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Battre le fer tant qu'il est chaud - 100%

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MessageSujet: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Dim 27 Nov - 22:46

Lucifer Ignis« We walk through the fire »
Sexe : Féminin
Âge : 27 ans
Date de naissance : 23 octobre
Lieu de naissance : Séville, Espagne
Orientation sexuelle : Pansexuelle
Alignement : Loyal Neutre
Groupe : Chef de la branche mécanique de l'ordre du Serpentaire
Pouvoir : /
ft. Katarina de League of Legends


P h y s i q u e
Notre mécanicienne n’a pas la gueule de l’emploi, c’est le moins que l’on puisse dire. Qui pourrait se douter que son apparence de jeune femme inoffensive cache la chef de la branche mécanique des Serpentaires ?
Lucifer n’est pas très grande, et n’a pas une carrure réellement imposante. Elle ne dispose, à première vue, pas d’une très grande force physique. Un détail que l’on remarque tout de suite à propos d’elle est sa chevelure. Luci dispose d’une longue crinière rousse à tendance rouge, un trait qui semble être partagé par plusieurs membres de la hiérarchie de l’Ordre. Elle laisse en permanence sa longue tignasse détachée et un peu négligée, ne tenant pas compte des pointes qui rebiquent ou des mèches qui ondulent, mais les attache lorsqu’ils la gênent vraiment, lorsqu’elle manipule du feu par exemple. Ses yeux en amande, comparés à cette crinière de feu, paraissent deux émeraudes, d’un vert vif qui contraste avec la masse orangée.

Son visage est particulièrement harmonieux. En fait, Lucifer est une très jolie jeune femme, dont les traits ne sont pas ceux d’une femme fatale, mais dont la beauté est plus douce, plus modeste, et plus agréable. Son nez très fin invite le regard à descendre regarder sa bouche, légèrement pulpeuse, aux lèvres délicatement rouges. La perfection de son visage est émoussée par une cicatrice assez visible, lui barrant l’œil gauche sans la rendre borgne. Elle-même est divisée à ce propos, ne la trouvant pas très jolie, et s’en fichant à la fois, n’accordant pas vraiment d’importance à l’esthétique. De plus, elle lui procurerait même une certaine fierté, cette cicatrice étant issue d’un incident durant lequel elle a fait bouclier de son corps pour protéger ses apprentis.

Son corps, justement, n’est pas très grand, comme nous l’avons souligné précédemment, mais relativement harmonieux lui aussi. En fait, l’ensemble de l’apparence de Lucifer contraste totalement avec son job au sein de l’ordre et avec son tempérament assez vif.
Niveau vestimentaire, Luci s’habille de tenues adaptées pour une mécanicienne. Souvent assez légers pour éviter qu’elle ne meure de chaud quand elle forge, ses vêtements sont parfaitement adaptés à sa morphologie, et peuvent être très simples et épurés comme très sophistiqués. Son pantalon est assez serré, pour empêcher qu’elle ne se prenne les jambes ou les pieds dans un morceau de tissu trop long et ne tombe au milieu de son atelier rempli de pièces dangereuses. Son haut, lui, varie. Elle ne porte pas de hauts très chauds et couvrant énormément de peau. Elle privilégie les petites vestes sans manches, cachant son buste, mais laissant à ses bras toute leur liberté d’action. Mais lorsqu’elle enfile une veste à manches longues, pour monter voir le reste de la hiérarchie ou pour sortir « en public », elle a la flemme de se changer une fois retournée dans son atelier, et se contente de l’enlever pour l’attacher autour de sa taille, considérant que la chaleur de ses forges et de ses flammes suffit à réchauffer son buste protégé de son seul soutien-gorge. En bref, elle n’a pas vraiment de complexe, ce qui a tendance à dérouter les personnes qui poussent la porte de son atelier personnel.
Elle porte également très souvent au bras l’une de ses inventions en tous genres, destinées à faciliter son travail, comme des scies qui se fixent à l’avant-bras, ou des espèces de pinces mécaniques, lui permettant de pallier au fait que deux bras ne suffisent parfois pas.


