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"La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent."

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MessageSujet: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Sam 2 Juil - 15:56

Claudia Leiden« I'm death I come to take the soul
Leave the body and leave it cold
To draw up the flesh off of the frame
Dirt and worm both have a claim. »

Sexe : Une âme masculine dans un corps féminin.
Âge : Quinze sempiternelles dans un macchabée incapable de décomposition.
Date de naissance : 23 juin 18XX
Lieu de naissance : L'Allemagne
Orientation sexuelle : Pansexuelle
Alignement : Loyal mauvais.
Groupe : Akuma de rang trois.
Pouvoir : La polarité
ft. Izayoi Sakuya  de Touhou


P h y s i q u e
Tes noueux poignets blancs, comme les rameaux d'un bouleau appesanti de glace, tombent lourdement sur le grabat d'un asphalte enneigé. Une belle peau de lys flétrie de blancheur laisse entrevoir des veines saillantes. Un doux supplice visuel me somme de les déchirer en écho avec cette rancœur, celle d'un revenant – car j'en reviens n'est pas de cette si belle éternité dont tu m'as extirpé –  qui hurle in petto de rompre ta cristalline carcasse avec autant d’acharnement que de vieux bouquets fanés jetés aux rebuts.

Tes articulations se courbent et s'animent tandis que je plante mon scaphandre à me servir d'enveloppe dans tes entrailles. Les membres s'amollissent en roseaux se désaccordant de leur encéphale commun qui éructe une conscience progressivement éteinte. Amère absence à se refléter dans ton regard. L'eau autrefois pétillante, torrentielle de tes orbes stagne en une flaque inanimée réfléchissant de façon inintelligible les cieux qui semblent de plus en plus te hisser vers eux, comme pour t'épargner des restants de souffrances sur ton corps – bientôt le mien – meurtri de douleur indicible.

Ta figure poupine pâlie et s'étend en caméléon sur la neige t’ensevelissant en linceul. Une pâleur à se confondre dans tes crins blanchis. Quelle figure de cire, sculpture de marbre tu deviens, mourante et dissolvée des couleurs de l'existence qui se vide.  Le vide tel est ce vertige qui absorbe ton âme, dans l'attraction des profondeurs alors que ta voix de plus en plus lointaine, de plus en plus plongeante dans l’abîme, implore des excuses.  

Ô ma très chère sœur, j'aimerais tant te l'accorder, ce pardon pour une crédulité jetée au diable. Orphée s'y est laissé prendre lui aussi devant la promesse de délivrer sa moitié. Mais l'irritante haine de ma nature neuve ne tolère point d'absolution.

Tes commissures pourrissent tandis que tu vomis des pétales de rose, teinte unique à s'imposer dans ce maelström de flocons. Des filins de vie à s'infuser en tâches praline sur le duvet céleste, celui des anges qui te bercent dans un sommeil proche. Tu lévites vers un lointain alors que tes pensées se substituent peu à peu aux miennes, poignardant mon essence dans celle qui t'est volatile. Je réouvre mes paupières retrouvant l'horizon que j'avais délaissé. Une remontée après une apnée prolongée dans le Styx. Ce sont mes nattes opalines à caresser mes joues rosies par le givre, une larme à fouetter les écailles de mon épiderme, une sensation de vivre que je déguste tel un aveugle s'accaparant la vue après des décennies de ténèbres. C'est ma respiration qui soulève cette cage thoracique charnière, une prison d'os dont notre entremetteur assiège la volonté, et avec elle les ruines de mon humanité.

Ce sont mes doigts, phalanges décharnées, étreignant les épines de gel. Une génuflexion et un mouvement ascendant me relèvent, une démarche chancelante...  ma gestuelle archaïque est une déchéance de plus de ce renouveau. Je ne suis plus mon propre maître. Ni vraiment moi. Ni vraiment toi. Juste un insignifiant usurpateur de visage, un doppelgänger trahissant les vestiges de ta mémoire, décomposant ta face séraphine d'un rictus mauvais.


