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D.Gray-Man: Lost Chapter gray man lost chapter
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Scott Nihil ✝War doesn't determine who's right. Only who is left

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MessageSujet: Scott Nihil ✝War doesn't determine who's right. Only who is left Mar 11 Aoû - 18:17

Scott « Mikaël » Nihil« War does not determine who is right - only who is left »
       
      Sexe : Masculin
       Âge : Une vingtaine d'année
       Date de naissance : 8 Novembre
       Lieu de naissance : Détroit, Amérique
      Orientation sexuelle : Roisinsexuel
       Alignement : Chaotique Bon
       Groupe : Maréchaux
       Arme : Tyfereth
       
ft. Dante de DMC : Devil May Cry


       P h y s i q u e
       
Il tire un orgueil certain de son corps, d’autant plus qu'il l'entretient autant que faire se peut au fil des entraînements et de ses missions, lui offrant une stature qui s'est bien développé depuis son emprisonnement et l'exil de sa patrie d'origine. Il est assez grand, dépassant le mètre quatre-vingt, une taille qui lui permet de dominer la plupart de ses interlocuteurs d’une courte tête, ce qui est assez amusant pour lui, et plutôt désagréable pour les autres, contraint de lever la tête pour croiser ses pupilles luisantes d'amusement. Sa peau est hâlée, légèrement basanée, tannée par le soleil, bien loin du teint nacré des riches et des puissants, elle met en valeur la profondeur de ses yeux émeraudes, des iris d’un vert si intense qu'il hypnotise la plupart des femmes qui plantent leur regard dans le sien … et il ne s’en plaint pas d’ailleurs, si ils lui ont permit de capturer l'attention de sa belle.

Le reste de son visage ? Fiez vous à vos yeux …  Un crâne aux côtés rasés et aux cheveux ébènes constamment en bataille, impossible à dresser, même à l’aide d’un peigne ou de n’importe quel sortilège, aussi puissant soit il, une mâchoire droite à la fois fine et musclée, des lèvres purpurines finement ciselées, constamment étirée en un petit sourire sarcastique et séducteur que  rien au monde ne peut effacer de son faciès, au dessus desquelles trône un nez aquilin, encadré par des joues légèrement creusées et dénuées de la moindre imperfection, de la moindre ride, sans même la moindre petite fossette, comme si les incessants sourires de l'exorciste n'avaient jamais marqué son visage.

L'insolent a toujours été quelqu’un de svelte et de bien bâti. En pleine bataille, il est toujours plus agréable de pouvoir courir et se battre sans avoir quelques kilos à traîner derrière soit, et c'est pourquoi ils se maintien au plus haut de sa forme, quand bien même il doit y consacrer une partie de ses journées. Mais de fines stigmates blanchâtres détonnent avec le teint hâlé de sa peau, elles, sont impossibles à effacer, elles marquent l’entièreté de son corps, son dos, ses bras, ses jambes, son torse ... Il les camoufle le plus souvent, mais ne peut cacher constamment ces cicatrices, réminiscences d'un fardeau bien lourd à porter, que le temps n'efface pas, et que la nuit ramène à son bon souvenir.

Mais attardons nous sur sa démarche plutôt que sur de sinistres détails : en réalité il ne marche pas vraiment dans le sens « commun » du terme, il se déplace tel un prédateur, en un saisissant mélange de séduction et d’intimidation, attirant les gloussements et les regards exaspérés de tous ceux et toutes celles qui posent le regard sur  lui, ce qui a le don de flatter son égo, pour son plus grand bonheur.

Ses goûts vestimentaires ? Commençons par le haut de son corps, en ce cas : les vêtements qu'il porte sont toujours assez moulants pour souligner sa musculature athlétique, dans des tons sobres, du noir, du gris, du blanc, plus rarement du rouge. Pour ce qui est de recouvrir ses jambes, ses jeans, symbole de son Amérique natale, restent dans des teintes basiques, du bleu, du noir, souvent déchirés parce qu'il n'en prend aucunement soin. Lorsque le temps commence à se rafraîchir, il enfile le plus souvent un long manteau noir et rouge qui ne le quitte pas depuis plusieurs années maintenant, quand il n'est pas vêtu de son long manteau d'exorciste entièrement noir dotée d'une capuche par laquelle il n’hésite jamais à recouvrir sa chevelure indomptable lorsque le besoin s’en fait sentir.

Enfin, lorsqu'il n’oublie pas tout simplement de les enfiler, ses vêtements.


       C a r a c t è r e
       
Scott ? Il ne prend jamais rien au sérieux. En toute franchise , il pourrait être mit en face du Comte lui-même qu'il lâcherait quand même une petite phrase mordante, histoire d'amuser ses spectateurs invisibles, un dernier éclat de rire avant de sombrer dans le néant.
Il est déconneur et bon vivant, le genre d'homme avec qui on ne s'ennuie jamais … Tout est un jeu pour lui, de ses rencontres jusqu'aux combats où il se place toujours en première ligne, un sourire amusé aux lèvres, prêt à détruire ses adversaires à mains nues, un après l'autre, car il n’hésitera pas à faire ressortir ce qu'il y'a de « mauvais » en lui si jamais un inconscient essaye de faire du mal à quelqu'un qui lui est cher.Il tient beaucoup à ses proches et à ses camarades, qu'il considère comme la famille qu'il n'a jamais eu, bien qu'il ne le dira jamais ouvertement à quiconque : Il pense n'apporter que le malheur autour de lui, il a peur de blesser ceux qu'il aime et craint que jamais personne ne tienne a lui autant qu'il tient aux autres.

