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Boite aux lettres

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MessageSujet: Boite aux lettres Mar 2 Fév - 12:31


Boîte aux lettres
De Talie Wyvern
J'attends de vos nouvelles

Une main est tendue à la fillette aux cheveux bleus, tenant entre ses doigts une enveloppe arrivée depuis peu à la demeure du comte Von Rozenkreuz et adressée à son nom. Il n'en faut pas plus pour que l'irlandaise sautille de joie, prenant la lettre dans un sourire heureux avant de filer la lire tranquillement dans sa chambre, sous le regard bienveillant des serviteurs de la maison.

Votre courrier arrivera toujours à destination si jamais la petite vous a donné une adresse, soyez-en sûrs. À vous de voir si vous souhaitez échanger avec elle...

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MessageSujet: Re: Boite aux lettres Sam 6 Fév - 10:41

「 Je voulais te dire que rien ne nous sépare. Ni ces pantins de cire, ni notre peur du noir. Je t'écris cette lettre à l'encre de mon être.  」

Lettre I


Scellés dans une enveloppe tachetée d'une cire rouge fondue, repose les tendres mots inscrits sur un parchemin sobre mais décoré de roses dans deux oppositions d'angles. La calligraphie se veut fine, les boucles étroites et étirées. Et c'est penchés en italique que les vocables s'alignent en farandole. Seules les majuscules, plantées en lettrines, brisent par moment l'harmonie de ce petit théâtre de papier. C'est maintenant aux émotions d'offrir une volonté à ce qui n'incarne qu'une représentation de langage dans sa forme physique la plus brute. 

~~~

Londres, 10 septembre 18XX

Ma douce amie,

Si tu savais avec quelle force t'écrire me grise. Coucher les lignes sur ce papier, le plus beau que tu mérites, apporte une symbolique bien plus haute encore que ce que peut être notre conversation épistolaire. C'est un moyen de briser les règles de distances et de cultiver noblement les mots choisis pour mieux les apprécier. C'est aussi l'alternative évidente, quasi-immatérielle, par laquelle communiquent nos pensées. Dis, ne trouves-tu pas cette enveloppe jolie fenêtre à ouvrir sur nos deux âmes ?

Cette affirmation, cette audace, me surprend. Elle me ravit aussi. Pour une fois, inédite, les lettres se pressent à s'assembler dans une affection qui déborde. Et l'engouement est tel que je n'ai aucune entrave à extérioriser cette attache. Regarde, les synonymes s'amusent contre mon gré.

Talie, je ne te remercierai jamais assez de m'avoir tendu ton prénom, que je me plais à prononcer et à écrire. Il brille différemment et ses syllabes semblent à elles seules simplifier l'existence ou l'embellir. Car, je peux exposer dans ce long discours qui est le notre, nos bonheurs. Je n'ai plus que ça, il me semble, à étreindre depuis que je t'ai rencontré. Plus qu'un nom, tu m'as offert une présence qui même lointaine, suffit à elle seule à en gommer la solitude.

Pour ça, pour ce que tu es aussi, ce que tu représentes, je ne cesserai jamais de t'apprécier.

J'ai vu l'aurore Talie, ces belles nuances d'opales. J'y ai croisé ton essence dans ces premières lueurs qui précèdent le jour. Cette succession de matins qui s’enchaînent est notre histoire que je souhaite prolonger. Comme ces journées d'été que l'on souhaite qu'elles durent, Talie.

Depuis nos premières paroles, le temps a bien changé. J'ai constaté s'éteindre la chaleur d'août. Mais les feuilles rougissent et ton amitié réchauffe cette main bavarde de tes nouvelles. Je t'espère en bonne santé. Mon esprit s'embobine de questions qui seraient trop nombreuses à cet emplacement qui entasse la conscience, l'encre, réalise nos ressentis.

Alors, oui, je vais bien. Je suis comblée d'une joie immense dont je m'étonne à chaque instant la résidence possible, dans l'espace restreint de mon palpitant. Pour cela, merci Talie.

Il me tarde de te lire, d'en connaître davantage sur les éléments faisant de Talie celle qui est Talie.

Le papier est un ami merveilleux. Je suis contente qu'il nous côtoie toutes les deux.

Je t'embrasse tendrement,

Lisette Delcambre

Citation en haut de page de Emilie Simon
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MessageSujet: Re: Boite aux lettres Mar 1 Mar - 18:26

「 Je voulais te dire que j'aime tes blessures. Que tu me fais sourire, qu'avec toi je respire. Je t'écris cette lettre à l'encre de mon être.  」

Lettre III


C'est la même écriture qui accroche et écorche le fragment de feuille. Mots tendres et appliqués pour leur dédicace à l'égal de l'affection que dirige d'une main maîtresse les lignes. C'est un rectangle de texte rendu vivant pour les sentiments qui en résultent. Papier doux illustré de libellules, encore un peu de fantaisie à marquer l'imperceptible des visages. Ces petits anges des marais se plaisent à servir de messagers.

