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D.Gray-Man: Lost Chapter gray man lost chapter
D.Gray-Man: Lost Chapter D.Gray-Man: Lost Chapter

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Pruitt-Igoe

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MessageSujet: Pruitt-Igoe Sam 13 Fév - 0:40

Mes pas dans cette ville sont sourd et vide de sens. Ses rues ne sont que des caniveaux à ciel ouvert, géants et pleins de sang. L'odeur d'égout surplombe tout, rejeté des bas fond et des putrides entrailles de ces politiciens véreux, des putes à leurs bras. Chaque visage que je croise m'inspire une rage aveugle et sourde envers ce monde qui se complaît dans sa honte, gens de lois débattant d'un visage, martyr de pornographie infantile, jolie, baisable. Morte. Assassinée.

Un jour, la pluie tombera, et tout débordera, leurs péchés leurs mousseront jusque la gorge, et tous, lèveront les bras dans leur costume taillé des squelettes des pauvres gens. Ils supplieront pour leurs vies coûteuses et leurs morales douteuses. Et leur yeux exorbités ne verront sur les lèvres des élus, qu'un non se dessiner. Les hommes ne font que s’entre tuer depuis le début de leurs existences, et c'est enfin qu'on peut finir le boulot.

Au milieu de ces cloportes humains, je serre les poings, fais profil bas en pensant aux rayons de soleil qui subsistent, encore lumineux malgré la rage bestiale qui empoisonne l'essence humaine. Je les connais pourtant, j'ai vu la bonté et l'innocence, les côtoie aux quotidiens, et le remord, la crainte de causer leurs mal. J'en viens à me demander si j'ai fais le bon choix, aider la machine a faire lentement avancer ses rouages, portant l'humanité vers le broyeur à ordure, indifférent des justes comme des cons. Ma fille, mon fils, moi-même, sommes victimes de notre propre destin, de notre propre espèce. Les villes grandissent, et avec elles, ce sont nos crimes qui deviennent de plus en plus dégueulasses, le vrai visage de la société se met à se dévoiler, et sous le beau maquillage impec', c'est une vraie parodie d'orgie, rongé par l'envie, la cupidité et le sexe. L'industrie est notre apocalypse, et nous en sommes les techniciens, acharné à construire notre propre paradis, nous l'avons habité d'horreurs, toute plus macabre les une que les autres..

Je ne fais que refaire le même chemin chaque jours, d'un départ différent, je rentre chez moi, laisse la violence dont je vis, dans cette cuve putride, marche vers l'ombre sans regret pour offrir un peu de lumière à ceux qui pourront l'entrevoir. Même si on est tous destiné à une justice implacable, j'aurai aimé que ça arrive bien plus tôt, histoire d'éviter tout ce merdier. Après tout, quand on vois a quelle vie la majorité de l'humanité peut aspirer, est ce que ça vaut vraiment le coup ? Tous,les truands, les catins, fussent-elles bien lotie ou non, les ouvriers , les magnats, notre existence est vaine, pleine de souffrance, pour si peu de bonheurs.

Il n'y a pas 12heures, je serrais ma fille dans mes bras, sentait son petit corps, si menue contre le miens, sa peau si délicate contre mes mains abîmées..Tout me semble obscurcis par mes dernières heures de travail. Mon visage clos, je reste enfermé derrière sa façade,souffrant de mes phalanges brisés contre le visage d'un homme auquel j'aurai pu m'identifier, s'il ne s'agissait de sa vie aisée, son boulot planqué. Un putain d'inspecteur de police,qui profitait de son grade pour commettre les pires actions possibles.

J'ai jamais eu la foi. Entités supérieures, humanité..même la famille n'est qu'une valeurs sur laquelle nombreux crachent sans vergogne.. même le changement, Dieu, il pourrai changer tout ce qu'il veux, il serait incapable de le faire pour la nature humaine. Alors une apocalypse, c'est peut-être bien la meilleure des choses qui puisse arriver. Tout effacer, tout recommencer, laisser une chance de purifier ce monde de la gangrène qui le ronge. J'ai beau l'espoir d'un avenir meilleur pour la chaire qui partage mon sang, je n'ose la laisser vivre sans protection, tant cela est impossible sur ces terres. Dans un monde putride, la malveillance est le meilleurs des boucliers à l'égard d'une trop grande partie de la plèbe qui le dirige, piétinant nos vies, vermines que nous sommes.