C a r a c t è r e
Avec un nom pareil, Lucifer devrait être un monstre de cruauté, un destructeur diabolique torturé et mystérieux. Et il n'en est rien.
Notre jeune femme semble être au contraire la bonté incarnée. En dépit de ce que la vie lui a fait subir, Lucifer est un être profondément bon. Altruiste et généreuse, elle n'hésite pas à se sacrifier pour autrui et à se mettre en danger pour protéger ses amis. Mais toute gentille qu'elle est, Luci n'en est pas moins sévère, stricte, et profondément lunatique. Gare à celui qui lui ramènera une de ses précieuses armes toute cabossée ! Lucifer apprécie beaucoup jouer de la clé à molette sur le crâne des pauvres inconscients qui osent démolir ses bricolages adorés.
Mais, ils ne sont pas très nombreux, ceux qui lui amènent leur arme pour des révisions. Pour cause, Lucifer ne travaille pas dans les ateliers de la branche mécanique, mais dans son atelier. Terrée au plus profond du QG des Serpentaires, Lucifer ne sort de sa grotte que lorsqu'elle a besoin de matériaux spécifiques, qu'elle doit aller à une réunion de la hiérarchie de l'Ordre, ou qu'elle va personnellement engueuler un de ses mécanos. De fait, la chef de la branche mécanique n'est que peu souvent côtoyée par les membres de ladite branche mécanique, et les rumeurs vont bon train. Les nouveaux venus au sein du Serpentaire, et les mécaniciens ici depuis relativement peu de temps se racontent des histoires, imaginent leur mystérieuse supérieure sous des traits terrifiants. Il n'en est rien, Luci n'a rien d’effrayant. Même si elle est un peu timbrée, il faut l'admettre. Assez excentrique, notre chef n'hésite pas à partir dans de longs monologues qui finissent par n'engager qu'elle, en plein milieu de conversations. Très rigolote, elle blague assez fréquemment, parfois sans même s'en rendre compte, maniant le sarcasme comme pas deux. Elle est de très bonne compagnie, tant que l'on n'est pas son ennemi et que son aspect bizarre ne rebute pas.

Elle suscite chez les mécaniciens (que ce soient les nouveaux venus ou les vieux de la vieille), un mélange de profonde admiration et d'intimidation. Son talent pour la mécanique est hors pair, et chacun la voit comme un véritable génie. De fait, ses rares apparitions publiques s'accompagnent de regards emplis de respect et de quelques silences entrecoupés de chuchotements, souvent issus des petits nouveaux qui se disent qu'elle n'est pas si terrifiante que ça et qu'elle est même plutôt mignonne.
Sa gentillesse et sa bizarrerie sont en totale contradiction avec son talent pour la mécanique qui ne la rend pas peu fière, et avec sa badassitude absolue. Lucifer ne veut pas que l'on pense que parce qu'elle est une femme, elle est moins compétente que les hommes dans ce secteur principalement masculin. Bon, personne ne pense cela, car elle ne serait pas chef de la branche autrement, mais Luci aime bien être sûre que personne ne la sous-estime. De fait, notre mécanicienne au grand coeur sait s'imposer et poser ses couilles sur la table, comme on dit. Elle aime également se lancer des défis, avide de challenges, et aime frimer devant les rares qui poussent la porte de son atelier. Ayant quasiment toujours une allumette à la bouche, à la manière d'une cigarette, Lucifer se lance très souvent le défi de l'allumer et de réussir à retaper une arme ou terminer un petit objet avant qu'elle ne se consume entièrement et ne brûle ses lèvres.
Paradoxalement, elle est par certains aspects assez timide, et rougira si est abordée en public la question de son passé ou de son enfance, de même qu’elle ne se sentira pas à l’aise lorsqu’elle devra parler de sentiments, ayant quelques problèmes à les exprimer et préférant se réfugier dans ses machines et ses inventions.

