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Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs. [ft. Talie]

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MessageSujet: Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs. [ft. Talie] Sam 28 Jan - 10:49

Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs...
Combien de battements systoliques, comme des mouvances de paupières, ont fragmenté ce temps écoulé ? Le passé trépassé n'a point rendu son âme dans une vacuité de mémoire creuse, amnésique, vierge de ces vestiges. Une fragrance de ces hiers infuse son parfum délicat dans ce présent si omniprésent. Les souvenirs sentent l'encre et le sucre, une innocence écolière à la solide palpation d'ardoise. Les rictus se sont affinés. Les rondeurs se sont amincies. Les silhouettes ont crû, de ce flux inéluctable, un sablier épanouissant ses saisons. Flocons fondus. Fleurs séchées. Feuilles mortes. Les vôtres ressuscitent à chaque lecture aphone, de ce témoignage intime, cessant dans la conversation de son monde lettré et de papier.

Ô Lisette. Demoiselle Delcambre. Quel brin de femme es-tu devenue ?

Figée dans une vingtaine de printemps factuels, une robe céladon contraste tes cheveux à l'illusion melon. T’auréolant de ces sempiternels charmes stellaires, tu attends l'éclat lunaire qui te complète que si bien. Une éclipse organisée aux aurores de votre rencontre, en ces mûrs spectateurs de tant de foulées mortelles.

Le tableau s'est décoloré de quelques teintes. La peinture de l'enseigne a tronqué quelques de ses couleurs affadies par une luminosité avide de coloris dont sa blanche traîne ne se pare point.

Un éclaircissement a se réverbérer dans vos plumes délavées. Les parchemins se sont corrodés,  les syllabes se sont diluées mais les émotions sont demeurées intactes. Elles ont fructifié.

Talie. Son nom s'impacte en doucereuse poigne sur les parois de ton myocarde, contre ta poitrine bombée d'une affection débordante de son étreinte. Tu as ce désir secret pourtant évocateur sur tes lèvres souriantes. Entendre sa voix, la toucher, sentir l'essence qui embaume son identité olfactive et unique. Stimuler les sens éteints que votre correspondance vous a ravi. Les rapprochements de vos corps après ceux de l'esprit.

L'air est doux, analogue a cette candeur qui appelle à en sortir.

Son portrait se superpose au spectre de l'enfant qu'elle était, une sublime âme qui farde son minois rayonnant.

« Ô Talie, si tu savais cette joie de te retrouver. »

Les vocables percent ta voix et l'affection broie ton cœur. Ton amour est un étau douloureux. Une câlinerie reptilienne destructrice. Tu suffoques de ces sentiments, cet asthme planté aux poumons. N'est-ce pas la plus souhaitable des asphyxies ?

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MessageSujet: Re: Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs. [ft. Talie] Mar 16 Mai - 2:44

Informations diverses.

Les retrouvailles sont toujours douces pour deux êtres qui s'aiment.


Elle pressait le pas sur les pavés de Londres, se faufilant dans une foule qui lui est devenue indifférente au fil des ans, ignorant les murmures étonnés qui saluèrent le passage de la robe d'un bleu sombre qui ceignait sa taille et contrastait avec sa peau toujours aussi pâle. Les yeux vairons de la jeune aristocrate ne s'arrêtèrent sur aucun passant, sur aucun fantôme dont elle pouvait pourtant percevoir l'éclat entre deux badauds filant en sens inverse. Son but mouvait sa marche rapide et martiale, étirait doucement ses traits dans une concentration qui lui permettait de fendre le flot contraire sans jamais se faire bousculer.

Une nouvelle fois, les souvenirs assaillirent la jeune femme aux cheveux bleus lorsqu'elle tourna à l'angle d'une rue pour se diriger vers l'ancienne boutique de bonbons, aujourd'hui fermée suite à la mort de son aimable gérant. Ceux de rires enfantins, d'une amitié naissante... Elle se rappelait avec précision de leur discussion à la sortie du petit paradis des douceurs, retraçait à la perfection les traits de cette première amie qui avait su ensoleiller sa vie d'enfant étrange, avec sa voix chaleureuse et ses cheveux plus flamboyants que l'astre dont elle était l'ange.