Mes pas dans cette ville sont lourds et vide de sens. Comme notre totale existence.
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MessageSujet: Re: Pruitt-Igoe Jeu 4 Aoû - 21:42

L'esprit aussi vide, plus froid que le cœur d'une Française, embué par les vapeurs d'un alcool artisanal dont la formule me semblait par bien trop proche de l'éthanol pur, me tenant aux pierres noircies par la crasse des immeubles délabrés pour m'empêcher de choir, j’avançais, arpentais l'asphalte fendu des artères humides de New York, tel un automate, un somnambule sur un fil décousu, un fou arpentant les couloirs d'un asile labyrinthique en quête de sa raison perdue.

Je marchais dans un rêve, dans un brouillard dont l'opacité m'empêchait d'assister aux vaudevilles typiques d'une ville américaine au cœur de la nuit. Semi conscient, je ne pouvais qu'à peine sentir les reliefs laissés par les coups portés sur les murs, ni ouïr le concert de cris et de pleurs, joué par des mères assistant impuissantes à la vision d'hommes en uniforme leur arrachant leurs fils uniques, le fruit de leurs entrailles qu'elles ne reverront plus de leur vivant, ni même sentir l'odeur de piquette et d'urine, caractéristique des ruelles sombres et inhospitalière.

Ni apercevoir le terme de mon périple, là où me portait mes pas dans une cité plongée sous un voile de brume, où le mouvement est perpétuel, mais monotone à en mourir.

Le peuple s’avançait, reculait, dans un sens ou dans l'autre, laissaient l'empreinte de leurs bottes boueuses sur le sol des grandes avenues, sans jamais jeter un œil derrière eux, sans faire attention aux gosses en guenilles qu'ils bousculaient et renversaient, ni aux ancêtres estropiés qui imploraient cinq secondes de leur temps et un millième de leur bourse, qu'ils préféraient vider par et pour par les fleurs de macadam, comme si en y plantant leur semences elles se décupleront sur les trottoirs arrosés d'une légère verse, celle la même qui collait leurs bustiers à leurs poitrines aguicheuses, et couler le second visage qu'elles arboraient pour plaire à quiconque aimerait oublier sa femme l'espace de quelques secondes.

« Salut mon mign... »

Je m'écarte, esquisse un sourire amical qui n’atteins même pas mes yeux et me détourne sans un mot, sans croiser son regard, où je le savais, j'aurais pu deceler une lueur de détresse, sans voir son faciès, où le maquillage coulant m'aurait montré sa peau ternie et creusée par des sillons de larmes, sans voir sa tenue qui m'aurait bien trop rappelé …

Pas maintenant.

Qu'importe. Je l'entendais déjà interpeller un autre client potentiel, moins scrupuleux sûrement, peut être pouvait il aisément passer outre l'image d'une pauvre femme flétrie par les ans et l'affliction, deux marots braillant dans ses bras lorsqu'elle preparait la pitance que dévorera ce batard une fois les pieds sous la table, lorsque le parfum d'un autre femme lui arrivera aux narines sans qu'elles n'osent poser la moindre question.

Sans m'en rendre compte, je serre les poings, me délectant par avance de la vision de son crane dégarni écrasé contre un mur, de l'ivoire de ses dents sur le goudron anthracite, du sang s'écoulant de ses lèvres éclatées, d'un rouge dilué par l'eau de pluie jusqu'à paraître …

Pas maintenant non plus.

Ils disparaissent déjà dans une impasse, et ses grognements de jouissances feront bientôt écho au silence prostré de la jeune catin. Il n'aura sûrement pas payé assez pour avoir le supplément sonore. Hé Scott, tu sais combien de personnes disent chaque jour  à des prostituées qu'ils les aiment ? Environ les trois tiers de ceux qui se répandent en elles. Le quart restant leur propose de s'enfuir avec eux vers une vie meilleure. En quoi t'es différent ?

Ta gueule.

Je m'en souvenais pourtant, ces mots n'étaient pas le fruit de mon subconscient dément, non, chacun d'entre eux avait été clairement et distinctement prononcé par un traqueur au sourire aussi veule que son discours, au détour d'un couloir, peu après ton retour de mission. Dans une ancienne vie, j'aurais sûrement tenté de lui apprendre comment s'exprimer à propos de la gente féminine face à un supérieur. Dans celle ci, ses jambes ont été brisées, sa mâchoire fracturée, ses côtes ? Perforée.
Transféré dans un hôpital londonien, probablement pour le reste de ses jours.