L'insolent est plus droit qu'il n'y paraît, il suit un idéal de justice, vertueux, malheureusement terni par ses envies de vengeance, il marche sur une corde raide en se demandant de quel côté il va tomber. Deviendra-t-il un véritable démon dénué du moindre scrupule ? Ou conservera-t-il son humanité malgré la folie qui a décidé de le poursuivre, cet obstacle à sa liberté ? La réponse à cette question l'effraie, et il espère ne jamais avoir à la connaître.

Il n’hésite jamais vraiment à apporter son aide lorsque le besoin s’en fait sentir, après tout, la plupart d’entre eux feraient la même chose à son égard si il se retrouvaient dans une situation similaire … enfin s’ils arrivent à faire abstraction de son passé criminel. Rares sont ceux qui y parviennent, mais il reste confiant : Il existera bien quelqu’un qui l'acceptera comme il est malgré le mal endormi dans les recoins de son âme.

Et qui passera outre son don pour la débauche, son goût pour l’alcool et la nourriture et sa capacité à s’attirer toute sorte de problèmes qui lui valent le plus souvent les remontrances des personnes douées d’un sens des responsabilités. Il n’en a jamais eu cure, arrogant comme il est, après tout, quel est l’intérêt de la vie, si on ne la met pas en jeu à chaque seconde ?

De plus, il est assez nonchalant et flegmatique, pour ne pas dire fainéant et jemenfoutiste. Il faut dépenser un trésor de persuasion pour réussir à le tirer de son si confortable matelas, et rien ne dit qu'il ne profitera pas d’un moment d’inattention pour retourner dans les bras de Morphée.

Mais il est loin d’être narcoleptique, et préfère largement passer du temps avec une jolie femme plutôt que de parcourir le pays des rêves. Séducteur, charmeur ? Sans doute. C’est un vice bien humain qu'il n'a aucunement honte d’arborer.

Après tout, il reste quelqu’un de très social et de facile à vivre, plutôt extraverti, avec un rire très communicatif, il a un humour qui lui est propre, à base d’ironie et de métaphores assez perchées pour que vous  vous demandiez si son cerveau fonctionne vraiment comme le votre . En général, beaucoup aiment passer du temps avec lui, et il le leur rend bien : il déteste la solitude.

Il reste quelqu'un de plutôt paradoxale, assez éloigné de la norme, un « déviant » selon certain, un  « marginal » selon d'autres. Il souffre d'un certain manque de culture et déteste que cela soit porté à la connaissance des autres, et  ne supporte pas l’autorité,  refuse de suivre le moindre ordre qui lui paraît injuste et s’obstine à faire exactement le contraire de ce qu’on attend de lui dans le cas échéant.

Mais peut être est ce simplement parce qu'il est trop marqué par un passé difficile, une vie  à survivre, une enfance dans des rues froides, méprisé de tous, une adolescence torturée … peut on réparer une âme brisée par la cruauté humaine ? Scott pense que oui, il l'espère … c'est la seule chose qui le pousse à mettre un pied devant l'autre à présent.datat non proident, sunt in culpa qui officia deserunt mollit anim id est laborum."

       © Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
       






H i s t o i r e
Partie I : Le blanc et le noir

L'asphalte écorchaient la peau nue de la plante de mes pieds tandis que je marchais à travers les ruelles sombres de Chicago. L'air frais ne faisait que me pousser à avancer plus vite tandis que la lueur maladive de la lune éclairait les cadavres de poubelles que je vidais de leur contenu en espérant y trouver de quoi me vêtir. Du haut de mes huit ans, je me sens déjà vieux, déjà responsable. Je dois trouver de quoi me nourrir, de quoi me protéger du froid, à la force de mes petits bras recouverts de marques blanches et noirs qui m'ont valu le courroux des badauds. Ce n'est pas une mince affaire, et j'y passe toutes mes journées, passant mes nuits à chercher un endroit sûr ou dormir. J'ai peur, continuellement, peur de ces personnes qui me refusent l'aumône mais me prendraient le peu que j'ai sans la moindre pitié, ceux qui me frappaient par simple plaisir ou sous l'effet de liqueurs, peur de ces monstres qui se tapissent dans les ombres, peur de l'Homme tout simplement, dans toute sa splendeur et son horreur, et je crains que cette terreur ne me soit jamais retirée. L'amour de parents aimants auraient pu soigner ce cœur brisé, si seulement j'en avais eu, mais j'étais né parmi les ordures, et irrémédiablement, je finis par en devenir une. Rien ne pourra me sauver, rien ne pourra me sortir de la fange. Je suis condamné à y vivre, condamné à y mourir.
Condamné.

Trois années s'écoulèrent, du moins je le supposais. Tous les jours se ressemblaient, aucun n'était différent, si ce n'était les jours passés sans manger ni boire et ceux ou je parvenais à trouver le sommeil, ceux où les alcooliques et les frustrés passaient ses nerfs sur l'enfant que j'étais. J'avais survécu jusqu'à un âge pubère, mais c'est en ce jour particulier que ma vie avait prit un tournant.
Je n'étais plus seul, le loup avait trouvé une meute, et il s'y complaisait. Qui aurait cru qu'un simple vol aurait pu m'être si bénéfique ? Aurais je croisé la route de Logan si nous ne traquions pas la même cible ? Et si Lelianna n'avait pas eu pitié de nous, nous aurait elle recueillit quelques temps ? Je ne le pensais pas, mais que ce fut le fruit du hasard ou du destin, cela m'importait guère, enfin quelque chose m'avait mit du baume au cœur, enfin les couleurs s'intensifièrent pour accompagner ma joie.
Pour la première fois de ma vie, je n'étais plus seul.

