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[Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3]

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MessageSujet: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Lun 7 Nov - 2:22

Getting Away With Murder

ft. Vladichou <3

J'ai rarement connu cité aussi splendide et funeste, alliant avec tant de virtuosité beauté et mystère, que celle de Moscou, paradis perdu sur le terrain planes de la Mère Patrie, illuminée de mille feux sous un crépuscule hivernal. Les lueurs chatoyantes, rassurantes des torches illuminaient des murs aux couleurs chatoyantes, teints d'une étendue de nuances de rouges, les rires qui s'échappaient des chaumières réchauffaient le cœur de quelques citoyens errants vers leurs propres demeures, et les flagrances des boutiques avoisinantes faisait seulement s'attarder les quelques curieux qui, bientôt, ne tarderaient pas à rentrer chez eux.

Cette image presque fantasmée d'une ville parfaite à l'approche de Noël m'aurait peut être même attendri si elle n'avait eu le léger inconvénient de n'avoir absolument à voir avec mon environnement immédiat.

Alors même que le soleil disparaissait derrière l'Oural, je rodais entre deux murs trop proches en essayant de ne pas laisser les relents d'un infect mélange d'urine et d'opium me détourner de ma route. Mes pas inscrivaient mon empreinte dans la neige, aux côtés de celles des ivrognes et des prostituées russes, mon souffle se confondait avec la brume qui, doucement, commençait à couvrir les lieux, chargeant l'air souillé d'un peu plus d'humidité à mesure que je traversais les ruelles isolées de la Grande Ville, sombres et étriquées, bien à l'opposé des places auxquelles je tournais le dos.

Le vent frais du nord me fouettait le sang, décoiffaient un peu plus mes cheveux  déjà en bataille, assombrissaient davantage ma peau basanée couverte de cicatrices, faisait claquer dans l'air les pans de mon manteau  de jais, ouvert malgré mon intolérance au gel et au froid, et cela ne cessait, des mètres durant à affronter glace et obscurité, jusqu'à atteindre une porte en bois moisie, rongée par les insectes xylophages.

Reniflant une dernière fois d'appréhension, je poussais la barrière et traversais le portique en m'engouffrant dans la taverne aussi accueillante que l'entrejambe d'une nonne.

Mon seul accueil fut un cri rauque et le bruit d'une bouteille brisée contre la table. Il semblait évident que l'ambiance était autrement plus festive en ces quatre murs que n'importe où au dehors, et cela, malgré que l'auberge tombait manifestement en ruine. La seule source de lumière se résumait à un pauvre brasero trônant au centre de la pièce, entouré par quelques tables disparates sous lesquelles se dissimulaient quelques tabourets branlants. Peut être se cachaient ils par peur de servir d'arme improvisée au couple de barbus qui semblaient très occupés à s'envoyer n'importe quel objet pouvant potentiellement servir d'arme de lancée, mais j'étais moins pressé de le savoir que de m'approcher de l'aubergiste, à l'abri derrière son comptoir, essuyant négligemment plusieurs verres avec le même torchon sale depuis quelques minutes.

Puis, mieux valait m'éloigner avant qu'ils ne se rendent compte que le flambeau pouvait lui aussi servir de projectile.

D'un raclement de gorge, j'attirais l'attention du tavernier, un homme petit, l'air las, le genre qui a déjà trop vécu et trop vu pour se sentir un tant soi peu intéressé par un étranger vêtu de noir, du moment qu'il paie.

Et pour ces informations, j'étais prêt à payer. De toute façon, ce ne serait pas avec mon propre salaire, alors une fois de plus, le prix m'importait pas.

« Vous avez l'air de connaître du monde par ici, je cherche justement quelqu'un. Un grand albinos qui ... »

« Aux putes. »

J'en venais presque à regretter d'avoir posé la question tant la réponse me semblait soudainement à la fois claire, parfaitement sensée et incroyablement logique.

« Merci. »

Je pris congé de l'aubergiste, tiraillé par l'agaçant sentiment d'avoir perdu mon temps en ne me dirigeant pas directement vers la solution la plus évidente.

Une fois le pallier franchit, et quelques minutes d'inaction passées à me remettre du manque de luminosité et de la bise, tant la nuit semblait déjà tombée depuis plusieurs minutes et la température, de plusieurs degrés, je me remis en marche, traversant en maugréant les avenues de la Capitale de l'Union Soviétique, mes lèvres entr'ouvertes sur des jurons muets exhalant une fine bruine alors que je tentais par tous les moyens de réchauffer les quelques parties de mon corps qui pouvaient encore l'être.

Si je devais passer visite à toutes les maisons closes de la ville, non seulement je risquais d'y passer plus d'heures que ne pouvait en contenir une semaine, mais j'aurais également de sérieuses excuses à adresser non seulement à ma tendre fiancée, mais également à un intendant qui, si il n'y avait jamais mit les pieds, avait très certainement une connaissance aiguë de l'utilité de tels endroits.

Heureusement, je n'étais pas sans ressources, et pour connaître un tant soit peu le lycanthrope, je me doutais de ses préférences avérées.

Mais le fait étant qu'il n'y avait AUCUN bordel qui proposait à ses clients de passer la nuit avec des mineures, du moins, aucun a ma connaissance, et j'en remerciais Dieu, je me contentais de me diriger sans attendre vers l'un des plus réputés du pays, un cabaret qui ferait passer le moulin rouge pour une charrette insalubre, le tout en priant pour que l'aristocrate n'ait rien eu de mieux à faire que de vouloir y passer sa soirée.

Ce dont je ne doutais absolument pas.

Mais alors que je poussais la porte richement décorée de l’établissement le plus prestigieux de Moscou, que la propriétaire en personne, stationnées à l'accueil, vint m'accueillir en me priant du prendre du bon temps, le tout avec une œillade qui ne laissait que peu de place à l’interprétation de ses intentions avant que je ne retire délicatement mon bras de son étreinte de fer, qu'évitant soigneusement la plèbe, clients et professionnelles, je parcourais leurs rangs des yeux à la recherche du bourgeois aux cheveux blancs, je commençais doucement, mais inéluctablement, à me demander si le monde ne commençait pas un tout petit peu à se foutre de ma gueule

Et cette frustration prit la forme d'une simple phrase murmurée du bout des lèvres, mais bien plus audible que je ne l'aurais voulu.

