa nouvelle amie. Sa sœur, aussi.. Elle l'a de suite adoré, dès qu'elle s'est présentée, il y a deux jours. Apparemment elle doit veiller sur elle. Elle n'a pas compris, mais apparemment, cela doit venir.
Et la voix de la jeune akuma s'exclame :
« Maîtresse, nous allons avoir de la visite.... Un certain Von Rozenkreuz...
De la visite ? Dans son état.. Ce n'est pas raisonnable. Mais il faut jouer les hôtes.... Elle grimace et s'exclame :
« Alors il nous faut tout préparer pour la venue de notre hôte.... M'aideras tu, Dia ?
L'akuma lui répond doucement en retour :
-Il en sera fait selon votre volonté. »
Et l’appétit vorace s'apprêtant à détruire le monde sourit. Puis retourna dans ses affres de douleur qu'elle n'avait jamais mérité....



(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

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MessageSujet: Re: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Dim 27 Sep - 1:33

Fiche technique de ...Voracité de Noé
Le pouvoir d'Alyss est contenu dans ses mains principalement mais aussi dans tout son corps considéré comme l'hôte principal de ce à quoi elle commande, la fumée, source de pouvoir de cette incarnation de la Voracité de Noé. Il oblige tout objet inanimé à se changer en fumée qu'elle peut user à sa guise dès le toucher à main nues de l'objet, que ce soit voulu ou non. Il ne blesse pas au sens de percer la peau et faire saigner pour les êtres vivants ni même est capable de changer ceux ci en fumée, mis à part elle-même considérée comme l'hôte de la fumée et donc un objet inanimé presque en intégrité (son pouvoir ayant un simple prix à payer qui consiste à faire suffoquer ses mains, pour lui rappeler que malgré tout, la fumée sait qu'elle est animée). Son pouvoir blesse en le sens que touché 4 fois ou longuement, la fumée s'insinue dans le membre touché, le faisant ainsi suffoquer et le privant d'oxygène et d'air jusqu'à ce qu'il devienne inutilisable à jamais.Ou elle peut vous faire suffoquer directement ou user de comparses dont la morsure ou la piqûre aura le même effet que son toucher. Ou posséder quelqu'un un temps pour vous blesser avec sa fumée.Son pouvoir ne connaît pas la limite de vêtements et les traverse sans difficulté. Elle peut aussi user de la fumée alentour plutôt qu'en créer comme elle est contrainte de le faire en touchant des objets si elle veut pouvoir attaquer.
Mais ce pouvoir lui nuit aussi....


A t t a q u e s
Black Escape : Il suffit que la jeune fille se touche le front à mains nues pour se changer en fumée et s'enfuir assez loin pour échapper au combat mais guère trop loin non plus du lieu de combat. C'est une attaque qui demande beaucoup de maîtrise car une seconde de  trop et elle devient fumée à jamais et est très épuisante. Après son usage elle s'écroulera épuisée en effet. (acquise au début)

Black Touch : Sous son toucher, les objets se changent en fumée et les membres suffoquent. Pas éternellement, cependant. La suffocation dure sous Black Touch le temps que dure le contact entre les deux épidermes puis quelques minutes après, si s'il s'agit d'un léger contact, genre caresse. Si elle maintient la main dessus, la douleur dura plus longtemps après et la peau pourra commencer à bleuir (si le contact dure une heure. ) Cependant à ce stade là, si elle la retire, en l'espace de quelques jours, les marques bleues s'effaceront. Cependant si elle garde en continu sa main pendant environ deux heures la peau gardera à jamais ses marques bleues et si le contact dure trop longtemps (comptez environ quatre heures ), vous pourrez être paralysé. (acquise au début)


Black Cage : Une sorte d'étau de fumée, de cage se forme autour de la tête de son ennemi le faisant suffoquer jusqu'à la mort. (acquise au début)

Black Foxes : La jeune fille peut invoquer jusqu'à quatre créatures à qui elle peut donner la forme  qu'elle souhaite mais leur faisant en général prendre la forme de renards en fumée et dont les morsures paralysent temporairement les membres d'un individu. (acquise au début )


