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D.Gray-Man: Lost Chapter gray man lost chapter
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Candice Cordell~

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MessageSujet: Candice Cordell~ Mer 12 Juil - 9:09

Candice Cordell«  Us, and them. And after all we're only ordinary men. Me, and you...God only knows it's not what we would choose to do. »
Sexe : Féminin
Âge : 32 ans
Date de naissance : 29 Janvier 18XX
Lieu de naissance : « Empire des Indes »/ Locknow – en tant que fille de colons.
Occupation :  Mécanicienne – spécialisée dans l'assemblage de pièces fines.  
Orientation sexuelle : Pansexuelle – le corps n'a pas d'importance, il n'est qu'un réceptacle aux sentiments qui sont plus grands.
Alignement : Loyal neutre
Groupe : Branche de soutien
ft. FlowerQueen de KIC (pvix ID 4520670)


P h y s i q u e
C'est à mon retour sur la capitale française que j'ai pu revoir Mademoiselle Cordell. Un salto dans le temps, d'au moins deux décades coulées si vite dans un rythme de vie qui m'a échappé. Voyez-vous, en vieillissant, on ne compte plus ces saisons qui se succèdent. Et qu'elles furent jolies et difficiles, celles qui marquèrent les traits de cette noble dame, autrefois mon élève.

Dans une jeunesse que je n'ai plus, qu'elle possède, je fus son institutrice aux Indes. Incluse dans son quotidien enfantin, j'ai ainsi pu la voir grandir aux portes d'une adolescence où elle s'est affranchie du caractère candide de l'insouciance pour se hisser la tête haute vers des fonctions affirmées. Elle prenait en exemple ces femmes de l'Europe, bataillant pour la lutte de leurs droits. Elle voulait, disait-elle, vivre en égal à un homme, une commune équité dont tout Être devrait jouir.

Et son périple l'a paré d'une maturité qui lui sied tant. Elle me remémore Monsieur dans ses revendications affables. Nous nous étions données rendez-vous dans un salon de thé. Un de ces récents espaces où dit-on, la nourriture partagée est autant intellectuelle que matérielle. Il me tardait de deviser avec elle, avec son aval d'années, constater le spectre de petite fille sous ses yeux qui seraient restés fidèles à l'usure temporelle. Quelle ne fut pas ma surprise à cette vision.

Mademoiselle Candice Cordell trônait d'une mise martiale sur un siège mobile. Les membres morts sous le linceul d'une robe à l’opulence dont les pans couvraient jusqu'aux talons sempiternellement inanimés.

Cette miséreuse contemplation compressa mon myocarde d'une douleur compatissante. Elle m'avait certes informé de son accident ayant donné des suites paraplégiques, mais être témoint de cette réalité dans le monde tridimensionnel, condensait un fardeau plus lourd à porter. Avec ce mal qui piétine les bipèdes à se réjouir encore de leur démarche. Cette hésitation maligne qui détourne ou arrête les regards. Elle se plantait dans mon décor et m'invita à la scruter d'une œillade ascendante. Son sourire si placide – sans doute pour polir mes appréhensions –  rembobina les paroles scripturales des lettres qu'elle m'eut dédié.

« Mon handicap fait partie de ma vie, s'il vous plaît, n'en détournez pas votre conscience. Je vous apprécie Madame et place en vous toute ma confiance. Je sais qu'en approuvant ce fragment qui me restreint, votre jugement n'en fera point une étiquette. Je ne veux être rattachée à cette unique particularité. Je n'ai point tant changé depuis. »

Comme si sa bonté pénétrait mes pensées, elle me saisit de sa main gantée. Un derme additionnel en protection de la friction de ses roues contre la fine chair de ses phalanges. Les siennes se greffèrent aux miennes et elle me témoigna de la joie de me voir.

Je me penchai vers elle, abaissant mes vertèbres, dans l'axe de sa face. Les mêmes gestes se perpétuaient, les sentiments étaient analogues. J'ai toujours veillé sur cette tête vulnérable, à m'échiner la colonne osseuse alourdie d’inquiétudes et de bienveillance.

***

Ses iris menthe réverbéraient des charmes confiants. Un rictus avenant retroussait ses lippes, façonnant dans un albâtre exsangue l'argile de son faciès. Même condamnée à une assise statique, sa vitalité s'infusait dans d'autres mouvances, minimes. Corrélation singulière, dont la similitude amuserait presque, puisque Mademoiselle Cordell s'était spécialisée dans la mécanique de précision. En héritage, je présume, de l'ouvrage de son père. L'horlogerie lui stimulait  déjà un intérêt si béguin, à l'époque de ses premiers brodequins. Elle revenait souvent les semelles souillées de terre, un sourire espiègle érigé en excuse. Que ne donnerais-je pas pour retrouver cette fange d'escapades intrépides sous ces semelles ne servant plus leurs fonctions primaires.

Je me concentrai sur sa physionomie, plongée dans un immense trou de vers. L'ingénue antérieure déchirait son persona, sa céramique consolidait des courbes dociles. Des pastelles harmonieuses contaminant ses crins au brun estompé, d'une clarté lumineuse à parfaire son aura. Sa voix, sa fragrance, l'engrenage de ses articulations se mouvant, cette attraction happante se harponne dans l’indicible minutie qu'elle exulte. Le jugement vicié de sa connaissance ternie sans doute mes ressentis à son égard. Mais l'impression se plante encore dans le creux de ma poitrine, dans le fil de mes synapses. Elle était si épanouie. La condamnation de ses jambes puisait en elle une véhémence souveraine.