« Où est donc planqué ce putain de ruskov ? »


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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Lun 7 Nov - 22:46

Un, deux, trois, quatre. Un, deux, trois, quatre. Cette petite valse durait un peu trop. Il était rare que Vladimir se frotte à autre chose que du menu fretin, ces derniers temps. Mais ce type, n'était clairement pas un mec normal. Ivan Karanine… Vlad l'avait déjà croisé, deux ou trois fois, lorsqu'il officiait encore dans les services secrets impériaux. Karanine officiait en tant qu'instructeur et était dans les petits papiers du tsar. Vous vous doutez bien qu'il faisait de fait partie d'office de la liste de noms que notre albinos projetait d'éliminer dans son terrible plan de vengeance. Mais, étonnamment, ce n'était pas le Sadovski qui était venu chercher la merde, mais bien Karanine, qui l'avait vraisemblablement traqué dans le but de l'assassiner ici, dans cette ruelle moscovite, sur ordre du tsar. Très intéressant. Cela signifiait donc que le tsar avait peur de la riposte de Vladimir au point d'envoyer l'un de ses meilleurs tueurs l'éliminer.
Malheureusement pour toi, Ivan, ta cible était un putain de loup-garou.
Non, honnêtement, Karanine se battait plutôt bien en dépit de son absence de super-pouvoir-super-chelou-donné-par-le-Comte. En fait, son style de combat aux poings américains était dévastateur. Il avait subi le même entraînement que Vlad, depuis plus longtemps encore, et était extrêmement rapide. Lorsque l'albinos dégaina ses griffes, voyant qu'un combat simple au corps à corps risquait d'être un peu long, l'assassin eut une mimique de dégoût. Ouah. Alors ça, ça n'arrivait jamais. D'habitude, voir un putain de tueur se transformer en espèce de saloperie avec des crocs et des griffes acérés comme des rasoirs était plutôt effrayant. Pas dégoûtant. Oulala, toi mon salaud, tu vas morfler.
Et il morfla. Il se défendit très bien, et Vlad reçut quelques coups bien sentis qui n'eurent pas pour effet de le calmer. Un, deux, trois, quatre. Un, deux, trois, quatre. Leur chorégraphie était bien celle de deux agents secrets de l'empire russe.
Dans un dernier mouvement rapide, l'albinos parvint à esquiver la botte de Karanine et à se placer derrière lui, suffisamment vite pour lui attraper le cou et le forcer à poser les genoux au sol.

- Pitié, camarade…

- Sérieux, mec ?

Crac.
Karanine s'effondra sur le sol ruisselant d'urine et de saloperies diverses, la nuque brisée. Vladimir essuya le sang qui coulait de sa bouche et se tâta les côtes. Il était bon, ce connard, il avait réussi à être assez rapide pour lui coller un crochet dans les hanches, alors que Vlad était en forme loup. L'entraînement des agents du tsar est quand même vraiment impecc'.
Le Sadovski s'alluma un cigare, et contempla le ciel rougeoyant au dessus de sa tête. La journée touchait à sa fin. Il se pencha sur le corps de l'ex-instructeur (ex car il est mort, yes), et fouilla ses poches, espérant y trouver… Oui ! Une liasse de billets ! Vladimir sourit. C'est bien un truc de russe, ça, de se trimballer avec son fric sur soi plutôt que le foutre dans une banque. Cette nuit allait être très très animée.


Vladimir arriva devant le cabaret et entra sans plus de formalités. Il devait faire profil bas ces derniers temps, surtout avec ce qu'il venait de se passer à l'instant, mais malheureusement il était maintenant un peu connu dans cet établissement. La propriétaire lui adressa un sourire chaleureux et du regard lui indiqua une banquette au fond de la salle. Vladimir était un habitué, et les gérantes savaient bien quelles filles lui plaisaient et lesquelles lui feraient plaisir ce soir. Il fendit la foule, poussant les pauvres gens qui ne s'écartaient pas. Il était là pour s'éclater. Ligne droite direction cette banquette rouge, et direction le septième ciel avec les plus jolies coquines du club.
Il s'installa et se mit à son aise, tandis que quatre jeunes demoiselles - deux de 20 ans, et deux de 18 ans- vinrent le rejoindre.

- Qu'est-ce qu'on vous sert, monsieur Sadovski ?

- Comme d'habitude, Olivia. Votre plus forte vodka. Ce soir j'ai de quoi me payer un aller-retour au paradis.

La dénommée Olivia alla lui chercher la boisson tant convoitée, qu'il se mit à boire rapidement, entourant de ses bras puissants les trois filles qui s'étaient assises collées à lui.
La soirée battait son plein, les clients et clientes buvaient jusqu'à plus soif et il était environ vingt-deux heures lorsque l'évènement déclencheur se pointa.
L'élément déclencheur, c'était ce mec. Encore et toujours ce mec. Vladimir le connaissait plutôt bien, depuis le temps, et généralement leurs rencontres se finissaient toujours par un gigantesque merdier. Scott. L'Américain. Ce buveur de whisky.
Il ne semblait pas passer un très bon moment, vraisemblablement cette soirée commençait à être longue pour lui. Il le cherchait. Voilà la raison de son entrée ici. Quelques hommes s'arrêtèrent de rire lorsque l'Exorciste pesta de rage. Vladimir ricana, et se leva de sa banquette, déposant un baiser sur les lèvres de l'une de ses douces compagnes du soir. Se dirigeant vers le centre de la pièce, où Scott le cherchait du regard, il ouvrit grand les bras, sa bouteille de vodka toujours à la main. Et il s'adressa à son meilleur ennemi, son adversaire de boisson, son accent russe si  caractéristique marquant chacun de ses mots.

- J'imagine que c'est moi que tu cherches, Scott Nihil ! Tu devrais faire attention, tout le monde ici est un "putain de ruskov", et certains ont un peu abusé sur la bouteille ce soir.

Il s'enfila une nouvelle gorgée de vodka pure, avant de sourire, de son rictus narquois.

- Tu n'es sans doute pas venu jusqu'ici pour passer du bon temps dans ce cabaret, n'est-ce pas ? Quoique, il faut bien l'avouer, la belle Andreïa assise là-bas vaut bien que l'on traverse un continent pour elle. Alors, l'Américain ? Que viens-tu faire dans la mère patrie ? T'es venu pour me péter la gueule ?