J'ai détourné le regard, essayé d'effacer cette scène de mon esprit, laissé la colère lentement se dissiper. J'étais fin saoul pour une raison qui me paraissait juste, je ne voulais pas laisser la réalité reprendre ses droits.
Tout, si ce n'est se souvenir.

Mais en les rouvrant sur une jeune fille rousse me tendant un fruit de la même nuance que sa crinière, je senti mon cœur s'arrêter de battre dans ma poitrine, une fois de plus.

Et en apercevant ses yeux, lorsque les pièces changèrent de main, mon sang se glaça.

Parce qu'ils étaient d'un bleu profond, d'un bleu clair, d'un bleu ciel, d'un bleu pervenche,  pareille aux fleurs qui parsemaient sa tombe, celle qui était loin d'être imaginaire, loin d'être le fruit d'un cauchemar.
Parce qu'ils n'étaient pas d'un vert absinthe.
Parce qu'elle était morte.

Elle s'enfuit, elle aussi cherche de nouveau clients. Pas les mêmes que les belles de nuit, je l'espère.

Je fais quelques pas de plus, puis je m'arrête, et tombe, m'adosse a un mur, ferme une nouvelle fois les paupières, et sombre.

Il pleut encore des cordes.
Et j'ai envie de me pendre.

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MessageSujet: Re: Pruitt-Igoe Mer 14 Juin - 0:36

L'esprit aussi vide, et plus froid que le cœur d'une Française, embué par les vapeurs d'un alcool artisanal dont la formule me semblait par bien trop proche de l'éthanol pur, me tenant aux pierres noircies par la crasse des immeubles délabrés pour m'empêcher de choir, j’avançais, arpentais l'asphalte fendu des artères humides d'une grande ville americaine, tel un automate, un somnambule sur un fil décousu, un fou arpentant les couloirs d'un asile labyrinthique en quête de sa raison perdue.

Je marchais dans un rêve, dans un brouillard dont l'opacité m'empêchait d'assister aux vaudevilles typiques d'une ville américaine au cœur de la nuit. Semi conscient, je ne pouvais qu'à peine sentir les reliefs laissés par les coups portés sur les murs, ni ouïr le concert de cris et de pleurs, joué par des mères assistant impuissantes à la vision d'hommes en uniforme leur arrachant leurs fils uniques, le fruit de leurs entrailles qu'elles ne reverront plus de leur vivant, ni même sentir l'odeur de piquette et d'urine, caractéristique des ruelles sombres et inhospitalière.

Ni apercevoir le terme de mon périple, là où me portait mes pas dans une cité plongée sous un voile de brume, où le mouvement est perpétuel, mais monotone à en mourir.

Le peuple s’avançait, reculait, dans un sens ou dans l'autre, laissaient l'empreinte de leurs bottes boueuses sur le sol des grandes avenues, sans jamais jeter un œil derrière eux, sans faire attention aux gosses en guenilles qu'ils bousculaient et renversaient, ni aux ancêtres estropiés qui imploraient cinq secondes de leur temps et un millième de leur bourse, qu'ils préféraient vider par et pour par les fleurs de macadam, comme si en y plantant leur semences elles se décupleront sur les trottoirs arrosés d'une légère verse, celle la même qui collait leurs bustiers à leurs poitrines aguicheuses, et couler le second visage qu'elles arboraient pour plaire à quiconque aimerait oublier sa femme l'espace de quelques secondes.

« Salut mon mign... »

Je m'écarte, esquisse un sourire amical qui n’atteins même pas mes yeux et me détourne sans un mot, sans croiser son regard, où je le savais, j'aurais pu deceler une lueur de détresse, sans voir son faciès, où le maquillage coulant m'aurait montré sa peau ternie et creusée par des sillons de larmes, sans voir sa tenue qui m'aurait bien trop rappelé …

Pas maintenant.

Qu'importe. Je l'entendais déjà interpeller un autre client potentiel, moins scrupuleux sûrement, peut être pouvait il aisément passer outre l'image d'une pauvre femme flétrie par les ans et l'affliction, deux marots braillant dans ses bras lorsqu'elle preparait la pitance que dévorera ce batard une fois les pieds sous la table, lorsque le parfum d'un autre femme lui arrivera aux narines sans qu'elle n'ose poser la moindre question.

Sans m'en rendre compte, je serre les poings, me délectant par avance de la vision de son crane dégarni écrasé contre un mur, de l'ivoire de ses dents sur le goudron anthracite, du sang s'écoulant de ses lèvres éclatées, d'un rouge dilué par l'eau de pluie jusqu'à paraître …

Pas maintenant non plus.

