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D.Gray-Man: Lost Chapter gray man lost chapter
D.Gray-Man: Lost Chapter D.Gray-Man: Lost Chapter

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The Sentinel

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MessageSujet: The Sentinel Ven 21 Aoû - 15:38

Les étoiles ont depuis longtemps quitté le ciel des hommes, désormais,l'industrialisation montante à remplis les rues nocturnes des villes du monde voulus civilisé d'opacité orangé, d'un brouillard parfois souillé, si représentatif de la capitale de Royaume-Unis.

Restaient alors les grandes plaines du Nouveau Monde, aire libre, immense et en grande partie règne de divinités éthérées et masquées, wendigo courants et loups hurlants..Avant que là aussi, leur Civilisation ne continue à étendre son déclin. Quoiqu'ils disent, pensent...leur avancée n'est que des pas de géant vers la destruction. Leurs villes rasent tout. Leurs villes dévorent leurs enfants, et ils ne semblent avoir comprit qu'ils constituent les deux partis.

Tu scrutes cette foule grouillante de ton regard acéré, iris dorés dont les reflets souligné des flammes dont ils éclairent leurs pas et leurs fuites en avant. Détroit. Détroit l'industrielle, qui se meut et respire comme un infâme bouillon de culture, déversant ses flots d'humanité souillée mais si pleine de rêve. Gratte-ciel, immeuble, bibliothèque, route..elle prend le même visage que celui qui s'écorchera sous les affres du temps et les mutilations que les hommes se causeront eux-même. L'Apocalypse est déjà en marche, ce n'est qu'un combat d'humanité contre l'humanité. Ouvriers, travailleurs, peuple de ce monde au nouveau fonctionnement..ils se vident et perdent leur essence dans le progrès qui les poussent vers le grand canyon de la destiné. La Mort est à chaque porte de sortis.

Parmi ces uniformes de vie, tu sais ce que tu cherches, et ton iris s’arrête sur la silhouette que tu as étreinte il y a si peu de temps. Si le temps ne pouvait , au lieu de s'arrêter ou inexorablement avancer, tout simplement reculer pour que chaque action soit modifiée, tu aurais préféré ne pas le croiser. Mais c'est une perversion de la Création, autorisant le remord comme le regret, et la perte est un statut qui te sied davantage qu'aux autres.
C'est ce temps qui se reflète dans les orbites vides des monceaux de crâne, ces tas d'âme vides, emplis de poussière plutôt que de vie. Une muraille de 5 hommes de haut, entourant les limites affranchies de la future endormie. Un mur dont ils sont fiers..une extinction dont ils prendront le visage..leurs os reposant sur un sol aride..bientôt...


Tu relèves le menton, ton visage habillé d'un masque glacial, tourné vers lui. Scott..Tu sentais son désir, sa force..tu savais, mais tu aurais voulu qu'il en soit différemment. Transfiguré, réduit en pantin de ce monstre parasite, égoïste et si vil.. Votre ennemis, sous toute ses formes, qui se voit grandit en se servant de cet homme comme monture. Ton cœur en serait même amoindris de pitié et de douleur, infiltré par la paranoïa du choix des élus de ta vision fataliste. Pourquoi lui? Parce qu'il en demeurait un, lorsque l'Arche chevaucha les noyés. De ces enfants violents, se battant pour atteindre les cimes qu'on leur a interdis..il en serait le descendant, le plus pertinent. Et tu le sais,tu connais sa triste place, déphasé, égaré..à se débattre dans ses tourments. Comme si vous aviez besoin de ça...

Tu avances, quitte ton abris au point de vue sur tant de misérabilité. Les odeurs, les lumières nocturnes, les visages...tous ne sont que futilités sur ton chemin, agaçantes, mais invisibles. Tes bottines se calquent à ses pas, ta silhouette de jeune éternelle se cale à son coté. Ton visage offre les couleurs de celle que tu fus, il y a des décennies de cela, quand la fortune n'avait encore révélée son projet de te faire tant vivre, jusque croiser la route de la destruction. Tes yeux ne rencontrent pas encore les siens, tu te contente d'effleurer sa main de la tienne, comme s'il était possible qu'il ne t'ai reconnu.

Sais-tu, tu aurais pu attaquer en effet de surprise. Et peut-être même le tuer.

« Est-ce que l'on t'as félicité, pour ta transfiguration?»

Tes yeux se lèvent, dévorés par les ombres qui s'agitent sur ton faciès à la peau blanche, vierge de stigmates. Cherchent les siens..les éclats de son âme,ses secrets et ses peurs les plus obscurs, agonisants dans la verdure de jade de l'enfant de cette ville qui dévore ses nouveaux-né. Les rendant tels les crânes de buffalos, sentinelle silencieuse d'une espèce éteinte. Annihilée.
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MessageSujet: Re: The Sentinel Sam 22 Aoû - 16:29

Je ne savais guère pour quelle odieuse raison je m'éreintais lever les yeux sur le triste spectacle d'un rideau ténébreux dénué du moindre éclat, de la moindre étincelle éblouissante, des ces milliers de feu follets, braseros de l'univers infini. Où étaient les diamants qui sertissaient la peau mate de la déesse monde, ces figures complexes et effarantes qui transparaissaient lorsque l'Astre solaire traversait la ligne de l'horizon, ne laissant comme seul maîtresse au ciel que l'Hécate triomphante ?

