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D.Gray-Man: Lost Chapter gray man lost chapter
D.Gray-Man: Lost Chapter D.Gray-Man: Lost Chapter

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Well, today's just ain't your lucky one~

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MessageSujet: Well, today's just ain't your lucky one~ Lun 12 Oct - 21:42

Prénom Nom« Citation, lyrics, ... »
Sexe : C'est pas des yeux que je vois, là, juste là? Féminin, pauv' tâche!
Âge : 14 ans et des miettes.
Date de naissance : 5 décembre, tu parles d'un cadeau...
Lieu de naissance : Londres, Angleterre.
Orientation sexuelle : Bubullesexuelle. Hétéro.
Alignement : Neutre bon.
Groupe : Exorcistes... je suppose, hein.
Pouvoir : Pantin Bestial
ft. Avatar de Provenance


P h y s i q u e
Nom de... *soupir*, j'aurais espéré qu'on me fiche la paix sur celle-là. Bon, tant pis, c'est vous qui voyez, après tout...
*Se déplace vers le miroir le plus proche.*
Bon... pas une gueule d'amour, mais quand même, pas trop dégueu a regarder. C'est grand, du moins pour son age, maigre comme un clou, des épaules saillantes comme les os d'une vieille carne, avec une peau vaguement blanchâtre, ah, le climat de Londres... Ça a de long doigts de pianiste, fins, mais plutôt forts, mais d'une maladresse pour la couture, couverts de petites plaies, et légèrement rougis par les années de lessive. Que voulez vous, après une petite vie a s'en occuper... Pour ce qui est de la physionomie du visage, ça n'est pas si plaisant a regarder. Un visage plutôt rond, avec de toutes petites lèvres, et de grands yeux couleur de rouille plantés dedans, un tout petit nez retroussé, et des dents relativement blanches et régulières, si ce n'est pour celle a moitié cassée, sur le côté. Et arrête de me sourire comme ça toi, t'as l'air bête comme tout! Oui, bon, je sais que tu vas en faire le contraire de toute façons, mais quand même. Ça a une coupe de cheveux relativement morne, un carré légèrement dégradé, plus long en avant qu'en arrière, la nuque presque rasée. Le standard, pour tout le monde a son ancien orphelinat. Et puis, c'est pratique.
Et comment ça s'habille, ça? Mademoiselle, toujours en chemise blanche et pantalon de toile brune, pour prendre le vélo et détaler jusqu'à l'épicier du coin au premières heures, juste pour le plaisir d'avoir autre chose qu'une jupe! Ah, l'esprit rebelle, ma foi, c'est agréable, mais ça attire des problèmes. Mais ces longues cannes de piaf cachées par le pantalon cachent des muscles assez bien faits, elle sait les fuir, ces problèmes...


C a r a c t è r e
Rah, plonger dans la tète de quelqu'un, est-ce que vous savez à quel point c'est d'un casse-pieds? Non, vous ne voulez rien savoir? Bon, tant pis, j'aurais au moins essayé.
Solide caractère de tète de mule, c'est les premiers mots qui viennent a l'esprit de qui que ce soie quand il rencontre ce petit bout de femme, qui sourit narquoisement tandis qu'il secoue la tète devant son comportement inconvenable. Amélia se moque éperdument de ce qu'il pense, dussé cela lui retomber sur le crâne avec la force de cent coups de bâtons. Décidée a ne laisser personne lui dicter sa conduite, lui dire comment penser ou se tenir, elle souffre, ou bénéficie, selon les avis, d'un solide tempérament, malgré sa tendance a être d'un naturel rêveur. Gamine au possible, elle affectionne toute activité qui puisse être amusante, même quand elle menace de résulter en une possible baffe derrière les oreilles.
Chahutée par la vie, la petite tète de mule a un regard critique très acéré sur le monde qui l'entoure, tournant parfois au cynisme dans certains cas. Légèrement pessimiste par moments, la jeune fille préfère ne se mêler d'une situation que si elle y trouve son compte, tant pour un possible soulagement de sa conscience en voyant un personnage innocent brutalisé, que pour pouvoir chiper une pomme. Sans aucun gène auprès des personnes qu'elle affectionne, elle brille en revanche par sa loyauté, et sa capacité a ravaler une prudence tout a fait développée pour donner un bon sermon a quelqu'un le méritant.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter






H i s t o i r e
Ah, les souvenirs… Je n’ai jamais eu beaucoup de chance avec ces petites choses qui rampent à l’intérieur du crâne de tout un chacun, les miens ne remontent pas très loin, et ils n’ont jamais eu la stabilité que j’envie a beaucoup. Miss Buckthorn a toujours dit que j’avais de l’eau dans le crâne, mais, cette vieille harpie n’est écoutée par personne à l’orphelinat… du moins, n’était écoutée, longtemps avant l’incendie…

Mais je vais un peu vite,  j’en conviens. Il serait plus sage de commencer par ce que je me rappelle de plus vieux… ce qui risque d’être un peu difficile.

D’aussi loin que je me souvienne, j’avais toujours vécu à l’orphelinat, orphelinat Sainte-Ophélia, et cet endroit portait assez mal son nom... cela me semblait d’ailleurs insultant de nommer un endroit pareil selon je-ne-sait-trop quelle sainte. Je n’ai jamais connu que ça, les murs grisâtres au papier peint mité, le plancher plein d’échardes, les matelas fins et durs comme le gâteau des premiers dimanches du mois… dont la farine, je soupçonnais, était à moitié constituée de plâtre. Les corvées du matin au soir, la cour poussiéreuse et de la taille d’un mouchoir de poche, avec un seul arbre rabougri et malade, la laverie, qui sentait la vieille lessive… Bref, un tableau morose, mais envers lequel je n’avais aucun sentiment particulier, c’était ma maison après tout, je n’avais rien de mieux, et il fallait m’en contenter.

Je ne me rappelle pas de ce qu’il y avait avant, c’était une chose très commune parmi les filles de l’orphelinat. D’ailleurs, le soir, quand, pas trop assommées par les corvées de la journée, ou la prière avant d’éteindre la lumière, le sujet de conversation le plus récurrent, allongés sur nos lits trop durs pour être confortables, était celui de notre possible vie d’avant. Avant notre arrivée à l’orphelinat. C’était d’ailleurs une des rares conversations auxquelles je ne prenais pas part. Pas vraiment parce qu’entendre les autres fillettes jacasser à propos de riches parents, a s’inventer des vies qui ressemblaient de manière désagréables à un de ces contes mièvres que la vieille Buckthorn lisait aux plus jeunes, m’énervait copieusement… enfin, si, beaucoup quand même. Mais plutôt parce que mentir n’a jamais été ma tasse de thé, tout spécialement ME mentir à moi-même. Je préfère la vérité au mensonge, peu importe à quel point il est désagréable.

La raison pour laquelle, andouille que je fus, pas plus haute que trois pommes, il y a longtemps de ça, je poussais un jour la porte du bureau de la vieille Buckthorn, me plantais devant sa ridiculement haute chaise, et lui demandais, sans détour, qui étaient mes parents. Un de mes tout premiers souvenirs vraiment marquants de l’orphelinat, pas pour les bonnes raisons, j’en ai peur, car c’est bien à cet instant que j’en appris un sacré bon bout sur la vie elle-même, et surtout, sur les gens, et a quel point ils peuvent avoir la dent mauvaise pour rien.