Black Rose :La fumée prend la forme de tiges de roses couvertes d'épines qui se ruent sur l'ennemi pour le piquer. A la première piqûre de rose apparaît un dessin de bouton de rose sur la peau sans aucune autre nuisance. A la seconde, la rose s'entrouvre et l'ennemi éprouver quelques difficultés à mouvoir le membre touché, comme si il pesait des tonnes ou était trop lent, effets durant quelques minutes. A la troisième, la rose s'ouvre et le membre suffoque rendant presque impossible l'usage du membre pendant plus longtemps (comptez à peu près un quart d'heure)  et à la quatrième, le dessin  de rose se fane et le membre devient inutilisable pendant ce quart d'heure.

Black Shield : Les épines de Black Rose se replient sur la jeune fille ou des gens qu'elle veut protéger créant une sorte de dôme qui ne laisse rien passer. Mais à chaque fois qu'elle fait cela, la jeune fille est piquée par les roses et la fumée en elle la considérant comme son hôte temporaire et donc un objet inanimé, cela a pour conséquence qu'à chaque piqûre elle devient de plus en plus translucide se changeant en fumée au lieu de se voir suffoquer.

Black Poison : La jeune fille peut changer en fumée des plantes toxiques qui deviennent dangereuses alors et peuvent tuer.

Black Message : La jeune fille peut envoyer sous forme d'oiseau de fumée un message ayant sa voix.

Black Sky : Permet de former un écran de fumée pour se dissimuler, cacher une personne ou un acte.

Black Sleep : La jeune fille peut changer en fumée des plantes connues pour leurs vertus soporifiques et ainsi endormir ses ennemis.


Black Possession : Se répand dans le corps par un baiser sur son front sous son commandement  que ce soit d'elle-même ou d'un de ses familiers. Il s'agit de particules de fumée qui agissent comme des parasites dans le corps d'un individu. Elles y causent tout doucement des dégâts, privant d'air sans pour autant asphyxier les membres de sorte que les dégâts ne semblent pas visibles dans un premier temps. Les particules de fumée détruisent doucement de l'intérieur le corps du contaminé et servent aussi de moyen d'espionnage, les particules étant reliées à leur détentrice qui peut alors voir par les yeux de sa victime. Plus le temps passe, plus les dégâts deviennent visibles et peuvent resurgir lors des batailles avec des membres devenant impossibles à bouger sans qu'on sache pourquoi. Ou échappant au contrôle de soi même et suivant les ordres à distance de la jeune Noé.

Black Spear : La jeune fille peut invoquer jusqu'à quatre lances de fumée pour se défendre au corps à corps ou celles-ci peuvent attaquer sur impulsion de la jeune fille sans être lancées à la main. Leur contact agit comme celui de Black Rose.

Black Flames : La jeune fille peut changer en fumée une cigarette qu'elle vient d'allumer. Celle-ci conserve les flammes nées et devient une flèche incendiaire après une brève explosion.

Black Ego :  La jeune fille peut créer des clones d'elle-même en fumée et dont le toucher nuit tout autant.

Black Swan Song : Attaque ultime de la jeune fille qui la tuera en cas d'usage. La jeune fille pour se faire doit se toucher une part d'elle-même jusqu'à se changer entièrement en fumée, se livrant à celle-ci entièrement. Mais lorsque la fumée avec le temps et l'air se dissoudra, sa vie en même temps avec le fera. Elle devient sous cette attaque insaisissable et un simple frôlement provoquera la règle des quatre touchers. Après usage, aucun retour possible. Elle restera fumée à jamais puis se dissipera.


C o n t r a i n t e s
Le pouvoir de la jeune fille est soumis à plusieurs contraintes et impose quelques effets secondaires perturbants :

-A cause de la fumée qui vit en elle, l'odorat et le goût de la jeune fille sont complètement altérés. Tout pour elle sentira toujours la fumée. Elle ne peut donc percevoir le poison,ni une substance soporifique.