~~~

Londres, 3 octobre 18XX

Ma belle Talie,

Les jours s'égrainent et c'est un bond dans le temps chaque fois qu'on le réalise. Si tu savais, Talie, le supplice suivi de l'attente, vibrante et taquine, à creuser les heures, en guettant comme une promesse d'étoile filante ta lettre. Et ce bonheur qui l'a instantanément contrasté à la lecture.

Tu n'as pas à douter de ta verve. Les mots, tels qu'ils soient, articulés ou inscrits, auront toujours cette onctueuse nuance, cette teinte de notre présente enfance, tant qu'ils seront œuvres de ta voix ou de tes doigts. Je les préserve avec la plus forte des vigilances, enfermés dans la mémoire ou dans une boite métallique, celle de notre rencontre aux senteurs sucrées, pour leur forme palpable. Ne me lassant pas de les relire ainsi qu'un poème ou une fable, veilleurs du soir.

Je suis soulagée de te sentir si épanouie. « Sentir » comme si ton essence se cristallisait sur cette fragile surface, friable comme les ailes d'un papillon. Ce qui est une réalité. Ces feuilles sont nos longs discours que l'on partage. Et je suis touchée de trouver écho dans ta magnifique écriture, à ces ressentis qui subliment l'ordinaire.

Merci Talie.

Merci d'être mon amie. D'exister au-delà de la distance. De tendre tes mains que je sens dans ta calligraphie. De douces caresses sur mes joues, lorsque mes yeux papillonnent sur tes guirlandes de lignes. Il me tarde de les retrouver pour les saisir lors d'une nouvelle promenade, dans un nouveau fragment de temps qui sera notre.

Tu évoquais notre rencontre. Sache que les douceurs me ramènent à elle. A chaque fois que mes lèvres se granulent de ce sucre caractéristique aux confiseries. C'est si doux, si puissant, d'attacher ses sens aux souvenirs.

Écrire permet d'en accoler d'autres.

Je n'ai jamais écrit avec autant de ferveur. Et diriger les lettres vers toi et pour toi rehausse cette action que certains jugent de communication pratique.

Tu me manques mon amie. Une absence qui pourrait se corrompre en mal physique si le papier ne s'interposait pas de son toucher sécurisant, comme il le fait pour nous. Je t'apprécie. Je t'adore Talie.

Sache que de toute la perfection humaine que la Terre soit en mesure de prouver et de contenir, l'évidence même que tu fasses partie des rares à l’honorer aussi bien me force à me dire que j'ai de la chance d'occuper une partie de ton décor.

Paysage sublime qu'est ton faciès. L'extérieur nocturne, ses lacs bleus des océans profonds et son éclat lunaire s'y confondent. Je ne le laisserai jamais s'obscurcir, bien que je doive trahir la métaphore précédemment dite. Mes doigts et mes épaules seront toujours des récipients prêts à recueillir tes chagrins.  

J'aime trop ton sourire pour constater son assombrissement.

Il me tarde de te relire. De savoir où en est ton quotidien.

Tu remarqueras mon état positif, quasi-euphorique. Te « parler » autrement suffit à tendre mes joues d'une joie débordante. J'accompagne mes mots de quelques fleurs séchées. Geste me rappelant aussi cette journée là, excise, conclue dans ce parc fleuri.