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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Sam 3 Juin - 16:07

Getting Away With Murder

ft. Vladichou <3

Malgré la tension environnante, causée - j'étais bien forcé de l'admettre- principalement par mes actes et ma présence, je ne parvenais à me sentir intrus en ces lieux. L'atmosphère de ce bordel russe m'apparaissait par trop similaire à celle des cabarets californiens, elle ne pouvait qu'éveiller en moi un étrange et singulier sentiment de nostalgie. Malgré les teintures luxueuses décorant les murs, les fauteuils de cuir noble, la clientèle légèrement moins disparate et les tenues élégantes et raffinées des courtisanes, ce lieu n'était en rien différent des autres foutues maisons closes qui se comptaient par millier. ''Quelques dollars pour une partie de jambes en l'air avec une fille plus ou moins jolie, plus ou moins farouche, « plus ou moins », ouais, proportionnellement au nombre de billets qui remplissaient son soutien gorge'' ? Nan, surtout pour passer quelques minutes avec une demoiselle plus ou moins ravie de servir de vide couilles a quelques mâles avinés et en rut.

« Si je ne te connaissais pas aussi bien, j'aurais sûrement dit quelque chose, comme : ''J'aurais jamais pensé que tu te sentes obligé de payer, Sadovski'' »

Mais je le connaissais, et bien en plus, là était mon principal problème. Je « connaissais » un russe psychopathe porté sur la bouteille, tueur à ses heures,amateur autant de chair fraîche que de terrains où le gazon n'a encore emergé de la terre fertile.

Et l'on se demandait pourquoi quoi que je fasse, peu importe les efforts que j'investissais, ma vie partait si facilement à vaut l'eau.

« Et ils ont l'air d'être tous au courant, ils ont tous relevé la tête. »

Je me fendis d'un leger sourire qui, rapidement, se mua en soupir, et observa les alentours. On aurait pu croire que l'ambiance pregnante de la maison de passes aurait suffit à nous tenir à l'écart de l'attention environnante, mais loin s'en faut, au contraire, chaque paire d'yeux de chaque visage était posé sur nous, leurs prunelles luisaient d'une envie sanguinaire qui ne pouvait être abreuvée, et leurs levres frémissaient, à l'attente, surement, du premier coup qui se devait d'être donné, et ce, le plus dextrement et le plus rapidement possible, dans le but inavouable d'étancher leur soif de sang.

Tant pis pour eux.

« Mais je ne suis la ni pour les putains roskovs, ni pour les putains de roskovs. »

Déçus, tous les visages se baissèrent immédiatement, les yeux se rivèrent sur des fonds de choppes, des assiettes à moitié vides ou des decolletés plongeant, et, immédiatement, la pression retomba net devant l’évidence plus percutante que n'importe quel coup de poing. Aucun sang ne sera versé, du moins, pour le moment … Espérons que ce « moment » ne soit simplement pas des plus courts.

« Et puis sérieusement, te casser la gueule ? Tout de suite, on détruit une ou deux auberges en se mettant sur la tronche, et tu oublies tous nos merveilleux moments passés ensemble ? »

- Comme par exemple … Emh .. Eh bien .. - Laissez tomber, je crois bien avoir plus de chance de debusquer avec précision les coordonnées du Graal, mettre à jour le secret de la transmutation du plomb en or et découvrir le sens de la vie, si tant est qu'il y'en ait un, plutôt que de citer un seul bon moment passé en compagnie de Vladimir Sadovski. Pas que sa compagnie soit déplaisante, loin de là, mais notre rencontre tenaient bien plus du pugilat que de retrouvailles amicales entre camarades perdus de vue depuis longtemps. Il nous arrivait bien sûr de discuter autour d'une bière, ou deux, ou sept, souvent à vrai dire, presque à chaque fois que nous nous voyons, mais le plus souvent nous étions tirés de festivités réjouissantes par un événement catastrophique, chaotique, et, le plus souvent, il fallait bien l'admettre : le plus souvent, tout cela était de sa pleine et entière responsabilité.

« Je ne te savais pas partageur, Vlad, mais garde tes femmes, la mienne me suffit. »

Et au moindre commentaire sur ma femme, au moindre, petit, commentaire, j'encastre ta joli gueule d'ange dans les profondeurs des fondations du batiment.

« PARTAGER SES FEMMES ? »

Ce son, ce doux son, celui d'une voix rendue rocailleuse par l'alcool et la colère, haussée par la rage, vibrante par la haine, qui marquait, comme il se doit, le début des ennuis, comme si une série de mots clés avaient permit à cet homme massif, de deux metres de hauts pour un de large, les cheveux blonds en bataille et l'oeil luisant de hargne, d'entrer dans le batiment en beuglant de toutes ses forces pour couvrir le son d'une porte en bois claquée au point de presque sortir de ses gonds.

« CE SALOPARRRD A POSÉ SES MAINS DEGUEULASSES SURRR MA FIANCÉE. »

Ses mains, oui, bien sûr, je suis sûr que ce charmant gentleman s'est contenté de poser affectueusement ses mains sur la pauvre hanche de ce parangon de pureté qui n'avait d'autre choix que de souffrir son chaste désir.

« Si tu commences à gueuler sur ce qu'il met dessus, attends de savoir ce qu'il met dedans. »

Je n'aurais pas du dire cela, bien sûr, mais les mots se sont échappées de mes lèvres avant même que je ne puisse y réfléchir, comme si la bêtise aberrante du colossal benêt méritait une réponse divine dont je devais être l'oracle.

Prenant garde cette fois si à garder ma lippe close, je me relevais de la chaisse sur laquelle je m'etais affalé peu de temps auparavant et regarda l'albinos en esquissant un sourire aussi las que fatigué.

« … Un ami à toi j'imagine ? »

Mots qui semblèrent faire enrager autant que sourire le géant d'un air mauvais.

« CE BATARRRD MUTANT N'A AUCUN AMI. »

« Visiblement si .. Du moins, au moins une. »

« IL A ENTACHÉ SA PURRETÉE, JE VAIS LUI BRRRISER LES JAMBES, LUI COUPER LES BRRAAS, ET FRRRACASSER SA SALE PETITE GUEULE. »

« Tu sais mon pote, si tu veux un avis de connaisseur, je pense que sa pureté a déjà été entachée un sacré paquet de fois .. Sûrement de très diverses manières, sûrement par plus qu'une personne. Je doute que celui ci ait été le premier, et à voir ta chérie, je doute aussi qu'il soit le dernier, autant que je suis prêt à parier que dans quelques heures, cette tâche là aurait été le dernier de tes soucis. »

Mes mots semblèrent faire mouche, un instant, réussissant à atteindre des neurones brouillés par l'alcool et, j'en doutais, une certaine lenteur d'esprit. L'homme en question sembla réfléchit quelques longues, trop longues secondes, et releva le nez vers nous, ses yeux desormais teintés d'une lueur sournoise qui n'augurait rien de bon, tant ses traits demeurés marqués par la rage la plus pure, pour le plus grand plaisir des badauds, qui , soudainement, semblaient prendre de nouveau un plaisir macabre à suivre la conversation qui se répercutait dans chaque recoin de la pièce.

