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Une journée mémorable... ~ Feat Scott Nihil

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MessageSujet: Une journée mémorable... ~ Feat Scott Nihil Ven 21 Aoû - 18:45

J'observe cet air, cet élément invisible, bougé de façon chaotique, au rythme d'une respiration rapidement, stressée. Quelle magnifique ambiance, n'est-ce pas, petit animal ? Avançant doucement entre les arbres, je tourne rapidement sur moi-même, un léger rire traversant mes lèvres, tandis qu'un Akuma me suit doucement, les yeux fermés, calme. Tout avait commencé par une simple enquête... je souhaitais faire des recherches, personnelles, au sujet de certains mythes remontant à l'antiquité Chinoise. Augmenter mes propres connaissances en soit. Et n'appréciant que peu la solitude, j'avais emmené avec moi une des créatures de notre Comte bien-aimé. Le but principal de cette recherche était aussi d'essayer de ressentir une possible Innocence qui pourrait jouer dans ces vastes Terres. Cet Empire du Milieu n'est pas un terrain facile, il faut savoir le prendre en main. Mais, il y a un peu plus d'une semaine, j'ai remarqué la présence d'un petit groupe d'enquêteurs de la Congrégation... Ces Traqueurs, leur présence en ces terres signifiait une démarche importante, des recherches, de la part des Exorcistes... Mais je n'avais besoin que d'une seule personne, et je voulais aussi en profiter... en profiter, oui. Est-ce la présence d'une créature du Comte, ou est-ce simplement cette vengeance qui coule dans mes veines qui parlait ? Je n'en savais rien, mais je voulais m'amuser, m'amuser avec ceux qui enquêtaient pour ce que je détestais le plus au monde. Refusant de lui laisser le temps d'appeler l'un des membres de la Branche Asiatique, j'ai détruit son seul moyen de communication en plus d'avoir tué ses deux associés... Et c'est de cette façon qu'avait commencé cette chasse d'une semaine à travers certains sentiers chinois.

« Kairos m'a parlé, petit bonhomme... Il m'a dit, joue avec lui, saisie cette chance. Allez quoi, après tout ce temps passé ensemble, tu pourrais au moins faire un peu plus d'effort pour m'amuser. Car... tu le sais... Je te vois. Alors cours ! » Un rire traverse mes lèvres, tandis que j'entends des branches s'écraser rapidement, mon regard se tournant à nouveau dans la direction de ce mouvement rapide et stressé de l'air, qui maintenant n'existe plus. Au final, Kairos avait eu tord... il ne m'a pas tellement amusé, réellement... Ou plutôt, pas autant que je ne l'aurais espéré. C'est en tout cas la conclusion que je tire de cette ambivalence de mon esprit. Une envie de le voir courir encore... et un profond dégoût de la personne que je traque. Ou peut-être est-ce le jour qui rend mon esprit aussi instable... ? Quel jour sommes nous déjà... ? Je me fiche du numéro en fait, pour moi ce jour résonne comme un couteau dans la poitrine, un couteau que l'on fait tourner, que l'on enfonce, plus profondément encore jusqu'à toucher l'âme qui qui repose en la mémoire de Wisely. Il hurle, dans ma tête, il hurlait déjà peu avant cette chasse, alors que ce jour approchait... Oh peut-être qu'alors cela venait de là, cette envie de chasser... Occuper mon esprit, pour ne pas laisser les hurlements de cette âme séculaire troubler la seule stabilité émotionnelle que je possède. Qu'importe au final, je sais quel jour nous sommes... Basculant doucement la tête en arrière, je regarde ce ciel matinal, tandis qu'un sourire doux glisse contre mes lèvres. « Tuons le... »

