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Very bad trip [RP Libre]

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Dim 27 Nov - 18:53
S’il y avait bien une chose qu’Aon avait appris au cours de ses missions en compagnie de Scott et d’Akane, leur défunte maréchale, c’est qu’il ne tenait pas franchement l’alcool. Certains auraient pu trouver cela curieux, du fait de sa nationalité et de son groupe, mais il suffisait de jeter un coup d’œil à sa constitution physique pour se rendre compte que, au final, ce n’était guère étonnant. Ce n’était pas avec son gabarit de maigrichon qu’il pouvait décemment s’enfiler des shots et des verres jusqu’à la fin de la nuit. Une seule gorgée d’alcool lui chauffait les joues, le réduisant à ne boire que deux ou trois verres au grand maximum. Et les gueules de bois qu’il s’était tapées après coup avaient aidées à cette décision on ne peut plus raisonnable…

Ce qui le laissait donc avec une énigme sur les bras, alors qu’il tentait de se relever tant bien que mal du matelas sur lequel il était affalé comme un sac de patate. Pourquoi, grands dieux pourquoi, est-ce qu’il se tapait présentement la gueule de bois la plus atroce qu’il ait jamais connu, et pourquoi diable ne se souvenait-il pas de sa soirée de la veille ?!
Sa main droite vint aussitôt se poser sur sa tempe, frôlant les bandages qui masquaient ses yeux. Au moins, de ce côté-là, tout était en ordre… Restait à trouver un moyen de faire cesser les cloches qui tambourinaient les parois de son crâne avec une force monstrueuse, et ce avant de faire quoi que ce soit. Sa bouche était pâteuse, ses sens étaient brouillés, et les relents de liqueur qui lui parvenaient manquèrent de le faire vomir sur le sol. Définitivement, cette gueule de bois était la pire de sa vie. Et il ne donnait pas cher de ses oreilles si jamais Scott le voyait dans un tel état…

Un nouveau grognement s’échappa de ses lèvres. Ses doigts vinrent masser sa peau, là où la pulsion du sang lui paraissait insupportable. Il espérait fortement ne pas avoir à se battre de la journée, parce qu’il n’était clairement pas question qu’il active son innocence avec de telles nausées.
Mais au fait, pourquoi il était là déjà ? Ah, oui, d’étranges rumeurs avaient orientées les espions du Vatican vers une petite rue de Paris, là où des cas d’évènements étranges avaient été relatés. Personne ne savait réellement ce qu’étaient ces évènements, puisque les personnes touchées refusaient mordicus d’en parler, mais cela avait suffis pour envoyer des exorcistes et des traqueurs sur leurs traces.

Jusqu’ici, ça collait. Il se souvenait même avoir laissé échapper un rictus à l’entente de la mission dans le bureau de Komui, ainsi que de l’étrange sentiment qui l’avait traversé lorsque la capitale française avait été nommée. Sa mémoire ne se souvenait que trop bien du combat qu’il avait mené contre le Noah de la Connaissance, Wisely, et dire qu’il espérait ne pas le recroiser était une jolie litote. Pas question qu’il recroise la route de son ancien adversaire. Pas forcément à cause de leur précédente rencontre. Plus à cause d’une drôle de sensation qui s’agitait sous sa peau et qu’il se refusait à examiner.

Poussant un soupir, l’aveugle se leva, s’aidant du mur pour ce faire tant ses jambes lui semblaient flageolantes. Ses pas le dirigèrent vers la porte qu’il ouvrit sans trop de soucis. Il espérait que le propriétaire des lieux avait de quoi faire passer son état. Ce dont il ne doutait pas franchement, l’homme devait avoir eu affaire à plus d’un ivrogne étant donné la présence de nombreux bars à même pas deux pas de son établissement. Aon descendit les escaliers, une main toujours sur sa tempe, avant de tiquer face aux ronflements qu’il entendait de toute part dans la salle. Il ne put s’empêcher d’hausser un sourcil. Bon sang, mais qu’est-ce qui s’était passé hier soir ?
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Aon Dallien
Exorciste de type symbiotique
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Dim 11 Déc - 10:33



Les voiles d'une conscience nauséeuse tanguaient mon raisonnement cotonneux. Un réveil difficile, la remonté d'une ivresse aux vertiges et aux méandres d'un sommeil nu de rêves, impactant encore leur néant sur la surface vitreuse de mes rétines vides. Je palpais mon visage livide. Trou noir dans ma mémoire. Trou de verre et projection dans un lieu étranger pourtant si familier. Verres renversés et gisant sur le comptoir comme mon corps chaviré. J'habitais un navire mouvant, agité de malaises dont les houles berçaient mes tempes. Douce attention qui s'accompagne d'une accalmie bienveillante ? Que nenni. Chacune de ces balancés soulevait mon estomac de relents ingrats, vomitifs si je n'étreignais point ma mâchoire. Je coulais dans ce contre-coup répressif, dont la pénibilité me narguait de sa définition d'épave que je vivais à témoin, marin acteur de son naufrage. C'est tel quel que j'émergeais, vautrée sur cette planche qui rassemble tant d'autres noyés de l'éthanol.

