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Dolores Carmen Yellan - " La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité."

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MessageSujet: Dolores Carmen Yellan - " La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité." Ven 4 Sep - 20:40

Dolores Carmen Yellan« Ne cherchez plus mon cœur; les bêtes l'ont mangé.
Mon cœur est un palais flétri par la cohue ;
On s'y soûle, on s'y tue, on s'y prend aux cheveux !»

Sexe : Enfant de Vénus, tu incarnes une féminité rêvée, enviée, convoitée. Il faut bien ce genre d’apparat pour combler ta beauté intérieure d'une laideur vomitive.
Âge : Les premiers cris de cette époque où le vice ne te touchait point, remontent à trente trois hivers.
Date de naissance : 12 Décembre.
Lieu de naissance : New York, USA
Occupation : Les seules habilités réelles que l'on te savoure sont ton minois délicat, une splendeur élégante de Dame, s'attirant les faveurs d'une gente masculine que tu exècres en secret. Tu les bernes tous, ces hommes et ces femmes aussi, jouant de ton statut. Les pouvoirs d'une maîtresse de grands influents conservent des avantages. Politiciens, juges, banquiers, rentiers ou petits nantis... Tu bouscules un à un leur petit monde doré vers une chute fracassante, se soldant par la mort implacable. Combien de malheureux as-tu endetté les poussant à acheter ton affection ou les embourbant l’œil vil dans le pari et les jeux. Combien de femmes vertueuses as-tu poussé à une autodestruction désespérée dans le constat de voir leur époux leur échapper pour ne plus revenir ? Tu possèdes cette force, à conduire le destin de tes proies, vers un avenir tragique garanti... Et amour, tragédie et mécanique, ne sont pas là des ingrédients que désire le Prince ? Ce bel allié te sortant d'une roture qui te dégoutte. Ô oui, tu infestes la haute société d'akumas comme la peste que tu es, et de cette action, en tire le faste, l’orgueil des mondanités, toujours, toujours plus... Combien de temps encore te faudra-t-il pour résister à cette folie des grandeurs jusqu'à ce qu'une démence avide t'en fasse ressentir les vertiges ? C'est un pari qui peut être intéressant à tenir ? Après tout, le jeu est bien la seule à te griser autant que l'alcool et les plaisirs de la chair.
Orientation sexuelle : Bisexuelle. Tu t'accommodes sans complexe au genre qui pourrait t'être favorable.
Alignement : En fleur démoniaque, tu fleuris, toujours plus belle, sous les carcasses de ces malchanceux tombés à tes pieds. Tu es mauvaise, car tes crimes te sont vertueux. Question d’intérêts égoïstes, ni plus ni moins. Bien que malfaisante, tu rechignes toujours la vue du sang empestant le fer des lames. Mais c'est dans ce liquide pourpre que tes racines s'abreuvent. Ex McGuee. Ex danseuse à la vertu légère. Tu pues la malveillance... Tout en sachant te conduire en société. Peut-être que la noblesse d'une fleur suffit à en faire oublier le parfum. 
Groupe : Arriviste vénale à la solde du Comte. Broker. Maîtresse des hommes des hautes sphères.
ft.  Miranda Barma de Pandora Hearts


P h y s i q u e
Assise sous les poiriers, ta silhouette se découpe dans une étrange peinture bucolique. Tableau imaginé par les inventifs, fixant avec attention l'élégance de ta mise sans te connaître réellement. Car s'il existe un décor qui te sied, celui-ci se matérialise davantage par une jungle de roses sanglantes ou des flammes infernales dansant en ailes de papillons. Tu intériorises ta laideur morale, avec tant de véhémence, que ce rejet se répercute sur ton aura. Malgré ton masque accorte, tu suintes trop le vice pour le glisser sous cape. Et les plus avisés d'esprit cernent facilement la supercherie. 