Et j’appris surtout que, dans ce bas monde, si quelqu’un a l’ascendant sur vous, plus souvent que jamais, il se trouvera être un de vos plus acharnés détracteurs. D’ailleurs, parlons-en, de la vieille Buckthorn… Un mètre soixante-dix au garrot, toute en jambes noueuses et long bras filiformes, avec d’horribles dents tordues et jaunâtres, une haleine qui avait une odeur singulière de quelque chose de pas encore mort, mais qui n’aurais trop su tarder, une peau vaguement plissée et de petits yeux enfoncés dans leurs orbites, bien cachés derrières de grosses lunettes. Et voilà, vous avez le portrait du plus grand tyran de mon enfance, et de l’orphelinat dans lequel j’ai grandi. Moche et aigrie par son célibat résultant de ladite laideur, la propriétaire de l’orphelinat faisait figure d’autorité dirigeante, au-dessus de laquelle il n’y avait personne, mis à part dieu, et les hommes. Comme un jardinier expérimenté a l’œil affûté, selon ses propres dires, elle prenait « soin » de nous, nous aidant par un minutieux entretien à devenir de belles et grandes plantes. Mais, si vous voulez mon avis, son intervention se limitait plus à arracher le moindre bourgeon de pensée qui sortirait un peu des rails de la convenance pour une fille de bonne famille, avec l’aide de nombreux « cafards » sous son direct commandement, espionnant et colportant pour son bon plaisir.

Autant vous dire que j’eus instantanément un certain… dédain, pour le personnage, dédain renforcé par sa réaction à ma toute première question… quelque peu étrange, il faut l’avouer. Mais, pour cela, peut-être, je dois la remercier, et cela est, contrairement à ce qu’il pourrait vous sembler, est très logique. Son long discours, écouté par mon plus jeune moi qui manqua de fondre en larmes, sur le fait que mes parents étaient certainement des personnes qui n’avaient pas le moindre once d’amour pour moi, et qui me voyaient plus comme un déchet duquel il fallait se débarrasser, alluma en moi le vif désir de rendre la monnaie de sa pièce a cet antipathique personnage. Et c’est peut-être bien grâce au fait que le dédain était plus fort que la peur que mon cerveau resta revêche a tout endormissement prodigué par son « éducation », me gardant un peu plus alerte et lucide sur le monde autour de moi… que la moyenne des autres filles de l’orphelinat, destinées à être, malheureusement pour elles, des ménagères au cerveau vide, de parfaites bécasses, pour le plus grand plaisir de la gent masculine. Ca ne date pas d’hier pour moi d’être la fauteuse de troubles, la grande tète de lard détestée par toute autorité et… franchement, dont la compagnie n’était pas souhaitée par grand-monde. Personne ne veut être ami avec quelqu’un dont la mauvaise réputation peut rejaillir sur soi…

Car, soyons réalistes, le plus gros des activités qui occupaient nos journées à l’orphelinat étaient… des entraînements à devenir de futures épouses, je n’ai pas grand-chose à dire là-dessus de plus. Une journée à l’orphelinat se déroulait généralement de la même façon, sauf imprévus, du genre souris dans un placard. Levées au chant du coq, c’est-à-dire, pour sept heures environ, les filles des différents dortoirs, séparés en fonctions de leur âge, se débarbouillaient, prenaient un petit-déjeuner rapide (et fort triste, ma foi), puis s’attelaient aux différentes « classes » que nous donnait Buckthorn.

C’est-à-dire, couture, lecture, repassage, éducation physique (majoritairement de la course a pied), et j’en passe… largement de quoi nous tenir occupées. Après une courte pause déjeuner, que les filles les plus âgées préparaient, majoritairement des « pionnes » au service de Buckthorn qui, pingre comme pas permis, faisait toujours en sorte de le tenir au strict minimum… Bref, après cela, nous nous attelions à une autre série de « classes », pendant laquelle certaines filles, triées aléatoirement, s’occupaient des tâches ménagères au sein de l’orphelinat, pendant que les autres faisaient ce que Buckthorn voulaient bien qu’elles fassent. Peu avant le dîner, on nous laissait finalement un peu de temps pour vaquer à nos occupations, avant de manger, puis de nous coucher, comme les poules, bien sûr. Il y avait une bibliothèque dans une petite pièce, mais personne ne prenait jamais le temps d’y aller, et pour cause, tous les livres de la bibliothèque était affreusement compliqués, écrits en latin pour certains, et traitant de sujets barbants, comme les plantes d’Angleterre et d’ailleurs, les minéraux, et autres…