Et l'ordre donné, nous reprenons cette traque, suivant les sentiers qui nous mènes jusqu'à cette imposante route de pierre, cette défense infaillible. Infaillible ? Faux... dans l'Histoire, il y a eu des preuves qu'une telle structure ne pouvait être parfaite. Mais au final, cette scène me convient totalement... cette route de pierre perçant l'horizon, gravant dans la terre et dans le temps son imposante existence. C'est une scène parfaite pour terminer une chasse bien trop ennuyante ! Attrapant alors les mèches de Kairos, je lévite pour rejoindre les hauteurs, tandis que la créature me suit d'un énorme bond. Me posant sur l'une des tours, je regarde en contrebas avant de sourire doucement, le Traqueur faisant face à mon soldat infernal. Ce dernier se redresse d'ailleurs totalement, faisant tomber le manteau recouvrant son corps. Plusieurs veines venant à s'assombrir dans ses bras, déversant un flot d'énergies impressionnant. « Va... petit monstre... Je veux profiter de ce spectacle, n'oublie pas. » La créature lève les yeux vers moi, avant de hocher doucement la tête, sa peau se déchirant, tandis qu'un hurlement vient détruire le silence de cette région. La faune locale se met à fuir, s'éloignant de cette horreur sans nom, de cet être désobéissant à la Nature elle-même. Le Niveau Trois se redresse alors totalement, son corps à la peau presque détruite venant à hurler, tandis que ses bras viennent à s'ouvrir brutalement. Venant jouer avec une de mes mèches blanches, j'observe cette ombre féroce, cette créature brutale, appréciant cette ironie. Le calme totale de cette créature dans sa forme humaine... cachant cette rage digne d'un Berserk de la Mythologie Scandinave. Glissant ensuite mon œil démoniaque contre l'esprit de notre proie, je m'arrête alors doucement, écoutant son esprit. Oh... il avait réussi à utiliser le matériel d'un de ses compagnons pour envoyer un message presque perdu. Un sourire sombre vient alors se dessiner sur mes lèvres, tandis que la créature frappe violemment l'être sans défense. « Tu n'as pas le Temps... de penser à autre chose qu'à ta survie... » J'observe alors simplement la scène, avant que mes yeux se dirigent vers l'Est, ne cherchant pas à observer le soleil se lever totalement, mais à chercher un élément invisible, une petite couleur étrange dans cette peinture. La créature lève alors son bras, hurlant une dernière fois tandis que je bascule la tête en arrière, tournant mes yeux vers le Traqueur, mon visage toujours vers l'Est. Glissant ma main un peu plus en arrière, contre la pierre, je ferme mes paupières, sentant cette fraîcheur sur ma peau, tandis qu'une rage ancienne bouillonne en moi. Une rage... qui n'est pas la mienne. Et tandis que la créature abaisse violemment son bras, ne laissant alors qu'une impression de ralenti pour la victime, une impression qui lui offre la possibilité de voir son existence apparaître devant ses yeux, je laisse alors entendre ma voix.

« Sais-tu … quel jour nous sommes... ? »

Même si.. je doute cette fois parler seulement à cette victime. Un sourire glisse sur mes lèvres, ouvrant doucement les paupières en regardant vers l'Akuma, vers le Traqueur... Vers toi... Quelque soit ton nom.
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MessageSujet: Re: Une journée mémorable... ~ Feat Scott Nihil Ven 21 Aoû - 18:56

Unr journée mémorable
« Né un lundi »

Les pâles éclats du soleil matinal transcendaient le dôme verdâtre de cet agglomérat de feuilles et de branches, laissant se dessiner sur le sol préservé de la chaleur étouffante de l’astre implacable les ombres des résidents de ces géants de bois. Le cycle primal se répétait de nouveau, inlassablement, et au travers de mes paupières closes, je sentais la forêt s'éveiller hectare par hectare, une symphonie qui aurait pu sembler conduite par le chef d'un orchestre de grillons et de fanes se déhanchant au rythme d'un doux zéphyr, tant elle semblait mue d'une irréelle harmonie

« Baptisé un mardi »

La rosée s'écoulait de ces membranes percées d'ostioles, de ces longs doigts fins qui apportaient aux colosses l'essence même de la vie, le souffle créateur, celui que j'expirais doucement à mesure même que ma gorge relâchaient dans l'atmosphère un panache de fumée opaque, un poison insidieux que j'inspirais au plus profond de mes poumons et qui rêvait à présent d'atteindre le ciel, effleurant sur son passage l'épais feuillage de cette forêt inconnue. Et alors que l'unique goutte qui y perlait chuta de ses hauteurs et termina sa course sur mon front, j'ouvris les yeux sur un paysage de la même couleur émeraude que mes iris veinés de rouge.