Une feuille d'automne tombe sur ta robe. Tu la balayes d'un revers de main gracile associé à une sérénité maîtrisée. La solennité de ces Dames partenaire des hauts fonctionnaires américains, c'est cela même que tu dégages. Avant que la farce ne retombe lorsque tu pénètres dans tes appartements. L'épiderme de ton visage se tord alors en une moue extatique, viciée, grimaçante, amusée que tu es de duper ces hommes que tu exècres tant. Cette vraie nature, peu la connaissent. On t'identifie avant tout, dans un certain milieu, comme une maîtresse de choix. Une beauté désirable jouissant de sa nouvelle liberté filiale, pour s'abandonner aux plaisirs d'une existence rêvée. 

Le buste d'une statue d'art romain, l'épiderme satiné, un corps encore désirable face à une vieillesse naissante, tes galants s'entendent à t'idéaliser au rang de muse. S'ils savaient seulement à quel point ta carcasse s'est retrouvée mutilée, pour te propulser dans cette mondanité. Des marques lézardes ton échine en de petites rayures brunes. Les souvenirs d'une mauvaise rencontre s'étant achevée dans la violence et ces supplications qui t'ont étouffé la voix, à une époque où le faste te semblais si inaccessible. Tes mains et tes pieds sont curieusement difformes si l'on s'en réfère à la norme. Une altération voulue puisque tu t'es tardivement déchaînée dans des arts – piano et danse – dans cette perceptive de te distinguer. Oui, toi l'ancienne roturière. Honteuse de ce statut que tu caches à tout prix par souci de dignité. 

Tu portes à ton visage le verre de cristal, savourant ton vin, paisiblement installée à l'ombre de ton arbre préféré. Ce joli minois d'un éclat trompeur. Tu es belle. Incontestablement. Avec le lagon de tes iris bleutés, tes joues saillantes, cette bouche grenat ressortant dans ce teint digne d'une précieuse Versaillaise... Un sublime faciès, beaucoup trop parfait pour être honnête. Ceux qui ont vraiment une beauté d'âme ne trouveront en toi aucune joliesse. Tant la vanité et ta mine de méduse s'imbriquent dans tes mimiques. 

Un rictus amer étire tes lèvres mutines, alors que le vent souffle sur tes cheveux purpurins. Quel taquin que fut le pinceau de ton créateur. Roux, rouge, rouille, variant à loisir selon la luminosité. Ta chevelure se prend aussi dans l'entrelacs de ta mascarade en étant à ce point instable dans ses coloris.

Un majordome accoure vers toi, s'époumonant, pour te prévenir d'une pluie préméditée par un ciel plombé. Tu le remercies de ta voix suave, rendue légèrement plus grave par les fumées du tabac. Un timbre baryton aux résonances carnassières. Là aussi, il est difficile de tricher sur les cordes vocales. Même si tu es plutôt bonne actrice.

Les mains jointes sur ton ventre, tes doigts comme des cierges blancs s’écussonnant sur le manche d'une ombrelle désormais inutile, tu te dépêches de rentrer prestement avant l’averse. De cette démarche un brin pompeuse suggérant ton arrivisme. Car comme tous parasites incrustés dans la cour impériale, tu souilles l'espace avec des songeries de grandeur qui ne te combleront jamais pleinement. Profitant d'amitiés arrangées, intéressées... Tant de mesquineries à développer dans d'autres écrits.


C a r a c t è r e
Ô Dolores, quel sublime tournesol tu fais. Dame héliotrope. Attirée par le soleil des autres. Tu as germé dans les débris de la vie. Engrais d'ordures, d'alcool fort et d'hémoglobine déversée les soirs de rixes. Les racines ont bu le vice jusqu'à s'en imprégner. Car aussi fatale et délicate que peut être ta beauté douloureuse, dans les larmes de ces hommes que tu désespères, ton âme la contraste d'une vulgarité immonde.