« C’est des livres d’homme, ne pensez pas pouvoir y comprendre grand-chose. » Martelait la vieille Buckthorn, ce que, bien entendu, je n’écoutais jamais… même si, je ne comprenais pour ainsi dire pas grand-chose à ce qui était écrit dedans, mais il n’était bien entendu, pas question de l’avouer. Je ne pouvais pas lui donner raison… n’empêche, elle aurait quand même dû en lire un ou deux, avant de les mettre là pour asseoir le fait qu’on était plus bêtes qu’un homme. Elle aurait pu ainsi s’éviter le surnom peu flatteur de « chiasse », peu après que je découvre ce qu’on appelait un « buckthorn » au milieu des lignes et des lignes de texte… et bien évidemment, le partage.
Mais la bibliothèque n’était pas vraiment le seul endroit vraiment intéressant, ou pittoresque, de notre orphelinat, loin de là… en fait, il était bien derrière un autre endroit, bien plus étrange, duquel se méfiaient absolument tout le monde a l’orphelinat… et c’est bien avec cet endroit que les choses dans ma vie ont pris un tour… inattendu.

Cet endroit portait le nom peu flatteur de mitard, et avait une réputation pour le moins perturbante au sein des pensionnaires de l’orphelinat. C’était une toute petite pièce, au dernier étage, qui constituait le grenier, personne n’y entrait jamais pour la nettoyer, ou ne montait jamais jusqu’à sa porte. Et… à vrai dire, ce qui était effrayant à propos de cet endroit… échappait à tout le monde, mais il était de notoriété publique que cet endroit avait quelque chose d’effrayant, de vraiment, vraiment effrayant, bien qu’on ne sache pas quoi exactement. Beaucoup de rumeurs faisaient état de murs et d’un sol couverts d’échardes, d’autres étaient à propos de choses invraisemblables, de fantômes, et autres choses étranges, mais totalement invraisemblables. Un climat de mystère enrobait l’endroit, et ce d’une manière… agaçante. Toujours était-il que, passer la nuit dans le mitard était la pire punition qui puisse être imaginée pour toute fille de l’orphelinat, pire que le martinet, pire que les corvées pendant un mois.

Et, je crois que comme vous pouvez vous en douter, ma singulière relation avec Buckthorn… résulta un beau jour en la sentence fatale me tombant sur le crâne. J’avais mis un point d’honneur, jusqu’à ce beau jour, à faire la plus grande quantité de crasses imaginable a la vieille carne, ce qui résultait souvent en de nombreuses punitions. Et si je n’avais pas été envoyée au Mitard avant ce jour fatidique… c’était bien parce que je n’avais pas encore pu penser à une crasse assez méchante pour qu’elle recoure à de telles extrémités. Mais un beau matin, en me levant et m’étirant avec un bâillement à m’en décrocher la mâchoire, la parfaite idée finit par germer dans mon cerveau… Durant une des rares classes de cuisine que Buckthorn daignait donner, j’arrivais, par un adroit stratagème, à collecter une bonne quantité de poivre, que je transvasais dans mes poches. Puis, attendant patiemment ma corvée de balayage, je me glissais prudemment dans son bureau, et, fouinant dans ses tiroirs, en tirais une boîte métallique contenant du thé. La vieille carne était pingre, MAIS, elle ne pouvait se passer de thé, et tout le monde le savait. C’est pourquoi je mélangeais une solide dose de poivre aux herbes noirâtres avant de refermer la boîte et de m’éclipser en douce de son bureau attendant l’air de rien, jusqu’à l’heure du thé…