Ces rafales m'avaient déjà griffé en amont : abandon complet pour une euphorie communicative, tristesse assoiffée, colère engloutie, oublie inondé... Je ne dénombrerai plus les prétextes qui drainaient d'avidité uniforme des bouteilles jumelles aux contenants variables. Ce baptême aviné n'en était point un, il était de la succession de ceux qui l'avaient précédé.

Alors pourquoi cette gueule de bois s'empirait des autres ? Je n'osais pas imaginer ma gueule d'amour évidée de toutes ses teintes, la gueule cadavérique. Et l'haleine aux miasmes similaires à en jauger la texture pâteuse qui me râpait la langue.

En me dressant sur le sol mobile, debout, péniblement appuyée au comptoir pour ne point choir, j'amassais in petto les fragments mémoriels pour justifier les motifs de ma présence dans cette taverne. Je n'avais aucun justificatif à fêter ni à enterrer – et le cas échéant référais le faire avec mes pairs et non seule. Une mission qui aurait eu ses écarts par ses éclats alcoolisés ? Bien que marginale, prenant mes libertés dans ces ordres formulés, je ne m'handicapais jamais d'un état qui m'aurait délesté de ma lucidité et de ma motricité. Principe de bon sens.

Amnésique, une migraine punitive garrotta mon crâne dans un étau douloureux comme réprimande pour fourrager des souvenir interdits. Une étreinte électrique, un mal encéphalique scintillant le fil de mes pensées éteintes dans un râle plaintif.

Les doigts plantés dans les tempes, les crocs serrés dans une grimace, m’apaisant avec des frictions rudimentaires, je me concentrai sur un présent factuel pour endiguer a souffrance de ces souvenirs prohibés. Ils retrouveraient leurs reliefs avec l'usure.

D'autres figures – figurants aux visages couverts – dormaient mollement recroquevillés en meules ou ersatz de rond embryonnaire, au tréfonds de leur inconscience, de cette mort de quelques heures qui nous ampute du réel. Pour partager leur vice pour ce liquide vermeil, substance à merveilles, je ne pouvais les railler. Puis à contrario d'autres poisons glacés qui confinent, la boisson ne réchauffe-t-elle point les cœurs? Veineuse, vaporeuse, enfumée, liquéfiée, la chute de ces paradis olympiques disloquait d'une humeur analogue les âmes qui les avaient palpé.  

Mes pas se succédèrent, hésitants et maladroits. Si jamais je devais croiser le fer, quelle jolie danse archaïque je serais. Surtout que ma chronologie vierge de la veille brouillait la localisation de mon arme et du récent endroit où je l'avais laissé... Quel bordel innommable. Mieux valait la chiner et vite avant de retourner aux catacombes sous peine du savon que me ferait sentir mes camarades, et du boulot conséquent que devrait fournir Lyssandre pour y remédier. S'il existait une personne que je souhaitais ménager, c'était bien lui.

S'il voyait ma cuvée...

Je me pressai, titubant vers la sortie. Trouver de l'eau, s'en imprégner dans un temps pour retrouver un esprit défait, suturer sa raison et recouvrer un quotidien sans artifices... Une corvée de Sisyphe à franchir le corps courbaturé et faillant... Défaillant presque.

Une déficience mon cerveau en marqua une, immatérielle, à la vision d'un uniforme sombre. Connu, reconnu, quoi que de manière latente, l'exorciste me croisa à contre courant. Il descendait de l'étage, me percevant sans doute, sans me « voir » en attestaient les bandages ceints à ses yeux.  

Je levais les miens aux cieux, adressés à quelque interlocuteur improbable, le destin probablement...

La journée débutait bien.