Ils disparaissent déjà dans une impasse, et ses grognements de jouissances feront bientôt écho au silence prostré de la jeune catin. Il n'aura sûrement pas payé assez pour avoir le supplément sonore. Hé Scott, tu sais combien de personnes disent chaque jour  à des prostituées qu'ils les aiment ? Environ les trois tiers de ceux qui se répandent en elles. Le quart restant leur propose de s'enfuir avec eux vers une vie meilleure. En quoi t'es différent ?

Ta gueule.

Je m'en souvenais pourtant, ces mots n'étaient pas le fruit de mon subconscient dément, non, chacun d'entre eux avait été clairement et distinctement prononcé par un traqueur au sourire aussi veule que son discours, au détour d'un couloir, peu après ton retour de mission. Dans une ancienne vie, j'aurais sûrement tenté de lui apprendre comment s'exprimer à propos de la gente féminine face à un supérieur. Dans celle ci, ses jambes ont été brisées, sa mâchoire fracturée, ses côtes ? Perforées.
Transféré dans un hôpital londonien, probablement pour un bon moment.

J'ai détourné le regard, essayé d'effacer cette scène de mon esprit, laissé la colère lentement se dissiper. J'étais fin saoul pour une raison qui me paraissait juste, je ne voulais pas laisser la réalité reprendre ses droits.
Tout, si ce n'est ce souvenir.

J'eus l'impression d'être prit soudainement prit d'hallucinations de réminiscences occultant chacun de mes sens. Non, il ne pouvait pas être ici lui non plus .. Il devait être mort, peut être, depuis le temps, ou en train de s'occuper de sa fille, de bosser, qui sais ? En tant que docker ou sans une usine, il a surement eu moins de chance que moi .. Ou peut être plus, enfait, qui sait ? Et pourtant non, il marchait, tranquillement, la tête basse, les points serrés, il s'approchait de moi, mais il ne devait pas m'avoir vu, non .. Je devais ressembler à n'importe quel clochard ainsi, comment aurait il pu me reconnaître ?

Je me redressais en grimaçant, je rechignais à me lever, chacun de mes muscles me faisait souffrir sans que je ne puisse véritablement savoir pourquoi. J'avais l'impression d'avoir prit trente ans en quinze minutes, que les evenements des dernières secondes m'avaient fait vieillir au delà du raisonnable, j'avais l'impression d'être un soixantenaire, que chacun de mes os était devenu si fragile que si je retombais à nouveau contre un mur, ils se briseraient au délà du reparable.

Mais non j'étais toujours le même, un putain de trentenaire, derrière les traits d'un gamin d'une vingtaine d'années.

Il passait à côté de moi, il allait me dépasser, alors, doucement, je posais ma main sur son épaule.

« Robert .. C'est toi ? »

Je devais avoir le regard embué par le whisky, et l'haleine, chargée des relants du liquide ambré. Tant mieux, il aura fini de me reconnaître comme ça, même si ce n'allait être difficile. J'étais toujours le même, et quelques années de plus ne m'avaient pas vraiment changé. Le même nez aquilin, la même gueule « d'ange » qui s'est eclaté la gueule sur le sol en tombant du paradis, les même yeux verts emeraudes qui feront surement penser à un héros de livre de jeunesse d'ici un siecle ou deux. Mais qui sait, encore une fois, peut être m'avait il oublié ?
Je ne l'esperais pas.

« Putain .. Le temps t'a changé »

Ouais, le temps fait des ravages, mais j'exagerais, et pas qu'un peu, je le taquinais, comme il y'a très longtemps. Il ne devait même pas avoir quarante ans, et ca se voyait, ça crevait les yeux, alors, finalement le temps pouvait parfois se montrer bien clément.

La dernière fois que je l'avais vu il était père celibataire, de la plus adorable petite fille qu'il m'ait été donné de voir. J'imaginais que ca n'avait pas changé .. Mais là encore, je l'esperais un peu. Il méritait quelqu'un de bien, et Christie aussi.

J'aurais aimé lui parler plus longtemps, mais il devait être pressé .. Peut être qu'il allait m'inviter chez lui ? Rattraper le temps perdu ..

.. Ce n'est pas tous les jours que l'on retrouve son fils adoptif après tout.

« .. C'est bon d'te voir en vie. Tu rentrais, là ? »


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MessageSujet: Re: Pruitt-Igoe

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Pruitt-Igoe
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