Un damoiseau l'a apostrophé à la sortie du salon. Elle a écrasé son pied, dans une manœuvre par « inadvertance » en souriant comme à l'ordinaire. Je n'ai jamais autant rit.


C a r a c t è r e
Nous avons continué de nous côtoyer après cette entrevue, la première depuis le temps bercé par ce sablier de nombreux grains. Si les traits de Mademoiselle Cordell se sont affinés pour s'étirer d'une grâce de Dame, sa maturité a cru d'un élan jumeau dans l'esquisse d'une personnalité qui n'a fait que s'affirmer en francs tracés distinctifs. Ainsi, le croquis de cette petite fille a pris de nouvelles couleurs mésalliées aux coloris de sa palette antérieure.

Jeune, Candice était douée de ce regard pétillant et sincère que portent les enfants sur le monde. Une lueur sans jugement tissée a une curiosité avide. Et affreusement sélective. Je me souviens de son rechignement quant à certaines leçons à contrario d'un enthousiasme palpable pour les savoirs au demeurant de la pratique. Elle s'énamourait du travail de son père, voûtant sa colonne dorsale sur son plan d'atelier où s'éviscéraient horloges mortes au battant éteint. Une frimousse qu'elle redressait d'une large risette pour capter d'autres menus détails grossissant son myocarde juvénile de patronymes d'étoiles, de nuages baptisés et d'horizons distingués. Une culture qu'elle absorbait d'un buvard perméable. A l'anglaise n'ayant vu ses terres que par les livres se superposait l’indienne qu'elle n'était point et qu'elle regrettait, pour vivre dans ce pays annexé à la couronne. Je me souviens lorsque adolescente, elle m'eut confié son tourment. Celui d'être plantée dans ce décor sans s'y sentir actrice. Une crainte que ses lèvres adultes m'ont chuchoté derechef.

« L'Europe n'est pas ma maison, une terre d'accueil tout au plus. Quant à l'empire des Indes, qui suis-je fille de colons pour prétendre que ce pays est vraiment le mien ? »

Elle grimaçait sous son sourire accorte structuré en rempart. Car si Mademoiselle farde des émotions polymorphes sous un rictus de façades, ses yeux ont cette véracité implacable, cette trahison véritable.

Ce persona rieur est dotant grimé depuis son accident. Face masquée face à une foule d'anonyme dont les oeillades descendent comme des aiguilles sur son corps immuablement assit, inférieurement petit. Parée de ces mêmes lèvres fatiguées de leurs exercices mensongers, elle avait renchérit.

« Vous savez ce qui blesse le plus avec la pitié ? C'est lorsqu'on la mérite. »

Ce sentiment ambigu sur son handicap l'ampute d'une douleur double. L'envie d'être approuvée avec et au-delà de sa paraplégie avec la réalité fracassante de ses propres incapacités condamnées comme ses jambes. Les mouvances routinières muent en épreuves. Une simple toilette allonge son temps plus que coutume. Le moindre escalier une ascension impraticable.

Cette dépendance lui donne des relents biliaires m'a-t-elle dit. Son corps est un cachot mobile, aux extrémités indolores et dont la contrainte statique infuse un chagrin venimeux dans ses muscles atrophiés. Mais Mademoiselle se libère avec ses armes, exposant cet agglomérat de chairs qu'elle ne peut fuir en posant alanguie pour des peintures dénudées, une thérapie curative ayant contribué à une amélioration de son appréciation.

En dénouant ces souvenances vétustes, les vestiges de Mademoiselle Candice soulèvent leur poussière d'un portrait placide. Ainsi qu'elle se fige pour la lame d'un pinceau affûté de maîtrise, Miss Cordell est de ces modelages de statues olympiennes, d'un calme sophistiqué souverain des plus ostensibles agitations de sa moitié de corpulence.

Les torrents sont davantage traîtres lorsque leur fureur rampe sous la vase, à l'illusion d'un lit lisse. Ses digues restreignent les ondulations d'une contrariété visible pour pourrir souterraine. Il ne fait jamais bon de titiller son injustice. Je me rappelle de cette domestique lui ayant mis une petite pichenette – force anodine mais acte décuplé dans une sensibilité enfantine – à Mademoiselle alors qu'elle n'avait que sept ans. Une broutille. L'affaire de chaussures fangeuses sur un parquet immaculé. Peu de temps après, la malheureuse avait retrouvé un lombric sur son oreiller, une accusation que Candice avait protesté d'un sourire d'innocence – factice.

Malgré ces fourberies taquines qu'elle préserve, et le fardeau d'une existence garrottée à ses chevilles, je puis vous assurer que Mademoiselle Cordell est d'une humanité vaste, de cette force de compassion qui étreint les âmes réceptives dans les grands chagrins.

J'ai pleuré contre son épaule, ses bras ont accueillit mon flot comme une gouttière.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter





H i s t o i r e
L'histoire de votre personnage. 350 mots minimum.

(c) Reever Wenhamm pour DGM: Lost Chapter

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