C a r a c t è r e
Ton fin sourire angélique, se pervertit d'un dépit famélique. Ô Claudia, ma tendre séraphine, ai-je noirci ton plumage en embourbant ta sublime pureté dans la sueur de mon pennage épais ? Le ramage que tu as chu en te ciselant les cordes vocales s'échoue encore dans cette plainte qui vient rejoindre la mienne. Notre concert est celui des sirènes, animant nos ailes d'illusions valsantes, ne sommes-nous point cette limnade enjôlant nos supplicié d'une dissonante sérénade ? Ma si mignonne cadette, à partager ce sang maintenant figé dans sa fluctuation comme l'est mon temps désormais, si tu savais la pesanteur de ce maillet coupable à me percuter les tempes. J'ai déchu un symbole d'innocence.

Perfidie humaine pour en vêtir le costume. Je grime les mœurs mortelles pour me saisir étrangement de ces habitudes. Synthétique d'émotions qui se synthétisent dans mon battant devenu rouages. Le temps et sa perfection m'obsèdent de sa partition. Rythmique que je ne veux aucunement défaillir dans ces orchestrations qu'ils me cèdent.

Mes maîtres, ceux dont et pour qui je suis l'instrumentalisation vaillante, le cor qui ira empester de son haleine létale les corps. Possession consentie et forcée, le détonateur de mon inexistence gîte dans leurs vocables, les plus sobres, les plus impies. Une fidélité par la terreur disent mes pairs, ou est-ce l’instinct ? Je ne serais saisir l'indicible de ce lien à me garrotter à leur merci et qui y trouve jouissance.

Peut-être est-ce parce que même enseveli en Eurydice, sous le linceul des gisants, t'effleurer seulement de ces orbes vitreuses me comble Might. Ou Dietrich ? Ô que la résonance de ton nom est tentatrice mais interdite, car je sais qu'il s'enjolive et fleurit dans les lèvres d'une autre. Comment pourrais-je y infuser un grief ? Te voir si épanoui, enfin si ravi – et je parle là d'euphorie vertigineuse et point de dépossession –  me grise dans cette neutralité. Je ne m'interposerai point dans votre étreinte, je la porterai, m'alourdissant de ce fragment confit, de cette trompeuse saveur de mélancolie.

Après tout, comment pourrais-je te donner mon cœur si celui-ci ne saigne même plus ?

Je suis à présent un autre vassal. Le sujet d'une princesse écorchée aux longs crins de jais. Madame Bathory – Alyss dans cet écrin de nos discussion amicales –  en est souveraine. Reine de cœur dont l'arcane s'est abîmée à trop aimer. Peut-être est-ce de douleur qu'elle visualise que si bien la lucidité sur ce monde. Elle m'a ouvert ces paupières longuement endormies, ôtant ma cécité sur cette humanité qui moi aussi m'affectait.

Maîtresse Alyss est si douce. La fonction nobiliaire et l'utilité instructrice de ce statut se complètent dans ce mot prenant sens de ses nombreuse définitions.

Sans me citer de précieuses fables, elle m'a apprit ce qu'était que l'affection et la reconnaissance. Pour cette grâce mais aussi pour la garantir de messagers célestes avilis en inquisiteurs –  « ils » esquivent si éperdument le mal qu'ils en sont pourris –  je serai son fer. Une épée consciente, implacable, gravée d'arabesques solaires.

Si les Hommes sont des diables, les forces lucifériennes sont aussi humaines. Nos appréciations ne nous rendent-elles pas si méritoires ?

L'imperfection est magnificence. Nous avons su nous en parer.

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MessageSujet: Re: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Sam 2 Juil - 15:57




H i s t o i r e
Qui aurait cru que les défunts puissent grouiller leurs pensées dans les récits post-mortem d'un témoignage de vie arrachée ? La mienne s'est soufflée, extinction fatidique, si similaire à ce vieux conte dont une faucheuse, morale et marraine, enseigne la vulnérable eurythmie d'une toile de cierges naissants ou expirants comme une guirlande d'astres. Constellation de flammes que tu as su brouiller douce Claudia. Et pour quel sort ? Celui ô tant sosie de ce héros choyant en chorus de la ligne ultime ?

« Il faut qu'une lueur s'éteigne pour que je puisse en allumer une nouvelle. »

Une existence pour une autre, substituée et usurpatrice. Ô ma douce Dia aurais-tu oublié la réprimande de la fratrie Grimm ?  