Ces simples évocations firent frémir le cœur niché dans sa poitrine, accélérèrent son pas. Elle désirait la revoir depuis si longtemps, leurs échanges enfiévrés au travers des lettres n'ayant jamais réussi à combler ce vide qu'elle ressentait sans les bras de son amie autour d'elle. Mais pour rien au monde elle ne se serait séparée de ces feuillets pliés soigneusement dans une boîte dont elle seule possédait la clef. Ils étaient le lien qui l'unissait à son amie, et leurs mots d'encre des ponts jetés vers l'être dont l'absence devenait de plus en plus difficile à supporter.

Elle arriva enfin face à la façade passée de la boutique. Son sourire fleurit, magnifique, ravi, lorsque ses yeux se posèrent sur la jeune femme qui attendait devant la devanture, dans sa robe vert pâle, et dont les cheveux semblaient s'enflammer sous les caresses des rayons du soleil.

Talie n'eut pas besoin de l'appeler. Leurs yeux se rencontrèrent. Se reconnurent. La voix de Lisette, vibrante d'émotion, résonna dans la petite ruelle comme une douce mélodie.

« Ô Talie, si tu savais cette joie de te retrouver. »

L'émotion était si partagée en cet instant béni. Rapidement, l'ancienne Noah avala les derniers mètres les séparant et serra dans ses bras celle qui lui avait tant manqué durant tout ce temps. Un rire joyeux s'échappa de ses lèvres alors que ses cheveux, coupés comme à l'époque où elle n'était encore qu'une enfant, vinrent chatouiller la joue gauche de son amie.

- C'est cette même joie qui m'anime Lisette... Je suis si heureuse de te revoir enfin...

Elle plongea ses iris dépareillés dans les yeux clairs de son amie. La joie illuminait ses traits, apposant à son visage de jeune femme l'expression sincère qu'elle avait déjà partagé avec Lisette il y a des années de cela...

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MessageSujet: Re: Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs. [ft. Talie] Jeu 1 Juin - 16:32

Ce temps usé d'une décennie bonifie les souvenirs...
L'encre de ses lettres déborde dans ma réalité et déverse son flot indigo dans la mouvance de ses crins. Ils effleurent la carnation de tes joues rehaussées d'un rictus ardent, brûlant d'une crémation solaire la délectation de votre rencontre, une éclipse en adjonction à son spectre lunaire glorieux. Une union stellaire qui vous étreint et vous restreint à l'osmose de vos corps suturés l'un à l'autre. Vous vous complétez figeant votre pesanteur sur vos épaules siamoises. Un entrelacs de chairs et d'âmes enivrant. Vos senteurs s'infusent en une fragrance universelle, celle d'une affection d'enfance.

Un parfum qui embaume ton cœur tandis que tes doigts s'écussonnent aux bourrelets de tissu que tu froisses. Ce toucher matérialisé est une récompense à l'attente. Tu t’assures de par ce sens de sa présence, que l'enthousiasme rend si irréel, vissant puissamment cet étaux charnel.

Aucune souillure ne maculera ces retrouvailles bénies, comme autrefois. Le temps dans sa danse circulaire, cyclique, centrifuge, berce ces souvenances candides qui résident dans vos yeux, d'immuables miroirs personnels inchangés. Les iris ne vieillissent point.

Lisette. Tes orbes constantes ont gravé ces verves à t'embellir de leur bonté véhémente, des guirlandes scripturales à réverbérer leur lumière diffuse dans un regard sans fard. Il brille dans ce présent alors que tu caresses d'un revers de main la joue de ton amie, cette précieuse Talie.

Les échos de sa parole percent ton myocarde. Ma réciprocité est poignante. Sa vocifération éructe un plaisir indicible. Sa voix, tant de fois ravie de vos échanges, retrouve sa spontanéité sans interférences. Sa mélodie grave ce monde tridimensionnel. Tu vis en cet instant le plus beau des épîtres, à ciel ouvert, à l'ancre du tangible.

« Comme tu as grandi, Talie ! Tu es toujours si belle. » La véracité de tes pensées se désinhibent, l'accusation à cette ivresse grisante. La petite fille rembobine ses déclarations d'une voix douce déchue de quelques gammes.

Ta main se glisse dans la sienne, une proximité rapprochée, fusionnée en vengeance de cette distance qui a amputé vos ailes. « Que deviens-tu ? Comment te portes-tu ? Nos lettres nous informent certes de ces actualités, mais il me languit de les entendre de ta voix, car Talie, ton épanouissement est tout ce qui m'importe. »

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