« TRRRES BIEN, TU PRRRENDS SA DEFENSE ? VOUS SERRREZ DEUX A MOURRRIR »

J'aurais du le sentir venir, je ne pouvais rester en dehors de tel règlement de compte, il fallait que je prenne la défense de la veuve et de l'orphelin .. Quand bien même l'orphelin fut un broker libidineux.
Un autre homme se leva, sûrement un ami à lui, malheureusement du même gabarit, au point qu'on puisse penser avoir affaire à deux frères jumeaux, et vient se placer à ses côtés, le regard féroce. Rapidement, un, puis deux, puis une demie douzaine de russes puritains , attirés par le bruit et l'appel du sang autant, peut être, que par la jalousie de voir l'homme aux cheveux blancs se payer des femmes qu'ils ne pourront qu'à peine effleurer dans leurs rêves, se levèrent de leur chaise et vinrent rejoindre le duo. Quatre chacun .. Voilà qui ne semble guère insurmontable, me dis je en riant jaune avant de secouer la tête.

« Deux ? Moi qui pensais que tu allais traquer chaque client de ta copine. Je suis teeellement déçu. »


Je poussais un dernier soupir, glissa ma main dans mes cheveux pour les rejeter en arrière, retira mon long manteau noir et le confia à l'amante de Sadovski avant de me tourner vers lui.

« Roisin va me tuer .. Je dois être un putain de catalyseur à emmerdes. »

Je fis craquer ma nuque, puis mes poings, puis me tourna lentement vers mes adversaires, en garde.

« Je voulais juste, juste boire une bière. »


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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Mar 6 Juin - 23:44

Un élément déclencheur, nous disions, n’est-ce pas ? Scott Nihil était un putain d’élément déclencheur. Au plus grand plaisir de Vlad, ne nous méprenons pas. Ce qui venait de se passer, en moins d’une fraction de minutes, sans que le Sadovski n’ait eu le temps d’en placer une, c’était collector. L’Américain était entré, et par son sens si maîtrisé du sarcasme, leur avait mis à dos huit armoires à glace. Le lycanthrope en était persuadé, le chaos entraîne le chaos, et un type aussi imprévisible que Scott Nihil ne peut qu’amener un doux bazar avec lui. Ou le provoquer. Voilà pourquoi, en dépit de leurs nombreuses séances de pugilat, et de l’apparente rivalité factionnelle entre l’Exorciste et le Broker, Vladimir considérait Scott comme un camarade d’armes, mais l’appellation étant beaucoup trop fleurie pour des types comme eux, disons plutôt comme son meilleur ennemi. Ils aimaient s’en mettre plein la gueule, et tiraient un certain plaisir, certainement, à détruire des bâtiments en se boxant. Vladimir ne renoncerait à un tel partner in crime pour rien au monde. Toute baston entre les deux pires amis se solvant toujours par une cuite pour se remettre de leurs émotions, quel mal y avait-il à cela ? Ils ne tuaient personne. Ou presque. Ils manquaient de se tuer, eux, à chaque fois. Ah, le doux plaisir de l’adrénaline…

- Tu sais, Scott, j’ai toujours admiré ce don à déclencher des carnages. Sans ironie, hein ! J’apprécie particulièrement la tournure que tu donnes à cette soirée… qui s’annonçait pourtant extrêmement routinière, jusqu’à ton arrivée.

Le Russe fit craquer son cou, avant de fixer le géant qui venait de s’embrouiller avec son homologue occidental. Un sacré bestiau, ce grand machin blond, dites-moi… Des muscles à en faire pâlir feu Skin Borik… Il était, en plus de ça, visiblement ivre, et apparemment pas très vif d’esprit. Et puis, bordel, pourquoi venait-il l’emmerder, alors qu’il ne faisait que profiter d’un service payant et tout à fait légal ? Saloperies de puritains ! Si sa fiancée se faisait la malle pour venir vendre ses charmes ici ce n’était quand même pas les clients qu’il fallait blâmer, si ? Vladimir se sentait dans son bon droit. De toute manière, si ce malabar avait quelque chose à en dire, il trouverait à qui parler.

- Alors alors, si j’ai bien compris, mon gros nounours, tu as l’intention de me faire payer pour ce que j’ai fait à ta… fiancée ? Excuse-moi te le dire, mais si ta fiancée est ici de son plein gré, ce que je sais de source assez sûre, c’est que votre futur mariage bat déjà de l’aile.

- JE VAIS TE FAIRRRRE BOUFFER TES COUILLES, L’ALBINOS.

- Ah ! Tu arrives trop tard, elle s’en est déjà chargée.

Ouch. Les mots firent mouche, vu le regard outré de l’armoire à glace et de ses sept alliés providentiels. Sadovski se lécha la lèvre supérieure et adressa un sourire à la gérante de l’établissement, qui s’inquiétait visiblement de l’état dans lequel cette bagarre allait laisser son bordel de luxe. Possible qu’après ce bain de sang le cabaret perde une étoile… C’est dommage, Vlad appréciait ce coin, il y trouvait du « repos ». Aaaaaah, que serait la vie d’un homme s’il devait renoncer à ces plaisirs charnels, refuge indestructible face aux vicissitudes de la vie ! Qu’adviendrait-il de la fiancée de leur nouvel ami, si le bordel venait à fermer ? Serait-elle à la rue ? Retournerait-elle dans les bras de son amant officiel ? Serait-elle tuée par des extrémistes ? Huhuhu, difficile de dire ce qui adviendra demain dans un monde tel que notre magnifique Russie. Cet abruti devrait y songer à deux fois avant de provoquer des adversaires dont la victoire pourrait avoir des conséquences plus lourdes qu’il n’y paraît.
Qu’est-ce que l’être humain est irascible, tout de même. Le mâle est constamment engagé dans un duel d’ego, qui peut souvent lui coûter plus cher qu’il ne lui rapporte. Comme ce sera le cas pour les huit nouveaux amis du duo transpacifique.

- Promis, on se la boira cette bière, Nihil. Dès qu’on en aura fini avec ces guignols. On se dit dans trois minutes.