***

Je fus ton parent, frère et père de ce duo familial qui était le notre depuis l'aurore de tes jeunes années. Neuf printemps à nous espacer de ce temps étranger à notre lien avant que ne fusionnent nos artères, se nouant en de complices racines d'un amour qui resterait. Nous étions point jumeaux, ou des ersatz de dizygotes décalés, mais nous épousions la même osmose. Cet attache invisible et indicible à parfaire notre macrocosme dans ces haussement d'arcades espiègles ou ces rictus mutins.  

Est-ce cette perte parentale ou l’éclaircissement capillaire de tes grandes poussées qui pâlirent tes mèches primitivement platines ? Où que puisse gîter cette vérité, je ne pouvais m'empêcher de caresser cette tête blanchie pour te féliciter de tes prouesses d'apprentissage ou te réconforter lorsque l'eau stagnait en flaques qui se refusaient à tomber de tes iris délavés. Même dans la détresse, tu étais trop vaillante pour pleuvoir des larmes.

Ô Claudia.

Mes lamentations m'agitent en quinte. Je suffoque renâclant un cri, garrotté à ta carcasse, étranglé d'un collier funeste. Jamais nous ne retrouverons seulement un spectre de ce bonheur insouciant.

***

Apaisante senteur de sablier, dans ces beaux jours qui s'égrainaient. Même dans notre précarité la franchise de tes risettes me ravivait pour envisager notre futur, les lendemains victorieux qui ne laisseraient point une vacuité dans nos estomacs creux.

Qui – si ce n'est le destin lui même –  pouvait se figurer dans une réalité palpable que ton authenticité la plus vibrante, la plus enfantine, aurait été ce battement d'aile de papillon, ce fragile vecteur de fatalités emboîtées ?  

Tu t'imposas devant ce fiacre, mine fière, comme un héraut vétuste devant l'hydre de Lerne. Expirant de ton diaphragme juvénile toute l'injustice crevante. Rage de renardeau des neiges glapissant sa famine à des fourmis voisines.

Et ils rirent ces nantis, séduis de tant d'innocence et d'audace gamine. Je ne pouvais que les cerner. En cet instant tu rayonnais, vivace.

***

Ce fut une projection dans un autre monde. Univers antipode du notre s'incarnant dans l'éclat d'un faste que nous ne pouvions seulement concevoir dans un passé trépassé. Ces mêmes nobles que tu avais sermonné et contre lesquels tu t'étais époumonée de justice, étaient à présent nos maîtres. Toi jeune soubrette découvrant l'art de dresser une table, harmonisant la porcelaine et la verrerie dans des assemblages d’élégance alambiquée. Moi jeune palefrenier aux échos olfactifs sauvages, odeurs d'étables et de forêts mésalliés auprès de cette vocation qui s'épanouissait d'elle-même. J'affectionnais ces jolies bêtes et elle me le rendaient dans l'étrange inconditionnel de notre appréciation qui naquit spontanément. Nous travaillons de nos mains pour notre futur. Nous ne pouvions qu'en être fiers.

***

Qui es-tu drapé dans cette solitude ? Douce ou anxieuse obscurité de ces voiles de Nyx. L'isolation affective agite des machaons fuligineux à papillonner dans l'étang de tes iris nocturnes de chagrin. L'eau de tes orbes dégouline dans des cavités enfuies. J'écoute le cliquetis roulant cette mélancolie. Dans ton âme une roche se corrode. Jusants hurlant. Houles désespérées. Cette tempête à briser ton Être dans ses plus intimes segments, c'est aussi la mienne.

Ô Dietrich.

Dans la vapeur salée de nos pleurs, secrets et interdits, nous nous sommes embrassés. La marée a échoué nos cœurs disloqués de la collision. La proue comme myocarde, percée, usée, nous nous sommes aimés. Ton visage à l'onde calme était le plus beau des paysages.

Je voudrais figer le temps.
Si seulement...

***

Bonheur en catimini, confessions in petto, romance consumée d'amants refoulés, ce secret intime, charnel et d'âme, nous l'avons enseveli du meilleurs de nos Êtres fusionnés, véhément. Jusqu'à ce que la vérité intestine ne finissent foulée et fourragée de cette maison qui étaient notre. Celle de ton sang, celle m'ayant cédé mon rang.