Carmen, ce deuxième patronyme te sied tant. Car tout comme la Carmencita fictive ton amour est nocif, léger, capricieux. Intéressé qui plus est. Les lianes de ton aorte cardiaque ne se nouent que fugacement, et lorsqu'elle le font, c'est le cou de tes galants qu'elles étranglent. Fleur de malheur ! Tu t'enivres de ce désarroi, parfum de mort, pot pourri de petites manipulations distrayantes.

Les hommes tu les exècres. Une petite haine puisant sa source dans un sexisme que tu grimes lors de mondanité entre ladies, en quolibets enjolivés de convenances, un lazzi aigre-doux. La force leur était trop accordée à ces messieurs dans ce milieu où tu as vu le jour. Et ils continuent de jouir de leur statut, possédant des droits que tu n'auras jamais. Voter, travailler dans les hauts milieux, la politique. Oui, tu les jalouses ces guerriers de Mars. A t'en disloquer les entrailles, même. Ah si la nature avait su paramétrer davantage les chromosomes. Tu les dominerais tous.

Arriviste, acharnée, des qualités de gente masculine qui t'auraient tellement propulsées plus vite quand ton ventre bavard se raccrochait au travail le plus ingrat. 

Mais les codes, tu as su les retourner en ta faveur. Jouant des faiblesses du genre que tu méprises. Enjôlant, rendant fou pour détruire, éparpiller le sang en confetti cerise. Dolores, n'est ce pas ce nom là qui incarnera plus tard l'emblématique Lolita. Cette gamine influençant elle aussi son amant dans la tuerie ?

Un a pourtant compté différemment des autres, écarté dans une sorte de marge émotionnelle, espace où les sensations se décuplaient. Ce cher Robert. Mais que pouvait-il vraiment t'apporter dans cet univers empestant bien trop le mauvais brandy et la poudre ? Ce milieu de cauchemar graffité de violence. Bonnie et Clyde s'aimerait prochainement dans cette clandestinité de vie, dangereusement. Pour quel sort ? Celui d'une dernière étreinte sous le dard des balles ?

Non, ton destin à toi se devait de briller. Tu aimes la richesse. En demande. Toujours plus. Toujours plus beau. Encore. Le faste. L'opulence. Le luxe... Avant de bouder l'objet de tes désirs, partant en traque d'un nouveau, bien plus précieux. Comme je te plains Dolores. Car c'est ce vice qui te condamne à la dépréciation permanente de ton existence. Jamais tu ne sera heureuse. Éternelle diva frustrée.  

Tu mourras seule d'ailleurs. Mais cela n'a-t-il jamais été ton souhait ? S'éteindre comme on souffle sur un cierge, dans un murmure. Brûler la vie, la consumer d'autodestruction, avant de flétrir. Dolores, joli tournesol aveuglé de feu.

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MessageSujet: Re: Dolores Carmen Yellan - " La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité." Mar 27 Oct - 11:26




H i s t o i r e
Si la misère n'est pas vice, elle est malgré tout héréditaire, et cette pauvreté, cette roture que tu exècres à t'en rider le front, tu t'en es imprégnée au point de ne plus supporter son contact. Comme si la satiété piteuse en avait atteint l'écœurement. Qui pourrait t'en plaindre Dolores ? Personne n'aime ces silhouettes creuses crèves-la-faim. Cette réaction n'est que le mécanisme normal d'une histoire que tu réfutes. Toi la jolie rose bourgeoise. Quelle réaction animerait le visage de tes amant s'il te savaient en réalité faible coquelicot, une banale fleur des champs ?

Ton passé n'est pas cette sombre emphase de romans bons aux lectures de gare. Du moins dans son premier chapitre que tu te figures. Un père un peu rustre, un ouvrier dans une usine qui tape la ferraille, à l'humour gras - il fallait bien cette répartie adipeuse pour vous réchauffer les soirs frisquets - mais un père aimant pour ses enfants. Une mère plus effacée une ombre de femme dévorée par son seul emploi de mère au foyer. Trois bouches à nourrir dont toi. L'unique fille, la grande et seconde maman presque de ces petits frères qui te suivaient dans l'âge. A croire que plus les guenilles étaient rapiécées et plus elles ne demandaient qu'a être portées encore par d'autres corps se succédant en générations. 