Qui peut dirent combien de temps nous vécurent ainsi, de vol et de cambriolages sans importance, qui pourtant nous valurent notre notoriété ? Je ne saurais le dire. Les violences n'avaient pas cessé, au point même que mes amis se refusaient à me laisser seul. Ils souhaitaient m'accompagner, tout le temps, j’appréciais le geste mais ils m'étouffaient un peu, c'est pourquoi je me promenais seul dans les rues de mon enfance, attendant patiemment la venue de l'aurore pour retrouver ceux qui étaient chers à mon cœur

Si j'avais su  quelle erreur monumentale cela fut.

Quelle surprise que de croiser cet homme bedonnant et cette ferme en larmes, ce squelette noirâtre qui pénétrait en elle de la plus horrible des façons. Quelle ne fut mon horreur lorsque le cadavre recouvert de peau se tourna vers moi, complètement statique tandis que d'autres individus presque amorphes sortaient de l'ombre pour le rejoindre, et que l'auguste obèse souriait de toute ses dents. Que me voulaient ils ? Pourquoi se dirigeaient ils vers moi ? Je n'en savais rien, et lorque leur peau se déchira pour ne laisser place qu'à un orbe grotesque, je retins difficilement mon envie de vomir pour reculer de quelques pas. J'avais peur, tellement peur … sauvez moi.
Par pitié …
Et Dieu entendit mon appel, son courroux divin s'abattit sur les démons pour protéger l'infidèle, comme il s'abattit sur Sodome et Gomorhe dans les histoires que Lelianna me racontait pour m'apprendre à lire. Et ma dernière vision fut celle d'un éclat d'une couleur azurée expédiée par une main contusionnée par le froid et les mauvais traitement, facilement reconnaissable par son teint basané.

A mon reveil, j'étais encadré par des hommes vêtus d'un uniforme aussi noir que la nuit. En face de moi, deux personnes vêtues de blancs m'observaient sous tous les angles, me forçaient à me déplacer, à bouger, à parler, attendant visiblement avec impatience un quelconque signe de ma part, quelque chose qui sortirait de l'ordinaire.
Mon appréhension ne m'avait pas quitté alors qu'en retrait, deux hommes discutaient d'une voix juste assez forte pour que je puisse les entendre

« Qu'en pensez vous ?

« Si il vient vraiment de réaliser ce dont vous venez de me parler, il pourrait être très utile pour notre gouvernement. Gardez donc un œil sur lui … »

Le second homme lui fit un clin d’œil avant de lui serrer la main et de sortir d'un air empressé, comme si une affaire plus urgent l'attendait ailleurs. Le restant se tourna vers moi et m'analysa d'un rapide coup d'oeil avant de convoquer les gorilles d'un simple claquement de doigts.

« Conduisez notre sujet dans sa … nouvelle maison. »

Les deux gardiens me soulèvent, me traînent tandis que je me débats en hurlant que l'on me laisse repartir. Mais rien n'y fait, leur poigne est ferme, trop pour un Scott encore adolescent, et avant que je ne puisse trouver un moyen de me défendre, me voici enfermé dans une pièce grise et sombre, dénuée de fenêtres, aux murs gris et ternes.

Sans que je ne puisse me retenir, je partis me nicher dans l'un des coins de ma cellule, mon visages dans mes mains tandis que je pleurais la perte d'une liberté qui me tenait tant à cœur.

Et alors que les bruits de pas résonnèrent de nouveau et que ma cellule s'ouvrir sur un geôlier au sourire macabre, mon cœur s’accéléra sous l'effet de la panique et de l’adrénaline.

Le cauchemar commençait.

Partie II : Le Gris


Blotti comme je le peux dans un angle du cachot, j'attends mon heure, espérant de toutes mes forces que personne ne viendra me chercher aujourd'hui. La lumière grisâtre s'infiltre partout, même dans ma peau. J'ai pensé à me tuer, mais je n'ai plus assez de force pour m'exploser le crane contre un mur ou pour me couper la langue avec les dents. Parfois un servant m'apporte de l'eau.

Je n'ai rien mangé depuis deux semaines.

Grincement de porte barrée de fer. Gonds rouillé. Ciel anthracite et froid glacial.

C'est ce que mon monde est devenu. Le trépas est partout comme une gangrène rongeant les couleurs et les formes, changeant chaque son en plainte ou en supplication. Les odeurs se sont presque toutes effacées. Ne reste que l'âcreté du sang et de l'humidité. Le pire est a venir.
Mon œil gonflé, les lésions qui recouvrent mon corps, mes muscles contractés sans cesse pour résister au gèle et aux tortures... J'ai mal et ce n'est rien à côté de ce qui m’attend.
Il a tenu à me prouver que ma vie ne valait rien, qu’elle n’avait jamais rien valu. Il aurait pu en finir avec moi tout de suite, mais il a préféré me montrer, à moi et à, tous qu'ils avaient eu tort d'espérer un jour, qu'ils mourraient ici, pour rien, que je ne me sauverai pas. Qu'aucun d'entre nous ne se sauverait. Il lui fallait détruire les âmes.
Un homme entre dans ma cellule et se dirige vers moi. Je ne réagis même pas, mon corps anesthésié, épuisé de leur foutu jeu malsain. Je ne me débats pas, toutes mes forces sont concentrées dans la haine. Chaque jour le même spectacle s’offrait à moi et pourtant, on ne s'y habitue pas. L'horreur reste toujours la même. Et cette pointe d'espoir qui fait plus mal que tout le reste, cette envie de crier, pas aujourd'hui, s'il vous plaît. Stop.
Ma vie était dure certes. Mais cette immobilité, cette défaite qui n'en finit jamais... Je n'en peux plus.