Disparues, envolées, rien ne subsistait de ces lueurs clignotantes, pas même un spectre éthéré, seule la lueur terne et sans vie des lampadaires répondaient à nos attentes, meurtriers inconscient de la beauté de ce monde, drapeaux de l'industrialisation plantés par une race qui ne désiraient rien d'autre que de maîtriser celle qui l'a vu naître.

Lorsqu'on regarde les étoiles scintiller au-dessus de nous, riches de leur connaissance primale, que nous pouvons presque les entendre se moquer froidement de nos personnes. Nous narguer, nous rejeter pour la pauvre excuse d'homme que nous sommes, que pouvons nous ressentir, cibles de ces pauvres flocons de lumière définitivement coincés dans l'atmosphère obscur, si proches, mais si éloignées des unes des autres ? Je ne le savais pas, je ne le savais plus, et l'ignorance me pesait presque, à présent que je ne pouvais que remarquer leur funeste absence, signe avant coureur de catastrophes à venir.

Un second déluge, plus désastreux encore … provoqué par nul autre que les humains eux même, croupissant dans leur propre vicissitude.

Seul, hissé sur mon perchoir d'ivoire au sommet de la dune macabre, j'observais ma patrie courir à sa perte, vers le profit, une ruée vers l'Or aveugle qui ne laissera que désolation derrière elle lorsque les ressources du sol deviendront aussi sèches que l'entrejambe de la Mère Patrie, je laissais les rayons lunaires conter l'histoire des temps anciens sur ce support d'os, et les âmes bestiales se mêler au souffle du vent, abandonnant leur intimité la plus nue pour rejoindre les sphères célestes que je ne pourrais jamais plus entr'apercevoir.

Et c'est alors qu'elle vint, cette femme enfant dont les iris reflétaient la tentation des pionniers, ces yeux mordorés plongés dans le feu émeraude qui encerclait mes prunelles lorsque je tournais le visage vers elle. Que diable pouvait elle ainsi ressentir pour me signaler sa présence ? Et que pouvais je deviner au fin fond de ces orbes platinés ? De la haine, de la colère, de l'indifférence, du mépris ? Non, rien de tout cela.

Tout au mieux pouvait on y lire une peine sans nom.

« La réponse est non. »


Au travers de mes lèvres, pouvait elle aviser le souffle du Dragon ? Celui que j'expirais doucement à mesure même que ma gorge relâchait un panache de brume opalescente, un poison insidieux que j'inspirais au plus profond de mes poumons et qui rêvait à présent d'atteindre le plafond astral, sans effleurer sur son passage la nudité opaline des victimes de la chaîne alimentaire. Et alors que le filtre orangé dansait entre mes doigts, je détournais le regard et embrassa Détroit la Grande, symbole de l'Amérique dans toute sa splendeur, ici, où le riche peut toiser le pauvre de tout son dégoût avant qu'une lame ne pénètre son abdomen et que ses richesses n'abreuvent un nécessiteux.
Un cycle infini de suffisance, d'hégémonie et de souffrance, perpétré par les hommes, pour les hommes.

Contre les hommes.

« Personne ne m'a non plus félicité pour ma montée en grade, à croire que les responsabilités ne sont rien de plus qu'un fardeau. »

Un silence, et je rejetais la tête en arrière. Je ne pouvais deviner quel fut l'infime instant, l’encoche sur le fil du destin tenu par les moires, dès lors que ma vie avait échappé à tout contrôle, devenant pareil à un océan déchaîné tel un soir d'orage, tandis qu'à l'instar d'une falaise, colossal pic rocheux noyé sous la tempêtes, je subissais les assauts sans férir, les uns après les autres, caressé par la grâce des ondines sous la colère de Neptune.

Inutile structure minérale, observateur millénaire des cataclysmes qui l'ont secoué, encore et encore, sans jamais l'abattre.

Nous étions similaire. Lui et moi, étions simplement « là », impuissantes fourmis rampant sur le pommeau de l'épée de Damoclès.

« Cela étant, je suis très heureux de te revoir, Road Kamelott. »

Un sourire étira mes lèvres, ma paume libre se leva et, mimique disgracieuse, se glissa dans la jungle sombre de ma crinière d'ébène avant que je ne puisse de nouveau capter le regard de celle qui, à l'image de celle qu'elle traquait, s'était vêtue de la chair de ses proies, au teint lactescent propre à faire pâlir d'envie la reine de la Nuit. Était elle pareille à cette jeune femme, avant qu'Adam ne fasse d'elle l'une de ses apôtres, ou s'échinait elle à adopter l'apparence d'un bétail peu différent de celui qui nous servait de trône, siège cadavérique et funeste qui supportait jusqu'à la dépravation de ses bourreaux ?

Quoi de plus ironique que deux fratricides, deux fidèles de dieux distincts, prônant la miséricorde divine, sur un monde abandonné par le Très Haut ?

« Quel bon vent t'amènes par chez moi ? »

Et le zéphyr qui y répondit me fit lâcher prise, le bâtonnet combustible dévala le Mont d'ossements, et, une fois écrasé sur le sol, devint la parfaite représentation des espoirs que j'ai, un jour, placé dans ma terre natale.

Partis en fumée.

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