« Marié un mercredi »


Seul, hissé sur mon perchoir de pierre au beau milieu d'une clairière, j'observais le monde dans sa beauté la plus pure, la plus nue, dénuée de toute pudeur, à l'instar des dryades, invisibles, qui dansaient aux alentours alors que le vent soufflait entre les arbres, laissant les rayons d'Hélios conter l'histoire des temps anciens sur ce support végétal, et les nymphes se mêler aux eaux miroitantes du lac en contrebas, leur peau nacrée illuminée par la lumière de l'aube triomphante.

« Malade un jeudi, »

Mais le calme ne peut être éternel, tout silence se doit d'être brisé, et c'est un concert de gémissements murmurés et de ahanement étouffés qui se joignit à celui, tout aussi atroce, des plaintes et des cris de ceux qui prirent racines en ces lieux depuis bien des décennies. Une bête traquée par son supérieur, l'échelle alimentaire ordonnée par dame nature ? Que nenni, c'est la souffrance des hommes qui s'élevait, qui faisait s'envoler les rapaces de jais, ces spectateurs morbides, et c'est leurs cris qui résonnaient dans la forêt tel un adagio funeste.
Alors, enfin, je descendis de mon trône de roi de pacotille, et je m'élançais à travers les bois.

« A l'agonie un vendredi, »


Les ronces peinaient à ralentir ma course sans parvenir à déchirer mon blouson noir, ce même vêtement qui absorbait la lumière alors que la croix d'argent qui trônait sur ma poitrine la reflétait des milliers de fois, éblouissait chaque recoin sombre à chaque pas que je faisais, effrayait des prédateurs qui n'étaient pas ceux que je recherchais à chaque fois que mes bottes écrasait le sol brunâtre où se tapissaient ceux dont ils se repaissaient. Et ce n'est qu'à l'instant où un autre reflet, plus obscur que ceux dont j'étais le dépositaire, me parvint à travers la flore, que mes stigmates blanchâtres exsudèrent à leur tour d'un éclat semblable à celui du char d'Apollon, recouvrant l'ensemble de mon corps de cette lueur ivoire tandis que la force de cristal divin s'écoulait dans mon organisme, réchauffait mon cœur, et traversait mes membres jusqu'à atteindre la paume de ma main hâlée.

« Mort un samedi, »

Et l’éther la franchit, ses filaments bleutés se condensèrent au centre de ma main, jusqu'au bout de mes ongles tendu vers celui que je devais abattre, et c'est lors qu’enfin l’énergie me sembla être à son paroxysme que je la relâchais, qu'elle fusa dans l'air aussi vivement que la foudre, lance divine de St-Michel venue abattre le démon s'en prenant au martyr, se figeant dans son dos alors que la hache s'élevait vers la demeure des anges une dernière fois avant de s'immobiliser à jamais.

« Enterré un dimanche. »

Et l'arme organique s'effrita doucement, morceau par morceau, sa carapace de fer impie s’évapora aussi sûrement que les braises de la cigarette que je tenais toujours entrelacée entre mes doigts, des pans entier de cette armure d'alliage semblèrent se détacher avant de s'envoler vers un lieu inconnu, l'après vie. Que ce soit dans les profondeurs du Tartare ou bien l'endroit où résonnent les cloches du salut, cela semblait préférable à cet ersatz de survie guidé par la peine, le manque et la tragédie.
Un akuma, deux vies détruites, une âme sauvée.

« Ainsi finit la vie,  de Solomon Grundy »

Et alors que les cendres se dispersaient de la même manière que celles du bâton orangé, mon menton indiqua au traqueur effaré la direction à prendre pour sortir ''indemne'' de cette forêt ombragée, alors que mon attention entière se retrouva accaparée par celui qui, je le savais, commandait au prétorien démoniaque.

« Nous sommes Samedi, Noah »

Le trouveur s'enfuit, ses yeux marqués par la reconnaissance et le soulagement, et l'exorciste resta dans l'ombre des dieux protecteurs de la forêt, laissant le sien détourner le regard de la scène qui allait suivre alors que le feu émeraude se rivait dans celui, mordoré, de son rival.