Le démon à faciès humain me traîne, je trébuche sur les escaliers de marbre, m'écorche les genoux, sent le contact froid des marches contre ma joue.

- Debout !

Il suffirait peut-être que je reste là, sans bouger ? Peut-être qu'Il perdrait enfin patience, qu'il me tuerait. Rapidement. Que le saccage cesserait.

Un coup de pied dans mes côtes. Puis un deuxième. Je sens l’acidité de la bile emplir ma bouche. Un sifflement strident. Deux autres gardiens qui me soulèvent, me traînent. Ma cage thoracique racle contre les marches, mes poumons vont exploser sous la douleur et la pression. Ils ne me laisseront pas y échapper si facilement. Ils me garderont en vie, juste ce qu'il faut pour que je ne puisse pas m'y soustraire. Un jour, un maton m'avait tellement cogné que je ne pouvais pas garder les yeux ouverts. Ils m'ont réveillé plusieurs fois, pour que je ne perde rien de leur macabre spectacle. Je relève les genoux pour me remettre sur mes pieds.

J'avance dans le corridor. Je connais le nombre de pas nécessaire pour le traverser par cœur. Je sens la douleur qui commence à monter en moi, un vicieux poison qui ronge mon organisme. J'ai déjà envie de hurler. Pas cette fois. Pas de nouveau. Laissez-moi …

Tuez moi.

Dans la cellule où ils viennent de m'installer, j’aperçois le Directeur Général. Il mange. Serein. Rien que la vue de la nourriture me retourne l'estomac. La nausée envahi mon corps. Les geôliers m'attachent sur une chaise en bois, toujours la même. J'y ai laissé des traces de griffures et de sang. Je suis placé au bout de la tablée, juste en face de mon bourreau. Tête à tête lointain. Comme pour un duel. Mais cela, il ne me l'accordera jamais. Il faut que je sois humilié jusqu'au bout.

Il s'essuie la bouche avec dignité, alors que  sa compagnie quitte la pièce. J'ai peur, bordel. Je voudrais réussir à reprendre le contrôle, à ne plus me laisser atteindre. Mais l'épouvante vainc. Je me mords les joues pour ne pas gémir et gueuler de manière hystérique. Je ne sais déjà plus comment on respire. Cette scène je l'ai déjà trop vécue. Trop souvent.

- Ah! Scott, sourit-il comme si ma présence était fortuite, une heureuse surprise.
Je suis très content de te voir. Sais-tu qui sera notre invité cet après-midi ? ♥


Il se délecte. Je me liquéfie. Il fait mine de regarder ses notes puis redresse la tête en inspirant profondément. Une bonne bouffée d'air vicié.

- Ça sera la surprise ! On aime ça les surprises quand on est jeune n'est-ce pas Scott ?

Il faut qu'il arrête de dire ce nom, c'est insoutenable. J'ai l'impression d'être violé à chaque fois qu’il râpe ces syllabes. Sc-ott. Mon « propre prénom » est devenu un supplice à mes oreilles.
Les montres reviennent, j'entends leurs pas. Mes lèvres tremblent. Ils surgissent.
Je ne les regarde pas. Mes yeux s'ancrent dans ceux de la condamnée qu'ils encadrent. Je le happe et  mon cœur s'écroule.

-Eh bien eh bien, tu la connais, n'est ce pas ?

Je ne trésaille même pas. Mes sourcils sont froncés. Je ne sais pas s'il sait ce qui m'attend. Les geôliers la conduisent au centre de la pièce, à égale distance entre le Directeur et moi. Je serre les poings.
Et puis il sourit. De son sale sourire figé, paralysé sur son visage pourtant amical et jovial au premier abord, qui suinte de machiavélisme à présent, comme si ce n’était qu’un simple amusement. C’est ainsi qu’il le voyait, un simple loisir. Je le sais car il le fait à chaque fois. Mais je ne lâche pas la  femme des yeux. Je ne peux pas le faire.

Pourquoi … ne bouge t-elle pas ?
Pourquoi ne se débat elle pas ?

Hey …

Je murmure son prénom. Plusieurs fois. Je tire sur mes liens, de plus en plus vite, de plus en plus fort. Je ne peux pas rester ainsi, je ne peux pas, je ne peux pas …

Je sens le monde s'effriter autour de moi.

Le corps glisse contre les dalles du carrelage jusqu'à cogner mes pieds. Ses  yeux sont deux lacs morts. Je verse une larme, comme un enfant, je me mords l'intérieur des joues. Mes yeux se vident progressivement de toute substance, de toute vie, à son image. L'homme s'est rassis et a repris son dîner. Il a à peine daigné lever les yeux de son plat. Je ne me contente plus de murmures, je crie, je hurle à plein poumons. Les geôliers viennent pour me détacher, laissant le corps désarticulé au sol, sans même lui prêter attention. L'un d'eux écrase sa main par mégarde. J'entends les os se briser dans un craquement sinistre et un haut le cœur me traverse. Je n'ai plus rien à vomir, Je … Un flash.

Une lumière bleutée, des cris, du rouge dans toute la pièce, sur tous les murs.
Un grognement plus fort que les autres.

« LE TEST EST TÉRMINÉ, RAMENEZ LE SUJET ZERO DANS SA CELLULE »

Mais  je ne me laisse pas faire, je me débats de toutes mes forces, je sens des membres se briser sous l'impact des miens tandis qu'ils essayent de m'empêcher d'atteindre la jeune femme gisant au sol. Et lors qu’enfin je parvins à la prendre dans mes bras, faisant fi des corps  je ne peux rien faire d'autre que de la secouer, encore. Mes larmes roulent sur mes joues, tombent sur les siennes, tandis que j'hurle son nom une dernière fois.