Tu la détestais cette vie là. Depuis que l'enfance t'avait laissé, lorsque tu étais devenue responsable des autres. Ceux de ton sang. Confrontée à ce rôle qu'elle t'imposait ta maternelle, de plus en plus exténuée d'enchaîner les couches. 

Quand des enfants savaient lire, tu déchiffrais les syllabes. Quand certains enfants s'évertuaient à assimiler fractions et algèbres, tu te limitais au calcul mental qui te permettrait de ne pas te faire arnaquer lors d'achats nécessaires à votre survie, les Yellan. Lorsque ces mêmes enfants s'amusaient en jeux, tu reprisais des habits, les froissais avant de te froisser avec ta génitrice. Amour conflictuel, amour parental. 

Tu ne comprenais que trop peu les raisons de ton second nom. Carmen. Et ce n'est qu'au crépuscule de ton adolescence que tu réalisas le corps de ce personnage aussi volage que tu l'étais. A courir les garçons. Leurs prunelles se heurtaient à tes des courbes amincies par le jeûne. Vous mangiez peu trop peu pour cinq. Vous vivotiez dans ce bas quartier de briques rouges sales de crasse. Ils te proposaient pour certains de jolis rubans, des coiffes rudimentaires. Ordinaires mais neuves. Un peu de nourriture aussi. Des chantages affectifs dans lesquels tu t'engouffrais volontaire pour ne pas sombrer. Ô ce que tu étais belle dans leurs présents. De simples effets de classe moyenne. Mais pour la première fois tu n'étais plus cette gamine au cheveux gras, vulgaire va-nue-pied, ignorée des passants. Pour la première fois, certains badauds s'arrêtaient dans la rue, le temps d'une courbette. Le visage que tous dédaignaient, avait trouvé place dans la cohue. Il l'appelait qu'à en suivre le mouvement. Car exister, c'est avant tout faire approuver son existence auprès des autres. Ce besoin de reconnaissance que chacun partage pour se lier, se grandir la confiance et se donner l'élan de continuer. Qu'il en serait grand le tien. Vertigineux. Une belle tour de Babel appelé à être foudroyée par le vice de ses propres obsessions. Mais comment pouvais tu la cerner cette folie des grandeurs à l'époque ? Tu rejoignais la foule, dansante, tourbillonnante, t'insérant dans les rangs pour y imposer une place. Libre. En quelque sorte. 

***


Une prison troquée pour une autre. Ton quotidien t'enfermais dans une nouvelle existence où tu déchantais. Un emploi dans un sordide établissement, une caricature lubrique d'une enseigne de Broadway empestant bien trop l'alcool et le tabac froid. Pour te retrouver dans ce Möbius infernal, des erreurs de vie s'étaient succédées : envie d'indépendance sans moyens, peur de devenir le sosie de cette femme t'ayant vu naître. Anorexique. Dépendante. Débordée. Ce reflet de ton futur, tu le jugulais à t'en pourrir les tripes. D'où naquit cette querelle impromptue un soir où tu te décidas à délaisser foyer et famille au profit d'une idéalisation d'avenir. 

Tu brillerais, le pensais tu. Ô pour sur tu brillais bien en paillettes. Le joli cygne blanc de Tchaïkovski n'était pas cette jeune ingénue mais un contraste scabreux que tu acceptais pour ne pas dépérir. 

Tu les exécrais ces hommes. Tous. Ce père venu jouer avant de retourner aux siens. Ce gandin pédant qui te renvoyait à ta propre ignorance. Ce mufle t'ayant octroyé une mandale pour prétexte d'un baiser rendu plus endolori par le whiskey. Tu les méprisais mais ne te le rendaient-ils pas au fond ? Toi de passage seulement un soir de leur vie. 