La vie est sublime. Je suis heureuse que tu y donnes cette lueur.

Je t'embrasse affectueusement,

Lisette Delcambre

Citation en haut de page de Emilie Simon (encore).
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MessageSujet: Re: Boite aux lettres Jeu 19 Mai - 9:44

Je dédie à tes pleurs, à ton sourire,
Mes plus douces pensées,
Celles que je te dis, celles aussi
Qui demeurent imprécisées
Et trop profondes pour les dire.

Lettre V


Ainsi continue de s'envoler le papier, comme un oiseau fidèlement dressé, suivant le tracé du filin cousu à leurs âmes fusionnelles. Belle colombe se dessinant à l'encre sur ladite trame. La cryptographie l'escorte, appliquée, codifiée dans ce langage analogue à une partition. C'est l'émotion qui dicte les appositions et synthèse les formes. Tout n'est que bienveillance tendue et tendresse cueillie. Elles s'harmonisent, les deux vertus, en paraffine purpurine pareil qu'un cœur écrasé, scellant en pacte ce lien s'entrelaçant un peu plus dans les racines de leurs veines à chaque contact, au moindre échange.    

Les mots auraient pu se graver sur la tison de sa chair, elle les auraient conservé avec la même vigilance, précieuse, telles ces cartes au trésor esquissée sur une peau bovine défunte. Les écrits s'assemblent en coquillage échoués et collectés d'une passion enfantine dans cet atoll, exil de la candeur, qu'est la congrégation. Forme inconnue, dans ce présent enjolivé d'une présence impalpable.  

Les plumes cascadent des échos de liberté dans ce quotidien gris. Leur blancheur éclaircissant le terne coloris de leur provenance, celle des chérubins. Les ailes enlacent les petites filles du temps qu'elles savourent. Car c'est en épines que leurs vocables mueront un jour.    

~~~

Londres, 10 novembre 18XX

Ma tendre amie,

Les lettres s’amoncellent et leur cumul m'étreint d'un bonheur graduel, dans les hauteurs vertigineuses de notre affection que je savoure de plus en plus. Même distantes, nous ne cessons de nous rapprocher. Ce doux contraste me berce d'une guillerette comptine que je souhaite durable. Car, le devines-tu sans doute assez, je t'adore, ma précieuse Talie.

Ta réponse a une fois encore renouvelé mon cœur d'une joie indicible. Lire tes pensées, tes dialogues interposés, entendre le spectre de ta voix guider mes yeux dans la doucereuse enfilade de tes mots, comble mes journées de ta présence bienfaitrice. Je ne suis jamais seule lorsque mes ongles se calquent contre tes syllabes écrites. Un doux braille dont je termine par réciter la lecture à force de noyer ma conscience dans celle que tu as plongé sur du papier.

Constater ton bonheur s'amplifier me contamine dans une sorte de piqûre empathique. Une griserie identique se plante dans mes veines jusque dans mon palpitant tambourinant une balade euphorique. Moi aussi, je voudrais danser et tourner avec toi dans une ronde étourdissante. Une valse qui faucherait nos chevilles pour nous étendre dans l'herbe. Sosie de ce chérissable moment à me hanter encore, une souvenance fantôme dont je n'aveugle point les apparitions tant l'importance de la projection m'est agréable.

Et ces fleurs, où sommeillent-elles à présent ? Les premiers givres rigidifient les feuilles. Les pétales se sont égrainés de leurs sépales pour se liquéfier en rosée sur les rameaux presque nus. Une fraîcheur vivifiante à m'évoquer la tienne, celle de ton opalescente mine de princesse des neiges.

J'ai chaud de tes discours, de ton amitié irradiante, que je ne souffre aucunement de la saison s'affadissant et des fanes qui tombent.

Je rembobinerai toujours que trop peu ces échos : je t'aime et ne te remercierai jamais avec la satiété suffisante de me donner cette affection d'amie s'alourdissant de notre lien, au-delà de sa simple définition.

Il me tarde de te revoir, nous manœuvrerons ensemble pour concrétiser ce souhait à nous brûler la patience. Informons nous de notre prochaine venue sur la capitale.

J'espère te savoir aussi bien lors de notre prochaine échange et lorsque tu recevras ce courrier.

Je t'adore si tendrement.

Merci de sublimer autant ma vie.  

Mes pensées se tournent vers toi et je t'embrasse,

Lisette Delcambre

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MessageSujet: Re: Boite aux lettres Mer 27 Juil - 17:32

Une lettre est une âme, elle est un si fidèle écho de la voix qui parle que les esprits délicats la comptent parmi les plus riches trésors de l'amour.  

Lettre VII



Alors, les mots se meurent d'un bonheur qui implose, palpitant de chair se contractant d'une étreinte qui s'espère jusqu'aux mains hâtives de palper leurs jumelles. Fragments de myocarde rouge de velours s'impactant en flaque sur ce parchemin précieux de renfermer ces secrets de pensées humaines. Déflagration brûlant à même le papier, métaphoriquement, dans ses bordures plantées d'étoiles. Astres d'argent à paraître dans l'étendue liquide d'un ciel d'encre. Encre à se déverser verbeuse de cette frénésie filante à guetter la promesse des retrouvailles.