Elle est fascinée par le feu, qu'elle voit comme un élément créateur, plutôt que destructeur, et s'en sert très souvent pour forger elle-même les pièces de métal qu'elle utilise pour assembler des armes. De fait, son atelier sent le brûlé, la plupart du temps.
Elle n'est pas mécanicienne par hasard, la forge, le bricolage et l'assemblage sont sa passion, c'est bel et bien à cela qu'elle passe le plus clair de son temps, lorsqu'elle ne dort pas. Sans cesse en train de tripatouiller vis, écrous, marteaux et engrenages, Lucifer n'arrête pas d'inventer, d'innover, que ce soient des nouvelles armes pour les combattants, ou des inventions loufoques et géniales pour le QG. Elle a besoin de fabriquer, c'est en créant qu'elle se sent le plus vivante. Elle s'est d'ailleurs très récemment construit un petit gant mécanique montant jusqu'au coude, dont l'avant bras peut faire office de scie à métaux et dont l'index fait office de mini chalumeau et de briquet. Elle aurait également fabriqué une arme personnelle, sur le modèle de celles réservées aux combattants, avec l'une des pierres de l'Ordre, arme dont elle n'aurait l'utilité que si quelqu'un venait à attaquer le QG ou son atelier. Elle la garde rangée dans un coffre sous son établi. Certains mécanos, peu avares d'histoires concernant leur mystérieuse chef, racontent qu'elle et son arme seraient même transfusées... Rumeur que ne démentent pas les membres les plus proches d’elle, s’amusant de ces ragots et aimant entretenir une petite étincelle de crainte dans le regard des nouveaux.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter
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MessageSujet: Re: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Lun 28 Nov - 12:50

Rebienvenue (o( et courage pour ta fiche (o(
(De la part d'un des mécanos XDDDDDDDDDDD )
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MessageSujet: Re: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Lun 28 Nov - 13:24

CES BOOBS <3
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MessageSujet: Re: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Lun 2 Jan - 21:17

Je te quitte Jack.

ON SE VERRA EN ENFER LUCIFER
VOLEUSE DE COPINE
BRISEUSE DE MÉNAGE


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MessageSujet: Re: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Mer 15 Mar - 11:12




H i s t o i r e

Le crépitement des flammes dans la fournaise de son atelier était une douce mélodie aux oreilles de notre flamboyante mécanicienne. Elle se tenait assise sur son tabouret, le dos calé contre le mur. Dans sa main droite, un petit appareil, conçu ici, dans la chaleur de cet antre de création. Un « voxophone », comme elle l’appelait. Une nouvelle lubie l’avait saisie dans la nuit, à savoir : Et si je devenais amnésique après m’être cognée contre une poutre ? Alors elle avait tout simplement décidé de raconter son histoire à ce machin et de l’enregistrer, pour pouvoir se rappeler qui elle était si jamais par un triste hasard elle venait à l’oublier. Elle appuya donc sur le bouton. Et commença littéralement à se parler à elle-même. Situation bien bête, vous en conviendrez.


« Je me souviens assez précisément des circonstances qui m’ont menée jusqu’ici. Si je n’étais pas purement et simplement opposée à l’existence d’une quelconque existence divine, je dirais que le destin, ou une entité similaire, m’a poussée dès la naissance jusqu’à devenir celle que je suis.
Née dans une famille très pauvre, à Séville, en Andalousie, on ne peut clairement pas dire que j’aie grandi avec une cuiller en argent dans la bouche. Je ne me souviens absolument pas du visage de mes parents et de mon grand frère… Je ne sais pas si je dois éprouver des remords ou non… Quand je pense à ça, tout se confond dans ma tête. Est-ce que je leur en veux ou est-ce que je comprends l’obligation à laquelle ils ont dû faire face ? N’ayant pas grand-chose pour survivre, ma famille se débrouillait comme elle pouvait. Toute petite, je fus envoyée à l’usine proche de la ville, comme mon frère. J’avais seulement cinq ans. Cinq ans, c’est bien trop jeune pour ça, c’est ce tu dois te dire, je me trompe ? Et bien en fait cela n’avait rien d’étonnant, et encore j’avais eu de la chance d’être une fille, mon frère y était passé dès ses quatre ans. Enfin, je dis « chance »…