Je fus récompensée par l’image plutôt hilarante, observée par le trou de la serrure, de la vieille pie crachant bruyamment le contenu de sa tasse de thé sur son bureau, regardant le fond de sa tasse avec des yeux comme des soucoupes, essayant de trouver la raison de la nature imbuvable de son thé. J’ignore si elle la trouva, mais elle n’avait pas beaucoup de suspects sur sa liste… un seul, en fait. Moi, et elle eut tôt fait de me désigner comme coupable, mais pas avant avoir rassemblé toutes les résidentes de l’orphelinat et de m’avoir pointée de manière grandiloquente du doigt. Jusqu’ici, rien hors de l’ordinaire… toutefois, vous le savez déjà, la punition qu’elle choisit fut un choc, même pour moi. Et, même si je ne la suppliais pas de m’épargner, j’ai trop de dignité pour ces idioties… je freinais volontiers des quatre fers quand je fus traînée sans merci par deux « pionnes » jusqu’en haut des escaliers menant au mitard.

Il me fallut un long, long moment pour oser regarder derrière moi quand lesdites pionnes me jetèrent sans ménagement au mitard avant de verrouiller la porte à double tour. J’étais, vous pouvez vous en douter, terrorisée. J’avais beau essayer de coller à mon rôle de dure à cuire, je faisais moins la fière en face d’une chose dont tout le monde avait si peur qu’ils refusaient d’en parler la nuit, ou même d’y penser… Surtout que, face à la porte, j’avais la ferme impression de sentir le regard de quelque chose sur ma nuque, un regard lourd, de ceux qui vous font frissonner, qui vous donnent l’impression qu’un serpent est en train de ramper le long de votre dos.

Au final, n’y tenant plus, je fis volte-face. A moitié plongée dans la pénombre, éclairée seulement par une lucarne, la pièce avant quelque chose de peu rassurant. Mais la pièce elle-même n’était rien en comparaison de ce qui trônait au milieu de celle-ci, à me fixer de ses orbites vides. Pile au milieu de la pièce, il y avait un crâne, énorme. Pas un crâne humain, loin de là, mais j’aurais pu difficilement dire à quoi ce crâne avait un jour appartenu, et il était certain que je n’aurais pas voulu croiser la créature encore vivante. Le museau était long, très épais, avec un énorme trou en place de cavité nasale, rattaché à un crâne relativement long, peu volumineux comparé au museau. Les os soutenant ce qui avait probablement été les muscles de la mâchoire étaient énormes, preuve que la créature aurait certainement pu broyer un crâne entre ses mâchoires comme un vulgaire œuf. Les dents étaient massives, les canines étaient presque aussi longues que ma main, mais plus on regardait les dents de l’arrière de la mâchoire, mieux on voyait qu’elles étaient plutôt plates, faites pour broyer. Mais ce qui était le plus perturbant, c’était sans conteste les orbites gigantesques, presque grotesques par leur taille étrange, mais qui donnaient l’impression que le crâne vous suivait de ses yeux absents, souriant d’un air moqueur.

Je dois vous l’avouer, quand je vis le crâne, pour la première fois, je fis un bond, si haut que j’eus l’impression que ma tête se cogna contre le plafond. Mais, la première frayeur passée devant le « regard » du crâne, si perturbant dans la lumière ambiante… je ne pus m’empêcher de rire. J’avais imaginé bien pire que cela… et soyons honnêtes, pour une raison que j’ignorais, je n’avais pas peur du crâne. Je pouvais me rendre compte qu’il avait l’air inquiétant, mais… je n’avais pas peur, c’était comme ça. Ou plutôt, je ne pouvais pas avoir peur, le crâne semblait dégager une espèce d’aura de tranquillité qui faisait que je ne pouvais pas penser autre chose que « Ouaip, c’est un crâne. Bon, et ensuite ? ». C’était… plus étrange que le crâne en lui-même, pour tout dire.

Après un moment à le regarder fixement, je finis par me décider, et m’approchais pour le toucher. La surface était douce et lisse au toucher, et je m’ôtais ainsi de la tête ma première pensée en voyant le crâne grotesque. Non, ce n’était certainement pas du bois taillé. Poussée par la curiosité, j’agrippais les côtés saillants du crâne et le soulevais, constatant qu’il était d’une légèreté assez surprenante, et que la mâchoire était apparemment vissée au crâne, bien que de manière légèrement lâche, vu qu’elle s’ouvrit instantanément. Une autre chose que ma curiosité me laissa voir… fut que, collée ou vissée, je n’aurais su dire, à l’arrière du crâne, il y avait une peau, couverte d’une épaisse toison blanc sale, couverte de poussière, de la taille d’un très grand drap.