-Elle subit aussi les effets de son pouvoir : plus elle l'use, plus ses mains bleuissent, signe que ses mains suffoquent, même si plus lentement que toute autre personne, et seul signe que la fumée ne la voit pas complètement comme un cadavre et un jour où l'autre elle perdra l'usage de ses mains et donc l'usage de son pouvoir. De plus tout objet touché à main nues, même si elle ne le voulait pas se changera en fumée et à chaque fois elle en paiera le prix comme si elle l'avait usé pour attaquer.

-Elle peut utiliser la fumée des incendies et celle que son contact crée mais s'il n'y a pas un signe de fumée, son pouvoir est inopérant pour influencer celle-ci et elle est donc contrainte de la créer et en payer le prix ce qui lui bleuit plus les mains qu'user de la fumée déjà existante.

-Ce que son pouvoir peut changer en fumée ne peut dépasser une hauteur de trois mètre de haut. Elle ne peut rien changer de liquide en fumée.

-Son pouvoir ne s'active que si la jeune fille touche un objet, raison pour laquelle, elle a toujours pléthore de jeux de cartes avec elle en cas où.
Son pouvoir ne s'active que seulement si ses mains sont en contact avec l'air.
Il est néanmoins inefficace sur des objets destinés à  empêcher le contact de ses mains avec l'air comme des gants, le seul vêtement qu'elle ne peut atteindre.



Certaines de ses attaques sont soumises à des limites plus précises et des problèmes :

Black Rose, Black Spear : la contrainte de quatre touchers.
Black Cage : La cage peut être dissipée d'un coup extérieur.
Black Escape : L'épuisera et une seconde trop en contact avec sa peau déclenchera une attaque ultime.
Black Foxes, Black Spear : Plus elle en invoquera, plus elle se fatiguera. Leur nombre est limitée à quatre.
Black Kiss : Une coupure sur la peau de sa victime laissera s'échapper la fumée si celle-ci a été infligée après la possession.
Black Flames : Si la jeune fille ne se débarrasse pas assez vite de la cigarette, elle peut prendre feu elle même en plus du fait que la flèche enflammée va en droite ligne toujours.
Black Poison, Black Sleep : Si ses attaques ne l'endormiront ni ne la tueront, elles auront tendance l'affaiblir sans qu'elle ne s'en rende compte avec ses sens brouillés.
Black Possession : Ce pouvoir doit d'abord s'adapter au corps de chaque victime. Il mettra donc plusieurs mois avant de commencer à faire effet et fera basculer sa cible dans un état de léthargie durant ce temps.Il ne peut être appliqué que sur deux cibles à la fois. Dès que ce pouvoir est activé les frontières entre les deux esprits auront tendance à se brouiller. Ce qui peut créer un léger effet de distraction qui peut être dangereux. Il lui ait toutefois possible de « baisser le volume » et l'avoir en arrière fond mais cela reste quand même déconcertant.Voire perturbant la nuit. Les particules en ses victime seront celles en moins pour son pouvoir. Ce qui pourra diminuer un peu sa force. Une coupure sur la peau de sa victime laissera s'échapper la fumée si celle-ci a été infligée après la possession.
De plus, plus la victime sera éloignée d'Alyss, plus Alyss devra se concentrer pour la contrôler. Ce qui sera de la concentration en moins là où se tient son corps physique.
Black Swan Song : La changera en fumée et la tuera.
Black Message :Plus la distance du destinataire est éloignée, plus elle s'épuisera. Au delà de 100 kilomètres, elle sombrera dans un coma de plusieurs jours après délivrance du message.

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MessageSujet: Re: Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ? Dim 27 Sep - 1:41

Fiche validéeBienvenue sur Lost Chapter !
Maintenant que tu es validée, je t'invite à aller recenser ton avatar dans ce sujet. Si tu souhaites l'ouverture d'un journal intime, tu peux venir le demander ici afin d'ouvrir tes fiches de liens ainsi que la chronologie et tout ce qui peut t'aider à faire en sorte que l'évolution de ton personnage se déroule du mieux possible. Et si tu souhaites un rp, tu peux venir faire une demande dans ce sujet pour avoir la réponse d'un autre membre, ou demander à administrateur pour avoir un rp spécial concocté par les membres du staff.
 
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Sweets dreams are made of this.. Or is it the nightmare that will eat you ?
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