C’était là le meilleur moyen de ramener un tant soit peu d’argent à la maison. Mais je ne voulais pas, je pleurais, je me souviens de mes nombreuses crises de larmes, avec mon frère m’attrapant par la taille pour me remettre au travail. Je me souviens quand même de ma fascination pour le feu, qui brûlait dans la gigantesque fournaise au fond de l’usine, dont je n’avais pas le droit de m’approcher. Elle était si loin, et pourtant sa chaleur me tannait la peau. Je sentais son toucher de braise sans l’approcher. Je voyais qu’on y jetait des choses, et qu’on l’utilisait pour en créer d’autres. Le feu…
Pendant deux ans, j’ai travaillé, et je crois que c’est à ce moment-là que quelque chose a fait clic dans ma tête. J’ai dû prendre la main pendant tout ce temps, et me forger un contact naturel avec le métal et les flammes.
Mais j’ai pris mes jambes à mon cou à sept ans. Nous avions perdu nos parents un an plus tôt, et cette usine était le seul endroit qui voulait encore de mon frère et moi. Notre seul lien, notre seul point d’attache. Mais mon frère me disputait souvent, ne me félicitait pas, ne me montrait pas d’affection. Avec le recul, je pense que sa vie lui pesait vraiment, et qu’il n’avait pas le cœur à se montrer gentil avec moi ou n’importe qui d’autre mais… je ne sais pas.
Le contremaître a un jour trébuché sur un morceau de fer, et j’ai vu voler la scie. Jusqu’à mes mains. J’ai eu le réflexe de les retirer rapidement, et la lame m’a juste effleuré les doigts, me laissant une marque pendant quelques mois, plutôt que me les trancher net. La chute des outils provoqua je ne sais encore d’où une projection de métal fondu, qui me toucha à la cuisse en brûlant le haillon qui me servait de pantalon. J’en garde encore la marque. Inutile de vous dire que pour une petite fille de sept ans c’était trop. Trop. J’ai couru, jamais aussi vite. Et je suis partie. Je l’ai laissé là. Mon frère. Je l’ai laissé tout seul. Je ne suis jamais revenue. J’ai pris peur et je suis partie trop vite, trop loin, pour pouvoir retrouver mon chemin. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, je ne le retrouverai sans doute jamais, et je m’en voudrai éternellement…

J’ai erré sur les routes pendant trois ans. Me promenant d’auberge en auberge, de maison en maison, mendiant et dormant sous la pluie. On ne peut pas dire que ce furent des années faciles, mais sans mauvais jeu de mots, je crois qu’elles m’ont réellement forgée. Quand on me demandait mon nom, et que je répondais Lucifer, les personnes enclines à m’offrir le souper et un lit pour la nuit changeaient vite d’avis. Quelle idée mes parents avaient-ils eu de me donner un nom pareil, dans un pays aussi profondément croyant que l’Espagne ?
De fil en aiguille, un beau jour des policiers m’ont attrapée en train de voler. Un tout petit délit, de rien du tout, mais qui m’a très logiquement conduite jusqu’à un orphelinat, où j’ai passé un an. Le pensionnat Honorem. On a tenté de me corriger, de transformer cette petite voleuse de dix ans en une bonne catholique, mais déjà en m’appelant Lucifer c’était mal barré, ha ha ha… Je crois que c’est à ce moment que j’ai développé mon aversion pour la religion. Plus le temps passe, et plus, avec le recul, je me pose des questions sur cet orphelinat. Je n’aurai sans doute jamais les réponses, mais la sensation de malaise que je ressentais me parcourt encore l’échine… Ce n’était certainement pas un simple pensionnat, rempli de simple enfants et de simples bonnes sœurs. Il y avait quelque chose de plus fort que ça, de plus insidieux. Je sais que ce n’était pas mon imagination. Le saurai-je un jour ?
Assez peu étonnamment, j’avais la tête ailleurs. Je ne voulais pas les écouter, je ne leur prêtai d’ailleurs pas vraiment attention, mon monde étant bien différent du leur. J’avais envie de partir, de bricoler. L’usine me manquait presque, le contact avec le métal et le feu se sentaient encore entre mes mains. J’étais devenue ça, une travailleuse.
Tu t’en doutes bien, je me suis enfuie.