En un instant et sans regarder, il balança sa bouteille de vodka au visage d’un des types au hasard, la brisant sur son crâne, et se jeta sur lui dans la seconde qui suivit, profitant de la confusion. En un mouvement agile et canin, il le plaqua au sol, lui pétant certainement quelques vertèbres au passage. Le visage embrumé et ensanglanté du colosse fixa Vladimir sans le voir, comme si l’alcool qu’il avait passé sa soirée à boire le faisait voir flou. Le lycanthrope se tenait sur lui, le maintenant allongé parmi les débris de verre, et se pencha juste au-dessus de sa tête.

- Tu t’appelles ?

- Serrrguei…

- Vladimir.

Il lui asséna un formidable coup de boule, lui brisant certainement le nez et lui fracassant le crâne contre le plancher, puis se releva, laissant son premier adversaire assommé pour quelques heures au sol. Ricanant et léchant le sang que le nez du colosse lui avait laissé sur le front et qui lui coulait jusqu’aux lèvres, il s’adressa au premier type qui était venu leur chercher des noises.

- Es-tu vraiment sûr qu’il ne va y avoir que deux personnes à mourir ce soir ? J’ai hâte de te voir briser mes jambes, couper mes bras, et fracasser ma sale petite gueule, mon chou.

La soirée s’annonçait plus mouvementée que prévue. Ça ne déplaisait pas au Sadovski, qui se demandait cependant comment il pourrait garder son identité secrète à Moscou s’ils rasaient l’établissement le plus luxueux de la ville. Il lui faudrait aller s’amuser dans une autre cité russe, car d’ici quelques heures les soldats du tsar seraient là, avertis de sa présence. Chienne de vie.

Chienne… comme lui ?

Le Russe sourit.

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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Jeu 8 Juin - 19:55

Getting Away With Murder

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Le premier coup siffla l'air aussi vivement qu'une décharge de fusil. Debout, en garde, las, dans le cabaret de luxe qu'affectionnait tant mon camarade russe, je me tenais prêt à faire pleuvoir la violence plus rapidement encore que ne le feraient les soldats du tsar en apprenant quelle scène se jouait juste sous leur nez. Nous avions peut être quelques minutes, peut être quelques heures, avant que les gardes ne fassent leur apparition et ne nous conduisent dans des geoles bien moins fameuses que le décor qui nous abritait, séparés, pour que nous ne puissions donner une conclusion à cette lutte, et sans vivres, nous oubliant sous terre jusqu'à ce que mort s'en suive .. Aussi lentement le fasse t'elle

Un sort peu enviable, si vous voulez mon avis

Aussi n'allons nous pas nous attarder ici plus longtemps que nécessaire : le premier coup siffla donc, et chacune de mes phalanges s’écrasa sur le visage du puritain le plus proche. Le bruit que son nez fit en s'eclatant se repercuta contre chaque mur de la demeure, un mince filet de sang vint dessiner des arabesques dans les airs avant de tacher mes doigts, et le premier d'entre eux s'ecrasa sur le sol, à moitié assommé. Le bruit caracteristique d'un corps vetu de couches de fourrures entrant en contact à grande vitesse avec le marbre se fit entendre par chaque paires d'oreilles, alors que je bandais les muscles de mon bras en le ramenant vers moi, et, d'un coup de pied bien placé, je terminais le travail, envoyant l'ennemi des femmes de peu de vertu vers le coin le plus proche et le plus obscur du cabaret, là où, assommé, il ne pourra plus gère gacher son temps à effrayer des courtisanes.

Déjà un de moins, plus que trois. Malheureusement je ne bénéficierais pas de l'effet de surprise, cette fois ci.

Me tournant vers mes futurs adversaires, tranquillement, comme si rien ne pressait malgré la clameur du combat, mes lèvres s'étirèrent en un sombre sourire sans joie tandis que je secouais lentement la tête de gauche à droite et qu'un soupir traversa la barrière de mes dents. En douceur, j'essuyais le liquide écarlate qui maculait mes ongles sur mon torse et releva le nez en m'exprimant dans le russe le plus approximatif qui puisse être

« Moi c'est Scott. »

Je joignais mon index et mon majeur, les mena a ma tempe et leur fit un leger signe de salutation. Les présentations étaient faites .. Maintenant nous pouvions casser des gueules en toute quiétude.

« Enchanté de vous rencontrer. »

Sans attendre plus de signe de leur part, je saisi le plus proche par les épaules, l'approcha vivement de moi, recula légèrement le visage en arrière et lui assena un coup de crâne magistral qui lui fit immédiatement voir etoiles et chandelles. Ses pupilles disparurent derrière ses paupières, ses dents claquèrent en un douloureux concert, et , alors qu'il chut, je le saisi par les cheveux et eclata mon genou contre son ventre. Il hurla, cracha un écoeurant mélange de salive et de sang, et roula sur le sol rejoindre son ami, parti en transe.

Plus que deux, et cette fois ci ils vinrent ensemble, élançant leurs poings liés vers mon visage avant même que je ne me retourne vers eux.

Je grimaçais, me prit un coup en plein ventre et recula contre l'une des cloisons. L'un des ivrognes s'approcha en quelques secondes et me cogna, une fois, deux fois, chacun de ses coups rebondit contre les muscles fermes de mon abdomen avant que je ne grogne, saisisse son poignet tremblant, le fixa droit dans les yeux et tordit son avant bras en un angle qui ne pouvait être humainement atteint. Il étouffa un cri avant que je ne le saisisse par la gorge, et le plaque contre la cloison, frappant à mon tour son visage déjà tuméfié. Un coup, puis deux, et il glisse lentement jusqu'à la terre, sonné, à moitié mort.

Plus qu'un, le dernier, et le plus grand du lot, pour ne rien arranger.

Il poussa un hurlement retentissant, et toutes les vapeurs d'alcools bons marchés qu'il venait tout juste d’ingérer parvinrent à mes sinus en moins de temps qu'il n'en fallait à mes synapses pour me faire parvenir leur information avant de s'étourdir, groggys. Je n'en doutais pas une seule seconde, cet homme avait la pleine capacité de faire fondre la neige russe d'un seul souffle, plus ardent et chargé que celui d'un dragon, comme je ne doutais pas non plus d'un fait simple : si cet homme avait eu plus de jugeote, il ne serait pas, saoul, en train de se battre dans une maison close, mais il se serait reconvertit en contrebandier dissimulant ses marchandises à l'intérieur de ses veines.
Ou en fontaine à vodka pure.