Sur le coup, je demeurais interdite, puis je réalisais que je tenais probablement entre mes mains le trophée de chasse d’un quelconque chasseur relativement chanceux, transformé en descente de lit. Ce qui faisait parfaitement mon affaire ! A Londres, les nuits sont fraîches, et il est conseillé de s’endormir vite si l’on ne veut pas être gardé dans un demi-sommeil par le froid perçant, qui se glisse entre toutes les planches et sous toutes les fenêtres. Donc, ni une, ni deux, je m’enroulais prestement dans la peau, murmurant quelques excuses envers la créature à laquelle elle avait un jour appartenu. La pelisse sentait le vieux moisi, mais je me suis endormie assez rapidement, d’un sommeil sans rêves ni interruptions… ou presque.

A beau milieu de la nuit, une sensation inconfortable d’être en train de dormir sur quelque chose de trop dur me réveilla, a moitié endormie, les yeux pleins de pois, je m’asseyais donc sur mon postérieur, me les frottais une ou deux fois, puis me mis a « scruter » la pelisse des doigts, a la recherche de l’objet de mon réveil. Je ne tardais pas à le trouver, et, les yeux plissés, tentant de m’accommoder de la lumière des réverbères qui filtrait par la lucarne, je le considérais avec une certaine curiosité. L’objet était en fait plusieurs petits anneaux de cuivre, dix en tout, rattachés à des fils, si fins qu’on aurait dit des cheveux d’anges. Curieuse, je constatais que les anneaux étaient parfaitement adaptés à mes doigts, comme autant de minuscules bagues. N’ayant rien de mieux à faire, je les enfilais, tout de même intriguée par leur fonction, et par le fait que tous les fils semblaient attachés à la peau dans laquelle je m’étais enroulée. Après un long moment à les regarder, je finis par abandonner, inapte à trouver la réponse à ma question… et serrais les poings.

Immédiatement, la peau se mit à tressaillir violemment, puis se retourna comme une vieille chaussette, m’expédiant à quelques mètres de là avec un BONK sonore. Instinctivement, je levais les bras pour me protéger, et bien mal m’en pris. La peau me suivit fidèlement, tirant sur mes doigts, et, se déployant comme une méduse géante de laquelle semblait jaillir l’ombre de bras gigantesques, m’expédia à nouveau à l’autre bout de la pièce, raclant le plafond dans une pluie d’échardes, les "bras" manquant d'enfoncer les murs. Jetée à droite et à gauche, il me fallut un long moment pour cesser ce manège épouvantable, ayant la bonne idée de me recroqueviller sur moi-même, la peau, toujours fidèle au poste, s’enroula vivement autour de moi, amortissant le dernier choc. Prise d’un accès de bon sens, et, couverte de bleus, je retirais prestement les anneaux de mes doigts.

Aussitôt, la peau redevint flasque, perdant tout semblant de vie. Rampant rapidement de dessous elle, je remarquais que le crâne était face à ma direction, deux minuscules lumières, comme les flammes de chandelles, éclairant le fond de ses orbites, et se dissipant a vue d’œil. Un peu sonnée par l’expérience, je tendis la main pour toucher le crâne, pour le pousser plus loin… mais il ne s’en laissa pas conter. Aussitôt que je le touchais, le crâne se mit à rétrécir, d’un seul coup, avec un vulgaire bruit de caoutchouc qu’on froisse, accompagné par la fourrure, jusqu’à-ce qu’il ne soit pas plus gros qu’un crâne de très gros lapin. Seuls les anneaux, toujours attachés à la pelisse, n’avaient pas changé de dimension.