« ... »

Je me réveille dans ma chambre, en sueur et haletant. Je regarde autour de moi, plusieurs fois, ne reconnaissant pas immédiatement les lieux. Il me faut plusieurs minutes pour reprendre mon calme et reconnaître ma chambre de service, à la congrégation. Je me relève doucement et m’assoit sur le bord de mon lit, mes coudes sur mes genoux et ma tête entre mes mains. Pourquoi ? Pourquoi ces images me revenaient maintenant ? N'avais je pas déjà expié mes fautes ? N'avais je pas tout fait pour que, de là ou elle est à présent, elle soit fière de moi ?
Je redresse doucement la tête et observe mes mains rendues humides par les larmes.

Je me fige brusquement lorsque je me rend compte que je ne parviens pas à me souvenir de ce prénom. Je vois des yeux aussi bleus qu'un lac en hiver, des lèvres douces, des cheveux d'un blond pur. Mon cœur s’accélère dans ma poitrine tandis que je ressens le besoin de me frapper, de me détruire. Ma main tremblante se dirige vers ma table de nuit et attrape un paquet d’allumettes et un cône de papier rempli de quelques feuilles tirant sur le verdâtre. Sans attendre plus longtemps, j'attrape l’extrémité de la clope entre mes lèvres et parvins à l'allumer au bout de plusieurs essais, avant de m'allonger sur le lit en fixant le plafond.

Ce n'est qu'au bout de quelques bouffées que je parvins à refermer les paupières, à oublier ce rêve dérangeant, ces passages de ma vie que j'avais décidé d'oublier. Je me sentais coupable, la culpabilité me rongeait nuit et jour, mais tant que je parvenais à occulter ces souvenirs atroces, je parviendrais à conserver ma santé mentale. Tel était la puissance du déni.

Une fois le mégot éteint, un petit sourire naît sur mes lèvres tandis qu'enfin, Morphée me prend dans ses bras et me fait oublier ce ballet funeste.

La valse des morts.

PARTIE III : Le rouge et le bleu


Mes paupières s'ouvrent sur un plafond aussi gris et désespéré que l'est le monde qui m'entoure.
L'esprit embué, j'essaye de me redresser, mais mon corps refuse de m'obéir, il veut désespérément rester allongé. Ankylosé  … Je ne peux rien faire d'autre, pas même mouvoir mon visage.
Que m'arrive t-il ?
Il me faut de longues minutes à rester ainsi,  paralysé par la terreur même pour que je réussisse enfin à redressé ce corps récalcitrant. Et le funeste spectacle que je peux admirer me pétrifie d'effroi. Rouge. Rouge sont les murs qui m'entourent, le sol sur lequel repose ce lit qui m'enferme …
Rouge est le dos de ces femmes perclus de griffures que je tiens dans chacun de mes bras. Est ce moi qui les ai causées ? Rouge sont les corps gisant sur le plancher de marbre. Est ce moi qui les ai causées ?
Rouges sont mes mains et mes ongles aiguisés.

Pantelant, je sors du lit, faisant fi des gémissements protestataires de mes amantes d'un soir, et m'avance laborieusement jusqu'à la porte. Écarlate. Ma main tremble, je n'arrive pas à saisir la poignée, le décor se brouille autour de moi.

Qu'est ce qu'il m'arrive ?

Enfin mes doigts trouvent le chemin du mécanisme, je peux sortir d'ici, je suis libre …
Libre …

Je suis dans une cellule anthracite, je ne peux ni bouger, ni parler. Boire me fait mal, et je n'ai rien à manger. Je souffre
Ma vie entière n'est que souffrance.
Puis je me rappeler d'un jour où j'ai été heureux ?

Ma tête se redresse lentement, je ne peux dire combien de temps ce mouvement m'a prit, des secondes, des minutes, des heures ? Le temps n'a pas d'importance, n'a plus d'importance, les pierres grises restent les mêmes, la douleur ne change jamais.
Mon regard dérive vers la flaque de sang qui luit sur le sol, il est tellement fluide que je peux y voir mon reflet.
Mes yeux.

Vides, Froids. Dépourvus du moindre sentiment, de la moindre étincelle de vie. Je ne ressens rien venant de lui, pas la moindre émotion, la moindre esquisse de sensation.

Je ne peux  plus me délivrer, je suis déjà libre.
Je suis déjà mort.

Mon corps se relève, seul, il ne m’obéit plus, il est mu par un instinct primal, primordial, auquel rien ne peut résister.
La survie.

La porte ne fait pas long feu, réduite en cendres d'un simple mouvement de la paume de ma main. L'aura bleuâtre pulse autour de moi, comme un brouillard malsain qui se veut sycophante des événements de cette sombre nuit.

Mes menottes se brisent autour de mes poignets ensanglantés, je sens le sang des autres recouvrir mon corps rendu pâle par les années d'isolement, chaque gardien qui tente d'intercepter ma course ne fini qu'en agglomérat d’hurlements et d'os brisés.Ils s'empilent, fracassés, déchirés, un pont de corps sans vie qui me mène à mon pitoyable but, un chemin vermeil et ivoirin que je me plais à traverser.

Le moindre obstacle ne devient qu'un tas de cendres, je ne vois rien d'autre que ces deux couleurs, elles deviennent mon univers, ce microcosme dans lequel je m'enferme.
Du bleu.
Du rouge.
Une dernière porte, plus grande que les autres.
Mais qui pourtant rencontre le même destin.