Nos deux lippes se sont rompues à distance, lorsque ma mâchoire se crispa de son dernier fermoir de macchabée.

La sciure duveteuse d'un amour fraternel, et celle d'une osmose complète vers toi Dietrich, ont glissé leur révérence finale, suintant de l’existence mémorielle se vidant dans une cavité sanguinolente.

Qui fut cet homme à m'arracher ce souffle primaire ?

***

L’épiderme dévidé, la peau affadie et glaciale comme ce marbre, futur couchoir, j'ai laissé veiller mon corps délesté pour un céleste éthéré. J'ai scruté cette eau à brûler le visage de ceux qui restent, rattaché à des hauteurs cosmiques à mon ancienne carcasse, ferré par le fil embryonnaire d'une vie finie.

Les larmes de Dia se brisaient en grêle sur le contact de ses joues rosies d'une innocence appelée à faner.

J'ai rassasié ta peine mon aimé, dans les parcelles de tes cellules dont j'ai tant autrefois effleuré la surface en rappant chaque grain de l'extrémité d'ongles désireux.  

Nous étions déjà des moitiés, nous nous sommes rejoint dans cette fusion qui complétait et scellait déjà nos cœur écorchés avant mon trépas.

***

Claudia, quelles furent limpides ces traînées lacrymales à zébrer en lames aqueuses le saillant de tes mâchoires amincies du deuil. La véracité de mon trépas s'était émincée dans l'entrelacs de tes cils auditifs, écorchés, à vif d'un douloureux déni brouillé d'incompréhension.

Les desseins ficelés de ce destin qui garrotte nos jarrets sont d'un éclat cosmique, puissance d'outre-cieux à s'évaporer de nos réflexions périssables.

Et la miséricorde est plus létale lorsqu'elle embrasse les omoplates d'une main alliée.

Emportée dans le torrent de tes lamentations, tu as fui ma douce Dia, parant la mort vengeresse de l'éradication complète de ces hôtes à t'avoir trahi. Esquive passagère. En amont du massacre. Impossible réellement de glisser de ses serres.

***

Le froid mortel de l'hiver baise tes lèvres gercées. Un fard bleuté, rougi de chair gelée, une température cadavérique, un rimmel de sang à enjoliver l'eau opaline de tes yeux attristés, tu avais cette beauté qu'on les jeunes veuves dans ton exil. Une fragilité de papillon à l'âme comme ses ailes, fissurable au moindre contact. Est-ce de cette détresse que ces rats putrides voulurent essorer leur bas instinct contre ta magnificence grêle ? Si le faucheur dépossédait mon essence immatérielle, je les égorgerais de tout leur nectar pourri de fer, ces immondes et vomitives vermines.

Je pleure d'être esprit, torturé et impuissant spectateur d'un monde invisible et intangible.

Du moins, « lui » pu faire se mouvoir les choses avant leur funeste fatalité. « Lui » qui saigna ces bêtes noircies de vices. Celui là même qui te tendit la main. Les paroles doucereuses tissées comme la promesse d'une Terre Sainte.

Un défi envers le créateur qu'il pouvait narguer. Une réparation de l'injuste éternité qui amputait toujours les âmes liées. La parole de ma résurrection.

Par pitié, ne cède point très chère sœur. Bien que spectre impassible, je constate à présent l’égoïsme de mon précédent souhait. Ne te laisse point émerveiller de ce mensonge tentateur. Ne me laisse point être le bourreau de ta vie qui n'en est qu'à son aube.

Claudia....

Tu vocifères mon prénom, ton sourire de chérubin, tes bras qui s'écartent comme des ailes célestes, dans la valse des flocons à fondre en plume séraphine sur l'asphalte pollué. Et c'est mes mandibules qui retroussent ta cage thoracique, future prison charnelle de mon éternité criminelle.

Je suis devenu ce démon redouté, avili d'un égocentrisme et d'une espérance humaine régressant toujours à contre courant de l'inéluctable. N'est-ce point ces deux sentiments en oppositions qui font le sublime de mon appartenance ?