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Did they get you to trade your heroes for ghosts? Hot ashes for trees? Hot air for a cool breeze? Cold comfort for change? And did you exchange A walk on part in a war for a lead role in a cage? - Pink Floyd © art - N'Hakow
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Diane Lamorlière
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Mer 14 Déc - 2:31
Quand j'ouvris les yeux, on aurait dit que mon crâne avait été encore frappé violemment et le coup devait avoir été dur, car je ne me souvenais plus de rien. Ni de l'endroit où j'étais ni de ce que je faisais ainsi affalé dans une ruelle sombre, les vêtements en loque. Qu'avais-je encore fait pour me ramasser dans un tel état?

Je voulus me relever et examiner les lieux, mais je dus  me retenir sur le mur derrière moi pour ne pas vaciller. J'utilisai mon autre main pour me plier de douleur. J'avais un de ses mal d'estomac comme jamais même une balle n'avait pu me tordre les entrailles. Hou là là...Des effluves de nourriture non loin de moi me levèrent le coeur ; je courus vers la poubelle la plus proche pour y vomir. C'est alors que je vis toutes les bouteilles vides qui s'y trouvait. Était-ce moi qui...


]*Je sais bien que j'ai des emmerdes ces temps-ci, mais c'est quoi cette histoire?*

Tanguant vers le bout de la ruelle, la main frottant aléatoirement mon estomac irrité et mon crâne labouré, je finis par tomber sur une rue éclairée de toute part par des magasins, des restaurants et des bars à profusion. Et le plus flippant là-dedans... je ne reconnaissais pas cette petite rue. Un vent de panique m'envahit et si on m'avait enlevé et... Je continuai de courir tout croche vers l'horizon jusqu'à tomber au sol, perdant pied devant un des bars en question.

*Du calme, tu rêves d’aventure, te voilà servi, mais ah putain, on dirait que j'ai mangé un troupeau de porc-épic... Ai-je été empoisonné? Était-ce une mauvaise farce de l'Ordre ou...*

Je relevai la tête et qui ne vis-je pas. La guerrière qui avait refusé que je termine le travail de son arme souffrante ! Je hurlai:

-C'est quoi ce délire et...

Putain que crier faisait mal. Je croisai les bras sur mon abdomen, boudeur. Vite, VITE, je devais inventer quelque chose pour sauver encore ma face, mais quoi ? Je ne savais RIEN sur la situation présente...
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Mer 7 Fév - 23:12
Cela faisait plusieurs minutes que Vladimir était réveillé, mais son corps engourdi et endolori ne lui permettait pas de se lever pour le moment. Tout juste arrivait-il à garder ses yeux ouverts, tant la pâle lueur du jour lui semblait être une ampoule brillant de mille feux contre sa rétine. Son crâne le lançait terriblement, et son estomac tout retourné lui donnait l'impression d'avoir mangé quelque chose de pas comestible. Mais, mais, au grand mais, Vladimir ne connaissait que trop bien cet état pour le confondre avec une indigestion.

C'était une gueule de bois, bien, bien sale.

Il entendait -percevait, plutôt- des sons, ou des mouvements, à plusieurs endroits de la pièce où il semblait avoir dormi. Quelqu'un bougeait. Pour venir le chercher ? Pour lui casser la gueule ? Tout était possible, après tout. Vlad émergeait tout juste d'une nuit visiblement dingue dont il n'avait aucun souvenir. Il fallait se préparer à tout.

Comme à sentir ce courant d'air lui refroidir les parties génitales.

Ses yeux s'ouvrirent complètement, son esprit émergea instantanément, pour qu'il puisse s'apercevoir qu'il était nu comme un ver. Il se redressa en position assise, rapidement, trop rapidement, et son crâne hurla à la mort. La douleur post-réveil était exceptionnelle, aujourd'hui. Un coup d'oeil sur son corps dénudé lui permit de constater deux choses : il avait été griffé -ironique- partout sur le torse, et il avait un suçon sur la cuisse. Sur la cuisse. Putain.
Que s'était-il passé, ici ? Et où c'était, ici ? A en voir les inscriptions au mur, il était en France. Juste, pourquoi ? Qu'est-ce qu'il foutait ici, à mille lieues de sa croisade personnelle ? Visiblement, cet endroit était un bar. Bon. Il aurait pu le deviner facilement, au vu du contexte, mais toute information était bonne à prendre.
L'albinos se releva, l'esprit trop embrumé pour songer à attraper des vêtements pour se couvrir, et effectua quelques pas, chancelant. Il aperçut des silhouettes familières, mais ses yeux et sa perception ne lui permirent pas de les identifier pour le moment. Il continua à marcher jusqu'à trouver une table ronde, essaya de s'appuyer dessus mais manqua le bord du meuble en bois, et se mangea le sol vermoulu de plein fouet. Une bouteille tituba au-dessus de lui, avant de lui tomber sur la tête et de renverser le reste de son précieux élixir dans ses cheveux emmêlés.
Du whisky.
Dégueulasse.