Les évènements de cette nuit furent certainement les plus étranges de mon entière vie, du moins, jusqu’au lendemain… Fourrant prestement la pelisse dans ma poche quand le verrou de la porte cliqueta au matin, je filais hors du Mitard sans demander mon reste, sous le regard ahuri des cafards. Profitant du fait que les bruits inexpliqués de la nuit me ménagent une certaine méfiance des autres vis-à-vis de ma personne, je me débrouillais pour que la journée passe… vite. Une journée passa après celle-là, puis une autre, et encore une autre, jusqu’à ce que le temps défile comme avant… sauf pour moi. Le mystère de la marionnette de peau, comme je l’avais appelée, ne cessait de me hanter… Décidée à maitriser ses secrets, je m’éclipsais souvent au mitard… n’y arrivant que très moyennement, surtout au milieu de la nuit, inapte a voir a quoi ressemblait ce que je manipulais. Parfois, la peau restait sourde à mes ordres, ou d’autres fois, ne grandissais tout simplement pas… bien que ma maitrise de cette étrange objet ne s’affine au gré du temps, mes questions restaient entières. Jusqu’à ce qu’une autre pièce s’ajoute à mon puzzle incongru, ou plutôt, ne la propulse au milieu du reste du puzzle.

L’incendie.

Au beau milieu de la nuit, l’orphelinat avait brûlé. Tout était allé vite, très vite, la carcasse du bâtiment s’était effondrée dans une envolée de cendre et de suie avant même que le jour ne se lève. Je le sais parce que je l’ai vu, j’étais là, dans la rue, débraillée, mal coiffée, comme tous les autres enfants, et la vieille Buckthorn, qui gémissait en se tordant les mains, regardant sa vie partir en cendres comme nous tous. Nous sommes restées ainsi jusqu’au lendemain, jusqu’à ce que les pompiers fassent leur travail, et que les policiers viennent inspecter les décombres et éloigner les curieux. Sauf un étrange personnage, au regard absent, qui fixait les décombres d'un air tout aussi absent. Origine criminelle, apparemment, vu que le feu avait été démarré de l'extérieur. Heureusement pour nous autres, certaines personnes ne savent pas qu'il n'y a pas plus prône à se lever en pleine nuit pour aller pisser qu'une gamine. gamine qui eut le bon sens de secouer ses camarades a la vue des flammes léchant les carreaux de la façade nord. Le fait de nous voir griller comme de vulgaires saucisse nous passa près des fesses, ce jour là!

Un rapide sermon de Buckthorn plus tard, nous prenions le chemin de la gare, prêtes à monter dans un train, ou dans un autre, à destination d’une nouvelle maison. On apprit le topo très vite, nous allions être transférées ailleurs, dans un autre orphelinat, ou d’autres avec un « s », par petit groupes, ici, ou dans une autre ville, qu’importe, là où on voudrait bien de nous. Classe itinérante, youpi!

Et là, souvenirs et présent se rejoignent, car c’est à ce point ci que j’en suis toujours, au point où je vous raconte cette histoire, quelques jours après cette mésaventure. Mes questions restent entières, mais je profite du temps que j’ai pour m’éclipser de la surveillance de Buckthorn, et pour écouter les affaires des passagers, transitant a travers toute l’Angleterre. Je n’ai rien trouvé, mais ça ne saurait tarder… Et j'ai revu plusieurs fois l'autre drôle de zozo au regard vide, dans le train, toujours en train de regarder discrètement dans notre direction, à moi et au petit groupe encadré par Buckthorn. Et a chaque fois, je peux sentir la peau craquer bruyamment a l'intérieur de ma poche.

Je ne sait pas de quoi demain sera fait... mais je sait que la peau m'accompagnera.