« Ceux d'entre vous qui m'ont déjà rencontrés devraient me craindre. »

Qu'aurais je du faire alors ? M'incliner en gage de respect ? Il en était tout bonnement hors de question, et je savais au fond de moi que l'apôtre de Noé ne saurait rester de marbre face à une « engeance » telle que moi. Alors, non sans que l'Armure de l'Archange ne vienne me transcender de la puissance du cristal divin, alors que deux ailes immaculées indiquaient désormais que j'étais près, si il le fallait, je finis de murmurer, sans qu'un seul instant mes pupilles ne dérivent de leur cible.

« Je vais te répéter les mêmes mots que j'ai prononcé au maître du plaisir avant de le vaincre : Je ne suis pas ici pour me battre. Mais cela ne veut pas dire que je ne le ferais pas. »




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MessageSujet: Re: Une journée mémorable... ~ Feat Scott Nihil Ven 21 Aoû - 19:15

Qui es-tu, héros venu de l'Est ? Pourquoi n'ai-je pas senti ta présence avant ? Je me pose ses questions... car au final, je ne sais pas si je veux réellement savoir pourquoi je n'ai pas ressenti son esprit. Au moins... j'ai pu ressentir son arrivée, le mouvement de son esprit, de son corps, dans la matière. Cette mise en scène, cette précision dans le geste... Je dois avouer que je n'avais rarement vu d'Innocence capable de frapper un des guerriers de l'Hadès. Oh... alors nous sommes Samedi ? Pourtant les autres Samedi semblaient totalement... simples contrairement à ce jour. Mais au moins, je peux le remercier pour avoir répondu à cette interrogations... malgré toutes les autres qui naissent à l'intérieur de moi. Mais alors... qui es-tu donc, héros de ce Samedi, venu de l'Est ? Et, comme si la question résonne en lui, il rompt à nouveau le silence qui s'est formé entre nous pour enfin me donner son nom... tout en laissant entendre qu'il a fait face à certains membres de ma Famille. Je ferme doucement mes yeux, basculant doucement la tête en arrière, profitant simplement de cette fraîcheur. La rage qui emplie ma Mémoire ne cesse de croître... et je commence alors à comprendre pourquoi. Oui... bien sûr... Le jour était à marqué sur une pierre blanche. Mon esprit, connecté à celui de la Mémoire, s'est assemblé, associé, lié et certains de ses sentiments se sont glisser en moi. Oui... aujourd'hui... Mes paupières s'ouvrent alors doucement, tandis que je prononce doucement. « Scott... Nihil... » Je le répète deux à trois fois, laissant le nom se graver dans ma propre mémoire, ainsi que dans la Mémoire. Je baisse doucement mes yeux vers lui, avant d'écouter la nouvelle phrase. Peu à peu mon regard se déforme derrière les mots qu'il prononce... mais pas de dégoût, ni même de tristesses. Je ne sais même pas si je ressens vraiment la Rage qui bouillonne en moi, ou si ce n'est simplement qu'une autre des pulsions de la Mémoire. Et cette armure... cette Innocence aux milles éclats, n'aide pas à calmer mon propre esprit. Je pose doucement ma main gauche sur mon visage, baissant doucement la tête, respirant doucement. Un nouveau silence s'est installé... Mais, à nouveau, je le brise.