~~~

Londres, 25 novembre 18XX

Chère amie que je chéris,

Voici une saison que nous communiquons nos voix muettes toujours bavardes de propos dans ces longues discussions que le temps nous transmet par intermittences. Les couleurs ont beau faner ou s'arracher de leurs fanes, mes sentiments à ton égard restent immuables.

Ô Talie, le devines-tu, et je sais que mon interrogation trouve déjà réponse dans ta compréhension la plus humaine qui soit, ce bonheur insoutenable qui m'en refrène jusqu'à la respiration lorsque mes orbes apposent leurs cercles sur ceux de tes sceaux maintenant si familiers ? La suffocation de cette griserie bombe ma poitrine et mon cœur qui se gonfle de plonger dans le tien, de son essence que tu as échoué par enfilades dans ces lignes que tu as dressé et qui viennent de toi. L'apnée est aucunement douloureuse et graciée lorsque tanguent alors le flot de tes mots dans l'eau de mes yeux. Un lagon à être aussi le tien.  

Les mares se figent. Les feuilles se givrent. Mais ton âme anime un foyer rougi de braises sanguines, chaudes, comme ce battant s'en infusant pour en liquéfier toute son ardeur dans mon corps brûlant d'une affection qui ne s’éteint point.

Je t'adore ô ma si douce Talie.

Tu évoquais la complémentarité de nos natures, estivale et hivernale, je suis comblée que nos deux feux, solaire et polaire, trouvent cette sensation similaire qui en définit jusqu'à leur douleur : cette chaleur laissant et léchant ses marques sur l'épiderme. Nos cicatrices sont reflets. Nos mots sont aussi nos maux. Ô Talie si tu savais quelle délivrance a enlacé notre amitié.

Je nous vois déjà dansant dans les corolles de glace ou dans les flocons de pétales blanchis. J'ai si hâte de matérialiser le rêve de nos retrouvailles, de saisir tes épaules contre les miennes, comme pour amoindrir encore cette distance qui nous aura, des mois durant, tant disloquées.

Ton absence infuse aussi une douceur songeuse. Car je sais que l'euphorie de notre rencontre contrastera notre manque.

Tes verves enrubannent les artères de mon cœur vibrant de te retrouver.  

Tu y as ta place dans cet organe tambourinant la cadence du retour, de cet Instant qui sera notre.

Je m'assurerai d'esquiver mes instructeurs pour venir à ta rencontre, quoi qu'il advienne.

Rembobinons ce temps coloré pour dérouler en serpentins bigarrés sa vivacité dans les notes grises de décembre.

Je t'attendrai là où nos deux âmes se sont accrochées. Chez ce si cher confiseur.

Je t'aime et guêtrai impatiemment ta venue – et ta lettre fixant les dernières concrétisations à ce souhait cloué sur notre papier se déchirant pour en sortir.

Merci de me guider de ta lueur céleste, de ton évanescence comme les anges Talie.

Je t'embrasse, impatiente de perpétuer cette phrase essoufflée de clôture dans les lignes du toucher tridimensionnel.

Lisette Delcambre

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