J’ai de nouveau erré sur les routes, pendant plusieurs mois, reprenant mes petites habitudes de voleuse et cherchant à susciter pitié et compassion. Mais vers la fin de ma onzième année, j’ai traversé une période difficile où, sans aucun village à la ronde, j’ai manqué de mourir dans les bois, affamée, épuisée, et désespérée. Comment le hasard a mis cet homme sur mon chemin, je l’ignore encore. Mais Aiden, c’était son nom, et il n’était sûrement pas Espagnol pour en porter un tel, m’avait ramassée à la petite cuiller sur un chemin boueux et m’avait ramenée dans sa petite bicoque, à quelques kilomètres de là.
Il me nourrit, modestement, car il ne vivait pas dans des conditions dingues, mais il me nourrit, m’offrit un lit, et s’occupa de moi un temps. Il faisait partie de ce que je pensais être une sorte de secte, mais qui plus tard deviendrait mon foyer, l’Ordre des Serpentaires. Il était mécanicien, et était en mission en Espagne pour une longue durée, m’avait-il dit. Il était installé dans cette cabane depuis environ six mois et comptait y rester quasiment un an de plus. J’ai décidé de rester avec lui pendant ce temps, car il était mon ami. Un grand ami, mais je n’avais jamais eu d’ami grand avant. Il m’a appris ce qu’il savait, et je l’aidais de mes petites mains de travailleuse à l’usine. Mon goût du bricolage m’aidait, et s’amplifiait au fur et à mesure qu’il me montrait sur quoi il travaillait. Il fabriquait des armes. Quand je le compris, j’ai voulu partir, j’ai pris peur, mais alors il m’a raconté des histoires sur des méchants monstres voulant détruire la planète, et des gens tout aussi méchants qui les combattaient, des histoires de batailles qui pourraient détruire le monde. Et ce qu’il fabriquait, lui et les autres mécaniciens aux QG, c’étaient des armes pour empêcher ces deux méchants camps de se battre. J’ai accepté son explication.
Il travaillait sur une pierre, dont il m’a dit que l’Ordre cherchait à la maîtriser parfaitement pour réaliser des inventions toujours plus impressionnantes, et je me suis retrouvée fascinée par cette petite matière, rouge comme le feu. J’ai su ce que je voulais faire. Je voulais faire ce que faisait Aiden. Devenir mécanicienne, car j’en rêvais depuis longtemps. Et travailler ce matériau, aussi fascinant qu’il semblait surpuissant.

Je décidai donc de le suivre lorsqu’il rentra au QG, de nombreux mois plus tard. J’avais treize ans. L’Ordre rechigna à prendre un enfant sous son aile, mais finit par accepter, sous la pression de mes jérémiades et l’insistance d’Aiden. Il me fallait un nom. Je savais que je m’appelais Lucifer, mais je n’avais pas de nom de famille. Je n’en comprenais pas vraiment l’utilité. Aiden, connaissant bien ma passion de la forge et du feu, se contenta de poser la main sur mon épaule, et de le choisir pour moi. Ignis. Lucifer Ignis.
J’ai travaillée comme apprentie, puis comme mécanicienne pendant de nombreuses années. Les autres enviaient mon talent, et en venaient à penser que j’étais meilleure que la plupart d’entre eux. J’acceptais tous ces compliments assez difficilement, restant modeste. Mais il était vrai que je me débrouillais très bien. Je croisais souvent les chefs de l’Ordre, qui visitaient l’atelier. Ils m’aimaient bien, et au bout de quelques années, je devais avoir vingt-et-un ans, j’eus le droit de travailler le matériau brut qu’était la pierre. Pas de simplement l’incorporer aux armes, mais de la travailler à vif, d’en explorer de nouvelles capacités. Rares étaient les mécaniciens qui se voyaient attribuer cette opportunité.