« Joyd... Quel sentiment étrange, je ne l'ai jamais connu. Je n'ai jamais pleuré pour la Mort d'être que je n'ai jamais rencontré... Malgré ça, je suis certain que j'apprécierais la présence du nouveau corps lorsqu'une personne sera capable de ressentir à nouveau la Puissance du Noah. » Je pense doucement ma tête sur le côté, tandis que j'observe alors ce jeune homme. Prudence... c'est ce que je me murmure réellement à moi-même. Ainsi, je glisse doucement le turban se trouvant sur mon front, pour que la stigmate déformée s'ouvre peu à peu pour dévoiler ce douloureux et séculaire artefact organique. Deux autres marques viennent elles aussi à s'ouvrir, dévoilant deux nouveaux yeux sur ton front. « Telle l'Innocence à l'intérieur de vous, l'être en moi bouillonne. Je ressens sa rage, glisser dans mes veines. Mais l'élément qui me perturbe le plus est ce costume angélique qui épouse ton corps. Un Ange... Je te félicite pour une telle beauté... bien qu'elle ne cache pas l'obscurité du cœur des Humains. J'imagine, que si les Anges existaient réellement, je serais déjà mort. Dès ma naissance... » Un léger sourire glisse contre mes lèvres, tandis que je me redresse doucement, presque apathique. Mon corps vibre doucement, mes yeux fermés, ne laissant que les démoniaques orbes sur mon front ouvertes, en direction de l'Ange venu de l'Est. Réagissant de plus en plus à cette obligation, à cette réalité, à ce danger, mon corps sort peu à peu de la torpeur dans laquelle il s'était plongé. Par la seule réussite de cette chasse, cœur et corps s'étaient endormis... Je commence à laisser un air de musique envahir mon esprit, sans atteindre le plan physique, l'écoutant doucement, l'utilisant pour sortir totalement de la léthargie née de l'ennuie. « Ainsi... L'opportunité laissée par les mèches de Kairos n'était pas cet amusement dérisoire... Mais ta rencontre... Ange venu de l'Est... » Tu arrête alors de parler, tes iris glissant vers le Soleil Levant, avant de sourire doucement. « Lucifer... l'étoile d'un matin ordinaire... qui se transforme en un soleil étrange et sublime. Alors... Lucifer... si tu ne souhaite pas te battre, mais que tu en acceptes la possibilité... Sache que, je serais celui qui ferait face à toi. Face à un Ange... un être dégénéré tel que moi devrait convenir. J'aimerais aussi clarifier que je ne venge pas les esprits que je ne connais pas, mais que j'aimerais connaître la puissance de celui qui a vaincu un membre de ma Famille. Alors, Scott Nihil, Lucifer... apprécions cet instant. » En fait... c'est assez faux... Je veux dire, je ressens tout de même, une petite douleur, de ne pas l'avoir connu. Mais... qu'importe, cela s'effacera. Et puis, au final, les liens entre deux combattants restent intimes à eux deux.

Mes paupières ouvertes, j'inspire doucement, mon esprit se déverrouillant peu à peu, laissant glisser alors dans ces orbes soutenant l’œil Démoniaque une énergie, une couleur, grise. Dans le Néant de ces yeux, naît le Serpent murmurant aux Humains, l'être vivant dans l'ombre. Ouvrant alors les bras, une forme sombre apparaît, se dessinant, à l'image d'un portail vers d'autres mondes. Penchant doucement la tête, je frémis lorsqu'un hurlement se fait entendre depuis ce passage. L'ampleur de ce dernier augmente, tandis que je cherche à savoir ce qui me pousse réellement à me battre. Mon esprit est tellement peu... fixé sur l'Innocence que cette idée semble totalement infondée. Un instinct de Survie... ? Peut-être. Plus le temps avance, plus je le regarde, plus je sens que mon cœur humain est broyé par cette rage antique. Mais je contrôle, je peux contrôler... Ce corps est le mien... celui de Frog... Jamais je ne souhaiterais être une marionnette d'une force invisible... Ironie du sort lorsque le destin est-elle même une force invisible, contrôlant chaque être de cette planète. Pour me donner cette force de contrôler cet esprit, je laisse un souvenir, une chanson pourtant mortelle à mon encontre. La voix de cet exorciste de Paris, je laisse la chanson glisser dans mon esprit, sans qu'elle ne puisse atteindre le plan physique. C'est ma voix, qui vient à briser l'alchimie des particules de l'air.