Un soleil incarnat rougeoie à l'horizon, je sens une bise caresser mon visage.
C'est ça la liberté ?
Un petit sourire né sur mes lèvres, mince, mais c'est tout ce que je peux offrir au monde qui s'ouvre à moi.

D'une certaine façon, j'ai brisé mes chaînes aujourd'hui, mais je sais qu'elles seront toujours là, invisibles. Et tandis que je m'enfonçais dans le désert qui jouxtais la prison, je me fis cette promesse.

Un jour je serais libre, et ce jour là,

ce jour là …



« ... ? ... ! »

Mes paupière papillonnent, je crois perçevoir un nom connu.
Où l'ais je déjà entendu … ?
Face à moi, une demoiselle aux longs cheveux dont je ne peut apprehender les couleurs. Elle est penchée vers moi, l'air inquiète.
A ses côtés, sur l'asphalte anthracite, git le corps frémissant de plusieurs hommes ... sont ils rouges eux aussi ?

Je crois me souvenir …

Je ne peux que difficilement mettre un pied devant l'autre, tremblant, je manque plusieurs fois de tomber, l'air en devient étouffant. Une main se pose sur mon épaule.

« Monsieur … vous allez b... »

Ma main le soulève avant qu'il ne puisse finir sa phrase. Ses yeux effrayés et surpris croisent les miens, vides, déments. J'enserre sa gorge, un rictus aux lèvres, tandis que petit à petit il perd tout lien avec la réalité. La réalité … Est ce encore un rêve ? Un songe ? Je ne sais pas, je ne sais plus. Est ce que mon cauchemar continuait ?
Sans doute.
Mon poing part vers son visage. De nouveau, il se recouvre de rouge.
Et je tombe dans le néant.

« SCOTT, tu vas bien ? »

Sc-o-tt, Sc...ott … Scott ?
C'est mon prénom … Pas vrai … ?
Mon regard se lève, perdu. Il croise les yeux luisants de larme de la jeune femme.
Elle a l'air si douce, si gentille … Elle s'agenouille et me prend dans ses bras, moi, le vagabond ensanglanté, recouvert de ce fluide vital qui n'est pas le mien.

« Scott … Je te promets que tout va bien se passer, je serais là pour t'aider … nous serons tous là pour toi, d'accord ? Alors tu iras mieux ... »

Je pousse un gémissement et retombe sur le sol en tenant mes tempes aux veines proéminentes. C'est insoutenable, invivable … Je sens mon crâne fondre, mes os se briser, mes organes pourrir de l’intérieur, comme si mon corps rejetait la vie elle même. Scott … Pourquoi ce nom sonne comme un inconnu à mes oreilles ? …

Je suis … personne … rien … le néant … Nihil.
Ce nom … C'est eux qui me l'ont donnés.
Il y avait un ... deux ... trois ... dix
         Una ... Duo ... Tres ... iqus
Et moi, le sujet 0. Nihil.
Mon pseudonyme … mon fardeau … mon rappel.

Mes bras sont recouverts de brulures, de lésions, une odeur métallique empuantie l'oxygène, et pourtant ne se fait pas plisser le nez de la demoiselle, qui ne me rend qu'un regard plus doux et plus aimant encore.
Tout ira bien … tout ira mieux …

« Tu peux guérir Scott … Tous tes amis seront là pour t'aider ... »

Sa main caresse doucement mes cheveux ébènes, apaisante, comme le ferait une mère pour un enfant. Autour de nous le sol est recouvert de rouge, mais elle n'en à cure.
Ne voit elle pas le rouge, ne voit elle pas la mort?

« Tu n'es plus seul, tu ne le seras plus jamais ... reste avec nous. »


Son sourire est blanc, éblouissant.
Il repousse le sang et les ténèbres.
Un sourire naît sur mes lèvres, mes yeux semblent reprendre un peu de vie.
Avant que je ne replonge dans le néant de mes songes.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

Pseudonyme(s) : Sitr'ween
Prénom : Quentin
Âge : 18 ans
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MessageSujet: Re: Scott Nihil ✝War doesn't determine who's right. Only who is left Jeu 20 Aoû - 15:55

Fiche Technique de Scott Nihil

Akrasiel
Akrasiel prend la forme d'un tatouage représentant une épée présent sur le dos de Scott, ancré dans sa peau comme une profonde cicatrice. A l'activation, elle se mue en arabesques recouvrant le corps de l'ancien détenu, les marques prennent alors une couleur luisante alors qu'une aura bleu jailli des cicatrices dues au cristal divin.
Forme de l'Innocence
Attaques

Activation Niveau I

Advocacy : Scott concentre l’énergie de son innocence dans ses membres, elle transparaît sous la forme d'un bouclier d’éther bleuté, un champ de force capable de bloquer les projectiles ennemis durant un instant.

Resort : Scott peut ouvrir une brèche vers le « plan éthéré » d'où provient la source de la puissance de son innocence. Cette brèche prend la forme de deux disques de couleur bleu électrique qui relient deux régions distinctes de notre espace temps. Ainsi, tout ce qui entre par l'un des portails sort de son jumeau, comme si les deux failles connectées formaient un raccourci dimensionnel.

Reprieve : Scott se projette en un rapide mouvement unidirectionnel, utilisant pour se faire une version réduite de l’énergie de son innocence. L’énergie cinétique ainsi produite est ajoutée à sa force de frappe. Une alternative à cette technique consiste à concentrer cette énergie dans ses paumes pour repousser non pas son propres corps, mais celui de son adversaire qui parcourra une distance de quelques mètres à très grande vitesse.