***

Le grand metteur en scène de ce monde rit sous cape dans le burlesque de ma situation neuve, interdite. Il croise les rôles et les mêle dans le plus théâtral des sadismes. Te voici si distinct et pourtant si lointain de ce qui était « nous » autrefois, Dietrich. Mais je n'irai point m'interposer dans ce bonheur qui t'est légitime. Je souris moi aussi, la conscience étouffée dans une vierge de fer suintant mes larmes et mon sang. Je suis le supplicié de l'éternel, tabou et démoniaque, humain trépassé encore garrotté à sa nature périmée.

Dame Alyss m'a convaincu de mes émotions.

Je suis un Homme doué d'un masque pesant, mais sous les entrailles métalliques de mes parois intestines, battent mes chairs et tous les sentiments brûlant d'être extraits.   

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

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MessageSujet: Re: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Sam 2 Juil - 15:58

Fiche technique de ClaudiaLa polarité
Le positif et le négatif. L'attirance et le rejet. N'est-il pas similaire aux passions humaines ce pouvoir qui t'a été échu, ma douce Dia ? Ma si chérie cadette. La froideur du métal, le même à nous vêtir à présent et à parfaire ce regard cruel de ces massacres qui baignent nos rétines d’indifférence, se plie et se tord selon nos désirs. Une arme létale qui se plante comme le fer de leur constitution, dans le palpitant sanglant de nos mires vivantes. Les objets sidérurgiques se meuvent en possession d'animisme en notre gré. Épine d'argent, épée damassée aux reflets d'acier ou gourdin de plomb impactant les crânes sans sommassions, la polarité permet de forger ces réalités tangibles. Après tout notre troisième palier pallie aux impossibilités de ce monde.


A t t a q u e s
L'enfer en flammes de gazinière, combustion maîtrisée mais ardente dans ces iris bleutées. Ils conservent leur forme originelle même lorsque tombe la mascarade de son manteau de chair, le mien, cette parure de cuir humain dépossédé de son palpable épiderme d'une mort que j'ai planté dans des entrailles fraternelles. Quand cette peau se déchire, muscles et tissus cèdent à une cuirasse de vierge de fer. Ronces de métal et épines lancinantes perforent la carapace pourtant nervée de cette membrane blindée. Bras et mains s’atrophient en câbles coupant et en grappins, les serres d'un charnier, étaux létaux et sans pitié pour les proies braillantes d'un espoir surfait. Pauvres mortels, laissez moi vous étreindre d'une dernière câlinerie, comme les soirs de dur labeur pour vous offrir vos rêves sempiternels, une libération de vos entraves d'angoisses garrottées à vos âmes meurtries. Je donne le sommeil, le plus méritoire, celui dont l'éternité en fait valoir le quart.

Étrange chimère et pantin échoué que je fais. Mes jambes elles aussi sont aberration. Reptiliennes et fermement incrustées dans un sol mutilé d'ergots démoniaques. Je suis le diable pour l'avoir rejoint. Selon « sa » volonté, celle de Claudia. Ligoté à son cœur posthume et me complaisant dans les vices de cette nature pourtant tourmente à mon essence se désagrégeant au fil de mes évolutions – régressions pour mon humanité.

Je ne suis point Belzébuth mais l'un de ses instruments.
Et je ne veux faillir à mon rôle. La faute à ce pitoyable instinct de conservation intact.

***

Le pouvoir de Dia est rattaché à la polarité et à la faculté de faire se mouvoir les métaux.        

NIVEAU I

Projection de petits objets : Comme son nom l'indique, Claudia peut diriger ou repousser des objets de petits acabits vers ses adversaires. Elle a généralement sur elle des petits couteaux de lancer utilisés à cet effet. Elle peut aussi utiliser les éléments de son propre décor comme arme ou protection minime.

NIVEAU II

L'ensemble de ces techniques s'effectue sous forme transformée :

Projection d'épines d'akuma : Cette attaque lui permet d'utiliser des parties de son corps comme arme et de les ennoyer pétrir les chairs adverses. Ses épines peuvent percer la peau comme des balles.

Projection d'objets de moyenne envergure : De même que sa première capacité, Dia peut disposer d'objets de gabarit plus important mais n'excédant point une centaine de kilogrammes.