La détresse rend plus adhérente l'attache. Les sentiments sont à vifs qu'une fois écorchés. Un se distingua des autres visages. Vous réunissant dans une passion brûlante. Le feu s'était propagé semblable au tien. Vous veniez des mêmes profondeurs, de ces quartiers de bas fonds que les promeneurs esquivent. Flambée de sentiments, de paille, d'essence. L'embrasement fut rapide, brutal, instantané. Ce bon vieux Robert que tu ne pouvais pas exécrer. 

Osmose de blessures similaires, fusion des deux corps...

Tu acceptas de joindre ton nom au sien. Une cérémonie médiocre mais officielle, belle. Jusqu'au retour de tes désirs te consumant. Horribles démons. Plus criant, aux voix sonores, que de raison. Tu ne l'as jamais écouté d'ailleurs ? La conscience te rappelant à la réalité ? Bien trop assourdie de tes obsessions. Le faste, la richesse... Une superficialité hideuse. Que pouvais tu vraiment faire pour endiguer ces cris ? La peur de plafonner sempiternellement dans cette violence sans y trouver place en était écrasante. Ô Carmen ton amour était bohème. Le personnage de ton deuxième prénom se tissait à tes veines.

***

Le visage congestionné, la chair enflée dans une teinte rubiconde, des molaires éparpillées sur l'asphalte rayé de rouge. Qu'il était fringuant celui qui t'escortait, te couvrait de présents affectueux. Et ce pauvre Robert ayant découvert la supercherie. Véhément, bien trop expressif dans sa haine qui avait explosé avant que la déflagration de colère ne percute la  mâchoires du miséreux d'impacts brutaux. Par chance qu'ils ne firent pas mortels ces coups là. Autrement tu aurais eu du mal à lui sauver la mise. Car bien que tricheuse sur tes émotions, tu ne l'as jamais vraiment haït. Il n'était qu'une victime comme tant d'autres. Celle que tu supportais le moins du monde voir plonger dans la fange. Affection. C'est ce que tu éprouvais à son égard. Un ancrage marqué par le temps que vous avez passé à vous échouer mutuellement l'un contre l'autre dans ce dépotoir de routine. Un nid d'amour dans des noirceurs urbaines que tu ne supportais plus.

C'est dans cette tentative d'acquérir un peu de lumière que tu t'es rapproché de ce gandin. Un peu trop pour t'y brûler et regarder ta vie flamber avec le départ de Robert. Sept ans de prison ferme pour les violences perpétuées à la suite du traumatisme, des acharnements ni plus ni moins, escortés de son réseau douteux.  Une peine amoindrie par ta requête auprès des juges et ton silence sur certains de ses penchants pour la pègre.  Ah ha. Elle avait bon dos l'épouse McGuee qui rejeta ce nom qui n'était pas le sien d'origine quelques mois après.

Tu te dérobais au passé et à toutes ses traces pour te construire un avenir. Beau et luisant futur. Tu t'enivrais de ces songeries, pour mieux t'étouffer avec. Car après tout qui voudrait de ce ventre allant en grossissant ? De ces futures vergetures ? Ce corps en train de changer si immonde. Flasque, trop rond, habité. Colonisé par ce plus grand mystère qui mettait la vie en fonction. Cette future petite Christie-Ann que tu appréciais sans savoir comment placer ton amour et avec quel dosage. Ce lien maternel était sans doute dans l'instinct. Tu t'y efforçais d'y répondre. Mais ça sonnait creux dans tes gestes. Si mal à l'aise que tu étais dans ces sentiments, pourtant si naturels, que tu ne savais comment canaliser.

***

Elle était la fusion de vos deux visage. Ta fille. L'adorable Christie-Ann. Une masse de mèches rousses tombantes comme des feuilles mortes et son regard, à lui, légèrement étroit, étiré en petites amendes. Des yeux à la lueur discrète, presque fantomatique. Sa dose d'amour, elle l'avait en carence, dans ces manifestations maternelles que tu peinais à concrétiser. Tu ne t'en sentais pas à la hauteur, toi, dévorée par tes propres désirs qui ne pouvait s'assouvir en sa présence, en son existence. Les costumes te dédaignaient lorsqu'ils t'apprenaient mère. 