S'aggripant au pied de la table, il parvint à se relever, et ses yeux qui lentement recouvraient leurs facultés ne tardèrent pas à lui offrir une vision de la pièce. Des corps. Que des corps. Morts ? Putain, la soirée avait-elle été si trash ?
Entendant un ronflement, Vladimir comprit que tous dormaient, décuvaient, ou achevaient leur coma éthylique. Il soupira et se dirigea vers l'escalier, avant de, bien évidemment, s'y casser la gueule et d'atterrir au rez-de-chaussée. Il resta là, allongé et tout cassé au pied des marches, pendant plusieurs minutes, quand une scène le tira de sa torpeur. Deux personnes. Une femme, et un mec. Un mec qui braillait. Instantanément, le mal de tête se réveilla, et Vladimir se relva d'un bond pour choper le merdeux par le col et le projeter contre un buffet.

- Ferme. Ta. Gueule.


Il huma. Ces deux-là sentaient une odeur familière. Celle de ces maudits serpentaires. Un fumet d'exorcistes vint se mêler à cet âpre parfum, et Vladimir devina d'où provenaient les silhouettes de tout à l'heure. Bordel de merde, cette soirée avait sûrement été le truc le plus hardcore de sa vie et il ne s'en souvenait pas.
Mais, si tout ce beau monde était présent...
Oui, forcément...
Nihil était là aussi, et c'était sûrement lui qui avait amené ce whisky qui imprégnait maintenant sa chevelure blanche. Il fallait réveiller tout le monde, et l'Américain, et reconstruire ce puzzle.
Et s'habiller. Vladimir ne réalisait pas vraiment qu'il se tenait debout et nu devant une dame.

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Vladimir Sadovski
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Dim 4 Mar - 4:02
La démarche chancelante du breton ne l'aidait guère dans la tâche qu'il s'était fixée, à savoir descendre de son mieux l'escalier vermoulu menant au rez-de-chaussée. Le moindre pas menaçait de le faire chuter sans préavis sur les marches de bois, et ce n'était pas son équilibre instable et le fait que son estomac semblait sur le point de le lâcher qui allaient améliorer cet état de fait. Il failli d'ailleurs se prendre une personne dans son cheminement, personne dont la démarche trahissait un état proche du sien, mais qu'il ne releva pas, sa maigre attention bien trop concentrée sur sa tâche principale pour se soucier de ce genre de détails.

Ce fut avec un soulagement certain qu'il arriva sur le plancher de la taverne, dans la salle principale où cuvaient une bonne dizaine de personnes, voire plus, avachies sur les tables et les chaises, si ce n'étaient tout bonnement recroquevillées à terre dans un sommeil lourd lesté par les effluves d'alcool qui empestaient l'atmosphère. Un haut le coeur le prit aux tripes, l'obligeant à déglutir. De l'eau, il lui fallait de l'eau et de quoi faire passer cette putain de migraine avant de chercher à faire quoi que ce soit.

Il n'eut cependant pas le temps de faire plus de trois pas qu'un poids inconnu lui faucha les jambes, le faisant tomber violemment à terre malgré une tentative loupée de retrouver son équilibre en moulinant des bras. Le craquement du plancher accueilli sa chute, le sonnant à moitié au passage, et ce fut avec la grâce inégalée d'un sac de patate qu'il y resta avachi une bonne dizaine de seconde, tentant vainement de retrouver ses esprits.

Un cri strident suffit à le ramener enfin à la réalité. Sa réaction ne tarda pas, pas plus que celle de celui ou celle qui venait de lui rentrer dedans. Mais si lui se boucha aussitôt les oreilles en grommelant toutes les insultes qui lui passaient par la tête, les yeux plissés de douleur, pour l'autre, cela se traduisit par un magnifique bond sur l'inconscient ainsi qu'un magnifique jet d'humain dans le pauvre buffet qui n'en demandait pas tant.

Le reste des soûlards, qui n'avait pas de suite été réveillé par le merdeux ayant gueulé comme un goret qu'on égorgeait, finit par revenir à une conscience ô combien douloureuse du fait du bordel provoqué par l'incident. Derrière son comptoir, le tavernier soupira, fatigué d'avance face au bordel qui se profilait avec un homme nu et tous ces soiffards, alors qu'il voyait l'aveugle se diriger vers lui et lui demander, avec une difficulté manifeste, un verre d'eau et des explications.

La journée allait être longue...
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Aon Dallien
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