« Je suis Phorbaceus, l’Étoile appelant les Ténèbres... Effroyable dragon hurlant la fin des Temps. Ta proie est devant moi, et tel les anges, sa corne est prête à sonner pour t'abattre. Défends toi, hurle, détruit. Par le pacte que nous avons scellés... Je fais appel à toi... Dragon Rouge de l'Apocalypse. » La prière glissant alors de mes lèvres jusqu'à la fosse abyssale, venant entourer une créature jusque là inexistante. Wisely, le Noah de la Connaissance, ne peut invoquer des choses tel un Maître des Bêtes Antiques. Mais il peut les former, par son esprit, tout en faisant croisant... qu'il invoque la Créature. Et au final, le but n'est-il pas juste de jouer avec les sentiments ? Un combat n'est qu'un échange... Et l'avantage appartient à celui qui manipule le mieux cet échange. Ainsi, sortant des Ténèbres, une forme immense vient écraser les arbres, l'illusion se poursuivant en donnant cette impression de destruction, cette odeur caractéristique des monstres venus de l'Enfer. Cette hydre infernale, aux sept têtes serties de 10 cornes, s'extirpe totalement de mon esprit par cette fosse obscure, avant de hurler. Une illusion... à mes yeux, ce monstre n'est qu'une simple illusion. Mais en utilisant les bonnes vibrations, en utilisant les capacités de mon œil, je donne à cette illusion une impression d'existence. Mais elle n'est pas parfaite... Les illusions de Phorbaceus ne sont jamais parfaites... il faut toujours se concentrer, lier son esprit à chaque partie du corps de cette créature, tout en laissant une partie totalement libre, qui permet alors d'agir à nouveau, de jouer encore plus. Pour le moment, je la laisserais dormir... Sinistra ne brillera pas maintenant. Un léger sourire aux lèvres, je bascule la tête en arrière. Et elle hurle à nouveau, cette créature délétère, destructrice. Des stigmates se gravent au niveau de chaque têtes de ce monstre impitoyable, chacune s'ouvrant alors violemment sur un œil démoniaque. Les pions sont avancés, maintenant, il faut continuer cette scène.  Lévitant alors doucement, je rejoins l'une des têtes de la créature.

« Je ne me suis pas présenté, et j'espère que cette maladresse ne sera en rien une raison de me détester. Je suis l'un des Champions du Comte Millénaire, Wisely Kamelot. Viens, Lucifer. Montre moi... la puissance de tes ailes. » Ce même sourire sur mes lèvres, je penche doucement la tête, avant de tendre simplement la main, l'une des gueules s'ouvrant et, tandis que je sens un éclat traverser mon œil démoniaque, la créature hurle, un souffle invisible venant attaquer la pierre ancienne sur laquelle se tient Scott Nihil, l'Ange Héros du Samedi, L’Étoile du Matin de cette...

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MessageSujet: Re: Une journée mémorable... ~ Feat Scott Nihil Lun 31 Aoû - 12:52

Unr journée mémorable
« Lucifer. ». Le mot résonnait dans l'atmosphère calme et sereine de la forêt d'émeraude jusqu'au sommet des monts qui jouxtent les cimes, alors que je fixais de mes orbes émeraudes, l'apôtre du Faiseur, l'un des treize invités à la table de la Cène macabre, riche de ses connaissances sur le Panthéon Céleste. Je voyais encore le dernier des Dragons murmurer pitié en implorant mon nom, ses trois dernière syllabes condensées dans son dernier soupir avant que ma paume ne se brandisse et ne le fasse taire à jamais. J'entendais encore mon aimée le geindre du bout des lèvres son corps luisant de sueur ondulant contre le mien en une synergie parfaite, tandis que de son regard enfiévré elle me suppliait sans un mot de ne point cesser ces lascives caresses. Guidés par la crainte où le désir, nombreux sont ceux qui ont vu en moi le dernier des Démons, lors de jours de guerre ou de nuits de tendresse, c'était un schéma qui se répétait, inlassablement, un cycle sempiternel qui semblait ne jamais pouvoir trouver son terme … Jusqu'à aujourd'hui.

C'était une marque de respect, dénuée de crainte, à l'instar de la proie qui observe son prédateur de ses grands yeux d'innocent lorsqu'il montre les crocs. L’enfant aux stigmates, à l'aspect si fragile semblait voir en moi autre chose qu'un compatible lambda … Devais je lui donner raison ? Ressentirait il alors appréhension ou effroi, ces deux sentiments inhérents à ceux de mes adversaires, qui s'imposaient ma présence, que je me complaisais à faire ressentir dans les nuées des hordes démoniaques et qui me gonflaient d'orgueil ?

Non, les Noés étaient bien davantage aveuglés par l'Hybris que les humains, ils ne ressentaient nulle terreur, mais n'avaient nulle idée de ce dont j'étais capable.

Cette simple idée s'infiltra le long de mes synapses, engendrant un frissonnement d'excitation le long de mon épine dorsale. J'avais face à moi une personne, loin des carcasses de fer impie, qui pourrait me donner un os à ronger, davantage de fil à retordre. En avait il eu un quelconque aperçu lors de la mort de Joyd ? Non, cette information l'avait laissé de marbre, déformant presque son visage d'un rictus amusé. Ne ressentait il nul empathie quant à la mort des siens ?