Les choses suivant leur cours, je suis devenue la chef de la branche mécanique des Serpentaires, à l’âge de 23 ans. Je rejoignis donc la hiérarchie de l’Ordre et obtins droits et pouvoirs qui revenaient à ce titre. Dès mon accession à ce poste, j’ai entrepris des travaux dans tout le QG, pour le doter d’armes d’auto-défense en cas d’attaque : Dans chaque conduit d’aération sont logées de grosse araignées robotisées, animées par l’énergie de la pierre, et dans les statues ou dans des fausses parois murales sont cachés des fusils, des mitrailleuses et des tourelles automatiques, qui peuvent s’activer en cas de danger.
Les mois passèrent, ma place ici n’était plus à prouver, et mon rôle était majeur. Je coordonnais les ateliers, et organisais le travail de chaque mécanicien, en plus de moi-même travailler seule sur de gros projets.
Durant ma vingt-sixième année, un incident eut lieu, et manqua de ravager l’aile mécanique du QG. Enfin, je dis incident, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Zachary Mercer, mon apprenti, était, en plus de doué, assez ambitieux. Ses inventions étaient toujours plus grandes les unes que les autres, et il n’aspirait qu’à une chose : créer une arme ultime, qui lui vaudrait de me remplacer. Les autres mécaniciens ne l’appréciaient pas vraiment, et lui de son côté ne les estimait guère plus. Mais je voulais lui donner une chance de prouver ce qu’il valait. Il avait beaucoup à apprendre, mais je décelais un potentiel en lui. Alors chacun écouta mon avis, et personne ne l’embêta jamais.
Je ne sus jamais ce qui lui prit ce jour-là, et j’espère le savoir un jour. Alors que nous étions tous réunis dans le grand atelier commun, le hangar de l’ordre, il actionna sa plus grosse arme, un gigantesque canon chargé à l’énergie de la pierre, et tira sur le groupe. Tout alla tellement vite… Personne ne perdit la vie, et j’en éprouve encore aujourd’hui un immense soulagement, mais les blessés furent nombreux, et certains perdirent à tout jamais l’usage de leurs mains ou de leurs bras et furent contraints d’abandonner leur poste de mécanicien. Au moment du tir, j’ai utilisé mon arme spéciale. Logée dans mon gant, elle consiste en un faisceau d’énergie rougeâtre qui se déploie à partir du dos de ma main, devient tangible et prend la forme que je souhaite. Agrandissant sa taille, je fus en mesure de parer l’immensité de l’attaque et de mettre tout le monde à l’abri derrière mon bouclier d’énergie. Lorsque la fumée se dissipa, et lorsque l’adrénaline redescendit, je me rendis compte de deux choses. Zachary avait disparu, et j’avais été touchée. Mon bras droit conserve de larges marques de brûlures, le bas du côté droit de mon bassin également, et un fragment de métal m’a entaillé le visage, me laissant une zébrure barrant mon œil droit. Une chance que je n’aie pas perdu la vue !
Les mois ont passé, et tout le monde a tenté de retrouver une vie plutôt normale, mais j’ai conservé la peur au fond de moi que cela se reproduise. Depuis j’ai construit ce que je pense être ma plus grande invention, pour nous éviter une telle catastrophe une deuxième fois : un gigantesque serpent mécanique, d’une vingtaine de mètres, logé dans un grand atelier vide, au plus profond du QG, relié à toutes les ailes de notre base par de larges tunnels secrets. Il peut ainsi se mouvoir dans tout notre immense repaire et frapper les intrus où qu’ils soient. Pour m’assurer de son efficacité, je l’ai doté, fait unique à ce jour, de deux pierres à la fois. J’espère que cette machine de destruction n’aura jamais à être utilisée, et que s’il faut en venir là, elle suffira pour protéger tout le monde. Je n’ai pas pu empêcher ça, et certaines nuits, je me revois encore dans ce hangar, mais dans chacun de ces cauchemars, je n’arrive pas à les sauver… »


Elle se tut, appuyant sur le bouton pour arrêter l’enregistrement, visiblement tourneboulée par son petit récit. Finalement ce n’était peut-être pas une si bonne idée que ça. Elle se ressaisit. Mais si ! C’était une excellente initiative, il faut savoir exorciser ses démons ! Elle se releva, et alla ouvrir la porte de son atelier pour prendre un peu l’air, cette petite séance d'autopsychanalyse l'ayant un peu brassée. Elle et ses idées, franchement...
Puis tomba sur Kidd. Qui venait faire réviser son arme. Car cette foutue jambe d’acier, c’était son invention. Heureusement qu’elle l’avait, cet abruti. Il n’était pas un membre de sa branche, c’était un combattant, mais sans hésitation son préféré parmi tous ces guerriers de l’ombre. Depuis le temps, et même s’il ne faisait absolument pas partie de la hiérarchie de l’Ordre, ils étaient devenus bons amis.

- Tu parles toute seule maintenant, Luci ?

Quel abruti.
Elle le récompensa d’un coup de clé à molette dans les côtes.

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MessageSujet: Re: Battre le fer tant qu'il est chaud - 100% Mer 15 Mar - 12:26

Re-bienvenue~
Héhé. Encore un personnage tellement badass dont tu as le secret. J'ai particulièrement aimé la façon dont tu as raconté son histoire. Il me tarde de voir Luci' en action.

Fiche validée !Encore GG~ !
Maintenant que tu es validé.e., je t'invite à aller recenser ton avatar dans ce sujet. Si tu souhaites l'ouverture d'un journal intime, tu peux venir le demander ici afin d'ouvrir tes fiches de liens ainsi que la chronologie et tout ce qui peut t'aider à faire en sorte que l'évolution de ton personnage se déroule du mieux possible. Et si tu souhaites un rp, tu peux venir faire une demande dans ce sujet pour avoir la réponse d'un autre membre, ou demander à administrateur pour avoir un rp spécial concocté par les membres du staff.
 
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Battre le fer tant qu'il est chaud - 100%
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