Cleric : L'ether bleu prend la forme d'un oiseau de proie. Scott peut entendre et voir à travers ses yeux, à condition de demeurer statique pendant ce temps.


Activation Niveau II

Revenge : L’énergie d'Akrasiel englobe ses bras jusqu'à ses épaules, illuminant son possesseur de la lueur caractéristique de l'innocence. Ses membres sont alors enveloppés par l’éther qui apparaît aux mortels comme de fines flammes translucides et azurées. Scott peut alors combattre ses adversaires en utilisant cette énergie quantique au corps à corps pour frapper ses ennemis de ses poings irradiés, capables désormais de transcender l'acier.

Sentence : L'éther qui enveloppe ses bras se concentre à leurs extrémités, prenant la forme d'un rayon d’énergie pure transcendant l'air jusqu'à atteindre les ennemis du criminel, faisant s’abattre le courroux divin sur ses adversaires.

Prosecutor : L'energie de l'innocence se courbe en de fin filaments de particules divines prenant la forme disques tranchant qui se propagent en cône en face du fumeur, partant d'un portail incanté au centre de ses paumes conjointes, jusqu'à une distance de plusieurs mètres. Il peut ensuite contrôler les "armes de jet" ainsi crées durant quelques instants.

Cassation : L'energie de l'innocence s'immisce dans les ongles de Scott et se propage en de fines lances de lumières pour transpercer ses adversaires, prolongeant ses membres comment autant de filaments saphirs pour combattre ses ennemis, comme autant de griffes argentées fendant l'air pour frapper ceux qu'il s'est juré d’abattre.

Trials : Scott lève son bras, illuminé par l'energie d'Akrasiel. L'onde de choc qu'il produit repousse ses adversaires et les fait tomber face contre le sol, écrasés par une gravité inconnue dans ce plan dimensionnel.

Activation Niveau III

Justice : Scott maîtrise désormais l'ether comme si elle faisait partie de lui même, usant l'innocence bleutée tel un autre membre, il peut contrôler la forme sauvage de l’énergie durant un infime instant pour améliorer l'amplitude de ses attaques usant du cristal divin, ou la faire jaillir du néant pour engendrer des attaques létales.

Judgment : En tendant ses bras en face de lui, il invoque un torrent d’éther, projeté en avant en un énorme rayon d'énergie d'environ trois mètres de diamètre. L'attaque s'étend en ligne droite jusqu'à une distance de vingt cinq mètres, avant de s’éteindre en ne laissant derrière elle rien d'autre que la désolation.

L'armure de ST Michel: L'innocence prend littéralement possession du corps de Scott.  Ses yeux se teignent d'une couleur dorée, et ses cheveux ainsi que sa peau blanchissent alors que cette dernière crépite d’une lumière bleutée qui recouvre peu à peu entièreté du corps de l'exorciste tandis que deux ailes blafardes naissent sur son dos. Ses capacités de combat au corps a corps et à distance sont alors accrues, tandis que l’énergie pure qui l'englobe calcine ses vêtements, le laissant sans autre protection que celle de l'innocence.

Le bouclier de ST Michel : Scott projette l'ether hors de son corps et met en place un immense bouclier de plasma qu'il peut diviser et contrôler à volonté, une orbe de la couleur du ciel qui déchire la matière noire entrant en contact avec lui, en préservant ceux que son possesseur a choisi de défendre envers et contre tout.



Activation max : TRIBULATION


Scott laisse l'innocence contrôler les moindres de ses faits et gestes. Il devient une entité obnubilée par la Justice, implacable, incontrôlable, délaissant peu à peu son humanité. Ses capacités sont décuplées, mais il contrôle alors une énergie, sauvage, instable, et les répercutions en sont catastrophiques.

Contraintes
Activation Niveau I

Advocacy : Le bouclier ne dure que quelques dizaines de secondes au maximum et se dissipe en cas de contact avec un projectile trop puissant.

Resort : Une seule paire de portail peut être ouverte, et seulement durant quelques secondes. De plus, ils ne peuvent être placés que sur une surface solide que Scott aperçoit.

Reprieve : Les chocs ne sont en aucun cas amorti


Activation Niveau II


Revenge : Douleurs aux bras

Sentence, Cassation : Douleurs aux mains aux articulations des doigts.

Prosecutor : Lancement dans les bras


Activation Niveau III


Judgment : Brûlures aux paumes.

Justice : Maux de crânes violents dus à l'effort psychique. (Fonctionne comme un mélange de Resort et de Sentence, les rayons sortent d'un portail incanté par Scott)

L'armure de ST Michel: Epuisement, laissé sonné par l'adrénaline à la fin de l'activation

Bouclier de ST Michel : Brûlures aux paumes, épuisement physique et moral, contraint de rester statique.

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MessageSujet: Re: Scott Nihil ✝War doesn't determine who's right. Only who is left Jeu 27 Aoû - 19:33

Test RP : Cauchemar

Le silence de mort, l'hymne funèbre qui régnait sur le no man's land, se diffusait aux alentours telle la plus fascinante des symphonies, transcendé par le plus infime craquement d'os rongé par les rats , il intensifiait jusqu'au bruit des hurlements qui retentissaient autour de moi. Chaque son qui résonnait sur la terre vide d'homme indiquait que le Diable reprenait ses droits. Nuée de démons aux corps grotesques, chevaliers sombres dont les casques dissimulaient la douleur, enfants hideux issus d'un esprit décadent, ils imposaient leur présence, recouvrant les extérieurs de la cité de la Peur de leur aura teintée de cruauté.