Dieu sait que cela n'est là qu'une partie immergée d'un iceberg de vicissitude.

Mais je tempérais mes ardeurs, quand bien même l'innocence exsudait entre mes doigts basanés, frémissant comme sous le toucher d'un fruit défendu. Il n'y avait nul plaisir à guerroyer, seul répondait les cendres et les hurlements aux cris des vaincus, laisser l'arôme cuivrée du sang éveiller nos sens, jusqu'à l'infime instant où, n'en tenant plus, les bras se lèvent pour mettre fin aux souffrances innommables de ceux qui rependent leur ichor écarlate sur le sol endeuillé de leurs ennemis.

« Mon seul point commun avec les anges, est mon statut de messager Divin. »

Alors mon regard se riva une nouvelle fois dans les pupilles de l'homme à la peau grise, mes iris d'un vert trop profond, trop perçant, transcendant presque mes prunelles alors que lentement, un pas après l'autre, je louvoyais vers lui d'un pas trop auguste pour le vagabond que j'étais, vêtu d'un uniforme sombre et doré, suggérant sans ne rien laisser voir de ce que j'étais alors, tel un rideau opaque préservant la bravoure de celui qui me comptait dès à présent dans ses ennemis mortels.

« Et ce dernier n'a qu'un message à vous faire parvenir. Ce monde est sous notre protection, le Déluge n'aura jamais lieu, et ceux qui auront l'outrecuidance de déroger à ce dictât le paieront au prix fort. »

Lors qu’enfin j'arrivais au niveau de l'astigmaté et que mes lèvres s’étirèrent d'un sourire ni amusé, ni cruel, je levais doucement la main et, d'un unique geste, désigna l'ensemble de la jungle qui nous entourait avant de m'incliner en avant, sans même l'effleurer, simplement pour l'empêcher de détourner une nouvelle fois le regard, simplement faire en sorte que les mots qui traversaient la barrière de ma gorge soient ouïs par celui qui s'était auto proclamé « l'ennemi du monde ».

« Si tant est que les tiens  portent attention à de telles inepties, mes frères d'armes me nomment effectivement Scott, Maréchal de la Congrégation de l'Ombre. »


Je me redressais doucement, fort de toute la langueur du monde, et profita de cet instant d’accalmie pour effleurer ma joue de l’extrémité de mes ongles, les laissant descendre jusqu'à sa gorge avant de reculer d'un pas, laissant par mon geste ma vision s’émerveiller de l'apparition, dévoilant par ce fait, sous le soleil de l'aube naissance, le rugissement triomphant de la Bête.

Il n'y eut pas d'avertissement. Pas de signe avant-coureur. Aucune indication que le combat était supposé commencer. L'Hydre jaillit en un eclair de son monde de noirceur, ses longues griffes d'acier fendant l'air, prête à me changer en deux parties hurlantes.  Ses pattes gigantesques faisaient trembler le sol, et j'eus à peine le temps de me dire qu'une seule d'entre elle aurait pu épingler n'importe quel cheval au sol avant de relever d'avantage les yeux.

Un corps ecailleux, immense, couvert d'écailles aussi dures que le plus solide des aciers, des ailes gargantuesques dont le souffle, lorsqu'elles battaient, faisait fremir les arbres, sept longs cous ornés chacune d'un faciès reptilien, dont les yeux rouge sang étincelaient d'une joie cruelle et moqueuse, celle du Diable venu tenter Eve lors des temps immémoriaux.

Wisely, défendu par le plus terrifiant des Cerbères. Une atmosphère étrange se dégageait désormais de ce lieu auparavant paisible, une aura de mort, de terreur, et de crainte planait sur les clairières désertées, comme si même les oiseaux avaient décidé dans un commun accord d'éviter ce lieu porteur de mauvais présages et d'obscures malédiction, me laissant la lourde tâche d'excaver la lumière dissimulées au fin fond des ténèbres.

Alors l'ange s’éleva dans les airs et fit face à celui qu'il devait affronter, prêt à consumer son adversaire dans un brasier divin, purifier par le feu un être décadent, lui promettre la Redemption lorsque ses coups auront arraché son âme viciée de son enveloppe charnelle, pour qu'enfin elle puisse atteindre la Miséricorde et la purgation de ses péchés primaux., à l'aria de cette journée mémorable



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