Jamais tu n'as porté la main sur elle. Aussi confuse que fut ton appréciation mal vécue à son égard, tu n'aurais pu franchir cette limite. Ton sang était vénéneux. Tu avais beau être cette veuve - pardon divorcée - noire toxique aux galants tombant dans ses filets, s'attaquer au fruit de tes entrailles aurait remué en toi une culpabilité indicible. 

Un paradoxe de maman ! Étrangère et distante. N'était ce pas là le reflet de ta maternelle à toi ? L'affection drainée par la pauvreté dans un quotidien inconfortable t'ayant métamorphosé en adulte responsable des siens alors que tu n'avais que huit ans. 

Un homme te proposa l'échappatoire que tu tiras comme sur une corde t'extirpant de sables mouvants. Il avait des connaissances, un accès aux hautes sphères de la société, ce trader d'amants là. Fou de passion, de déraison. La proie qu'il te fallait garder. Se sentir exister, être approuvée, se laisser glisser dans une routine simple... Avant de convoiter l'échelon ascendant et de le saisir. Quelle montée folle Dolores. 

Le vertige t'enivrait. Effet analogue au vin de Californie qu'il t'offrait parfois. Cette insertion manquante à tes besoins d'estime. Mirifique. Éclatante. Pour te faire oublier Christie-Ann, que tu rendis à Robert. Étrange termes non ? Comme si tu étais ravie de te délester d'une charge. Le sur-poids qui te pesait sur ta conscience boiteuse. Toute cette masse qui alourdissait ta tête dans ses crises d'hystérie devant ce blocage de tendresse que tu assourdissais à défaut de comprendre.

Une lettre, c'est la seule parole épistolaire que tu eus avec lui avant de partir en abandonnant Christie-Ann pleurant des larmes lui brulant la cornée. 

Tu t'en allais avec une étrange frustration dans le ventre. Là où ton intuition te murmurait que Robert serait un meilleur parent aimant là où tu avais faillit. Sous sa physionomie rustre et épaisse de muscles, il avait toujours été transparent sur ses sentiments. Pas comme toi qui les grimais à ton avantage !
  

A un nouvel amant, une autre existence. Tu trouvas une place dans cet alignement que tu partageais sans même le savoir avec ton ancienne moitié. Un passage forcé, difficile, relevant d'une dépendance immonde à cet homme te faisant vomir. Mais tôt où tard, de lui aussi tu te déjouerais et en jouerais pour une place haute, plus haute toujours. 

Plus on monte en hauteur et plus mortelle est la chute. Et si tu savais comme je languis de te voir choir de tes espérances construites sur des acquêts aussi futiles et friables que des châteaux de sable, ma Dolores. Tu es si exécrable.





(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

Pseudonyme : Ici vous me connaissez comme Lisou.
Prénom : Anaëlle
Âge : 22 ans
Un commentaire ? I luv you everybody~ ♥
Au passage, la citation de la fiche, c'est du Baudelaire. )o) Faut bien donner sa signature le pauvre.

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MessageSujet: Re: Dolores Carmen Yellan - " La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité." Sam 7 Nov - 16:55

Fiche validéeDésolé du retard chouchoute !
Maintenant que tu es validée, je t'invite à aller recenser ton avatar dans ce sujet. Si tu souhaites l'ouverture d'un journal intime, tu peux venir le demander ici afin d'ouvrir tes fiches de liens ainsi que la chronologie et tout ce qui peut t'aider à faire en sorte que l'évolution de ton personnage se déroule du mieux possible. Et si tu souhaites un rp, tu peux venir faire une demande dans ce sujet pour avoir la réponse d'un autre membre, ou demander à administrateur pour avoir un rp spécial concocté par les membres du staff.

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Dolores Carmen Yellan - " La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité."
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