L'étreinte de mort (pour les PNJ) : Dia peut saisir des victimes et les étreindre contre les pics de son corps gorgé de poison d'akuma et les envoyer ainsi à la mort. Poussière tu es et tu redeviendras.


C o n t r a i n t e s
Qui aurait pensé qu'une morte risquait une nouvelle fois l'implacable couperet d'une faucheuse ? Même dépossédé de toute humanité, ce corps en préserve toute la faiblesse. Tu es misérable, l'entends-tu Claudia, des vestiges du caveau que tu n'as point ? Ce cadavre que j'anime pourrais advenir à redevenir un sous une simple injonction, sous les crocs de mes semblables. Père et pairs sont mes deux ennemis et mes deux alliés dans cette « existence », mot n'en possédant qu'une utilisation risible.  

Un démon craignant le fléau de son propre créateur, mais aussi les sbires du Créateur qu'« ils » revendiquent, ces hérauts du divin. Ainsi l'innocence est poison à ton essence tout aussi vénéneuse. Cyanure tout aussi analogue dans l'incarnation de cette pierre que semble arborer l'apparition de ce nouvel ordre païen.

Des vulnérabilités inscrites dans ces gênes à parfaire ma nature, incluant quelques disparités.

Si mouvoir les objets métalliques telle une télékinésie des plus mythiques m'est possible, je ne peux en prétendre la maîtrise dans l'implication d'une innocence, car cette matière habitée de lumière résiste au malin. De fait, je dois trouver d'autres ustensiles et moyens détournés pour désarmer ma cible, en la rendant inapte à la moindre rixe. Il en va de même pour l'arsenal meurtrier de cette secte.

Je ne peux non plus faire mouvoir le corps de mes congénères. Mes aptitudes sont celles d'un poltergeist qui se serait énamouré de la forge et de ses entités inhabitées.

L'utilisation de ce pouvoir semble se limiter uniquement a des objets de petits et moyens acabits. Je ne peux distorde le squelette d'un pont ou visser les rails parallèles d'un sentier de fer.

Mon scaphandre est mécanisé et donc de ferraille. Douce corrélation avec mon don, n'est-ce-pas ? Sachez que mes articulations peuvent se déboîter ou mon épiderme se désagréger en cas d'utilisation excessive ou trop prolongée.

Je suis faible.
Cassable.
Mais pas l'un de ses automates à mettre aux rebuts.
Car je me suis juré de les protéger quoi qu'il en coûte.
Quitte a me fondre en broquel pour préserver leurs vies.
Ma belle Maîtresse.
Mon amour interdit.
La reine de ses songes.
Tous...

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MessageSujet: Re: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Sam 2 Juil - 16:13

DIAAAAAAAAAAAAAAAA <3
Rebienvenue ma chère, ma très chère Dia adorée <3
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MessageSujet: Re: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Sam 20 Aoû - 11:23

Merci ma belle maîtresse. ♥
La fiche progresse, elle effleure sa ligne d'arrivée. ;w;

_________________
I'd rather be dead
Il savait bien pourtant que ce n’était pas une apparition, que les morts ne reviennent point, et que son âme malade, son âme obsédée par une pensée unique, par un souvenir inoubliable, était la seule cause de son supplice, la seule évocatrice de la morte ressuscitée par elle, appelée par elle et dressée aussi par elle devant ses yeux où restait empreinte l’image ineffaçable. - Maupassant.
   
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MessageSujet: Re: "La mort a pour moi le visage d'un enfant, au regard transparent." Lun 7 Nov - 21:24

Toujours une aussi belle plume bichette <3 Désolée du retard, mais maintenant~

Fiche validéeRebienvenue Claudia~
Maintenant que tu es validé, je t'invite à aller recenser ton avatar dans ce sujet. Si tu souhaites l'ouverture d'un journal intime, tu peux venir le demander ici afin d'ouvrir tes fiches de liens ainsi que la chronologie et tout ce qui peut t'aider à faire en sorte que l'évolution de ton personnage se déroule du mieux possible. Et si tu souhaites un rp, tu peux venir faire une demande dans ce sujet pour avoir la réponse d'un autre membre, ou demander à administrateur pour avoir un rp spécial concocté par les membres du staff.
 
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