Il me fonca dessus avec la hargne, et la vivacité d'un belier sauvage.

Et je ne pris pas même la peine de l'eviter, je l'accueillis, encaissa le choc en lachant un grognement sourd. J'avais l'impression de m'être fait passé dessus par un taureau enragé, et je ne poussais pas le moindre grognement de douleur. Au contraire, alors qu'il attendait de me plaquer contre la fondation et qu'il tenta de saisir ma gorge à deux mains, prêt à m'étrangler, je pris appuie sur mes deux jambes, me propulsa en avant en le plaquant au sol, plia legerement mes bras et lui donna deux violents coups de coudes dans les tempes qui lui firent lacher un hoquet de stupeur avant de joindre mes mains et de les ecraser sur son crâne jusqu'à ce que son cou rencontre violemment le sol. Il s'écroula, a moitié mort, et je roulais pour m'allonger sur le côté, reposant sur le dos.

Je ne voulais pas faire le moindre mort, ni de blessés trop grave, et cette résolution me fit prendre quelques coups, mais je pouvais avoir la conscience tranquille .. Du moins si mon meilleur ennemi en faisant autant .. Ce dont je doutais complètement.

J'étais là, allongé au centre de la pièce, jugé par les regards des badauds et des belles de nuit, couvert de sang et plus las encore qu'avant que l'affrontement n'en soit à ses prémices, et ma lassitude se sentait dans chacun des mots que je murmurais suffisamment fort pour que mon ami puisse les entendre.

« Victoire … à ton tour Sadovski. »


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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Dim 11 Juin - 14:38

Scott livrait une belle prestation, y avait pas à dire. Et Vlad, sifflotant d’admiration et de satisfaction devant la raclée monumentale que venaient de prendre quatre de leurs adversaires, savait pertinemment que la victoire de l’Américain aurait été plus éclatante encore s’il s’était donné à fond et s’il n’avait pas cherché à limiter les dégâts. L’Exorciste avait beau être un sacré fouteur de bordel comme lui, la différence principale entre les deux, c’était la conscience.

Vlad n’en avait hélas pas trop.

Alors que l’Américain rétamait son dernier ennemi et s’allongeait au sol, Vladimir descendit de la table sur laquelle il s’était assis et fit craquer son cou. Il ne restait plus que les trois siens, vu que l’on excluait également le premier qu’il avait fracassé à coups de bouteille de Smirnoff en guise d’introduction. Le gros mastoc qui les avait provoqués le premier avait l’air d’un sacré morceau, quand même. Rien d’infranchissable, mais ses deux copains étaient aussi pas dégueu, et l’association des trois risquait de l’empêcher quelque peu de placer ses coups mortels de Russe enragé.

- Vous dormez ?

Les deux premiers se jetèrent sur lui en même temps, d’une synchronisation incroyable pour deux types ivres qui ne se connaissaient même pas six minutes plus tôt. Vlad esquiva sans mal leur coup conjoint, et se laissa tomber sur le dos sur le sol lustré, puis, s’appuyant sur ses mains, se releva d’un seul bond les jambes en avant pour décocher un coup de talon dans la mâchoire d’un des deux puritains. Profitant de la confusion, il saisit la tête de l’autre, et d’un mouvement agile, sauta pour s’enrouler autour de lui et le projeter sur une table en bois. Finalement, limiter les dégâts rendait ça plus drôle que de les exécuter d’un seul coup. Le lycanthrope ricana dans sa barbe, tandis que celui à la mâchoire pétée arrivait dans son dos pour asséner un coup de poing qui aurait pu détruire l’Himalaya à lui tout seul. Vlad l’esquiva de justesse, recevant le coup dans la hanche. Il grogna, et se retourna pour saisir la nuque de son adversaire, et attirer son visage contre son coude qui fusa violemment dans le nez du colosse. Mâchoire, nez, quelle était la prochaine étape de l’esthéticien Sadovski ? Ses deux adversaires gisaient désormais au sol, pouvant toucher toutes les femmes qu’ils voulaient dans leurs songes désormais.
Il en avait oublié le gros baraqué du début, leur véritable adversaire, cette espèce de boss final, qui avait profité du chaos pour bondir et atterrir sur Vladimir, lui cassant peut-être la côte que son copain avait déjà abîmée.

- TU M’AVAIS OUBLIE, LE MUTANT ?

Marrant qu’il parle de mutant, parce que…

- Mon flair ne me trompe pas, mon gros. Putain d’Akuma.

Le malabar sourit et abattit son poing géant sur Vlad, qui par chance, enroula ses jambes autour du bassin de son ennemi pour s’extirper de son emprise.

- Un Akuma jaloux à cause de sa copine ? On aura tout vu…

- JE VOULAIS MENER UNE VIE D’ETRRRE HUMAIN NORRRMAL, LOIN DE VOS BATAILLES, VIVRRRE D’ALCOOL ET DE CHAIRRR FRRAICHE

La « chair fraîche » en question n’avait vraiment, définitivement plus l’air si emballée par leurs fiançailles, reculant de quelques pas en voyant le corps de son fiancé jaloux se disloquer pour n’avoir plus grand-chose d’humain. Le colosse de tout à l’heure était donc un Akuma qui voulait vivre comme eux et profiter de sa jeune fiancée à loisir… Putain, c’était d’une absurdité…

- Nihil, je crois qu’on peut renoncer à l’idée de se retenir pour limiter les dégâts. C’est un Niveau 4.

Le Niveau 4 déguisé n’était maintenant plus si déguisé que ça, et avait bien revêtu sa vraie apparence, celle de ces saloperies avec leur sainte auréole et leur petit bidon empli de matière noire. Y a pas à dire, le quatrième niveau est le plus flippant.

- VOUS CRRROYEZ POUVOIR M’ARRRETER ? UN MARECHAL SEUL ET UN PAUVRE BRRRRROKER ?

Vladimir allait bien lui rétorquer que Scott était un excellent Maréchal et qu’il n’avait pas peur d’un putain d’Akuma, mais il se dit que non seulement l’Américain était bien capable de le lui prouver par les actes, mais qu’en plus ce petit enculé d’Akuma l’avait traité de « pauvre broker ». Une veine d’agacement naquit sur le front de l’albinos, qui marcha jusqu’au comptoir où il attrapa une bouteille de vodka pour en boire sept gorgées cul sec avant de la reposer, sous les yeux stupéfaits de la gérante, qui restait paralysée par la peur. Il faut dire que pour tous les gens « ordinaires » qui vaquaient à leurs affaires « ordinaires » ici ne s’étaient pas préparés ce matin à ce qui était en train de se passer. Ni à ce qui était sur le point de se passer. Léchant une goutte d’alcool russe qui lui perlait de la lèvre inférieure, Vlad fixa l’Akuma avec un regard mauvais, tout en passant sa main dans ses cheveux pour remettre de l’ordre dans sa très longue crinière blanche, un peu désobéissante avec l’effort fourni quelques minutes auparavant.