Mais l'harmonie cessa. Tous les bruits s'étaient tus, et rien ne subsistait si ce n'était les putrides relents qui effleurait mon nez par saccade, la sensation rêche des cendres qui crissaient sous mes pieds nus, sur ce même sol où une pluie s'est déversée pour hydrater cette terre perpétuellement auburn, perpétuellement aride, rongée par la bêtise humaine. Mais une averse pouvait elle purger ce monde de la folie qui, désormais, faisait écho, autour de nous, telle une litanie faite de sang, fluide vital qui jaillissaient telle une bruine écarlate sur ce monde d'un noir si intense qu'il éclipsait la beauté de l'astre primordial, obscurcissait ma vue, jusqu'à cet infime instant où ce que m'offrait mes yeux ne devint que le reflet des abysses qui ont emprisonnés mon cœur ?

Non, elle ne le pouvait pas. Cette voûte ténébreuse dévorait à présent la lumière dans le tréfonds des entrailles du Tartare. Et les pulsations de la terreur résonnaient dans les dédales sombres de territoires gouvernés par le Faiseur. Je n'étais qu'un vagabond errant sur les terres abandonnées des descendants du Premier, étouffé sous le poids du regret et d'une défaite amère.

Grincent les cordes pendues aux poutre de bois rongés par le temps, les corps ensanglantés se balançant mollement sous le souffle aride de la peur. Les funestes prisons aux carcasses de fer gorgées par l'espoir et la tragédie. Ils tremblaient, vaincus, leurs poings serrés à jamais dans une ultime démonstration de rage vaine conjurée par l'injustice. Dévorés par ceux qui étaient autrefois leurs pairs, leur âme rejoignant celles de leurs bourreaux dans une multitude de cadavres artificiels. Loin de ceux vêtus de haillons et de lambeaux d’étoffes. Chuchotements, murmures, plaintes d’outre tombe, d'une terreur tapie dans l'ombre, se pourléchant les babines en sentant le parfum de frayeur qui émane de la valse des morts.

L'arôme indéchiffrable de souvenirs éclosant dans les ténèbres me taraudait. Un rictus naquit sur mon visage lorsque des images floues dansèrent devant mes yeux. Avec le ciel gouverné par l'Hécate triomphante comme unique reine, j'étouffais. Sous le poids des ruines de ce monde que je pouvais autrefois appeler « le mien ». Je traînais ma carcasse dans les couloirs labyrinthiques de la demeure d'Adam, me glissant telle une ombre vacillante, d'un souffle fragile méditant ma vengeance. J'errais avec mon unique remord, ce mal d'être le « survivant. »

Et toujours les spectres se prélassaient devant mes yeux émeraude. Voile décousu dont je ne pouvais saisir le sens.

J'aimerais hurler de toutes mes forces, éclater de rire, ou pleurer jusqu'à provoquer un nouveau déluge, faute de pouvoir comprendre le sens de ces images floues tressautant devant mes orbes vertes. Crier la colère d'un homme impuissant, un simple pion devenu Héraut, payant le prix de son arrogance dans la profondeur de ses songes les plus obscurs, par ses réminiscences les plus impitoyables. La faucheuse dévore la mémoire, régurgitant des ossements, reliques d'un passé que je ne pourrais jamais qu'effleurer du doigt.

Qu'était il advenu de ceux que je considérais comme ma famille ? Étaient ils devenus les égaux de ceux que j'étais désormais le seul à traquer, où m'avaient ils emboîté le pas sur le chemin de la douleur ? Je ne le savais pas, je ne pouvais le savoir, seul me revenait les noms, ceux de mon aimée, de mon frère, de mes disciples. De ceux que j'ai laissé mourir.

Ce fardeau, c'est le mien, et je dois m'en acquitter. Parce que j'ai échoué.

Ce n'est qu'au zénith de cette sombre journée que mes pas me menèrent vers la destination que j'escomptais atteindre, la dernière marche de l'escalier céleste, le bout du monde, la fin des temps. A l’intérieur de cette brèche lumineuse, je pouvais apercevoir les silhouettes luisantes de ceux qui m'avaient précédés, qui me tendaient les bras, m'intimaient à quitter ces terres où le soleil ne brillait plus depuis des lustres pour un univers de félicité, l'euphorie éternelle promise aux justes.

Mais le méritais je ?

Comment pouvais je m'accorder le droit de mettre un terme à mes tourments, moi qui avaient été incapable de préserver leurs vies ? Comment pouvais je les regarder dans les yeux, leur présenter mes excuses, et comment pourront ils les accepter ? Je n'avais qu'un unique précepte, et je l'avais abandonné, mon asthénie m'avait contraint à devenir le spectateur aveugle de leur mise à mort.

Ils ne pourront plus jamais me considérer comme l'un des leur.

La solitude écrasait les restes de mon âme sans me laisser le moindre espoir d'implorer une nouvelle chance.

J'étais desesperement seul. Maintenant et à jamais.

Mais cela ne m'importa plus, lorsqu'une voix endormie vint se joindre à la sérénade lugubre du milieu de la nuit. Éclairés par la lune, mes yeux s'étaient rouverts, et le cauchemar cessa, ne laissant que le trouble là où autrefois régnait mélancolie. Je ne pouvais me laisser aller à mes sentiments les plus primaires, plus maintenant, je devais me montrer fort, pour elle, pour mes disciples, pour nous tous. Alors ma voix murmura doucement, d'une voix plus assurée que je ne pourrais jamais l'être.

« Ne t'en fais pas, mon cœur. »

Et, face à cette image d'aimée aux cheveux bleus, derrière son masque souriant, le tueur sourit comme un enfant.

« … Ce n'est rien d'autre qu'un mauvais rêve ! »

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