(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

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MessageSujet: Re: Well, today's just ain't your lucky one~ Lun 12 Oct - 21:43

Fiche technique de ...Pantin Bestial
Sous sa forme inactive, le Pantin Bestial ne paye pas de mine. Simple peau blanche reliée a un crâne minuscule d'un animal carnivore, on pourrait presque être tenté de s'en faire un manchon, du moins, si la peau n'était pas rattachée a dix anneaux de cuivre polis, dans lesquels on peut a peine passer des doigts d'enfant, fins comme des pattes de moineau. Une marionnette d'un fort mauvais goût, mais l'apparence dérisoire cache un pouvoir impressionnant. Sitôt les doigts de la bonne personne passés dans les anneaux, la marionnette se mets a grandir immédiatement, atteignant les proportions d'un cheval de trait en quelques secondes. Suspendue dans les airs comme par des fils invisibles, elle flotte au-dessus de sa propriétaire, son corps de peau comme gonflé d'air, tandis que du noir d'encre qui règne sous sa peau blanche, jaillissent quatre bras massifs, tout d'os jaunis par le temps, deux mains aux griffes acérées et deux lames grotesques, longues et courbes comme des croissants de lune.  


A t t a q u e s


LV1.

L'ami du marionettiste.

Qu'il frappe, griffe, morde, ou fracasse a tour de ses quatre gigantesques bras, le Pantin Macabre ne plaisante pas quand son marionnettiste est aux commandes. Il ne peut bouger de son entourage, mais qu'a cela ne tienne, tout ce qui approche sera réduit en miette par une torsion du petit doigt tant ses réactions sont immédiates.

Cape de fourrure

Qui a dit qu'un poil fourni n'était pas une bonne protection? Pour quelques instants seulement chaque fois, la peau du Pantin Bestial peut s'agrandir démesurément, formant un bouclier impénétrable contre balles d'Akuma et projectiles adverses.

LV2

Que la bète soit faite chair.

Le niveau supérieur de l'ami du marionnettiste, avec lequel le pantin décharné et assez lamentable se refait une beauté, gagnant cage thoracique et colonne vertébrale, couverts de muscles robustes, mais sans la peau. Voici une drôle d'erreur de design... Sa taille augmente aussi également, poussée de croissance! L'animal prends une taille de petite maison, ses coups et sa robustesse gagnent en puissance d'un bon degré.




C o n t r a i n t e s
Alors alors alors... c'est bien là que commence la partie moins sympathique dans le fait de posséder un tel attirail. Tout d'abord, le Pantin Bestial est encombrant, peu efficace dans un espace réduit, et ce désavantage va croissant avec l'augmentation de ses niveaux de puissance. Il est aussi plutôt inconfortable a déplacer, souvent requérant de son utilisateur qu'il donne la commande a au moins deux des bras de faciliter son déplacement, entravant une possible attaque en plein milieu d'un déplacement. Il n'est pour ainsi dire pas très utile contre des ennemis possédant des attaques a distance...
Bien qu'il n'en aie pas l'air au premier coup d'œil, le Pantin a un fonctionnement relativement alambiqué, requérant des combinaisons précises de mouvements de doigts en guise de commandes pour être vraiment efficace au combat.
Ce poids supplémentaire sur l'esprit de l'exorciste, déjà très occupé a analyser le champ de bataille, est très fatiguant, et malgré son efficacité, le Pantin ne fait pas de merveilles lors de combats prolongés contre un grand nombre d'ennemis, plus efficace contre un seul adversaire puissant.
Il laisse aussi son utilisateur très exposé aux attaques ennemies, malgré ses quelques techniques défensives.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
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MessageSujet: Re: Well, today's just ain't your lucky one~ Mar 13 Oct - 20:55

Fiche validéeBienvenue sur Lost Chapter !
Maintenant que tu es validée, je t'invite à aller recenser ton avatar dans ce sujet. Si tu souhaites l'ouverture d'un journal intime, tu peux venir le demander ici afin d'ouvrir tes fiches de liens ainsi que la chronologie et tout ce qui peut t'aider à faire en sorte que l'évolution de ton personnage se déroule du mieux possible. Et si tu souhaites un rp, tu peux venir faire une demande dans ce sujet pour avoir la réponse d'un autre membre, ou demander à administrateur pour avoir un rp spécial concocté par les membres du staff.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

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Mikaël
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