- On ne va pas t’arrêter, on va t’exploser.

- J’AIMERRRRAIS BIEN VOIR CA. TU NE PEUX PAS ME DEMANDER DE M’AUTODETRUIRRRE, TU N’AS PAS CE POUVOIRRRR, BRRROKER. TU N’ES MEME PAS PARRRMI LES NOAHS, COMMENT IMAGINES-TU REPRRRESENTER UNE MENACE POUR UN NIVEAU 4 TEL QUE MOI ?

Content de sa provocation, l’Akuma, qui avait terminé sa transfromation, éclata de rire. Vladimir fut pris de spasmes. Il plaqua sa main gauche sur son visage crispé, et de l’autre fit un geste qui intima à la gérante et aux filles de joie encore là de quitter le bâtiment. Titubant, l’albinos commençait à éclater de rire, tandis qu’il se voûtait un peu en avant. Ses cheveux semblèrent pousser légèrement, de quelques centimètres de plus, et il éclata de rire. La transformation était volontaire, mais renforcée par l’iiiiimmense agacement que cet Akuma méprisant venait de faire naître en lui. Vladimir allait donc libérer la bête. Littéralement. Ses pupilles se dilatèrent et ses iris tournèrent au violet pâle, tandis que ses ongles et ses canines prenaient l’habituelle forme lycanthrope, en plus longs que d’habitude cependant.

- Espèce d’enculé…

La matière noire bouillonnait dans son sang, à mesure que sa colère grondait. Il retira sa main de son visage, pour planter son regard dans celui de la machine mortelle. Ses yeux ne traduisaient plus que de la rage.

- As-tu osé insinuer que j’étais plus faible que ces putains de Noahs ?!

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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Dim 11 Juin - 23:43

Getting Away With Murder

ft. Vladichou <3

Les akumas, peu importe leur faciès, leur caractère, peu importait même leur niveau, demeurent des créations effroyables, des machines à tuer faîtes d'amour, de haine, de tragédie et de matière noire. Pour elles, détruire, annihiler est une seconde nature, une première même, et les civils vivent dans la crainte de voir un jour l'un de ces outils du diable rendre en cendres tout ce qu'ils chérissent avant de mettre un terme à leur vie. Parmi nous, beaucoup craignaient de devenir l'un des leurs, qu'un de nos proches, abattu par notre perte sur le champ de bataille, ne succombe au requiem du Comte Millénaire, nous emprisonne dans une carcasse de métal avant que le Prince ne nous condamne à tuer notre amour et à se vêtir de son cadavre pour nous fondre parmi les mortels. Ces automates étaient parfaits en tout point, l'oeuvre d'un cerveau malade, certes, mais mécaniquement parfaits, à en rendre jaloux jusqu'aux serpentaire. Mais aussi parfaites qu'elles fussent, elles affichaient toutefois éhontément, ne serait ce qu'un seul défaut.

Elles n'avaient aucun instinct de conservation.

Il fallait avoir peu de plomb dans la cervelle, ou bien l'ardent souhait de rendre sa vie la plus courte possible, pour insulter Vladimir Sadovski, surtout lorsqu'on le connaissait, ne serait ce qu'un tout petit peu, et plus encore lorsqu'on appartenait à la même faction que lui – non pas que mon ami russe ait quelque chose à foutre de concepts aussi abstraits que les « factions » en cours. L'albinos était non seulement un combattant aguéri et un psychopathe en puissance, mais en plus …

… Un dangereux loup garou, du genre, bien plus dangereux que celui du petit chaperon rouge.

Esquissant un soupir, comme si je regrettais d'être tiré de mes rêveries, je me redressais le plus tranquillement du monde avant de tirer les bras vers le plafond, m'étirant négligemment en rouvrant les yeux sur mon tovarish et son adversaire infernal.

« C'est un akuma de niveau 4 ? Eh bien … »

D'un geste que l'on aurait aisément pu qualifier de nonchalant, je palpais mes poches et en ôta un paquet de cigarettes, le déchirant pour en extirper la dernière, je la portais à mes lèvres en haussant un sourcil, poussa un peu plus loin mes recherches pour débusquer un briquet, entourant ma clope d'une main protectrice et l'alluma du pouce en tirant instantanément une légère bouffée que j'exhala par les narines avant que mes levres ne s'étirent dans un sourire en coin teinté de sarcasme.
L'akuma sera « mort » bien avant que le tabac ne soit entièrement consumé.

« Ils devraient pondre des niveaux 5, ça nous donnerait un peu plus de challenge ... »

Lentement, je tendis mes bras en avant : mes doigts entrelacés résonnèrent en un craquement sonore alors que je fixais le démon en toute quiètude, mes prunelles désormais luisantes d'une lueur qui n'avait rien à voir avec l'alcool.
Une lueur meurtrière

«  … parce que là, à deux contre un, le pauvre n'a pas la moindre chance. »

Iudex, Activation

Immédiatement, mes yeux se teintèrent d'un éclat d'un bleu électrique, des arabesques opalescentes se dessinèrent sur ma chair bronzée, marquées de cicatrices, me recouvrant de la tête jusqu'au pieds, du dos jusqu'aux ongles, et deux ailes éthérées s'elevaient de mes omoplates, et une aura couleur ciel entoura la paume de mes mains. Lorsque ma voix s'eleva, elle etait plus basse, plus grave, plus rocailleuse, plus viscérale, mais teintée d'une joie macabre.
Le sang allait couler, et il allait être noir, de la couleur de l'huile qui suinte dans les veines de notre adversaire.

« Maréchal Scott Nihil, pour te servir, fils de pute. »

Sans plus attendre, je tendis mes doigts en arrière, les teinta de l'energie de mon innocence, et me projeta d'un violent coup de blaster vers l'avant, vers notre ennemi, entrant en contact avec lui le coude en avant pour l'empaler contre le mur. Le choc de notre contact fit trembler le mur, décrocha les tableaux et les teintures, et frictionna la peinture qui les couvrait.
Je croisais son regard, vide, completement vide, mais chargé de bestialité et de peché
Le regard du mal

Lachant un grognement sourd, je pressais ma main droite à son ventre déformé et, avant même qu'il ne puisse ne serait ce que songer à se defendre, décocha un nouveau rayon qui le fit passer à travers le mur et hurler de douleur tant l'innocence le brulait, consumait sa chair et rompait ses os, sans qu'il ne lui soit possible de mourir. Ces saloperies étaient solides ? Soit, le combat n'en sera que plus grandiose encore.

La cabaret était vide, mais nous allions désormais avoir toute la place de laisser parler nos poings, la valse des morts se jouerait en public, sous le regard juge de l'astre lunaire

«  On va t'apprendre le respect. Vlad, avec moi ? »


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MessageSujet: Re: [Moscou] Getting Away With Murder [Vladimir Sadovski <3] Mer 14 Juin - 1:07

Quelle délicieuse soirée !

Tandis que Vladimir terminait sa transformation en forme Lycanthrope, Scott venait de jouer le premier coup. Et quel coup ! Le Maréchal n’usurpait pas son titre, le Sadovski se le disait à chaque fois. Malheur à qui croisait le fer avec Scott Nihil, et surtout si on parle d’un Akuma. Comme le disait si bien son homologue Américain, c’était un « pauvre » niveau 4, qui ne ferait pas long feu face à deux adversaires de ce niveau.
N’oublions jamais que le niveau 4 est le plus haut niveau connu à ce jour mais, comment faire le poids face à un Maréchal, transfiguré, et un… humain normal, quoiqu’un peu canin mais normal et surTOUT PLUS FAIBLE QU’UN NOAH ESPECE DE FILS DE PUTE ?!
Le Sadovski bondit d’un mouvement rapide pour se jeter sur la machine déjà bien endommagée par Scott qui l’avait littéralement envoyée à travers le mur. L’Akuma se relevait à peine de l’attaque du Maréchal que le Broker arrivait à son contact, et d’un geste vif et brutal, lui lacéra les deux côtes de ses griffes emplies de matière noire.

- Le respect, je n’aurais pas dit mieux. On va te dégommer, enculé. Et là c’est à mon tour de te donner quelques coups de bienvenue.

Comme à chaque fois qu’il cédait à ses pulsions de rage, Vladimir avait troqué tout son langage châtié et nobliau contre un sens de la formule particulièrement cru et vulgaire, mais c’était comme ça qu’on l’aimait, notre albinos.
Il bondit en arrière, avant de se projeter de ses jambes puissantes, mains en avant, griffes bien en évidence, droit sur l’Akuma, dont il transperça le poitrail. La machine se releva après avoir essuyé quelques grognements et activa son canon. Et bah… Dire que c’était lui qu’on traitait de monstre, tout ça pour quelques ongles un peu trop longs… Alors que ce machin venait déjà de mourir trois ou quatre fois. Ce monde ne tourna pas rond.

- Je m’en fous pas mal du Comte, des Noahs, de cette guerre de merde, ça ne me regarde pas, je suis dans « votre camp » uniquement parce que ça m’est utile pour le moment. Mais toi, tu as pour ordre de m’obéir, comme d’obéir aux apôtres. Si tu me tues, le Comte te détruira.

- J’EN AI RIEN A FOUTRE. QU’IL ME DETRUISE

Vladimir esquissa un rictus mauvais, ses yeux brillants d’une lueur inquiétante tandis qu’il se lécha une de ses canines proéminentes.

- Il n’en aura pas le temps. »

Sur ces mots, le Russe se baissa et chopa la machine par les pieds, avant de prendre appui sur le sol avec ses jambes pour sauter et retourner l’Akuma au sol.
La matière noire était en ébullition dans le sang du Sadovski, cette même matière noire qui animait le pantin démoniaque à ses pieds. Cruelle ironie, que d’être détruit par ce qui constitue notre propre chair, finalement… Mais la machine ne l’entendait pas de cette oreille, et d’un mouvement de bras rapide, balaya Vladimir qui s’écrasa au sol, se pétant une côte. Le joujou rebelle du Comte le mit en joue.

- FIN DE LA PARTIE, BROKER.

L’Akuma tira, et le Russe eut à peine le temps de l’esquiver en chopant le pied d’un tabouret à côté de lui pour contrer le tir, et reçut le choc dans le genou droit. Qu’est-ce qu’il croyait, aussi, c’était tout de même un Niveau 4, la « crème de la crème » des Akuma ! Cette… chose, incarnait parfaitement ce que Vladimir ne serait jamais : le mal pour le mal. Si le Russe était animé de sentiments plus mauvais les uns que les autres, vivait en partie dans le vice, et n’avait pas de dégoût particulier pour la saveur du sang, il n’était pas une personne foncièrement mauvaise. Juste un mec qui avait perdu ce qu’il aimait et qui n’était pas parti dans la direction de la paix intérieure, mais bel et bien de la vengeance brutale et meurtrière.
Mais il restait quand même un petit enfoiré, violent, un poil sadique, et là tout de suite, rien ne lui ferait plus plaisir que de voir ce… truc crever dans d’atroces souffrances. Pas question que son âme aille au paradis. Il allait le faire souffrir.

- Scott, j’ai un plan.

Il ricana avant de se relever, avec peine à cause de son genou démoli. Il effleura sa plaie ouverte avec la main, et lécha le sang sur sa paume. Cette odeur de fer l’enivrait quelque peu. Etait-il loup ou requin, finalement ? Il regarda son partenaire américain. Puis il regarda les murs et le plafond déjà bien amochés, et jeta un œil à la fenêtre pour voir que tout le monde avait quitté les lieux et la rue depuis un moment. Laisser à cette chose l’opportunité de sortir du bâtiment pourrait mettre les immeubles autour en danger, et au fond Vlad ne le souhaitait pas. Il fallait donc s’assurer qu’il reste à l’intérieur. Pour de bon.

- On ne se retient pas.

Il sourit en imaginant cette saloperie rendre son dernier souffle avant que le bâtiment ne lui tombe sur la gueule. Quelle vision de rêve… Même s’il allait devoir dire adieu à Moscou, une fois que le plus grand cabaret de la ville se soit effondré par leur faute. Tant pis, des petits plaisirs valaient bien une grande soirée d’extase. Il plongea son regard carnassier dans le regard vide de la machine.

- Tu vas prendre encore plus cher que ta fiancée, l’Akuma.

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